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La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 Bas les masques (Perseus)

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Sujet: Bas les masques (Perseus)   Mer 31 Jan - 11:00

Bas les masques
avec Perseus Black

L’annonce qui claque, qui tambourine à ses oreilles. Comme un éclair dans un ciel d’été. Elle ne s’y attendait pas. Ou du moins le redoutait tellement qu’elle a préféré faire la sourde oreille. Elle ne voulait pas y croire, ne voulait pas espérer. Elle en a vu, des revenants. Comme Maebh Rosier. Mais elle ne pensait pas que ça le toucherait lui. Elle ne pensait pas que Prométhée, lui aussi, percerait le voile de la mort et qu’il reviendrait à la vie. C’était idiot, de penser qu’il n’en ferait pas parti. Qu’il resterait là où il est, sagement. Car si les revenants reviennent parce qu’ils ont encore quelque chose à faire, quelque chose à finir, alors bien évidemment que son frère est concerné. Surement a-t-il envie de se venger ? Les questions fusent dans sa tête, se mêlent et s’emmêlent les unes aux autres, sans qu’elle n’en tire autre chose qu’un lancinant mal de tête. Elle n’arrive plus à réfléchir, la gamine. N’arrive plus à se concentrer. Y’a son cœur qui tambourine en permanence. Son sang qui se glace à chaque fois qu’elle repense à cette fameuse nuit. À ce maudit sort qui a tué son frère. Elle en veut à son père, maintenant, d’avoir été si imprudent. De l’avoir tué de sa baguette. Certes, d’ordinaire, les morts restent là où ils sont, c’est-à-dire six pieds sous terre. Mais cette fois, c’est différent. Et Pandore, bien malgré elle, et bien elle est mêlée à tout ça. Embourbée dans une histoire qui la dépassait à l’époque et qui la dépasse encore aujourd’hui. Elle avait que quatorze ans, la gamine, quand ça s’est produit. Il avait dit qu’il avait à faire, et que c’était important qu’elle l’accompagne. Qu’il avait quelque chose à lui montrer. Elle, naïve comme le voulait son âge, elle a cru qu’il voulait lui donner de l’importance. Qu’il voulait qu’elle partage quelque chose avec lui. Être la complice silencieuse du meurtre de son frère n’était bien évidemment pas ce à quoi elle s’attendait.

Mais ce qui est fait est fait. Et Pandore ne peut qu’à présent s’en mordre les doigts. Son père est dans tous ses états, et rien que de le voir s’agiter ainsi la rend nerveuse. Elle l’entend, au-dessus de sa tête, faire les cent pas. Il réfléchit. Lui aussi, il se perd dans ses réflexions. Dans ses hypothèses et dans ses soupçons. Dagan lui a dit que Prométhée ne se souvenait de rien. Mais peuvent-ils vraiment lui faire confiance ? Et si c’était un piège, et si c’était une ruse pour mieux les prendre par surprise ? Pandore est sceptique. Et Pandore ne supporte plus d’être enfermée dans cette maison trop vide et trop silencieuse avec les échos de la rage de son père à l’étage supérieur. Alors elle prend ses affaires, et elle prend la porte. À peine a-t-elle fait deux pas dehors qu’elle transplane. Arrivée sur le Chemin de Traverse, elle se dirige avec détermination vers l’Andromeda. Il est tard, peut-être, mais elle distingue bien des silhouettes à l’intérieur du restaurant. Tant pis si c’est l’heure de pointe, Pandore, elle a pas le temps d’attendre. Elle a déjà bien trop cogité avec elle-même comme ça. Il faut qu’elle parle à Perseus. Qu’elle lui pose des questions. Si leur père n’a pas réussi à lui soutirer grand-chose, peut-être qu’elle, elle y arrivera. Ne sont-ils pas censés être soudés ? Ne pas avoir de secrets l’un pour l’autre ? Depuis combien de temps est-il au courant du retour de leur aîné ? Et depuis combien de temps s’évertue-t-il à le lui cacher ? Pour quelle raison, au juste ? Est-ce que c’est pour avoir l’exclusivité ? Pour rendre jalouse la gamine ? Ou encore parce que c’est une demande de Prométhée ? Peut-être qu’ils la soupçonnent ? Pandore grogne et pousse brusquement la porte des cuisines. « Je veux voir mon frère. Le ton est impétueux et ampli d’une colère sourde, à peine voilée. Le silence semble s’être instauré dans la salle. Comme si elle venait de jeter un froid. L'elfe de maison ne bouge pas, à peine s'il ose ne serait-ce que respirer. Je veux le voir tout de suite ! » Elle répète. S’impatiente. Et c’est comme si le temps s’accélérait, après s’être stoppé. L'elfe s'agite et sort de la salle pour aller chercher l’élu. Lorsque Percy fait irruption dans les cuisines, c’est pour trouver le regard courroucé d’une Pandore qui attend toujours devant la porte, la capuche rabattue sur son visage et les mains dans les poches de son manteau. Une fois qu’elle s’est assurée qu’il l’ait remarqué, elle se détache de la porte, s’éloignant de quelques pas de l’entrée. Tapant contre des cailloux du bout de ses bottes pour contenir l’animosité qui grouille dans ses chairs, elle attend que son frère la rejoigne dans la cour extérieure, à l'écart des oreilles indiscrètes. « Depuis quand es-tu au courant ? » La voix se veut plate, neutre. Mais le regard fuit celui du concerné, promesse qu’il faut se méfier du calme avant la tempête. « Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? » La capuche pivote dans sa direction. Le fixe et l’analyse. Qu’il ne tente pas de lui mentir, elle le devinerait tout de suite.
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Sujet: Re: Bas les masques (Perseus)   Sam 10 Fév - 21:00

Bas les masques
avec Pandore Black

Ils ne s’étaient pas attendu à l’irruption de Dagan Black en pleine journée, ne s’étaient pas attendu à ce qu’il découvre son aîné en chair et en os en train de laver la vaisselle de l’Andromeda. Ils ne s’étaient pas attendus à sa réaction viscérale, menaçante, presque effrayée, et encore moins à ce que cette réaction initiale ne se transforme en une démonstration jusque là inédite d’amour paternel, promettant des retrouvailles en bonne et due forme dans les jours à suivre. Son départ a laissé Prom complètement vidé de toute énergie et l’esprit sans nul doute quelque peu éprouvé, et Perseus l’a laissé partir s’aérer tout en lui faisant promettre de revenir. Il l’a regardé s’éloigner le cœur lourd, serré par cette peur irrationnelle de le perdre aussi vite qu’il l’avait retrouvé. Quelqu’un l’avait assassiné une première fois. Comment savoir s’il n’était pas de nouveau une cible aux yeux d’un inconnu ? Comment savoir si quelqu’un ne l’attendait pas dehors, la baguette prête à le renvoyer d’où il venait ? Percy raisonne ses inquiétudes en se disant que personne n’est encore au courant de son retour, et que même si quelqu’un reconnaissait son visage, il faudrait du temps pour que les gens réalisent à qui ils ont à faire. C’était il y a dix ans, après tout, et mise à part les personnes qui l’avaient vraiment connu, peu de gens reconnaîtraient le Prométhée Black tel qu’il était à ses trente ans. Enfin, c’est ce qu’il se dit pour se rassurer, et il s’est plongé dans le travail avec ardeur ce soir-là, enchaînant les commandes et les plats, discutant de temps à autres avec les clients sans pour autant pouvoir s’empêcher de jeter un regard anxieux au-dehors à chaque fois qu’il levait les yeux.
Les heures sont passées plus ou moins rapidement, la clientèle se faisant nombreuse pour le repas du soir – un fait qui rendrait Perseus tout à fait heureux s’il n’avait pas d’autres choses en tête. Il sourit à une employée du ministère qui lui délivre une tirade sur les nouvelles restrictions en matière de commerce d’animaux, tirade qu’il n’écoute qu’à moitié, attendant poliment qu’elle daigne choisir son vin. Il salue un couple qui quitte le restaurant, et il agite la baguette pour nettoyer la table et la dresser à nouveau, empochant non sans une certaine satisfaction le pourboire qu’ils ont laissé derrière eux. Il fait des aller-retours en cuisine, fignolant des plats, vérifiant la sauce, fais voleter les assiettes jusqu’aux tables et observe les réactions des clients. Il ne s’ennuie pas, mais à chaque fois que son esprit s’égare, il observe la porte, regarde au-dehors avant de se remettre au travail.
Et puis Pandore arrive. Il ne la voit pas entrer, occupé de l’autre côté de la salle, mais est averti de sa présence par un Woody qui a l’air un peu paniqué. Il s’excuse auprès de ses clients et suit l’elfe de maison jusqu’aux cuisines, où sa sœur l’attend de pied ferme, emmitouflée dans sa cape, le visage fermé partiellement dissimulé par sa capuche. Il n’a pas besoin de l’observer plus pour savoir qu’elle est contrariée, et la raison de cette contrariété n’est pas un mystère non plus. Perseus n’a jamais été très fort à l’école, mais nul besoin d’avoir fait des études de médicomages pour comprendre ce qui a bien pu se passer ici. Percy sent sa gorge se serrer, conscient qu’il mérite tous les reproches qui risquent de lui tomber dessus, triste à l’idée d’avoir pu décevoir Pandore d’une façon ou d’une autre… Il la suit dans la petite cour, l’estomac noué, et ferme la porte derrière eux. Il sort machinalement une clope du paquet dans sa poche, l’allume du bout de sa baguette en attendant que Pandore parle. « Depuis quand es-tu au courant ? Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? » Son ton est indifférent, mais il la connaît trop bien pour ignorer les inflexions froides et dures de sa voix. Il souffle une bouffée de fumée, et baisse les yeux quelques instants avant de les relever, croisant le regard sévère de sa sœur. Son tout, sa moitié, son autre. Et pourtant, il lui a menti en connaissance de cause, partagé entre deux loyautés plus fortes que tout. « Trois jours, » répond-il après un moment de réflexion. Trois jours et pourtant il avait l’impression que cela faisait bien plus longtemps déjà. « J’suis désolé, Pan, vraiment, » lui dit-il, très sincèrement. « Il m’a fait promettre de ne rien vous dire. Il disait qu’il ne se sentait pas encore prêt… » Il tire une nouvelle taf et l’observe un moment, puis grimace. « Ça m’a fait chier de pas te le dire, mais je me suis dit que ça durerait pas longtemps, qu’il voudrait te voir assez vite... » Il tapote la cigarette de ses doigts et regarde les cendres tomber lentement sur le sol. « Mais Père l’a découvert avant qu’il ne change d’avis. »

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Sujet: Re: Bas les masques (Perseus)   Sam 17 Fév - 10:57

Bas les masques
avec Perseus Black

Elle est en colère, Pandore. En colère contre Perseus qui lui a menti et qui a décidé de ne rien lui dire. Elle est en colère contre son père, aussi. Parce que c’est de sa faute, tout ça. C’est lui qui a décidé de jeter le sort fatal, lui qui a tué son frère. S’il avait tout simplement fermé les yeux, ils n’en seraient surement pas là. Ou si il l’avait fait, qu’au moins il ait eu l’obligeance de ne pas mêler la gamine à tout ça. Prométhée est un traitre, certes. Mais il reste son frère. Son sang. Et si Pandore n’a jamais été spécialement proche de lui, ça ne l’empêchait pas de l’avoir aimé. Un amour dysfonctionnel, mais un amour quand même. Le fait d’avoir participé à son assassinat rend son retour compliqué. Amer. Dommage car dans d’autres circonstances elle aurait surement été ravie de le voir revenir. Comme Perseus. Comme leur mère. Enfin, dans un sens, Prométhée l’a cherché. À trop flirter avec l’interdit, on finit par s’en brûler les lèvres.

Pandore, elle avait oublié l’existence de Prométhée. Avait oublié sa trahison, ainsi que la sombre nuit qui l’avait emporté pour soi-disant toujours. Elle vivait dans le déni, la gamine. Pour ne pas avoir à avoir le goût amer de la culpabilité dans la bouche. Pour ne pas être face à ses actes. Ou plutôt, dans ce cas précis, face à son inaction. Elle n’a rien fait, Pandore. Elle n’a rien dit quand son père a pointé la baguette en direction de Prométhée. Elle aurait pu hurler, elle aurait pu s’entreposer, ou tenter quelque chose. Mais elle est restée stoïque. Parce qu’elle avait peur. Peur de connaitre la même sentence. Et elle voulait vivre, la gamine. Trop jeune pour mourir. Depuis, elle a tout fait pour occulter ce moment de ses souvenirs. Jamais plus, avec Dagan, ils n’en ont reparlés. Une fois l’alibi trouvé sur comment Prométhée est décédé, ils ont scellé ce secret. Mais le Destin a vu les choses autrement, et maintenant Pandore se retrouve face à ses choix.

Trois jours que Perseus est au courant. Trois jours qu’il a passé à lui mentir, sciemment. La gamine accuse le coup en silence. Perseus ne lui avait jamais menti. Ou du moins jamais pour un aussi gros secret. Alors elle peut pas s’empêcher de se sentir trahie. Une part d’elle pourrait comprendre que c’était le souhait de Prométhée. Que Perseus était dans une situation indélicate et que quoi qu’il fasse il causerait du tort à l’un ou l’autre. Mais il a choisi Prométhée. Et il l’a trahi elle. Et tout de suite ça a un impact différent. « Tu m’as donc menti pendant trois jours… » Elle murmure, la sorcière. Accuse le coup avec quelques difficultés. Elle l’a vu à plusieurs reprises, durant ces trois jours. Et elle a tout de suite vu que quelque chose n’allait pas. Que quelque chose avait changé. Alors elle a creusé, Pandore. Elle a enquêté. Mais Perseus a balayé ses soupçons d’un battement de cils et d’un sourire confortant. Pandore, elle n’a pas remis en question sa parole. Parce qu’il ne lui avait jamais menti. À présent que c’est fait, difficile de penser que les choses pourront être comme avant. Car y’a quelque chose qui s’est brisé entre eux. Un fragment de la confiance qu’elle lui accordait. Qu’il soit désolé ne change rien à la sensation de trahison qu’elle ressent. D’où le fait qu’elle balaie ses excuses d’un mouvement de main agacé et d’un claquement de langue irrité. « Les secrets finissent toujours par être dévoilés, tu le sais, ça. Elle ne veut pas entendre, Pandore. Elle est braquée, emmurée dans sa colère et dans sa détresse. Tu aurais dû te douter que quelqu’un finirait par l’apprendre et que ça remonterait à mes oreilles d’une manière ou d’une autre. » Repousser le moment où Prométhée dévoilerait la vérité augmentait foncièrement les risques pour que quelqu’un l’apprenne entre temps et que ce qui devait être un moment émotion se transforme en drame. « Qu’il ne veuille pas le dire à Père, je peux comprendre. Car elle ne connait que trop bien le pouvoir qu’à Père sur ses enfants. Mais qu’il ne me le dise pas à moi… Je sais qu'avec Prométhée nous n’avons jamais été très proches, mais de là à me tenir hors du secret... Je ne comprends pas. » C’est bien ça, le véritable problème. Pourquoi Prométhée a voulu tenir Pandore loin de lui ? Alors qu’ils sont frère et sœur ? Alors qu’ils sont censés s’aimer l’un l’autre ? Est-il seulement possible que Prométhée se souvienne de cette fameuse nuit ? « Est-ce qu’il t’a expliqué pourquoi ? » Elle creuse, la sorcière. Se renseigne, ni plus ni moins. Qu’est-ce que Prométhée lui a dit, au juste ?
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Sujet: Re: Bas les masques (Perseus)   Ven 2 Mar - 0:08

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avec Pandore Black

«  Tu m’as donc menti pendant trois jours…  » Ça fait mal. L’avoir anticipé, s’y être attendu ne veut pas dire y être préparé. Il déglutit difficilement, ne détachant pas ses yeux du visage de sa sœur, incertain de savoir si c’est cette affirmation ou le silence qui l’a précédée qui le heurte le plus. Il sait que si les rôles étaient inversés, il se sentirait indigné et trahi. Il sait aussi que si Prom était allé voir Pandore en premier, elle le lui aurait sûrement dit, elle. Enfin en tout cas, c’est ce qu’il imagine… L’aurait-elle fait, ou aurait-elle respecté le souhait de son aîné ? Au final il n’en est pas sûr, mais peu importe. Le présent est là, et ce qui est fait est fait. Il assume ses choix, même si ça lui fait mal au cœur de voir Pandore aussi contrariée. Les secrets finissent toujours par se savoir, ça c’est certain et Perseus ne s’attendait pas à autre chose. Il avait hésité plusieurs fois à lui dire la vérité en douceur lorsqu’ils se croisaient mais avait choisi de donner à son frère un peu plus de temps…  Au final il n’aura eu que deux jours et demi, deux jours et demi qui avaient semblé s’étirer autant qu’ils étaient passés en un clin d’œil. Il faut dire que retrouver son frère décédé n’est pas le genre d’expérience qu’on balaye du revers de la main. « Je sais, » répond-il sobrement, le visage marqué par une légère marque de regret que Pandore saura reconnaître. Il regrette d’avoir eu à prendre cette décision, mais referait exactement la même chose s’il retournait en arrière. Mais Pandore est en colère, en colère contre lui. Et Merlin seul sait à quel point ça lui fait mal. Il détourne le regard, s’adosse contre le mur, souffle un nouveau nuage de fumée. Il serre les dents, tapote la cigarette pour faire tomber des cendres plus pour distraire ses mains que pour autre chose. Réussir à affronter le visage dur et meurtri de sa sœur, c’est pas une chose facile à faire très longtemps.

Il l’écoute exprimer son incompréhension face aux choix de Prométhée de la garder hors du secret, incompréhension que Perseus avait partagée lui aussi. Mais qui était-il pour décider à la place de son frère, qui était-il pour savoir ce qu’il pouvait bien ressentir ? Revenir de la mort est une expérience inédite, impossible, et qui doit être pour le moins… terrifiante. Troublante. Prométhée n’est pas le même qu’il y a dix ans. Il l’est, d’une certaine manière. Son sourire est le même, son rire, sa voix. Mais ses mains sont froides, sont teint est pâle et ses yeux ne semblent pas briller de la même manière… il a vu la mort, l’a vécue, sa mort et il est de retour dans un monde qui n’est pas le sien. Percy s’en réjouit, Percy a remercié le ciel pour ce cadeau. Mais ces histoires de revenants, c’est flippant, et c’est loin d’être normal. Alors il peut imaginer que ça doit être absolument perturbant pour son frère, il n’allait évidemment pas questionner ses choix. « Je sais pas non plus, Pan. Ça fait des mois qu’il est revenu, tu sais. Il est revenu en même temps que Maebh. Il s’est caché jusqu’à il y a trois jours. » Il a un haussement d’épaules impuissant, et relève les yeux vers elle. Prom s’est caché d’eux pendant des mois, errant où seul Merlin savait. S’il lui en veut de n’être pas venu à eux tout de suite ? Un peu, c’est vrai, mais quelle différence cela fait-il ? Quelle importance, maintenant qu’il est de retour. « Il avait l’air paumé, et… enfin, pas bien. Ça le perturbe, tout ça. » Il fait un geste vague de la main, désignant la situation dans laquelle ils se retrouvent, et plus spécifiquement Prom. Puis il regarde de nouveau Pandore, sachant ce qu’elle doit attendre avec autant d’avidité que lui lorsque leur aîné avait passé la porte de l’Andromeda. Des réponses. Des noms. Une vengeance à prendre, enfin, après toutes ces années. Un visage à haïr, un nom à condamner. « Il ne se souvient de rien. Rien du tout. Un trou noir... » Perseus lève les yeux au ciel, grince des dents, agacé par cette simple pensée. Dix ans à attendre des réponses en sachant ne jamais en trouver. Et lorsque le destin leur offre cette chance sur un plateau, le mystère reste entier. « Je lui ai expliqué ce qu’on sait, que ce sont ces chacals de rebelles qui l’ont tué, mais qu’on ne sait pas exactement qui. Mais il ne se rappelle vraiment de rien. T’imagines ? » Il lâche un rire amer et dépourvu de toute joie, secoue un peu la tête. « Ça doit être flippant, » conclut-il plus doucement, contemplant cette réalité, essayant d’imaginer la situation du point de vue de leur frère – impossible. Impossible d’imaginer ça. Il n’a que son point de vue ; la joie et la frustration, la première prenant tout de même le pas sur la seconde. Ce n’est pas tous les jours qu’on retrouve un frère perdu.

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Sujet: Re: Bas les masques (Perseus)   Jeu 8 Mar - 17:11

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C’est drôle, qu’elle lui fasse porter le chapeau. Qu’elle lui fasse tout ce petit sermon sur la vérité qui finit toujours par éclater. Pour qui elle se prend, au juste ? Son comportement est injuste. Parce que Pandore n’est clairement pas une personne bien placée pour pouvoir tenir un tel discours. N’est-ce pas elle qui garde depuis maintenant dix ans un secret qui, s’il était dévoilé, ferait voler en éclat la famille Black toute entière ? Elle joue avec le feu, Pandore. Se permet des remontrances qui pourraient, un de ces jours, lui revenir en pleine figure. Perseus se sent coupable de lui avoir menti. Ça se lit sur son visage. Mérite-t-il, dans ce cas, les foudres de sa sœur cadette ? Il lui a menti parce qu’il n’avait pas le choix. Parce que Prométhée le lui avait demandé. Un petit mensonge, donc, comparé à ce que la sorcière garde en réserve. Parce que qu’est-ce qui se passerait, si Perseus apprenait la vérité sur la mort de leur frère ? S’il apprenait que Pandore était coupable et que durant tout ce temps elle s’était murée dans le silence ? Qu’il ait gardé le secret pour Prométhée est une trahison risible comparée à ce qu’a fait Pandore. Et ça, la gamine s’en rend bien compte.

D’où le fait que son attitude se radoucisse. Que la colère s’évapore peu à peu de son corps. « T’as fait ce qui te semblait être le plus juste. Je comprends et je te pardonne. » Elle est déçue de l’attitude de Perseus. Mais elle décide de ne pas lui en tenir rigueur. De faire outre cet écart de conduite. Parce qu’il est son frère, parce qu’il est son meilleur ami et parce qu’elle tient à lui. Elle ne souhaite pas le perdre. Pas maintenant. Pas alors que Prométhée est de retour et que le secret qu’elle partage avec Dagan risque d’imploser à tout moment. Plus que jamais elle a besoin de Perseus. « Pourquoi est-ce qu’il a attendu si longtemps avant de revenir ? » La voix est plus calme. Le regard qu’elle darde vers son frère moins courroucé. Elle veut des réponses, Pandore. Elle est curieuse. Elle s’interroge, mime l’inquiétude envers Prométhée. Pourquoi est-ce qu’il est revenu, au final ? Ne pouvait-il pas rester où il était, dans son anonymat ? « Tu sais où il était, pendant tout ce temps ? » Elle se veut enquêtrice. Tente tant bien que mal de mettre en place les pièces du puzzle. Afin d’essayer de comprendre Prométhée. De le cerner. Lui poser directement ces questions serait peut-être la meilleure chose à faire. Mais Pandore ne veut pas que Prométhée la soupçonne de quoi que ce soit. Elle n’ose même pas le voir, en fait. De peur que sa vue ne ravive en lui des souvenirs enfouis. « Tu m’étonnes que ce soit perturbant… » qu’elle se risque à dire avec un rire amer. C’est pas tous les jours que les morts reviennent à la vie. Normal qu’il ait pu se trouver complètement paumé et déstabilisé par la situation…

Y’a comme un poids qui se libère des épaules de Pandore quand son frère lui avoue que Prométhée ne se souvient de rien. Merlin merci. En même temps, si Prométhée se serait souvenu de quoi que ce soit et si il avait tout raconté à Perseus… Pas sûr que cette conversation se passerait dans le calme. Après, l’hypothèse que Prométhée se joue de la situation et qu’il attende le meilleur moment pour frapper est toujours envisageable. Mais dans tous les cas, Perseus ne sait encore rien, et c’est le principal. Si Prométhée ment, Pandore et Dagan auront tout le loisir pour s’en occuper avant qu’il ne soit trop tard. « C’est pas plus mal, qu’il ne se souvienne de rien. » Une vérité que Perseus ne peut pas complètement comprendre. Mais une vérité quand même. « Tout ça s’est passé il y a si longtemps… Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de remuer le passé une nouvelle fois. Il faut plutôt se tourner vers l’avenir, à mon sens. Oublier toute cette histoire et recommencer de zéro. » Ça c’est ce qu’elle aimerait que Prométhée fasse. Qu’il ne se sente pas enclin à chercher des réponses et à creuser plus que nécessaire sur ce qu’il s’est passé cette fameuse nuit. « Tu penses qu’il va chercher à se venger ? » qu’elle souffle dans un murmure. Comment a réagi Prométhée quand Perseus lui a expliqué tout ça ? Est-ce qu’il s’est senti trahi ? Est-ce qu’il était en colère ? Est-ce qu’il a dit quoi que ce soit qui pourrait mettre Pandore sur une piste ?
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Sujet: Re: Bas les masques (Perseus)   Mar 10 Avr - 17:18

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Ils sont là, ces mots qu’il espérait entendre, et ils font un bien fou. Ils ne gomment pas tout d’un coup de baguette magique, ne font pas s’envoler la culpabilité et la tristesse, mais le soulagent tout de même un peu de ce poids qui lui pesait sur les épaules. Le regard que lui adresse Pandore se fait plus doux, son expression moins distante et meurtrie. Rien n’est oublié, il le sait, mais l’entendre prononcer ces mots est une petite délivrance. Elle comprend. Elle lui pardonne. Perseus, lui, ne se pardonne pas vraiment, mais il n’ira pas s’accabler plus qu’il ne l’est déjà. Les disputes n’arrivent pas souvent entre eux, mais quand ils ont des désaccords, ils le jouent franc-jeu, et Percy sait comment se passera la suite. C’est fait, c’est dit, maintenant on avance. Ensemble. Et si Pandore a fait le premier pas, elle enchaîne avec le second, puis le troisième, posant les questions qui devaient lui brûler la langue. Tout comme elles avaient brûlé la sienne, ce soir où il était revenu. Des dizaines d’entre elles, fourmillant dans son esprit, s’entremêlant, l’empêchant même de les poser de manière intelligente au départ. Personne n’est préparé à un tel retournement de situation. « Pourquoi est-ce qu’il a attendu si longtemps avant de revenir ? Tu sais où il était, pendant tout ce temps ?  » Elle est inquiète, elle ne comprend pas elle non plus.

Étonnamment, ces questions importantes ne sont pas les premières qu’il avait posées à leur frère. Il avait même oublié momentanément ces points pourtant cruciaux dans la chronologie des événements. Ce sont de mois dont on parle, des mois à se cacher au lieu de revenir directement vers eux. Le pourquoi, il l’avait bien compris, mais quant à comprendre ce qu’il avait fait pendant tout ce tempe et où il avait été, ça c’était moins évident. Il avait fini par lui demander, mais n’avait pas voulu pousser l’interrogatoire plus loin lorsqu’il avait reçu des réponses un peu vagues. « Je ne sais pas vraiment où il a été, il m’a dit avoir pas mal erré du côté moldu, mais il ne m’a pas vraiment raconté ce qu’il a fait. » Une taf de plus, des cendres qui rejoignent leurs sœurs sur le sol encore humide de la dernière averse. Un vent doux se lève, dansant entre les pans de la cape de Pandore. « Il était trop désorienté et effrayé pour revenir directement. Apparemment il a mis des semaines à comprendre ce qui lui était arrivé. Et puis… » Il fume de nouveau, ruminant un peu la fin de cette phrase. Il sait que Pandore comprendrait – elle connaît le passif entre leur père et Prom – mais pour ce qui est d’elle… il comprend qu’elle soit vexée. « Il appréhendait la réaction de Père. Je lui ai dit qu’il serait ravi de son retour, au contraire, mais je crois que ça lui faisait une peur bleue. Du coup il préférait ne rien dire pour l’instant, le temps de trouver le courage de se montrer à vous. » Cela en disait long sur son état d’esprit, car même leur mère avait été mise de côté. « Je pense qu’il n’avait même pas prévu de venir au restaurant à la base. Il m’a même dit qu’il s’en irait s’il me dérangeait, » conclut-il avec un petit sourire amusé. C’était tellement Prom. S’excuser avant même d’avoir fait quelque chose, s’assurer de ne jamais déranger. Si les morts laissaient une part d’eux-mêmes dans l’au-delà, il semblait que Prom n’avait pas perdu ses manières de gentleman.

Quant à ses souvenirs perdus, Percy est un peu surpris de la réaction de Pandore. Il l’observe, fronçant légèrement un sourcil, pondérant ses paroles. Oublier le passé et tout recommencer à zéro ? Oui, elle a sûrement raison. Et c’est peut-être mieux pour Prom, en effet – revenir d’entre les morts doit être déjà assez compliqué comme ça pour en plus y rajouter des souvenirs cauchemardesques. Il sourit à Pandore, joueur. « Merlin sœurette écoute-toi, c’que tu es devenue sage. » Amusé, il n’en oublie pas cependant l’immense frustration qui bout au fond de lui. Toujours pas de nom. Il laisse tomber la cigarette sur le sol et l’écrase du bout du pied. « C’est sûrement mieux pour lui ouais, mais moi ça me casse les œufs de dragons. » Il hoche la tête quand Pandore lui demande s’il avait l’air de chercher une quelconque vengeance. « Non, je ne crois pas. Il n’a pas aimé savoir qu’il avait été assassiné, mais il n’a pas cherché à en savoir plus, » répond-il d’un ton presque agacé. Lui la voulait, cette vengeance, depuis si longtemps. Mais il semble que tout le monde ait accepté de tourner la page, même Pandore. Il l’observe un moment, pensant que sa blague sur la sagesse n’était peut-être pas si loin de la vérité après tout. Pandore avait toujours été la plus maligne entre eux deux.« Si tu veux le voir, reste manger. Il rentrera ce soir. »

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