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 I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)

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Prométhée Black
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Sujet: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Mar 19 Déc - 15:11


I knew you were trouble

Dagan, Perseus & Prométhée

To loose the ones you love is like getting drawn in the ocean. To lose the ones whose guidance and help you seek is like a terrifying and neverending storm. To loose family is like giving up the last glimpse of hope you had. Except for you, because to loose me was just a relieving sensation you fathomed.


 
L'attente. L'interminable attente. Le rien, le vide. C'était peut-être ce qui dérangeait le plus Prométhée dans le fait de se cacher des autres, de rester la silhouette discrète dont personne ne peut discerner le visage, au risque de reconnaître ses traits un peu trop nobles au goût des autres. Un Black, il ne pouvait qu'en être un si l'on s'arrêtait un instant sur son minois, aux traits tirés non plus qu'un peu fatigués, mais d'une élégance certaine à toute heure du jour ou de la nuit. La mort ne lui avait pas ravi cette nostalgie emprunte si profondément au creux de ses prunelles, et si ses sourires étaient difficiles mais sincères, ils n'étaient que trop reconnaissables à celui qui avait fait la honte de son paternel. Prométhée serra les dents à cette pensée. Après tant d'années, il n'avait toujours pas réussi à faire la paix avec ça, et si par le passé ces choses-là n'avaient fait que l'affliger d'une tristesse macabre, il sentait qu'aujourd'hui, bien loin d'être sous sa volonté, c'était de colère que ses mains se paraient quand il se souvenait du regard de son père.

Son père, c'était peut-être bien la personne dont il craignait le plus le regard. C'était toujours comme un jugement atroce et douloureux qui se posait sur lui, comme l'impression qu'à chaque fois qu'il avait jeté un œil sur son fils, cet homme l'avait désapprouvé. Ses sourcils se froncèrent doucement, Prométhée faisant mine de se concentrer sur son travail plus qu'autre chose, quand en réalité c'étaient de trop nombreuses pensées qui venaient repeindre son esprit dans des tableaux décadents. Les mains dans l'eau savonneuse, il frottait frénétiquement les assiettes comme s'il essayait de prendre ses distances avec les choses qui faisaient de lui ce qu'il était fondamentalement.

Il avait eu la chance que Perseus l'accueille chez lui, qu'il ne le rejette pas comme il l'aurait pensé.. Qu'aurait-il fait alors ? Il n'en avait aucune idée. Que faisait-il maintenant ? C'était sans doute le même flou que depuis des mois. Des incertitudes, des doutes qui rongeaient sa moelle à petit feu et de l'ombre. Beaucoup d'ombre. Celle qui teintait son visage pour qu'on ne le remarque pas, quand il était reclus tout au fond de la cuisine de son frère pour y faire la plonge. C'était la seule chose qu'il pouvait bien faire pour s'occuper, pour meubler ces trop longues journées où il ne pouvait sortir sans le risque de se faire reconnaître et d'être envoyé on ne sait où, et surtout, d'ameuter le paternel et la famille. Pour le moment, il n'était pas prêt à revoir Dagan. Trop fragile, trop instable pour devoir affronter le reflet qu'il voyait dans les yeux de ce père. Trop faible, trop honteux pour se présenter devant lui.

A cela, peut-être que le temps ferait effet. Mais pour le moment, les choses semblaient s'empiler dans un déséquilibre flagrant, qui menaçait beaucoup trop la moindre entreprise et laissait trop peu de marge de manœuvre. Prométhée soupira doucement, coupant l'arrivée d'eau d'un geste las. Il avait presque fini ce qu'il avait à faire pour la journée, mais pour terminer le reste, il lui fallait encore les conseils de son frère qui lui montrait la marche à suivre. L'homme s'essuya les mains dans un torchon humide, passant ses paumes sur son front. Ses yeux entourés par quelques cernes soulignaient le manque troublant de sommeil, non plus que la fatigue mentale qui s'ajoutait à tout ce capharnaüm qui constituait désormais sa vie. C'était bien loin d'être le quotidien parfaitement organisé et rangé auquel il était habitué.

L'homme se dirigea machinalement vers le comptoir, là où son cadet s'occupait des commandes et de tout le travail administratif en général. Poussant la porte qui menait aux cuisines, il baissa les yeux pour n'attirer l'attention de personne avant d'arriver devant Perseus. « J'ai fini la plonge, si tu veux venir - » Et il s'arrêta net quand la porte s'ouvrit dans un vent glacial et que son regard, par réflexe, s'arrêta sur une silhouette bien plus que familière.
 
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Perseus Black
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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Mer 20 Déc - 19:30

I knew you were trouble
dagan, prométhée et perseus



Depuis quelques jours, Perseus a l'impression de marcher sur des nuages. Le monde autour de lui semble s'être drapé de ses plus beaux autours, s'embellissant de couleurs qu'il n'avait jamais remarquées auparavant, comme s'il célébrait la grande nouvelle avec lui. Prométhée est revenu, le miracle de Noël a bien eu lieu. Il sourit, chantonne et rayonne plus que jamais depuis dix ans, et les gens autour de lui s'en amusent, croyant forcément que le jeune homme a passé une nuit en une agréable compagnie – et Perseus ne leur donne pas tort, heureux de cette hypothèse toute faite. Car si la nouvelle est grande, si elle est joyeuse, elle se doit de rester confidentielle : Prométhée n'est pas prêt, a-t-il dit. Il ne veut pas se montrer au monde des vivants, pas encore. Et surtout pas à leur famille. Perseus ne le comprends pas vraiment mais il n'a de toutes façons pas à comprendre ce que ressent son frère pour respecter sa décision. Bien sûr qu'il a envie de partager son bonheur avec Pandore, bien sûr qu'il a envie de prévenir leur mère qui verrait certainement une ride de tristesse disparaître de son front fatigué. Pour ce qui est de leur père, par contre... C'est différent. Perseus peut comprendre la réticence de son frère, même s'il est d'avis qu'il n'a pas trop à s'inquiéter. Prométhée et lui n'ont pas toujours eu les meilleurs relations, mais Perseus est convaincu que cette tragédie que son frère a connu peut avoir au moins un effet positif : relancer ce lien sur de bonnes bases. Prométhée est mort en héros, en martyr, tombé en défendant la cause du Lord, cette cause pour laquelle Dagan Black s'est battu toute sa vie. N'est-ce pas là une preuve de sa dévotion à leur famille, une marque de valeur inestimable aux yeux d'un père aussi exigeant soit-il ? Mais Prométhée n'est pas prêt, alors Perseus ne dira rien. Garder sa présence secrète aux yeux de Pandore sera difficile et Percy sait que ce petit jeu ne durera guère longtemps, mais il a l'a accueilli chez lui avec plaisir, et depuis ces quelques jours Prométhée lui donne un coup de main en cuisine, là où il peut rester relativement caché des regards curieux tout en passant du temps avec lui. Perseus lui a montré ses créations, son quotidien, et Prométhée occupe ses journées en réalisant des tâches qui ne demandent pas d'effort magique. Faire la plupart de ces tâches à la main n'est pas nécessaire – son elfe Woody s'en occupe d'un claquement de doigts habituellement – mais Percy ne dit rien, Merlin non. Ça a l'air de faire du bien à Prom d'avoir quelque chose à faire, un rôle à remplir et de quoi s'occuper les mains et l'esprit.

L'après-midi est bien avancé, il est seize heures passé. La nuit tombera d'ici une heure tout au plus. Le ciel est clair au-dehors mais chaque fois que la porte de l'Andromeda s'ouvre, une bourrasque d'air glacial vient rappeler à tous que décembre suit son cours malgré les apparences. Le service de midi a été plutôt satisfaisant aujourd'hui et encore maintenant quelques sorciers sont attablés, certains partageant une bièraubeurre, d'autres prenant le thé. Il y a même une famille installée près des fenêtres dont le petit garçon voulait absolument une gaufre au chocolat. Perseus s'est assuré qu'il ait la gaufre la plus grosse, la plus moelleuse et la plus couverte de chocolat possible – le regard émerveillé qui s'est affiché dans ses yeux en valait largement la chandelle, sans parler du contentement des parents qui reviendraient peut-être.

Debout derrière le comptoir, Perseus fait le point sur la liste des boissons à commander lorsque la porte des cuisines s'ouvre. Il entend son frère s'approcher de lui, reconnaissant son pas discret et élancé – c'est toujours aussi étrange de l'entendre de nouveau. Percy ne lève pas les yeux tout de suite, de peur d'oublier ce qu'il est en train d'écrire. «  J'ai fini la plonge, si tu veux venir -  » Il s'arrête en pleine phrase, et Percy ne tique pas immédiatement. Il attend deux secondes, finissant d'écrire le mot Talisker avant de lever les yeux vers Prométhée. « Oui ? » demande-t-il, puis il se rend compte que son frère s'est figé, le regard tourné vers la porte qui vient de s'ouvrir. Percy fronce les sourcils, interloqué, mais lorsque ses yeux se posent sur la silhouette qui vient d'entrer dans le restaurant, il comprend. Son père, à l'Andromeda. Ah mince, ça c'est inattendu. D'accord, Dagan avait dit qu'il repasserait la dernière fois qu'il était venu lui parler fiançailles, mais Perseus n'avait pas pensé qu'il reviendrait aussi rapidement. Ni une ni deux, il fait le tour du bar et pousse son frère vers l'arrière en chuchotant « Cuisine, cuisine, cuisine ! », avant de s'avancer en direction de leur père d'un pas précipité – presque trop. « Bonjour Père ! Que me vaut le plaisir ? » Certaines personnes tournent la tête, reconnaissant peut-être l'invité surprise, et Percy n'ose pas se tourner pour voir où est Prom ; de toutes façons il y a de grandes chances pour que Dagan l'ait remarqué directement en entrant. Mais bon, il doit bien essayer quelque chose, alors il improvise. « J'étais justement en train de penser à vous. Je dois repasser une commande de scotch. »

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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Mer 20 Déc - 22:57

i knew you were trouble


Dag est calé dans son sofa, un plaid sur les cuisses et un bouquin à la main. Il volait comme un fou, la biographie d’un certain Dai Llewellyn, joueur de Quidditch trop téméraire et mort dévoré par une chimère. Rien de palpitant, il le conçoit. Mais ça le distrait et c’est tout ce qu’il demande. De la musique meuble tant bien que mal le silence et la froideur de la demeure. Un petit air fanfaron qu’il apprécie tout particulièrement lorsque la maisonnée est désertée. Aisling lui a faussé compagnie au profit de son club de lecture mensuel, Perseus règne sur l’Andromeda et Pandore a fort à faire, après le fiasco du marché de Noël.

S’il prenait le temps de jeter un coup d’oeil à sa fenêtre, il qualifierait le temps de pourri. La neige n’a à ses yeux rien de féérique : elle se transforme instantanément en bouillie noircie, juste bonne à vous tremper les bottes. Le vent vous cingle le visage et il n’en faut pas plus pour qu’une toux s’invite pile lorsque toute la petite famille se réunit. Sous ses airs glaciaux, Dagan s’avère être un grand amoureux de l’été. La chaleur semble le rajeunir, elle l’inspire. Sa créativité éclot au printemps et atteint son paroxysme lors de la reine des saisons, c’est ce qu’il baratine à qui veut l’entendre. Mais aujourd’hui, affalé qu’il est sur son canapé, pas la moindre pensée créative ne vient chatouiller son esprit. Il ne pense rien, ses yeux lisent le texte sans en déchiffrer le sens. Serait-ce le début de la vieillesse ?

Lorsqu’il se surprend à relire trois fois le même paragraphe, il décide de fermer l’ouvrage et de s’activer avant la fin de la journée. D’un coup de baguette négligé, il fait taire l’espèce de gramophone et ordonne à l’elfe de porter le livre à sa table de chevet. Dagan retrouvera Dai Llewellyn une fois glissé dans son lit. Pour l’heure, il se dirige vers la porte d’entrée, enfile cape et gants et transplane. CRAC! Il délaisse le 12 Square Grimmaurd pour se matérialiser devant le restaurant de son fils cadet.

Non pas par envie soudaine mais parce que leur dernière entrevue en tête à tête lui revient bien souvent en mémoire. N’allez pas croire que discuter mariage est le hobby de Mr Black, non non. Bien au contraire, il en a horreur, c’est de la paperasse mentale, des arrangements à vous faire perdre la tête ! Qu’il faut acter au plus vite afin de s’en débarrasser et de voir son nom prospérer. Oui, il faut se dépêcher, tempête-t-il intérieurement tandis qu'il pousse le battant.

Il dégage son cou de son écharpe d’un geste leste, braque son regard impérial sur la salle. Tables, chaises, clients, tout est en ordre. Comptoir, bar, Perseus, Prom - Prométhée ? Prométhée ? Cet homme qui déjà se détourne, il le connaît. Pour sûr, il l’a engendré ! Quarante ans auparavant. Et c’est pourtant un jeune homme qui se hâte de gagner les cuisines… Dag est parcouru d’un frisson d’effroi. Ses yeux s’arrêtent sur la silhouette de Perseus qui vient fébrilement à sa rencontre, et l’apostrophe ; “Bonjour Père ! Que me vaut le plaisir ? Le plaisir, tu veux rire ? Dagan ne répond pas, le fils poursuit. – J’étais justement en train de penser à vous. Je dois repasser une commande de scotch. Il va en falloir, du scotch, pour se remettre de cette vision à faire pâlir un Détraqueur. Mâchoire serrée, il murmure. – Oublie tes commandes, Percy. Je crains que tu aies un invité à me présenter.

Geste du menton en direction des cuisines, qu'il gagne d'un pas raide. Trois quatre mètres plus tard, la carrure de Prométhée se dessine, le pater en tremblerait presque. De peur. D'incompréhension. Il avance, lui fait face et gronde, la voix empreinte d’une incrédulité froide. “Pourquoi es-tu revenu ?” Il ne demande pas comment, ni quand, mais pourquoi. Comprenez ici Pourquoi es-tu revenu à Londres ? Pourquoi n’as-tu pas fui ? Pauvre fou, tu devrais être loin. Dagan est bien au courant des revenants, mais jamais il n’aurait imaginé que son fils aîné soit de la partie. Il se tourne vivement vers Perseus puis ajoute, le ton plus posé. “Je comprends maintenant pourquoi la porte était close, la dernière fois.” Le pater aussi a sa petite pièce à lui : il y peint et il y tue.
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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Jeu 21 Déc - 18:06


I knew you were trouble

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Il n'est pas de mots pour décrire cette étrange sensation qui s'infusait dans ses veines au moment où le regard de Prométhée se posa sur la carrure de cet homme qu'il connaissait pourtant si bien. Un mélange indistinct entre la surprise et l'hésitation, aux élans tragiques d'une petite voix qui lui soufflait de faire profil bas. Un blanc, tout simplement, un blanc absent qui se lisait dans son regard opale alors qu'il n'aurait su se détacher de cette silhouette caractéristique qui venait de faire son entrée théâtrale dans l'établissement. Dagan. C'était bien Dagan Black sous ses airs de gentleman à la classe indubitable, qui asseyait sur la pièce ce vent froid d'un simple regard à lui en transpercer le cœur. Prométhée ne bougeait plus, incapable de se raccrocher à la réalité, la respiration bloquée dans ses poumons, la mâchoire légèrement entrouverte sous le choc de cette entrée inattendue.

Dagan Black. Un nom qui résonna entre ses oreilles alors qu'il entendait à peine son frère lui intimer de se rendre dans les cuisines. Mais c'était trop tard, le regard de glace du paternel était entré en collision directe avec le sien, et dans le silence, cela avait été comme une bombe qui lui tordait les entrailles. Dagan, Dagan était ici. Et lui aussi. Prométhée ne bougeait toujours pas, le cœur battant la chamade dans sa poitrine, les voix lui hurlant de se retourner, de disparaître dans les cuisines, de s'échapper, d'évanouir son souvenir ici pour fuir et ne jamais revenir. Non, c'était trop rapide, trop rapide et il n'était pas prêt à ça.

Pourtant, il ne put s'empêcher de suivre la voix de son frère, comme le phare dans la tempête ; il était son guide, sa confiance et Prométhée, en cas de doute, préférait s'en remettre au jugement bien plus distinct de son cadet. Il avait toujours l'impression déconcertante que quelque chose lui manquait, quelque chose qui le rendait entier, autonome : et là, c'était Perseus qui venait lui apporter son soutien pour ne pas le laisser seul face au drame.

C'était encore un spectacle étonnant qui allait se jouer, un rôle nouveau que l'homme n'avait pas eu le loisir de réviser : une improvisation totale sur la scène aux myriades de tourments, où le mélodrame familial n'était que monnaie courante pour eux. Dix ans, dix ans qu'il n'avait pas eu à affronter ce regard terrible d'un père qu'il n'arrivait pas à satisfaire. Ses pas maladroits le menèrent dans les cuisines, où il se rattrapa sur le rebord de l'un des meubles, faisant tomber quelques couverts posés là dans sa précipitation. Le souffle coupé, une boule dans la gorge et le ventre qui se tordait comme si l'on venait d'y enfoncer un poignard ; cette sensation, il aurait supplié n'importe qui pour qu'elle s'achève. Et pourtant, juste à sa suite, ce fut Dagan qui poussa la porte et qui se planta royalement devant lui, et sous ses airs de patriarche dictateur, il asséna sa première question.

Le regard de Prométhée osa à peine venir le rencontrer, venir soutenir les prunelles froides de celui qui lui avait donné la vie. Pourquoi était-il revenu ? Et bien, il n'avait pas choisi de revenir d'entre les morts, ça non.. Croyez-le ou pas, mais si le choix lui avait été proposé, il aurait certainement préféré rester sous terre et ne jamais venir remuer le couteau dans la plaie. Mais peut-être que Dagan lui demandait surtout pourquoi il était revenu ici, à Londres, et pas pourquoi il était revenu tout court. Des premières paroles extrêmement blessantes de la part de son paternel, mais Prométhée essaya tant bien que mal de faire bonne figure. Il se redressa doucement, le visage terne et le menton bas, reculant de quelques centimètres pour instaurer entre eux une distance acceptable ; un supplice silencieux adressé à Perseus, mais il n'eut d'autre choix que de répondre quand les paroles acerbes de son père commencèrent à se tourner vers Percy. Que lui dire ? Que lui dire maintenant ? « Père, j'oserais dire que vous m'avez manqué, et que je suis heureux de vous revoir » Quelques paroles véridiques auxquelles il pourrait ne pas croire, pourtant, elles avaient là le plus sincère de l'homme qui les lui disait. Prométhée avait beau avoir peur de cet homme, craindre son jugement, il n'en restait pas moins son père et la figure emblématique avec laquelle il avait grandi. Et s'il se souvenait bien plus de leurs querelles que du reste, il avait bien trop d'amour à allouer à sa famille pour ne pas lui en donner. « Je suis revenu parce que.. Parce que je n'aurais pas d'autre endroit où aller que là où se trouve ma famille.. » Non, il ne se souvenait de rien à propos des circonstances de sa mort, et Percy le lui avait dit : il était un martyr dont Dagan avait défendu la cause.
 
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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Dim 7 Jan - 2:13

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Aïe aïe aïe. C'est gênant. Même plus que gênant c'est... presque effrayant. Évidemment, Dagan a vu Prométhée, comment aurait-il pu le rater. En soi, cela ne dérangerait pas vraiment Percy si ce n'était pour l'expression fermée et sévère que son père lui adresse alors. Le ton cassant, sec et autoritaire qui a le don de glacer le sang du fils Black jusqu'à la moelle. Percy, crache-t-il presque, et ce dernier baisse les yeux, ayant l'impression d'avoir à nouveau sept ans et d'être pris la main dans le sac. Médusé et effectivement réduit au silence, Perseus n'a d'autre choix que de suivre son paternel qui se dirige d'un pas raide vers les cuisine, là où Prométhée s'est réfugié sur sa demande.

La porte s'ouvre et Percy s'engouffre dans la pièce blanche derrière son père, le regardant fondre sur son frère comme le ferait un faucon sur sa proie. Prométhée se tient au plan de travail, et même s'il mesure facilement une tête de plus que Dagan, il semble plus petit, plus vulnérable, presque recroquevillé. Sa peau déjà pâle semble avoir perdu toutes ses couleurs. Tout se passe très vite et Perseus ne comprend pas l'empressement de son père, sa question froide et empreinte de... colère ? Ils avaient toujours eu leurs différents du vivant de Prométhée, mais le sacrifice de son frère avait été, malgré tout, un honneur pour leur nom. S'il n'avait pas imaginé de retrouvailles vibrantes d'affection, il n'avait pas pensé tout de même que les craintes de son frère se trouvent fondées... Il n'a pas le temps de plus s'interroger car Dagan se tourne vers lui, manifestement lui aussi en train d'analyser la situation. Oui, la porte était fermée. Perseus n'a jamais été un bon comédien, et a bien du mal à effacer l'expression incrédule qui s'est dessinée sur son visage en voyant cette scène. Il fronce les sourcils et ne dit rien, serrant le torchon qu'il tient dans sa main dans un geste nerveux.

Son frère recule légèrement, se redresse un peu, et Perseus sentirait presque sa douleur trouver écho dans son esprit. Il doit s'agir d'un malentendu, ou d'un test, ou... Il ne sait pas. Il retient son souffle, les doigts maintenant crispés autour du linge, l'enserrant dans un étau plus étroit qu'aucun autre. Les mots que Prométhée prononce alors sont sincères et plus audacieux que ce que Perseus aurait pu imaginer. Le bonheur qu'il évoque est invisible pour les yeux, invisible dans sa posture, dans la tristesse profonde qui émane de ses yeux bleus. Mais Perseus le sait, et Dagan devrait le savoir lui aussi. Ils sont une famille. Et quoi qu'il puisse se passer, la famille passe avant tout. Dix ans d'absence dans les limbes de la mort n'ont pas changé cela pour Prom et Merlin sait comme la confusion a dû être grande pour lui. Comme le retour a dû être compliqué. Il n'y a qu'à voir comme cela a été douloureux pour Maebh de retrouver un monde changé.
Mais Prom... Prom leur est revenu. Et dans cet instant de tension qu'il redoutait, il a su prononcer ces mots qu'ils n'osent jamais évoquer d'ordinaire, des mots qu'on ne dit pas. Des sentiments proscris. Le silence est pesant et le temps semble s'écouler au ralenti. Perseus cherche son frère des yeux et lui adresse un petit signe de tête, comme un encouragement, une approbation. Dagan ne peut pas lui en vouloir. Il ne peut pas. Ce n'est pas logique.

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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Lun 15 Jan - 21:31

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Se retrouver nez-à-nez avec Prométhée, Dagan l’avait déjà envisagé. Plus d’une fois ! Mais comme une apparition brumeuse lors d’un soir trop arrosé, comme un cauchemar dans un autre lit, gagné par la fatigue. Il l’imaginait écorché, les bras décharnés, griffes tendues prêtes à l’égorger - à se venger. La possibilité d’être terrassé par un souvenir trop récurrent, c’est quelque chose qui travaille Dagan. Il ne s’agit pas de la peur qu’un spectre vienne lui transpercer le torse, mais qu’il termine fou à lier, parce que tuer son gosse, ce n’est pas commun. Ce n’est pas une confession à avouer au psy du quartier. En fait, ça ne s’avoue pas. Ça s’enfouit au plus profond de soi. Et ça ne s’oublie pas. Même s’il l’a souhaité, même s’il a lancé le sortilège de mort, Dagan ne s’en remettra jamais. S’il avait la capacité de faire table rase du passé, il n’en serait pas à cogiter - parfois, les yeux rivés sur la tapisserie ancestrale. Un soir, il a pensé Qu’ai-je fait. Puis a répondu à haute voix, Ce qu’il fallait.

Le tourment prend vie dans cette cuisine. Dans les yeux bleus de son fils aîné, dans l’attitude de Perseus qui semble compatir. Quelle drôle d’idée, la compassion. Si Elwyn revenait à la vie - en supposant qu’il ait lui aussi péri, Dagan n’en serait pas tant ému. Un Inferi à la bonne mine, somme toute. Un frère de sang mais ça n’a pas grande importance. Il observe Prométhée et se demande ce qui est revenu avec lui. Ses goûts ? Ses croyances ? Ou simplement cette enveloppe charnelle en manque de reconnaissance ? Peu à peu, l’oeillade furieuse se fait plus curieuse.

Je suis revenu parce que... Parce que je n'aurais pas d'autre endroit où aller que là où se trouve ma famille...” Une famille ? Mais les Black ne sont pas une famille - politique tout au plus ! Rien qu’une entreprise en faillite. Et en affaire, exit les sentiments, les embrassades et les Vous m’avez manqué. On se serre la pince, au bas mot - dans les bons jours. “Tu as raison, Prométhée. C'est moi l'ingrat. Je me suis emporté. Nous sommes une famille et j'ai tendance à l'oublier. Tu as bien fait de revenir, nous avons tant de choses à accomplir... Tu as bien fait comme s'il l'avait décidé. Dagan n'a pas encore percuté les paramètres de ce retour. Et il ne dit pas Merlin c'que tu m'as manqué ni Ça fait un bien fou de te revoir, et encore moins Nous étions si inquiets, tu n'as pas eu trop froid ? Il paraît que l'au-delà est capricieux mais on s'y fait, n'est-ce pas ? - ce n'est pas son générique à lui. Il glisse un petit, “Je ne devrais pas t'en vouloir, Perseus. J'aurais fait de même pour mon frère, après réflexion.” (Non) Il ajoute, plus jovial. “C'est Aisling qui va être contente. Est-elle au courant ?

Lui, il est dans la comédie. Dans le paraître, dans les grands gestes et les paroles en l'air. C'est pour ça qu'il observe ses fils avec une étincelle nouvelle. Tout sourire, il écarte ses bras - comme si t'étais un saint, toi ! - et offre un sourire qui veut dire Alors, on le fait ce câlin ?

C'est absurde mais ça lui semble nécessaire.
Instaurer une confiance, un contact. Une étreinte paternelle.
On verra bien après ce qu'on peut en tirer.

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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Dim 4 Fév - 14:24


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To loose the ones you love is like drowning in the ocean. To loose the ones whose guidance and help you seek is like a terrifying and neverending storm. To loose family is like giving up the last glimpse of hope you had. Except for you, because to loose me was just a relieving sensation you fathomed.


 
Dans ses yeux, ce n'était qu'une incompréhension détonante qui se lisait, une tristesse accablante qui laissait une étincelle mourir sous sa paupière, et dans le blanc de ses yeux, l'inquiétude des reproches que son père avait déjà ramené sur la table. Prométhée avait les mains tremblantes, incapables de le soutenir quand il essaya de s'appuyer sur le plan de travail, qui ne suivaient plus ses gestes. Il savait qu'il n'était pas prêt, pas prêt à ça, à affronter le regard terrible du grand Dagan Black. Non, il aurait voulu plus de temps, bien qu'il sache tout au fond de lui que jamais les semaines ni les mois ne lui auraient donné le courage nécessaire pour se mettre à jour devant le joug paternel.

Il vit bien dans le regard de Percy que son incompréhension était partagée, que la réaction de Dagan lui semblait à la fois démesurée mais tout aussi étrange.. Où diable aurait-il pu aller, si ce n'était chez son frère ? Il n'avait que lui, lui et Infamy. C'était là tout, et si cela devait lui suffire, les injonctions du paternel semblaient indiquer qu'il aurait probablement du se donner la mort au moment où il était revenu à la vie. Oui, songea-t-il : cela aurait été la solution la plus facile, mais sans doute aussi la plus lâche. Et question de lâcheté, Prométhée n'était pas non plus prêt à revêtir le blason sali que sa famille lui avait longtemps fait porter quand il était encore de ce monde : un lâche, un homme différent. Voilà ce qu'il était, voilà ce qu'il serait toujours.

Il n'osa qu'à peine lever les yeux pour retrouver les prunelles de son père, lesquelles il était bien incapable de soutenir trop longtemps, lesquelles transpiraient trop de dédain pour qu'il ne s'y sente en confiance. Il y avait quelque chose, quelque chose d'étrange dans ce regard qu'il observa à la dérobée : peut-être que c'était la toute première fois qu'il était capable de voir ça chez son paternel, mais il aurait presque cru y voir une certaine forme d'inquiétude. Pas une inquiétude bénigne, comme celle de savoir si son enfant n'avait pas souffert d'une mort qu'il avait pleuré et vengé. Pas l'inquiétude de s'assurer qu'il allait bien, là, à ce moment précis. C'était.. Plutôt comme une peur viscérale de quelque chose de mauvais, d'un présage que l'on aurait préféré éviter. Prométhée ne fit pourtant pas plus de cas de cette attitude quand il entendit les paroles soudainement rassurantes de Dagan. Il se sentait étrange, toujours un peu perdu face à cette réaction, mais encore plus face à la nouvelle : l'homme en face de lui sembla changer tout à fait de visage pour presque l'accueillir dans ses bras.

Il ne l'avait jamais entendu parler de famille.

Percy, oui, mais Dagan, jamais.

Prométhée hésita un instant, assez peu sûr de ce qu'il fallait faire. Fallait-il donc qu'il meure pour qu'enfin, son père ne lui donne l'étreinte qu'il avait tant désirée étant enfant ? Mais non, il était incapable de résister devant cet appel quoi qu'étrange d'un père qu'il avait toujours voulu impressionner. « Percy est le seul à savoir.. Pour le moment » expliqua-t-il dans un murmure, et se gardant bien de mentionner Infamy.

Cette étreinte eut le goût de l'inattendu, mais elle était aussi comme l'impression de marcher dans le noir. Alors, c'était à ça que cela ressemblait ? Ce bonheur simple et succinct effaça pourtant le moindre ton hostile qu'il avait eu plus tôt, et Prométhée, en serrant son père dans ses bras, retrouva ce qu'il avait si longtemps cherché. Oublié, le désarroi face à la colère du pater. Oublié, le ton méprisant et l'inquiétude. Là, il retrouvait ce qu'il avait toujours voulu. Il en aurait presque échappé un « merci », mais le courage ne le lui permit pas. Alors, d'un bref regard à Percy, il espéra lui faire comprendre que sa peur était passée, même s'il n'oserait pas s'adresser de lui même à Dagan.
 

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Sujet: Re: I knew you were trouble (Dagan, Perseus & Prométhée)   Mar 10 Avr - 17:13

I knew you were trouble
dagan, prométhée et perseus



Un câlin. Son père vient non seulement de rassurer Prométhée quant à son retour, pardonner à Percy de lui avoir menti par omission, mais en plus de tout ça il offre un câlin à ses fils. Perseus cligne des yeux, mettant quelques secondes à réaliser que ce qu’il est en train de vivre n’est ni un rêve ni une blague. Les câlins ne sont pas vraiment la marque de fabrique de Dagan Black, loin de là. Dans sa vie, Percy doit en avoir fait l’objet une fois, ou deux tout au plus, et ce n’étaient de que brèves étreintes données à un petit garçon tombé de son balai-jouet, à peine un contact rassurant sur le bras. Prométhée a l’air tout aussi ébahi que lui, mais après quelques secondes d’un silence un peu embarrassé, son aîné s’approche de leur père et accepte son étreinte. Percy les observe, bouche bée, puis finit par être gagné par un sentiment de joie confuse : ce n’est pas normal, c’est inattendu, mais tant pis. Il ne va pas faire la fine bouche et refuser un tel moment de complicité familiale, car Merlin sait comme ces moments d’intimité sont rares avec leur père. Alors il s’avance et entoure Prom et leur père de ses bras, prenant lui aussi part à ce câlin inédit – qui se termine aussi vite qu’il a commencé (il ne faut pas en demander trop aux Black, après tout).

Un nouveau silence s’installe, et Percy capte le regard de son frère, qui semble encore plus troublé qu’auparavant, mais au moins il n’a plus l’air accablé par la peur de subir le rejet de leur paternel. Percy lui adresse un sourire enjoué, sa bonne humeur naturelle revenant au galop et on ne peut plus renforcée par ce qu’il vient de se passer. Il sort de la cuisine avec précipitation et revient quelques secondes plus tard avec une bouteille de champagne déjà ouverte – un couple de sorciers qui avaient un anniversaire à fêter – et trois flûtes dans les mains. «  Je crois que j’ai ce qu’il nous faut, là tout de suite ! » Il remplit les trois flûtes et les distribue à son père et son frère avant de prendre la sienne en main et de porter un toast. Percy ou l’enthousiasme. « A ton retour, frérot !  » célèbre-t-il avant de boire, ou plutôt savourer une première gorgée de ce breuvage au goût de fête. « Quand l’annonceront nous à mère ? Et à Pandore ? » demande-t-il, regardant alternativement entre son père et Prométhée. Il sait que Prom ne se sentait pas prêt à annoncer son retour au grand jour, mais maintenant que Dagan l’a découvert et accepté avec tant de facilité, la suite devrait certainement être plus simple pour lui – en tout cas il l’espère. L’angoisse de l’instant passée, c’est un soulagement pour Perseus, il doit bien se l’avouer. Il avait respecté la volonté de son frère car c’était ce qu’il voulait, mais mentir à Pandore lui était très difficile.

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