daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 FB - L'interruption des vivants [Anatoli & Caligula]

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Âge : 29 ans à sa mort. Il en aurait 35 aujourd'hui sans son passage par l'enfer.
Sang : mêlé
Profession : Peintre, et pas des moindres...
Situation civile : Libre comme l'air... ou pas ?
Allégeance : Le Seigneur incontesté des Ténèbres
Particularité : Revenant. On croyait, à tord, s'en être définitivement débarrassé...
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Caligula Von Shaft
morsmordre - revenant
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Sujet: FB - L'interruption des vivants [Anatoli & Caligula]   Dim 8 Avr - 13:09



L’interruption des vivants






Anatoli & Caligula






Avait-on seulement besoin de se cacher lorsqu’on n’était plus attendu nulle part ailleurs que dans les heures les plus profondes et les plus silencieuses, confiné derrière le paravent chimérique et brumeux d’un cauchemar ? Bribe d’un souvenir, son visage pratiquement effacé de ce monde n’éveillait rien, qu’un malaise fugace pour ceux qui pouvaient l’entrapercevoir dans ce costume portant trop neuf. Il n’était rien dans ce petit jour naissant sur la ville engourdie, qu’un passant anonyme aux poches lestés de richesses mal acquises. Il avait délaissé sa tombe, tout comme ce vieil ami sans même se retourner, sans même s’annoncer.

Pouvait-on se perdre lorsqu’on avait déjà abandonné jusqu’à sa vie, au sens le plus littéralement du terme ? Tout semblait vague et lointain, appartenant à un roman oublié sur une table de nuit depuis un siècle, à peine existait-elle encore cette histoire, celle dont cet homme avait pourtant été le protagoniste central. Il comptait les pièces du puzzle en inspirant l’air frais du matin, près de rire de cette sensation simplette, simpliste, gonflant ses poumons décédés d’un souffle contre nature.

Si jadis il avait ressentit la morsure contagieuse de l’existence, la félicité d’être par delà la fin empoisonnait ses veines telle une drogue pour laquelle il n’éprouvait point de lassitude. Il s’étirait dans cette espace-temps comme il ne l’avait jamais fait, libéré d’un poids considérable. Rejeté sur cette berge familièrement inconnue, là où le temps s’était écoulé sans lui, tout semblait vierge de sa présence impossible. La conviction s’accommodait de ces trous béants constellant une voie brisée. On lui avait dit, il doutait, sans se sentir hargneux à l’idée de s’en être allé. C’était important peut-être, peut-être pas. D’autres visions s’imposaient et se superposaient à ce délire labyrinthique dont on lui avait déjà assuré la véracité. Pouvait-il seulement se convaincre, en avait-il envie, en avait-il vraiment besoin ?

Un soubresaut de conscience l’avait sorti de sa torpeur créatrice, pour qu’il demande à voir, à savoir sans comprendre l’interêt à présent. Un mort ne devait pas s’encombrer de cela. Néanmoins, cette carcasse réclamait son dû, étancher sa soif et sa faim comme une vulgaire enveloppe mortelle. Ce jeu de piste, une enquête désuète mais cruciale le menait de portes en portes depuis quelques jours déjà, fluctuante dans ces sursauts d’indifférence et de voracité. Il ne savait pas, le mort, ce qui était lui, ce qui ne l’était pas. Son esprit conciliait les absurdités au fur et à mesure, confondant son passé et son présent, et cette parenthèse abyssale à mi chemin dont son âme était la prisonnière.

Finalement, il se retrouva sur ce perron, partiellement enjoué de l’incongru funèbre dont il se faisait le messager. Le bois laqué lui paru orné d’une seconde jeunesse, craquant sous sa caresse dans un appel aux souvenirs remontant des tréfonds des limbes. Avait-elle toujours eu cette couleur là ? Des légions de détails brûlaient ses rétines pour l’encrer ici-bas, ou là-haut à vrai dire. Se trouver sur ce sol lui donnait le vertige; ce résidu de mort n’était qu’un parmi tant d’autres perceptions altérées. Bien que son coeur battit dans sa poitrine l’artiste ne se sentait plus vivant, il n’avait fait que traverser le voile. Les craintes n’avaient plus cette saveur, friables poussières dans sa bouche asséchée par des feux immortels eux. Alors… Il frappa, distinctement, quelques coups désordonnés, confiants, presque joueurs.



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Âge : 43 ANS et presque autant de mensonges.
Sang : MÊLÉ, il y a bien longtemps que les Karkaroff ont cessé de voir ça comme une honte.
Profession : LANGUE DE PLOMB (salle de la mort)/CHEF DES BOURREAUX, Anatoli donne la mort sans y penser à deux fois.
Situation civile : VEUF par une fois déjà, père du portrait craché de sa défunte femme. FIANCÉ à Cordelia Mulciber, union arrangée aussi inattendue qu'inédite et surprenante. La perspective ne l'enchante pas plus que ça mais Anatoli plie l'échine par devoir (si telle est la volonté des Karkaroff, il en sera ainsi fait).
Allégeance : MARQUÉ depuis si longtemps que le tatouage fait partie de son être. Anatoli a fait la guerre une fois pour le Seigneur des Ténèbres et se lancerait dans une deuxième bataille sans même hésiter.
Particularité : Aucune.
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Anatoli Karkaroff
the great shipwreck of life
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Sujet: Re: FB - L'interruption des vivants [Anatoli & Caligula]   Sam 14 Avr - 22:06

l'interruption des vivants
avec caligula von shaft

Anatoli ne compte plus ses heures. Depuis le retour des morts parmi les vivants, le langue de plomb travaille autant au Ministère que chez lui. Tout les soirs, le Karkaroff rentre au manoir les bras chargés de dossiers et de parchemins : la réactivation du Voila est un évènement inédit qui occupe l’entièreté du Ministère. Assis dans son bureau, le nez dans les parchemins et une plume entre les doigts, Anatoli gratte et rature à droite à gauche. Le chercheur a bon se passionner du phénomène, les tenants et les aboutissants continuent de lui échapper. Les heures se succèdent et le Karkaroff n’est pas plus prêt de comprendre leur présence qu’au départ. Frustré, Anatoli repousse ses parchemins dans un soupir, passe une paume fatiguée sur ses traits tirés. Milles choses se succèdent au fond de l’esprit d’Anatoli, autant de questions sans réponses qui se bousculent derrière ses yeux éteints. La fascination du Karkaroff pour le phénomène n’a d’égale que sa frustration de ne pas le comprendre.

Les réflexions du bourreau sont interrompues par quelques coups frappés distinctement contre la pote du manoir. D’un geste de la main, le maître des lieux envoie un des elfes de maison ouvrir à l’inconnu. Anatoli profite des quelques minutes de répit données par la créature pour ranger ses papiers à la hâte, rassemblant feuilles et plumes dans un tiroir avant de se diriger vers le hall. C’est un sourire joueur qui se dessine sur les lèvres du langue de plomb à peine le pied posé dans les escaliers menant à la porte d’entrée. Caligula Von Shaft. Si quelqu’un était destiné à revenir d’entre les morts, c’était bien lui. Anatoli rigole légèrement, ouvre les bras. « Quelle bonne surprise ! » Et le Karkaroff est on ne peut plus sincère. Caligula fait partie de ces amitiés particulières dans lesquelles Anatoli a pris plus de plaisir que de raison. « Mon vieil ami. » Rigole le chef des bourreaux, laissant de côté les années précédant la mort du peintre. En effet, s’il y a bien une chose que le russe place par dessus l’amitié, ce sont les apparences. Les frasques de Caligula ne sont passées inaperçues et Anatoli s’est sans surprise rangé à l’opinion majoritaire. Car si les lubies du peintres l’amusent et le distraient, il a toujours eu conscience qu’elles ne valaient pas sa réputation. Le Karkaroff s’est donc éloigné lorsqu’il a senti venir la tempête, s’est retiré du jeu avant les derniers coups. Et il n’y a jamais repensé, jusqu’aujourd’hui.

Le langue de plomb s’avance dans le hall jusqu’à la porte, renvoie l’elfe de maison en cuisine de quelques mots bien sentis avant de faire signe à Caligula de rentrer. « De retour d’entre les morts, donc. Constate Anatoli sur le ton de la plaisanterie. Comment vas-tu ? » La question est à double tranchant : le Karkaroff demande autant par amitié que par intérêt. Le serpent s’avance jusqu’au petit salon servant à recevoir les invités et sert deux verres de whisky pur feu, en tendant un au fantôme. L’opulence de l’endroit complémente l’exubérance du propriétaire des lieux. Anatoli n’a pas tant changé que ça pendant l’absence de Caligula. Quelques années se sont ajoutées ci et là sur son visage, certes, mais l’homme reste le même. Dans tout ses vices. Le Karkaroff aime les mondanités plus que de raison, se plaît dans la représentation et sous le feu des projecteurs. Jamais vraiment sincère, toujours un pied dans la discussion et un sur une scène de théâtre. Anatoli porte cependant le cristal à ses lèvres et trinque dans un geste amusé. « A ton retour parmi nous, je suppose. »

L’accueil est aussi chaleureux qu’il n’est secret.
Un secret dont ils ont tout les deux conscience : Anatoli lui a tourné le dos une fois par le passé. Ce n’est pas pour risquer sa nuque pour lui aujourd’hui.

_________________
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