daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 The inside out on the open, with the straightest face (roderick)

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Âge : 33 ans.
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Profession : Potionniste d'une minuscule boutique de l'Allée des Embrumes.
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Saga Merrick
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Sujet: The inside out on the open, with the straightest face (roderick)   Jeu 15 Mar - 3:25

The inside out on the open, with the straightest face
avec roderick mulciber

Elle se débat, s'agite, tente de se libérer. Des bras l'enserrent. Il lui semble mourir étouffée, quelque poigne se serrant autour de son corps tout entier, l'écrasant comme une masse. Le réveil est aussi violent que le cauchemars. Ce sont les draps qui se sont enroulés autour de sa silhouette, de ses poignets, de sa taille. La sueur colle le tissu à sa peau nue, son souffle saccadé raisonnant dans le silence de l'appartement silencieux. Saga s'assoie doucement au bord du lit, tirant sa carcasse endolorie loin de l'insupportable chaleur, et du vide - Delia n'est pas là, pas cette fois. La douleur lui vrille le crâne. Elle abandonne sa tête entre ses mains, cherchant dans cette posture un soulagement qui ne vient pas. La bouteille d'alcool vide trône sur sa table de chevet, avec une fiole vide aussi, dont elle préfère ne pas se souvenir du contenu. Elle se lève en tanguant légèrement, bras tendus. Qu'est-ce qu'il lui a pris ? Quelle folie l'a saisie ? Quelques pas hasardeux à travers cette minuscule chambre l'entraînent jusqu'au salon.

Oh. C'est un véritable chaos. Elle a cassé des objets, visiblement. Sous la colère ? Quelque chose lui échappe. Pourquoi y a-t-il cette boule dans son ventre, qui lui pèse ? La nausée n'est pas juste due à la gueule de bois. Il y a autre chose, elle en est certaine. À gestes prudents, plein de précautions, elle remet les objets à leur place puis prend sa baguette sur la table basse pour formuler un Reparo en direction du vase fêlé qui trône sur le tapis. Il se remplit d'eau de lui-même et les quelques fleurs de saison y retrouvent leur place. « Accio tee-shirt, qu'elle marmonne. » Tandis qu'elle enfile l'habit qui bondit d'un placard, la mémoire lui revient sans douceur.

Fermé pour cause de décès, écrit en larges lettres sur la devanture de la boutique.

Le tissu finit de glisser sur sa peau alors qu'un hoquet la secoue. Fermé pour cause de décès. Elle est figée, abasourdie, encore. Pourtant Saga savait bien que ce jour viendrait. Comment en douter, surtout avec la maladie qui rongeait à petit feu son employeur ? C'était un homme brave, qui avait su défier les qu'en-diras-t-on et lui offrir un avenir, là où d'autres lui auraient craché au visage pour la souillure de son sang. Mais au delà de la peine qu'elle ressent de le savoir mort, et de la certitude qu'elle ne pourrait pas assister à son enterrement, bien d'autres inquiétudes la saisissent à nouveau.

Bien sûr, qu'elle a vidé cette bouteille en songeant au futur. Bien sûr, qu'elle a brisé ce vase en serrant les dents de savoir qu'elle devrait tout recommencer à zéro. Pire, qu'elle n'aurait sûrement plus jamais cette chance qu'il lui avait offert douze ans auparavant. Elle se laisse tomber dans le fauteuil, rejetant la tête en arrière avant de lâcher un soupire exténué. Le mal de crâne ne l'a pas quitté, fantôme de l'alcool qui continue de lui brouiller l'esprit. Elle pense trop, son imagination la harcèle d'images et de possibilités. Elle aimerait tout éteindre, tout oublier, encore quelques minutes. Ne pas se poser de questions... Combien de temps avant qu'elle finisse prostituée ou pire, à la rue ? N'importe quelle née-moldue dotée d'un peu de bon sens retournerait au monde moldu, où il ne serait pas trop compliqué de trouver un emploi. Mais il n'en est pas question. Une petite voix bornée le lui répète. Un murmure qui la torture. Plutôt mourir que ça.

Quand on frappe soudain à la porte, elle ne réagit pas de suite, pensant qu'il s'agit de son esprit qui lui joue un nouveau tour. La quatrième fois, peut-être, saisit-elle enfin qu'il y a bel et bien quelqu'un. Au beau milieu de la nuit, à en juger par l'obscurité qu'elle note à la fenêtre. Étrange. Sans prendre la peine d'enfiler autre chose, elle entrouvre la porte d'entrée de l'appartement et coule un regard prudent. À peine reconnaît-elle le visiteur qu'aussitôt elle s'empresse d'ouvrir plus grand pour vite le laisser passer. Quelle folie lui a pris de venir chez elle ? Certes, avec la boutique en vente, il ne doit pas avoir d'autre moyen de la rencontrer. Il n'empêche... « Qu'est-ce que tu fais là ? » La voix est légèrement cassée, encore lourde de sommeil et d'alcool. Elle ne doit pas avoir terrible mine, réalise-t-elle en repoussant les mèches ternes derrière ses oreilles. Sans doute un peu plus de pudeur ne la tuerait pas, mais elle n'a pas le courage de s'en formaliser. Elle se contente de croiser les bras, le fixant d'un œil encore méfiant.


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Sujet: Re: The inside out on the open, with the straightest face (roderick)   Jeu 15 Mar - 13:04


Depuis que le scandale de l’espionne bulgare a éclaté dans la presse nationale (une sordide histoire de coucherie – pratiquement fausse – et de collusion – totalement fausse), Roderick est contraint à la plus grande discrétion. Il pare à la vigilance de sa sœur, sort peu, frôle les murs et rôde la nuit. Tout à l’heure, dès le matin, il s’expliquera à la Gazette du Sorcier et annoncera ses fiançailles avec Phaedre, Phaedre Rosier. Si cela devrait apaiser les charognards et les commères, la pression médiatique n’en sera que démultipliée et poussée dans ses retranchements les plus indécents. Secrètement, Mulciber espère que sa promise en prenne le plus de conséquences possibles, car il est toujours en colère après elle et épuisé, tout à coup, après trente et un ans, qu’on le persécute lui. Néanmoins, et avant que le couperet ne tombe, il lui reste une autre chose à régler. C’est une question de timing : cela ne peut pas attendre et, dès la parution de l’article, il aura encore mois de liberté qu’il n’en a à présent. Alors, c’est selon toutes les règles de prudence et le credo des maraudeurs qu’il se rend jusqu’à l’appartement de Saga Merrick au beau milieu de la nuit.

Le poing serré opte pour des coups mats. Le but n’est pas d’ameuter tout l’étage, ou même tout le quartier. On pourrait le reconnaître sans mal et il aurait toutes les peines du monde à justifier de sa présence. Personne ne doit apprendre qu’il est venu et, surtout, personne ne doit connaître la nature de ses relations passées avec la née-moldue. Il peine à se figurer si de telles archives venaient s’ajouter à la longue liste de ses récents ennuis… Pour autant, Mulciber s’est engagé auprès de Saga : il s’acquittera de sa dette. Et il semblerait que la potionniste ait grand-besoin de l’aide qu’il y a quelques semaines le mangemort lui avait promise.

Le battant cède enfin et Roderick soupire son impatience. « Tu es seule ? est la première chose qu’il demande en passant devant elle. » Sa question lui semble légitime : elle est à peine vêtue, elle empeste l’alcool et elle ne paraît pas exactement avoir fermé l’œil… La rétine du sorcier est, elle, plus acérée, peut-être légèrement dédaigneuse ou plus simplement amusée. La mire se relève brutalement, lorsque Roderick réalise que, s’il l’a déjà vue nue, elle n’avait pas encore ses trente ans et le corps qui va avec. Dans la pénombre, on ne voit pas que ses pommettes rosissent et qu’il y a une chose terriblement inhabituelle à cela. Ce n’est pas Roderick Mulciber qui ferait preuve de pudeur, en temps normal… « Tu ne voudrais pas, hm, enfiler quelque chose ? Je peux attendre. » Il sacrifie volontiers ces cinq minutes d’habillement si son crâne peut être débarrassé du besoin pressant et prégnant d’observer. Est-il conditionné ? simplement curieux ? Il n’avait plus pensé à Saga en ces termes depuis longtemps et, d’ailleurs, il n’y pense pas. Pas du tout. « Il y a une chose dont je… » Veux te parler. Le timbre se rompt lorsque ses bruits de pas tonnent au dehors. On dirait une course, ou bien le martèlement de tout un escadron. Une pointe d’angoisse se fiche dans la poitrine de Roderick à l’idée qu’on ait pu le suivre ; cela n’a rien de fantaisiste, il est minutieusement scruté.

Son premier réflexe consiste à bloquer la porte de sa paume. Il prête l’oreille à l’agitation extérieure mais ne saurait dire si la cavale s’approche ou s’éloigne. Dès qu’il a maitrisé le tambour dans sa poitrine, Roderick se tourne vers Saga en plaquant l’index sur ses lèvres. Ce n’est sans doute rien que quelqu’un qui aura perdu sa piste ou de la faune locale. Ils n’ont qu’à attendre une minute, en silence. Soixante secondes font un délai assez interminable quand il est, lèvres closes, à tenter de regarder Saga et de ne pas la regarder.
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Sujet: Re: The inside out on the open, with the straightest face (roderick)   Dim 18 Mar - 4:07


Le rustre s'invite chez elle et ne prend en plus pas la peine de répondre à sa question. Elle le lorgne d'un œil noir, son humeur assombrie par le mal qui tambourine à sa tempe et l'empêche de penser clairement. Que fait-il ici, par Merlin ? Que veut-il, qu'espère-t-il naïvement ? Car elle ne doute pas qu'il ait des restes de naïvetés, Roderick. Chez les sang-pur, on grandit à retardement, à contre cœur, présume-t-elle.

« Oui, fait-elle d'une voix grinçante. » Ce seul mot suffit à exprimer sa contrariété. Qu'il ose une telle interrogation. Au fond, elle sait qu'il n'a pas tout à fait tord de s'en inquiéter - mais si Delia avait passé la nuit chez elle, elle aurait paniqué à l'instant où le visage de Roderick est apparu à la porte et lui aurait tout bonnement refusé l'entrée... bien que la née-moldue ignore tout du lien entre eux.

Elle soupire à sa demande. Ce n'est pas comme si elle tenait à ce qu'il s'éternise. Si le sujet est assez pressant pour qu'il vienne directement chez elle, il peut bien supporter de voir ses jambes nues pour quelques minutes. Elle le fixe avec un froncement de sourcils, un doute la saisissant. Lui, pudique ? Étrange. À moins qu'il soit déconcentré par cette vision - la blonde s'afflige aussitôt qu'il soit tant porté sur la chose, et se saisit avidement de cette occasion d'attaquer. « Quel âge tu as, quinze ans ? » Elle s'apprêtait pourtant à obtempérer et aller chercher un pantalon, mais il s'interrompt avec tant de nervosité qu'elle tend à son tour l'oreille. Le bruit est vite reconnu ; les pas lourds de son voisin du dessus, qui rentre souvent aussi tard. Elle n'y prête plus attention depuis longtemps, par habitude.

Les yeux légèrement arrondis, bras toujours croisés, elle regarde ce manège... La main sur la porte, l'oreille tendue, puis l'index sur les lèvres pour lui signaler de ne pas faire un bruit. Saga lève les yeux au ciel, et regrette aussitôt quand son mal de tête se rappelle à elle, lui arrachant une grimace. Elle patiente en silence, indulge une minute cet accès de paranoïa comme on s’accommoderait des idioties d'un enfant. Finalement, elle craque et soupire avant de lâcher : « Détends-toi. Si quelqu'un nous surprend, tu n'auras qu'à leur dire que je t'ai drogué et enlevé. » Un sourire moqueur aux lèvres, elle lui tourne le dos et part en quête d'habits. Elle songe avec une pointe de regret que Delia ne laisse jamais le moindre morceau de tissu derrière elle, n'abandonnant son parfum que sur les oreillers et les draps. Peut-être lui volerait-elle une écharpe, la prochaine fois. La honte d'avoir une pensée si ridicule le dispute aux fourmillements joyeux de son ventre.

Elle revient habillée, et un tantinet moins agacée. La douce qui s'est invitée par surprise dans sa vie a ce pouvoir là, quoi que son mal de cheveux n'ait pas été chassé pour autant. Dans le salon, elle ne revient pas immédiatement à Roderick, s'arrêtant devant une étagère où s'alignent des potions. La concoction qu'elle choisit n'est pas tout à fait prévue pour soigner les lendemains de beuverie mais suffirait peut-être à lui redonner l'esprit clair. « Alors ? Tu as fini de t'assurer que personne ne te trouve avec une sang-de-bourbe ? lance-t-elle par dessus son épaule. » Elle avale le contenu de la fiole d'une traite, puis se réinstalle sur le sofa. Sa tête lui paraît terriblement lourde, de même que ses paupières, mais elle préfère attendre qu'il parte pour les fermer. Surtout, elle apprécierait de pouvoir se morfondre en paix – de préférence sans son ancien amant, et notable enflure, dans la pièce.


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Dernière édition par Saga Merrick le Dim 15 Avr - 1:13, édité 1 fois
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Sujet: Re: The inside out on the open, with the straightest face (roderick)   Ven 23 Mar - 21:51


Saga ne réalise pas ce qu'il arriverait si d'aventure on les surprenait ensemble, ou alors elle s'en fiche. « Ce n'est pas drôle, maugrée Roderick pour lui-même. » Son existence toute entière l'amuse de moins en moins. Il n'a plus son insouciance et sa légèreté de mœurs, plus de temps à gaspiller, de mots à cracher, et presque plus rien qui soit à lui et à lui seul. Parmi ces raretés, il y a le secret de Saga Merrick et c'est encore plus dans son intérêt à elle que dans le sien que Mulciber se montre à ce point paranoïaque. Le fait qu'il paraisse ridicule ne l'atteint guère, tant il est rompu à cet exercice. Longtemps après qu'elle se soit éclipsée pour Merlin sait faire quoi, Roderick est encore à épier les sonorités extérieures, digérer plus lourde à mesure qu'il écume les possibilités. L'attitude de son ancienne amante ne l'aide pas à digérer ses propres pulsions et, omoplates plaquées contre le battant, il lui lance un regard sombre : « T'es saoule, ou quoi ? » Dès qu'il a moins prêté de vigilance à ses périls fantômes, les effluves éthyliques lui sont montées aux narines. Il a d'autant moins de doute sur la question qu'il est un familier, spécialement depuis quelques temps, des arrosages nocturnes à toutes sortes d'alcool. Compte tenu de la disparition récente de son employeur, Saga est fort prévisible et le mangemort ne la gratifie d'aucune compassion particulière. « Quand je pense que tu te permets de me juger… » Le sarcasme de la blonde n'a pas réveillé autre chose que sa mauvaise humaine et ses instincts bagarreurs. Au moins, cela distrait son inquiétude et lui rappelle les motifs de sa visite. « Garde ta salive, il enchaine aussitôt qu'il s'est montré méchant. » Les paumes poussent contre le battant et le rapprochent de Saga. Il reste à distance, étudie vaguement qu'elle s'est habillée. Toute trace de son embarras précédent s'est dissoute. Il se souvient aussi qu'il n'a pas le luxe de s'éterniser et aucune raison de se soumettre aux railleries de la née-moldue. Bien sûr, il a promis de s'acquitter de son repentir, et c'est précisément ce qu'il entend faire, mais il n'a pas non plus souscrit pour les agréments de cette espèce.

« La chose dont je voulais te parler… » Quand il est tenté, sous l'effet de la confidence, d'aller plus avant vers elle, d'autres pas dans les escaliers lui murmurent le statut quo et le fige solidement dans le sol. Pognes enfoncées dans les poches, il regarde après Saga comme l'on s'attend à ce qu'un loup-garou vous saute à la gorge. « Les enfants d'Horace Huddleston sont des cons. Surtout son fils. » Bien qu'ils soient affiliés aux mangemorts avec la persistance opportuniste de nombreux mêlés depuis la fin de la Guerre, Roderick ne les connaissait pas avant de leur solliciter une entrevue. Le sceau des Mulciber, en bas de la lettre, aura suffi à les convaincre, voire à les flatter. L'autre, en revanche, était armé de son infatigable orgueil de famille. Du reste, il n'avait ni le temps ni l'envie de soigner leurs sensibilités pourvu qu'on lui donne ce qu'il exige. « Mais ils veulent vendre. À presque n'importe qui. » L'exception se tient face à lui, et l'inflexion de Roderick signifie qu'il ne l'ignorait guère quand il a entrepris de les rencontrer puis de venir à elle. C'est maintenant évident : tout cela est calculé, tout cela n'a pour but que d'éponger sa culpabilité d'adolescent. « Voilà ce que je te propose : ils ne te vendront pas la boutique, on le sait tous les deux et c'est sûrement pour ça que tu te saoules à mort un jour de semaine... Alors qu'ils accepteront si l'offre vient de moi. » À ce stade, le mangemort se garde bien de dire qu'il est allé trouver les héritiers d'Horace et qu'il est déjà propriétaire du piteux endroit. Il aime mieux diluer la manigance car, comme Saga ne manque jamais de le relever, il croit et peut tout obtenir à raison de son patronyme et de son argent.
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Sujet: Re: The inside out on the open, with the straightest face (roderick)   Dim 15 Avr - 2:03


À sa question rhétorique, Saga ne répond que par un regard lourd de sens. Non, elle n'est pas saoule. Oui, elle a vidé quelques bouteilles la nuit dernière. Non, il n'est pas nécessaire qu'il fasse le moindre commentaire. Trop tard cependant, l'enfant gâté paraît incapable de s'en retenir. Il ose se poser en malheureux, en pauvre victime d'une société hypocrite trop prompte à le montrer du doigt pour ses vices, ses déboires. Le débauché, l'enfant roi qui se vautre dans ses privilèges, le voilà qui réplique comme s'il était au centre d'une terrible injustice ; pourquoi lui reproche-t-on de vider les verres et retourner les putes, quand d'autres noient leur abattement dans l'alcool - au premier signe d'adversité, cela va sans dire ! L'imbécile heureux ne finira jamais de l'exaspérer. Elle est tentée de le gratifier d'une ou deux gifles, Saga, comme si cela allait faire rentrer un peu d'humilité dans cette caboche. Effort inutile dont elle se retient, ressassant son agacement en silence.

Du coin de l’œil, elle l'observe avec une méfiance non dissimulée, sans pour autant bouger d'un pouce. Il a l'air moins gêné qu'auparavant, comme si un pantalon avait suffi à lui redonner sa contenance. Quelques centimètres de peau suffisent donc à le déstabiliser. Qu'un homme doté de si peu de contrôle soit vu comme de confiance par le régime, cela la dépasse... Elle attend la suite, ses yeux fixés sur lui dans une indifférence qu'à moitié fabriquée. En vérité, la curiosité la fait bouillir. Et sans doute est-ce une bonne chose qu'elle soit assise, lorsqu'il parle enfin. Il ne lui apprend rien, pourtant, mais les ongles de la née-moldue s'enfoncent dans le sofa aussitôt que la vente de la boutique est évoquée. Son seul avenir, envolé, réduit à néant en quelques jours. Autrefois peut-être, elle aurait trouvé le courage de se relever et de chercher ailleurs, comme elle l'avait fait dans ses jeunes années. Son expérience aurait sans doute aidé. Mais supporterait-elle qu'on lui ferme d'autres portes au nez, qu'on lui crache au visage une fois de trop ? Elle ne regarde plus Roderick, sa bouche déformée par un pli amer. Presque n'importe qui. Bien sûr. Bien sûr qu'elle a essayé. Qu'elle a voulu leur offrir ses économies, durement acquises par des années de prudence. Et bien sûr qu'ils ont refusé. Qui vendrait son commerce à une née-moldue ? Personne, et surtout pas des mangemorts. Même Horace aurait sans doute du même avis que ses enfants, et ce malgré la complicité construite par des années à travailler ensemble, malgré la confiance et l'amitié tissées entre eux que tout opposait. La fierté, trop grande bien que dénuée de sens. Même quand ils n'ont aucune intention de faire quelque chose de cette boutique, et n'ont qu'une idée en tête ; en tirer quelques gallions.

Ses derniers mots la tirent brusquement de ses pensées noires. Elle relève brusquement le menton, son regard vrillant dans la direction de Roderick. « Hors de question. » Comme feu Horace, elle est perclue de cette maudite fierté, que son regard crie depuis aussi longtemps qu'on s'en souvienne. Sa poitrine se soulève comme si une bête venait de s'éveiller au creux de celle-ci, soufflant furieusement. « Je te l'ai déjà dit, tu ne m’achèteras pas. » Elle se lève et bondit pratiquement sur lui. Son élan est maladroit, trop rapide, le dos de Roderick heurtant avec plus de force que nécessaire la porte derrière lui. Les doigts de Saga se referment sur les pans de sa veste, à la fois pour l'empêcher de filer et pour retrouver un peu de son équilibre. « Ça te fait jubiler, de pouvoir me mettre ça sous le nez ? La pathétique Saga, incapable de trouver un simple travail. La voilà qui se saoule à mort un jour de semaine, pour une vulgaire histoire de job. Ridicule, quand on est né dans la soie, et qu'à chaque fois qu'on lève le petit doigt, il pleut des gallions. » Il avait raison de craindre, le Mulciber, qu'elle lui saute à la gorge ou le jette par la fenêtre. Elle n'en est pas bien loin. La gamine qui se taisait n'est plus qu'un lointain souvenir. « D'après toi, est-ce que j'ai l'air du genre à faire la mendicité sur le Chemin de Traverse, ou est-ce que je préférerais me jeter dans la Tamise plutôt qu'en arriver là ? Réfléchis un peu, Roderick Mulciber, la réponse n'est pas bien compliquée. » Les yeux de la sang-de-bourbe le sondent. Le tressaillement au coin de sa lèvre pour dernier témoin de sa colère, elle guette le prochain faux-pas de l'enfant-roi.

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