daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


Partagez | 
 

  SEEMS LIKE IT WAS YESTERDAY WHEN I SAW YOUR FACE (& MAEBH) // FLASHBACK

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Messages : 29
Gallions : 45
Avatar : Adrien Sahores

Âge : Le pluvieux onze juillet 1970 à St Mangouste. Si tu es seulement le troisième enfant, tu demeures le seul fils. L'épigone misérable d'Oreste, mais l'unique protecteur de la lignée. Priam, tu hérites de l'amour aveugle d'une mère. Prédilection incertaine dont tu profites allègrement.
Sang : Pur, il est impossible de trouver le moindre goût âcre à cet ichor. Aucune alchimie étrange n'est venue troubler ce sang aqueux si précieux à leurs yeux. Pas la moindre inflammation, aucune honte. L'eau saline demeure d'une douceur parfaite presque écœurante aux regards envieux. Sous tes lèvres parme coule ce cruor immaculé, et Priam, tu n'oublies jamais cette suprématie. Cet héritage.
Profession : Acheteur, tu offres des cocktails sublimes dans les fioles les plus superbes. Tentateur, aucune bouche lépreuse n'est épargnée par tes infernales potions. Tu ne laisseras filer aucuns ingrédients ni même d'objets ensorcelés. Symbole des Rosier, votre entreprise repose sur des négociations ardues et une recherche incessante pour satisfaire le moindre caprice même s'il doit être interdit. Découvreur de péchés, tu touches à l'exaltante satisfaction du plaisir coupable.
Situation civile : Ariadne, même un orage ne t'aurais pas autant détruit qu'elle. Tu as découvert cette amour très tôt, un jour heureux. Elle était là, dans ton coeur et partout dans ton corps. Tu la sentais vivre, comme si elle effaçait toute trace de l'existence. Lentement, tu devenais elle. L'attente placide s'infiltrait dans tes veines. Ensuite. L'immensité de la solitude, l'absence sourde de l'ombre refusant de devenir lumière. Cependant, rien ne saura flétrir ton coeur désespéré... Songe-t-elle à ton triste amour ? Peu importe, tant que ton coeur battra, que ton souffle se saccadera et que ta poitrine frémira... Toujours il lui dira de te rejoindre.
Allégeance : Le Maître. Ta voix se termine là où commence la sienne, comme si elles se rejoignaient pour établir un monde meilleur. Pour offrir la gloire familiale. Lentement, vous disparaîssiez et une peur palpable faisait frissonner vos peaux... Erreur. Voldemort a brisé ce silence affreux afin de rétablir la noblesse de votre sang. N'est-il pas la forme de bonté la plus pure ? Tu as sans doute manquer d'une certaine motivation pendant une longue période Priam, néanmoins depuis la mort de Maebh... Tu as su te montrer digne. Plus rien ne pourras faire vaciller ta loyauté envers votre bienfaiteur. Mécène de votre nectar vicié, tu portes sa marque dans le creux de ta peau.
Particularité : Aucune particularité, et ce même malgré tes efforts. Tu as tenté pendant longtemps d'accéder au prestige de la métamorphose. Animagus. Jolie étiquette de puissance que tu as cependant abandonnée. Ne serait-il pas trop effrayant de voir incarner notre nature la plus profonde en une forme si ... Bestiale ?

Inventaire
Disponibilité: Oui
Dés de compétence:
avatar



Priam Rosier
crucio - sorcier
crucio - sorcier


Message
Sujet: SEEMS LIKE IT WAS YESTERDAY WHEN I SAW YOUR FACE (& MAEBH) // FLASHBACK   Dim 6 Mai - 21:55

hurt
maebh & priam

« Seems like it was yesterday when I saw your face »
Maebh. Il est inimaginable qu’un être pu autant te manquer. Peut-on véritablement être à ce point hanté par une voix, par un visage, par des épaules, par des mains. Lorsque tout va bien, le bonheur se dessine partout. La moindre promenade devient une douce mélodie, et les ballades de belles lectures. Le regard dans le vide, on contemple la joie : quand on ouvre la porte, quand on avale une gorgée, quand on tend le bras…. Il s’agit d’un tissu revêtant l’âme de ce monde. Rien ne peut confondre cette douceur profonde. C’est la température du cœur qui s’évapore dans l’air. Néanmoins, quand l’orage approche, anéantissant la chimère, le malheur s’habille aux mêmes endroits. La noirceur couvre habilement le moindre trait de couleur. Sais-tu à quoi ressemble la mélancolie ? Une simple éclipse. Une lune glissant devant le cœur, éteignant la moindre lumière de l’univers. Plus aucune étoile ne brille et plus rien ne sera jamais plus heureux… Oh, le silence… L’immense blanc qui s’immisce et panse de coton et d’éther les fêlures des cœurs. Sa perte t’a permis de rencontrer le véritable Priam. Dans la déchéance, dans la grandeur. Elle a remis en cause la moindre offrande faite à ton nom… Tu as perdu une partie de ton être, comprenant enfin la douleur qui t’habite véritablement. Cependant, dans une générosité extrême, l’erreur a été réparée. Il ne s’agit pas d’un jeu, il n’y a ni gagnant, ni perdant. Les évènements se produisent aléatoirement. Il n’y a pas de justice, aucune sens. Tu as voulu arracher son masque au destin, assassin de ta sœur… Mais son visage n’était qu’hasard. Un soupire t’échappe, avant qu’un sourire n’écrase la moindre trace de ressentiment. La souffrance est un égoïsme sans fond. Tu t’es perdu dans la douleur, imaginant te noyer dans la misère. Pitoyable. Un être errant dans la solitude, frêle sous un fardeau de plus en plus dur. Le temps aide à oublier ? C’est faux. Totalement faux, des mots lancés pour rassurer les esprits. L’alcool permet d’oublier, autant qu’il permet de se souvenir. Personne ne pouvait comprendre… Peu importe. Elle est revenue grâce à un mystère. Peu importe. Il n’est pas important de comprendre puisqu’elle est de retour. La porte s’ouvre lentement et sa silhouette entre dans la lumière.

Priam, tu ignores ce que tu découvres dans ses larmes, mais son regard a une sorte d’interpellation muette, d’incompréhension, un questionnement futile, qui agite l’obscurité dans tes entrailles et te bouleverse complètement. Tu feins un sourire, alors que tu observes ta sœur avec tendresse. Elle aussi se heurte sans cesse à de nouvelles limites. Il est désormais si simple d’entendre son tumulte, ses multiples fracas. Un premier glaçon vient frapper le verre, avant que le second ne soit rejoint par un liquide ambré. Cognac. L’alcool est devenu pour toi une échappatoire à l’intolérable… Rendre l’âme pour demeurer vivant dans cette absolue misère. Tu poses un verre pour Maebh sur la table basse. « Mauvaise soirée ? »

(c) DΛNDELION

_________________

DO I WANNA KNOW ?
© FRIMELDA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t870-priam-do-i-wanna-know-2
Messages : 2224
Gallions : 704
Avatar : Phoebe Tonkin

Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.
Sang : PUR, ichor royal qui ouvre les portes et sucre le monde. Gouttes cristallines qu'elle ne peut s'imaginer souiller.
Profession : SANS EMPLOI, toutes ses heures consacrées à tenter de voir revenir le contrôle de sa magie. Jour après jour, l'échec est aussi cuisant que la rancoeur.
Situation civile : SOLITUDE d'une illusion que tous regardent de loin sans toucher. Dans ses souvenirs, Maebh est encore mariée à l'amour de sa vie.
Allégeance : VOLDEMORT, c'est bien la seule chose que la mort n'a pas réussi à changer.
Particularité : REVENANTE, ni vraiment morte ni tout à fait vivante à nouveau.

Inventaire
Disponibilité: Oui
Dés de compétence:
avatar



Maebh Rosier
knockin' on heaven's door
knockin' on heaven's door


Message
Sujet: Re: SEEMS LIKE IT WAS YESTERDAY WHEN I SAW YOUR FACE (& MAEBH) // FLASHBACK   Mer 9 Mai - 0:04

seems like yesterday when i saw your face
avec priam rosier

Les murmures tirent enfin leur révérence et, enfin, Oreste décide qu’il est temps pour lui et sa cadette de quitter la réception. Maebh retient à peine un soupir soulagé, sert les poings entre les pans de sa robe de soirée. La sorcière est abimée, a passé les dernières heures en pilote automatique. A l’arrière de ses paupières se joue encore et encore sa conversation avec Adrastos, sa confrontation avec Zahra. Inlassablement et sans surprise, son coeur se contracte et se hausse sur les mêmes mots, les mêmes moments. Et une question qui semble ne pas la quitter : comment en sont-ils arrivés là ? La Rosier n’a pas de réponse et, enfin, semble prête à baisser les armes. Peut-être, au fond, n’y a t’il plus rien à sauver. La revenante pose sa coupe avec un peu trop d’entrain sur une des tables hautes et s’empare du bras du patriarche, prête à transplaner jusqu’au manoir familial.


A peine sont-ils arrivés dans le hall que déjà Oreste s’éloigne, murmure une politesse avant de filer dans son bureau. Maebh et son père ne savent plus comment se parler : l’un ne voit plus que la mort, l’autre ne voit que sa rancoeur. Alors, le fantôme reste planté au milieu du hall. Une minute, dix minutes. Le temps s’étire alors que son coeur reprend violemment sa course. L’espace d’un instant Maebh est de retour au Ministère. L’espace d’un instant Maebh est de nouveau face au corps inanimé du Lestrange. Seule. Inutile. Le souvenir est aussi douloureux qu’il n’est paralysant. Pour preuve, la Rosier s’est faite aussi immobile qu’un souvenir, le visage fermé alors que ses veines semblent s’être changées en marbre. Et lorsque Maebh reprend conscience du temps qui passe, des larmes se sont invitées sur ses joues d’opalines. La sorcière ne prend même pas le temps d’effacer les rivières salées de ses traits fatiguées. A la place, elle se traîne jusqu’au petit salon, se déplace parmi les ombres comme si elle était de nouveau l’une d’entre elles.

La surprise se mêle au soulagement lorsque les yeux de la princesse se posent sur le visage de son frère. Depuis toujours, Priam a toujours eu le pouvoir d’apaiser ses maux. Il y a certaines blessures, cependant, qui résistent même aux soins les plus doux. Maebh essuie machinalement ses larmes, ne se rend même pas compte que de nouveaux sillons se sont creusés à côté des anciens. La rose sans épines pleure sans bruit et sans tumulte. Ses larmes sont aussi réservées que son chagrin, aussi pudiques que ses secrets.

« Mauvaise ? Cela ne commence même pas à résumer la moitié de la soirée. Souffle la statue, entre le rire et les larmes. » Ses doigts se serrent autour de la porcelaine, font tourner le cognac comme on lirait des feuilles de thé. Peut-être Maebh s’attend t’elle à trouver des réponses au fond du liquide ambré, peut-être cherche t’elle à… le questionnement est interrompu lorsque la cadette descend une bonne moitié de son verre d’une traite. Le fantôme se laisse tomber dans l’un des divans et, le temps de quelques battement de coeur, semble porter l’au-delà sur ses épaules. Maebh ne parait jamais plus morte que lorsque les portes de son coeur se referment. Le vide a alors carte blanche pour s’installer, pour creuser aussi bien les entrailles que l’âme. Ne reste alors de la cadette qu’une coquille rongée de l’intérieur, qu’une poupée aux jolies manières et aux yeux tristes. « J’ai parlé à Adrastos. L’aveu est aussi anodin qu’exceptionnel. Les moments partagés par les anciens époux sont rares et toujours aussi aiguisés que des centaines de poignards. Et j’ai rencontré Zahra. Finit Maebh dans un murmure. Car si les nouvelles fiançailles du Lestrange n’ont jamais été un secret, Maebh n’avait jusque là jamais eu l’occasion de poser les yeux sur l’heureuse élue. » Le silence retombe et Maebh sèche une nouvelle larme, orpheline cette fois-ci. « Aucune de ces deux conversations ne s’est bien passée, évidemment. »

Et Maebh en rirait presque.
Maebh en rirait si son coeur n’était pas brisé.

_________________
SHE'S RAISED
ON THE EDGE OF THE DEVIL'S BACKBONE

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t48-you-built-your-crown-wit
 
SEEMS LIKE IT WAS YESTERDAY WHEN I SAW YOUR FACE (& MAEBH) // FLASHBACK
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» The Real Michel Martelly
» I don't love you like I loved you yesterday ۴ ISIS
» Isn't like yesterday but, that can be better. (Szayel)
» Yesterday is history, Tomorrow's a mystery (Samoli ♥︎)
» Elyass ▬ Learn from yesterday, live for today, hope for tomorrow.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CISTEM APERIO :: Habitations-
Sauter vers: