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Nous jouons en avril 1996 !

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 EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)

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Edward Travers
morsmordre - sorcier
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morsmordre - sorcier

INVENTAIRE
PROFILMessages : 56
Gallions : 30

Âge : quarante-et-un ans. et le temps marque son rythme sur ton visage, trace les récifs d'une vie à traquer, chasser, tuer.


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Sujet: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Sam 7 Avr - 21:41

Edward Travers
am i wrong?

Nom : Comme ceux que tout honoraient, que leur devoir condamnaient, tu es né TRAVERS. De père en fils, de gloire en gloire, tu fus de ceux destiné à protéger, à sauver les plus démunis, les plus faibles ; il est vrai, Travers rimait avec générations d'aurors, traqueurs de mages noirs. Il n'en est plus rien, le dernier des Travers auror pourrit à Azkaban. Il fut un modèle, il fut ton paternel, et, sans hésiter, tes frères et toi l'avez trahis, punis. Sans hésiter, tu as tourné le dos à toute une histoire, une mémoire, acceptant le poids de devenir paria, source de moquerie, de mépris. Aujourd'hui, l'honneur est une raillerie, une vaste fumerie. Et pourtant, il te colle au corps et au coeur. Trop bien éduqué à servir, à soutenir, à détruire, le devoir est chevillé à l'âme. Au fond, la loyauté, la fidélité sont les seules choses à avoir changées ; tu es resté le même. Tout comme tes frères.

Prénom : Le prénom puise dans la vieille Angleterre, dans ce qu'elle a de plus pure, de plus conservatrice. Ironique. Puisque là où Charles est royal, tu es le protecteur de la richesse personnifié en  EDWARD. Tu es celui qui sauvegarde, gardien de ceux qui ont faits ta richesse, ton amour : les tiens. Pourtant, tes frères l'ont bien vite raccourcis en un Eddie affectueux, tendrement chaleureux. Certains amis ne sont pas vraiment hésitants, regardant à en user et abuser. Tant et si bien que certains ont oubliés, tronqués ton prénom, comme ceux de tes frères, pour les faire devenir Charlie, Eddie et Jamie. Il n'y a que votre père pour les prononcer entier, les jeter avec mépris, haine à vos visages. Et parfois, il y a un peu de regret à ne plus être son fils chéri, tellement aimé, adoré.

Date et lieu de naissance : Né le 8 JANVIER 1955, SAINT-MANGOUSTE, il paraît que la neige tenait encore au coeur et au sol. Il paraît que Charlie n'était pas très content de ne pas pouvoir profiter de son nouveau jouet, si vite oublié lorsque vos yeux se sont rencontrés, ne se sont plus quittés. Irrémédiablement, ta naissance fut baignée, pressée par l'amour et la tendresse. Ta naissance était attendue, prévue, millimétré, faisant le bonheur d'un couple déjà à la dérive ; une dernière tentative pour sauver ce qu'il restait. Tu n'as pas suffit, tu n'as pas réussi à retenir une mère. Personne n'a réussi. Rien ne le pouvait, ne le devait.

Nature du sang : Le sang a toujours été PUR, immaculé. Puisque si les tiens furent connus pour leur étrange tolérance envers les impurs, leur opinion ouverte et légère, ils ont toujours refusés de se mêler à eux. Puisqu'il est bien connu que la pureté a ses avantages, a son histoire. Puisqu'il est bien connu que le devoir et l'honneur sont des fardeaux portés par ceux qui se doivent d'être supérieurs. Puisqu'il est bien question d’orgueil, de traditions auxquelles on ne peut déroger, ni s'effacer ; Les Travers sont et resteront purs. Quoiqu'il vous en coûte.

Statut civil : VEUF DE SARAH TRAVERS, ce fut un mariage par défaut, une union vite arrangée, pressée par la nécessité. L'amour, à ton grand regret, n'a jamais pointé le bout de son nez. Alors, il y a eu l'amitié, la compréhension, la douceur pour adoucir le mariage forcé. Il y a eu la tendresse des corps qui se mêlent et s'entremêlent pour oublier celle perdue, celle qui fut balayée par la mort. Il y a eu un peu d'oubli, un peu d'illusions de pouvoir y croire un peu, juste un peu. Eliott en est né, et Sarah en est morte.  (Re)nouvellement FIANCÉ A AVA SHAFIQ,  il y a comme des airs de déjà vu, des peurs de la perdre encore. Il y a comme une incompréhension de la voir inchangée, si belle comme lorsque tu l'as quitté, la mort l'a embrassé. Et pourtant, ton honneur t'ordonne de remplir le contrat conclu, tes frères t'ont poussés à accepter ; Les Shafiq sont des alliés précieux, ombrageux. Et toi, tu es un peu perdu, un peu coupable, aussi. Tu sais pas si elle veut encore de toi. Tu sais pas si sa gentillesse peut encore pardonner la timidité, les airs patauds de l'ours mal léché. Pourtant, tu veux bien (ré)essayer.

Profession : Promu CHEF DES RAFLEURS  en 1994, c'était une place naturelle, peu cruelle. Elle te revenait même de droits. Tu as prouvé, mieux que personne, que tu savais traquer, chasser, tuer ceux qui ont l'audace de croire en l'Ordre. Rafleur expérimenté, tu en as abattu des anciens amis de ton père. Tu en as traîné d'autres devant la justice magique, sans jamais hésiter, sans jamais trembler. Tu as ça, dans le sang, la traque, le goût de la chasse. Tu l'as toujours su, tu y as toujours cru.
CHEF D’ÉQUIPE DES INTERROGATEURS. Tu as en toi de quoi faire parler, déverser la moindre vérité. Et ce même si tu dois passer par des moyens détournés, calculés. Et ce même si tu dois torturer tes proies. Tu n'as pas de réelles culpabilités à le faire, à être toute en cruauté. Tu sais te détacher, faire ce qui est nécessaire. 

Particularité : AUCUNE. Nul dons innés ne se baladent dans ta famille, et tu es sûrement pas assez bon pour devenir animagus, ni faire de la magie sans baguette. Tu acceptes ta banalité, ta triste fatalité de n'être que né sorcier, exprimant un brin de fascination pour ceux qui furent toucher par la grâce de la magie.  Sûrement un peu d'envie aussi. Tu oublies que ta particularité est celle d'avoir tant tués de tes compatriotes Phoenix dans cette guerre. Tu oublies que c'est cette méfiance, cette différence qui t'alourdissent les épaules, te font plier l'échine ; On a encore un peu peur de toi.

Ancienne maison/école : Le serpent a beau ceindre ton avant bras gauche, il n'est question que de la rage des GRYFFONDORS, au fond de tes tripes. La témérité, l'impulsivité, la franchise sont tes leitmotiv, s'imprimant dans ton sang trop chauds, te filant des airs de guerriers bien trop patibulaires pour être cherché, remarqué. Il est vrai ; Tu es lion rugissant jusqu'au bout du coeur, jusqu'à ton dernier souffle. Tu ne saurais pas être autrement. Et beaucoup l'ont appris à leur dépend.

Patronus : Il y a bien longtemps que le GRIZZLI n'est pas apparu. Il y a bien longtemps que le courage, l'instinct de protection de l'animal s'en est allé. Parce que tu as fait des choix, parce que tu es marqué. Parce que le patronus ne peut pas survivre dans les ténèbres des serviteurs de Voldemort.

Epouvantard : LE CORPS SANS VIE DE TON PETIT GARÇON, ELIOTT jonche le sol. Ses beaux cheveux blonds s'étalent, ses yeux fixent le vide. Tu as échoué, tu n'as pas réussi à le protéger ; Tu ne l'as pas assez aimé, regardé. Tu n'étais pas assez, tu n'as jamais été assez.

Baguette Magique : Les TRENTE-DEUX VIRGULE CINQ CENTIMÈTRES DE CHÊNE ROUGE s'accrochent à tes doigts, les écorchent presque de cette trop longue histoire que vous partagez. Amie fidèle, elle a été conçue pour les duels, la puissance magique qui te brûle le coeur. Et il est vrai que t'es bon à ces jeux-là, que tu es habitué à ses batailles, aux entailles qui s'étalent sur ton visage. Ce qu'on oublie de dire, c'est qu'il a fallu dompter le mauvais caractère de la rougeoyante. La faute a son coeur : un VENTRICULE DE DRAGON. Susceptible, les accidents ont été légions à l'adolescence, refusant de se laisser dominer, apprivoiser. Ce sont les années, la guerre qui vous a rapproché, complété. Tu ne pestes plus, tu ne veux plus d'une autre alliée. Elle t'a prouvé plus d'une fois qu'elle savait te sauver la peau, préserver tes vieux os.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
 Morsmordre

Questions générales

Que pensez vous des revenants ? La FASCINATION est tendre, puissante, quasi digne d'une curiosité d'enfant, d'innocent. Depuis qu'Ava est revenue, depuis que tu l'as revu, il y a cette incompréhension, bordée d'une joie tendre, douce.  Et tu es tellement demandeur d'être à leur contact, à son contact. Tu multiplies les rendez-vous, les soirées mondaines – toi, qui les a en horreur, toi qui n'est que douleurs lorsque la bonne société se met à parader, à te railler, dans l'espoir de la voir, de l’apercevoir.  Tes frères t'ont soufflés que ça te rendait suspect, gauche, voire carrément psychopathe. Tu voudrais juste rebâtir des ponts entre elle et toi, tu voudrais juste la revoir sourire, te sourire. Parce que tu sais bien, tu comprends bien qu'Ava n'est plus vraiment Ava. Tu comprends bien qu'aussi sûrement que la guerre t'a abîmé, s'entête à te rattraper, la mort l'a métamorphosé, changé à jamais. Et il faut tout recommencer, tout abandonner de ce que tu connaissais d'elle. Il faut essayer de nouveau, espérer qu'elle voudra encore du monstre un peu pataud, de cet homme ennuyeux qui ne vibre que pour les chasses à l'homme. Et si tu es sincèrement heureux  de son retour, tu es suspicieux envers ces autres que le voile a recraché. Tu crains de voir apparaître ceux que tes frères et toi avez abattus, ceux qui vous ont maudits pour avoir trahis. Ils n’espèrent que la vengeance, la revanche, et, c'est une multitude d'ennemis que tu dois de nouveau vaincre, avec lequel tu dois te débattre. Même si tu dois encore les tuer, alors qu'il en soit ainsi.

Que pensez-vous du régime de Voldemort ? De HÉROS A PARIAS, il n'y a qu'un pas : la marque. La fidélité, l'allégeance étonnent encore, détonnent avec la splendeur, la chaleur des Travers. On murmure que ce n'est pas normal, qu'on ne peut pas faire confiance à ceux qui ont mordus, abattus les Phoenix. Un jour, c'est bien connu, reconnu, vous trahirez encore. Pourtant la marque crache le contraire sur les avant bras gauche de chaque frères Travers. Pourtant, tu sais que la loyauté est imprimée, ancrée à même l'âme. Le Régime vous a sauvé, a pardonné les erreurs du passé, la naïveté du paternel. Et tout ce que fait le Lord est bon, bien. Tout ce qu'il ordonne, tu l'appliques, soldat efficace, guerrier valeureux, aventureux qui a prouvé la confiance, l'assurance. Et tu ne clignes pas des yeux, même si tu tues, tortures pour lui. Tu as bien appris, compris que la salvation, l'absolution est dans les mains de Voldemort. Tu as bien compris que les tiens et toi, vous avez bien choisis. Et le soutien reste indéfectible, indestructible. Rien ne peut émousser ta loyauté. RIEN NE PEUT SACCAGER LA CONFIANCE, la patience, la pertinence. On sait, au fond, que les mains sont ensanglantés, que les coeurs sont ravagés, que vous êtes les monstres bien dressés du gouvernement, les chiens enchaînés par l'honneur, l'allégeance, l'obédience accordée au serpent.

Que pensez-vous du retour de Dumbledore ? Avez-vous peur d'une nouvelle guerre ? Il y a de LA RAGE, celle d'avoir échouée, celle de devoir recommencer. Ce n'est pas le désespoir, la frustration de revoir L'HOMME QUE TON MAÎTRE A ABATTU, c'est la sensation que l'Ordre revit, respire. C'est la sensation que le travail n'est pas complet, qu'il faut reprendre les armes, se refaire faiseur de drames, de larmes. La guerre t'en est un habitué, un enfant. Tu as pratiquement été façonné pour elle, élever à la faire. Et il n'y a que plus de convictions, de raison de la faire ; Le Phoenix n'a pas su crever, rester un tas de cendre, alors tu vas les forcer à plier, à y rester. Alors tu vas reprendre les armes, tu vas redevenir le monstre, le chien en mal de reconnaissance, prêt à tout pour prouver qu'il est digne de confiance.  Et tu as pas peur, les yeux bleus posés sur l'horizon, prêt à faire ce qui doit être fait, prêt à protéger les tiens. Et tu fais croire que tu crains rien pour tes frères, les gosses engendrés. Tu fais croire que tout va bien, que le problème sera bien vite étouffé, balayé. La contrariété sera bien vite envolée ; Le vieil homme apprendra à rester mort.


Le moldu derrière l'écran

Pseudo/prénom :  lionheart ou lucie.

Âge :  22 ans, bientôt 23.

Pays :  france  

Fréquence de connexion  :  chaque jour de la semaine, mais ma fréquence de rps dépend de ma vie personnelle, malheureusement.  

Avatar :  michael fassebender

Inventé ou Scénario ?   inventé, famille prise dans les sang-purs à inventer.

Où avez-vous connu le forum ?  - pointe du doigt Maebh -  c'est de la faute à la madame là    

Le mot de la fin : si vous voulez un lien, n'hésitez pas, je suis totalement pour    

Crédits :  n'oubliez pas de créditer les auteurs de vos gifs et avatars


Dernière édition par Edward Travers le Lun 7 Mai - 21:59, édité 10 fois
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Edward Travers
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Sam 7 Avr - 21:42

Cistem Aperio
ANYTHING’S POSSIBLE IF YOU’VE GOT ENOUGH NERVE.


The Family Tree
IT’S GOING TO BE OKAY. HOW DO YOU KNOW? I’LL BE CLOSE BY.


AVRIL 1958 ⊹ Les yeux clairs fixent la femme du tableau. Il y a un silence, un poids que signe l'absence. « 'Sharlie ? Écorche la voix d'enfant, ta voix hésitante alors que ton regard dévie vers ton aîné. Aussitôt, vos regards se rencontrent, et tu pointes le tableau du doigt. 'Man là ? » Tu grignotes les mots aussi sûrement que ton aîné les tire sans difficulté, d'une manière aisée. Tu es plus petit, il paraît que tu dois apprendre, comprendre avant de saisir la subtilité, l'intérêt du langage. « Oui, c'est notre mère. Où ? Toujours cette question sur le bord de la langue, toujours cette tentation de savoir où elle est, si elle reviendra, si elle t'a un jour aimé. Je sais pas. 'Pa sait ? Non. Oh. 'Pa triste ? Demandes-tu en penchant la tête, en cherchant à déceler la profondeur du chagrin du paternel, de ces nuits sans sommeils, sur ce voile qui tombe sur ses yeux lorsque tu demandes encore après ta mère. Charles se gratte un peu la tête, réfléchit longuement : Je crois. Tu sais, une interruption et il s'approche délaissant son jouet « pour grand » et avec lequel tu n'as pas le droit de jouer, de toucher, lorsque Papa refuse d'en parler, c'est sans doute qu'il a trop mal pour s'en souvenir. Mal ? Comme lorsque tu cours dans le jardin et tu tombes. Un froncement de sourcils alors qu'il t'attrape dans ses bras, te ramène contre lui. Vui, z'aime pas quand fait mal. Papa, c'est pareil. Bisou mazique ? Glisses-tu parce que, pour toi, les chagrins s'arrêtent lorsque les baisers les stoppent, lorsque l'amour étouffe la détresse, le stress. Un rire fleurit du bout des lèvres de ton aîné : Ce n'est pas un bobo qu'on arrête avec des bisous magiques, Eddie. Pou'quoi ? Parce que c'est un chagrin de grand. » Et tu ne comprends pas bien, ne sais pas bien pourquoi les tristesses des grands se soignent si mal, sont aussi fatal, alors tu juges bon de conclure : «  Nul de devenir grand. »

Charlie rit un peu, malicieux, tendrement taquin, délaissant, abandonnant le masque, la dignité de l'héritier. « Tu dois pourtant grandir. Pou'quoi ? Parce que je suis sûr que tu seras un grand formidable. Ow, un rougissement colore tes joues. Déjà enfant, tu ne sais pas trop bien gérer, apprivoiser les compliments. Beuh, t'moques enco'e de moi,  Petit garçonnet, tu tentes de t'échapper de l'étreinte de ton aîné, d'échapper à sa tendresse. Pas zentil ! Grondes-tu, grognes-tu sous ses rires alors qu'il te tient, te retient : Mais non, mais non, c'est sincère, souffle-t-il. Tu p'omets sur le tableau de 'Man ? Fais-tu, en te calmant, en te retournant vers Charles. Il est visiblement très amusé à l'idée de te gêner, de te tourmenter. Bien sûre, je te protège, tu sais bien, non ? Et il y a toujours cette lueur dans ses yeux clairs, il y a comme ce serment que rien ne peut entailler, taillader. Il n'a jamais voulu en parler, jamais voulu l'esquisser, mais il a promis ce jour-là où 'Man a disparu. Il se l'est, sans doute, dit à lui-même aussi : Maintenant, il veillera sur toi. Il te protégera quoiqu'il adviendra.

« T'crois qu'Man en voudra à 'Pa ? Non, Eddie. C'est elle qui est partie. » C'est elle la responsable, c'est elle qui n'est pas pardonnable. Votre père n'est pas condamnable d'essayer, de se laisser tenter. La fidélité a, depuis longtemps, été désertée, abandonnée.  Peut-être même que c'est elle qui l'a trompé, qui s'est envolé au bras d'un autre, comme le suggère tantine. « T'crois que Zuliet nous aime'a bien ? Il n'y a qu'une façon de le savoir, Ed'. Mh ? Quelque chose te dit que tu ne vas pas apprécier son idée, pas non plus l'envisager du bon côté. Il faut que tu te laisses coiffer les cheveux pour la rencontrer. Tu renifles doucement, plaques tes petites mains sur tes cheveux roux : Mais mes sheveux. Allez, c'est trois fois rien, et tu n'auras plus cet épis. Il sourit, en tournant la mèche rebelle entre deux de ses doigts. Et tu recules : Mais Zelda fait mal, chouines-tu, en te souvenant comme l'elfe a tiré, t'a fait pleurer. Et si c'est moi qui le fait, ça ira non ? Tires pas ? Souffles-tu, en lui tendant un doigt pour promettre, juré : Si t'mens, t'iras manger des sc'outs à péta'd. Promis. », rit-il, en attrapant ton doigt, un sourire rassurant, entraînant sur les lèvres.

DANS LA SOIREE ⊹ « Juliet, ton père serre doucement ta main dans la sienne, je te présente mes garçons. » La nervosité est visible, incorrigible, la peur est dévorante, étrange. Tu voudrais juste t'échapper derrière la jambe de ton père, tu voudrais ne pas faire face à cette femme blonde, à ses yeux si clairs. « Bonjour Madame, souffle Charles, en exécutant une courte révérence, déployant ses trésors d'éducation, tout le poids de son héritage. Il est charmant, puissant, pesant, déjà à cet âge. Mon frère et moi, nous sommes ravis de vous connaître. Elle sourit doucement la femme : Tu peux me tutoyer, tu sais ? Sa longue robe de soie bleu dégringole sur ses jambes, alors qu'elle s'avance vers vous. Dans le clac clac de ses talons, elle finit par s'accroupir face à vous deux. Tu dois être Charles, non ? Oui, madame. Brrrr, je ne suis pas encore une vieille personne, appelle-moi Juliet. Mon père m'a toujours dit que ça ne se faisait pas d'être familier avec une jolie dame, ricoche-t-il du tac au tac, dévoilant la puissance de son intelligence, la gêne de votre père. Charles, c'est différent, Juliet va être ta nouvelle – Et elle l'interrompt d'un regard cet homme qu'aucun combats ne fait trembler, vaciller, que les femmes ont ravagés. Tu ressembles vraiment beaucoup à ton père, Charles, et elle vise juste la femme, elle décèle la poitrine qui se gonfle de fierté, l'orgueil est attrapé, allumé. Il m'a tout appris, lâche-t-il, sobrement, et en filigrane, on peut déceler l'adoration, la passion, l'amour en bouquets de toujours. Tu as bien appris, et elle caresse d'une main chaude sa joue, avant de porter son attention vers toi. Tu dois être Edward, toi ? Vui, couines-tu, timide, docile, figé alors que tu espérais disparaître. Et tu l'espères encore en fixant tes pieds. Tu es timide ? Un soupire de ton père : Il ne l'est pas pour certaines choses, juge-t-il bon de commenter, te faisant grimper le rouge aux joues. Oh ? Tu es le petit téméraire qui se glisse partout et surtout là où il n'a pas le droit ? Z-Z'ai pas fait exprès de tomber quand 'Pa s'entraînait, marmonnes-tu, doucement, en reculant derrière ton père. Et puis ze voulais zuste essayer la mazie. Tu arraches un sourire à Henry, lorsqu'il t'a retrouvé en train de jouer avec sa baguette, lorsque tu as été propulsé dans le tapis d’entraînement par une gerbe de magie offensive. Et le pire ? Ça t'a fait rire. Et Juliet en rit aussi : Tu as hâte de faire de la vraie magie ? Oh oui, madame. Ze veux d'venir fort comme 'Pa, fais-tu les yeux brillants, éclatant, rendant cramoisie ton paternel. Et puis ze veux mettre plein de méshants en prison ! Elle sourit, et tu ne perçois pas que tu t'es avancé, que tu parles en faisant de grands gestes. Je suis sûre que tu y arriveras et que tu rendras ton père très fier, Eddie. » Et dans ton coeur d'enfant, il n'y a pas plus grande mission, invitation que celle d'égaler, de surpasser le père. « Tu permets ? Elle ébouriffe un peu tes cheveux, faisant ressortir l’épi : Tu es plus beau comme ça. » Elle sourit, elle t'a séduit aussi sûrement qu'elle a conquis ton père.

MARS 1959 ⊹ «  Edward, tu sais que ce n'est pas très bien d'espionner les gens ? », rit Juliet Travers, en arrosant une de ses plantes. « Viens m'aider au lieu de m'observer, souffle-t-elle, en t'invitant d'un geste de la main, et tu entres doucement, lentement, un peu penaud. J'voulais pas espionner, ronchonnes-tu, j'voulais voir si ça allait bien. », murmures-tu, intrigué, ta  curiosité piquée par le ventre rond de Juliet. Ton père t'a expliqué que la vie qu'elle porte doit être protégé, surveillé. « J'voulais pas t'embêter, 'man. », susurres-tu, souffles-tu, craignant toujours de déranger, craignant qu'elle t'abandonne à son tour. Comme l'a fait ta mère de sang : « Tu ne m'embêtes jamais, Eddie. Viens plutôt m'aider. Tu t'avances un peu, tu aimes pas trop toutes ses plantes. Il y a en a même une qui veut te grignoter, t'en es certain. Et tu te ballades toujours au milieu de la serre, pas vraiment, pas tellement serein. Sûr ? L-La dernière fois, j'ai failli en c-casser une. Oui, mais, tu as promis de faire attention. Tu feras attention, non ? Tu regrettes aussitôt ta promesse de faire attention, de ne pas pouvoir t'éloigner de ces trucs. Oui, m-mais Charles est plus doué que moi. Ce n'est pas Charles qui m'espionne. Mrhf. » Tu as juste envie de souffler qu'il sait être plus discret que toi, lui ne se serait jamais fait prendre la main dans le sac. « C'est lui qui t'intrigue ? Demande-t-elle en caressant son ventre, scrutant ton visage et tes yeux fixés. Oui. Un silence, tu grommelles, hésites et finis par céder : Charles et moi, on ne vous suffisait pas à Pa et toi ? Juliet te fixe, les yeux écarquillés, bouche bée devant la question. P-Pas que j'veux pas être grand frère, mais j-je veux pas, et la tête est basse, la voix s'étrangle un peu, que tu m'aimes plus. » Pire, qu'elle te laisse, te délaisse. « J-Je veux pas que tu m'abandonnes. », c'est juste un chuchotis à voix basse, un murmure perdu dans la plante. Tu aimerais bien qu'elle t'avale pour une fois.

« J-Je. Pardon. C'est nul de t'demander ç- Ed, regarde-moi, souffle-t-elle, brutalement, abruptement. Et tu as trois secondes d'hésitation avant de rencontrer son regard : Je ne vais pas t'abandonner. Tu es mon fils, tu sais ? M-Mais, y en a un autre. Un vrai qui va finir par te remplacer, tout lui faire oublier. Et tu as promis d'être un grand garçon, de pas faire de crises mais tu veux pas (qu'elle t'oublie) (qu'elle te délaisse) (que tu restes le garçon sans mère). Ça ne changera rien. J'ai le coeur assez grand pour aimer trois magnifiques garçons. Même si je ne t'ai pas porté, ni Charles ; jamais, je ne pourrais vous quitter. » Et tu es un peu rassuré, apaisé. « Et puis, tu sais ton petit frère va beaucoup t'aimer aussi, elle tapote son ventre. Tu verras, c'est toi qui vas devoir trouver beaucoup de place dans ton coeur . » Et tu ne sais pas très bien si elle a raison ou si, comme elle le souffle, tu l'aimeras sans limite, avec déraison.

« Mouai, j'sais pas », avoues-tu, doucement mal à l'aise, doucement sur le bord des lèvres, comme si craignait de l'offenser. Les yeux clairs viennent rencontrer les siens, les doigts approchent tremblants du ventre : « J'aime pas trop, trop qu'on t'vole », murmures-tu, tout bas, trop bas pour qu'elle puisse entendre. Tu as juste la peur qu'elle te laisse, qu'elle te délaisse, qu'elle le préfère. Et p'tet que tu es trop possessif, p'tet que tu as trop besoin d'elle, toi, le gosse sans mère. Toi, toujours un peu à la recherche de repères.

Tu as beau le sentir bouger, remuer dans ses entrailles, tu as beau savoir, tu veux pas y croire : « Et si c'est lui qui ne m'aime pas ? » Il y a toujours cette terreur terrée dans le coeur, il y a toujours ces hématomes, ces ecchymoses ; la peur de ne pas être aimé, la peur de ne pas être assez. « Je sais qu'il t'aime déjà, moi. », souffle-t-elle, en passant sa main dans tes cheveux, ébouriffant les mèches rebelles : « Je lui ai dit comme tu étais digne d'être aimé, Eddie. Et il a hâte de te rencontrer. » Les espoirs de Juliet sont tenaces, vivaces, remplissant peu à peu toutes les crevasses de confiance, d'indifférence.

16 MAI 1959 ⊹ Tu portes dans tes bras la petite peluche de naissance : « 'Man est fatiguée ? , demandes-tu, doucement, tendrement à ton père, en caressant du bout du pouce sa main. Il se stoppe dans le couloir immaculé, t'observant lentement, un sourire doux sur les lèvres. Oui, mais elle tenait à vous voir, souffle-t-il, à toi et Charles. A vous présenter James. Jamie ? Oses-tu, susurres-tu, les yeux tendrement empruntés de malice, de délice. Il sourit, tu devines qu'elle a fait exprès, que c'est un cadeau pour que tu te sentes encore aimé, désiré. Elle n'a pas arrêté d'être 'man, elle est juste la vôtre. Oui, Eddie. » Le rougissement de plaisir colore tes joues, te rend plus adorable, plus atteignable. Et il faut un sourire, un rire de  Charles pour te tirer de ta joie : « Tu es encore tout rouge, Eddie. C'est pas vrai, d'abord ! Si, si, si, je t'assure. Il s'approche, frotte un peu tes joues, grignote l'air d'un rire. Beeeuh, t'es encore méchant avec moi. Je te dis juste la vérité. Non. Si. Non. Si. Les garçons, soupire votre père, imposant le silence, la décence, ne faites pas de bruits. Il y a des bébés qui dorment et vous allez vous attirer les foudres des mères. Et vous ne voulez pas ça, n'est-ce pas ? Des « non » violents de la tête. Vous faites bien, ça peut être de vraies furies. » Et il se détourne pour s'éclipser dans une chambre. Tu te penches vers Charles, murmure sous des airs de confidence d'enfant : « T'crois que Papa s'est battu avec des madames pas contentes ? Un sourire de Charles ; Sûrement, Papa est très très courageux. » Dans vos yeux, l'homme est une montagne, un modèle à égaler, à imiter.

« Edward, Charles, venez. Invite-t-il, doucement, lentement. Tu ne sais pas très bien si il vous a entendu, et si il choisit de le nier, de le balayer. Timide, tu avances derrière Charles. C'est peut-être pour ça que tu es le dernier à la voir. Juliet est fatiguée, a les traits tirés, mais son bonheur est éclatant, brûlant. Sa beauté n'en est que plus renversante, touchante : Charlie, Eddie, souffle-t-elle, le sourire léger, le regard pressé vers vous deux, naviguant entre la tête blonde et rousse. Venez, mes garçons, approchez. » Elle tient contre son sein, un enfant endormi. Et vous obéissez, toi, tremblant, avouant ta défaite : « Je vous présente votre frère, et elle décolle le bébé, un peu fripé, un peu ridé. Il dort à poings fermés, le souffle agitant des rêves paisibles. Bouches-bée, les mots semblent s'être envolés, froissés à tires d'ailes. Et tu recules d'un pas, soudainement paniqué ( de mal agir) (de ne pas être digne de ce frère). Et Juliet te retient du bout des doigts : N'aie pas peur, il ne va pas te manger. Mais il est tout, tout petit, glapis-tu, et tout fripé. Un sourire : Insinues-tu que ton petit frère est moche, Eddie ? Elle semble amusé de ton désespoir, de toi, à la recherche du moindre échappatoire. Bha non mais oui, mais non. Il est clairement moins beau que Papa, vole Charles à ton secours, le regard bercé d'amusement, la voix charriant l'humour. Peuh, il est beau comme chacun d'entre vous. », murmure la mère émerveillée alors que le bébé baille. « Tant qu'il ne pleure pas, amour, tout me va, enchaîne ton père. Et c'est là que tu décèles les poches sous ses yeux, c'est là que tu comprends qu'il a été inquiet, que la grossesse fut compliquée, désordonnée. Et tu oses t'approcher, lui toucher la joue. Ses yeux s'ouvrent, son nez se fronce et se froisse: Jamie. » Et peut-être que c'est là tout le génie de Juliet : James a toujours été un frère, et pas un demi-frère. Et le nourrisson tend les doigts vers toi, enserre un doigt de ta main, et, c'est comme silencieusement, tu l'avais déjà accepté, qu'il t'avait apprivoisé.




Citation :
10 AVRIL 1953 : Naissance de Charles « Charlie » Travers, aîné d’Henry et Elizabeth Travers. 8 JANVIER 1955 : Naissance d’Edward « Eddie » Travers, deuxième fils du couple. 3 AOÛT 1956 : Elizabeth Travers abandonne enfants et mari. Elle disparaît du monde magique, malgré les recherches pour la retrouver.  7 JUIN 1957 : Elizabeth Travers est déclarée morte, son mari devient veuf. 6 AOÛT 1958 : Après 6 mois de relation, Henry épouse en juste noces Juliet, une sang-pur anglaise qui lui a ravi son cœur et fait retrouver le bonheur. Les garçons sont heureux d’avoir une nouvelle maman et elle ne rechigne pas à traiter les enfants d’une autre comme les siens. 14 MAI 1959 : Naissance de James « Jamie » Travers, dernier fils de la fratrie Travers.








The Brotherhood
HEARTS ARE BREAKABLE. AND I THINK EVEN WHEN YOU HEAL, YOU’RE NEVER WHAT YOU WERE BEFORE.


1ER JANVIER 1964  ⊹ « Sale pute, crache la voix du père, haineuse, affreuse, métamorphosée dans des accents de fureur à t'en glacer les os. Tu te figes alors tu vois les traits d'Henry, déformés par la colère, il pointe sa baguette vers Juliet, écœuré, dégoûté. Tu as osé», persifle-t-il, violent, ombrageux. L'orage gronde et Juliet reste silencieuse. Son visage s'est fermé et tu ne sais pas si elle a peur ou si elle se prépare à lui jeter ses quatre vérités. Toi, tu t'es ratatiné, écrasé aux côtés de Charles. « Comment as-tu pu ? Et tu décèles les pointes de souffrance derrière la violence. Il a attendu que tous les invités se soient tirés, que les cendres de la fête refroidissent.H-Henry, je – Ferme ta gueule. Un grondement dans sa barbe rousse, les yeux brillent d'un éclat d'horreur, douleur. Je ne veux plus t'entendre, je ne veux même plus te voir. Un silence. Juliet se tait, elle comprend qu'elle a tout perdu, que tout est perdu. Par égoïsme ou lâcheté, elle a détruit ce qu'elle pensait intouchable, increvable. Elle a juste oublié que l'homme blessé ne pardonne pas. Tu te casses. Ce soir. » La sentence est tombée, telle un couperet.  Elle en a le souffle coupé.

« J-Je ne vais pas abandonner m-mes enfants, balbutie-t-elle, tentant, essayant de s'en tirer, de s'échapper. Et peut-être qu'elle reprend trop de confiance, d'assurance alors que ton père s'est déjà tourné, détourné. Peut-être qu'elle n'a pas réalisé qu'il est bien plus dangereux qu'il n'y paraît, baguette levée ou pas. Je ne suis pas ton ex, je ne vais pas partir. Les grincements du bois se stoppe, et il se retourne, prêt à la tuer : Mon ex ne m'a jamais trompé, explose-t-il. Mon ex n'aurait jamais blessé mes fils. C-Ce sont les miens aussi. Non. Tu as perdu ce droit dès que tu t'es fait sauter par ton amant, comme la sale sorcière de joie que tu es. M-Mais j'étais seule. Oh navré pour toi, je suis presque disposé à en chialer. Tu oublies de dire que pendant que, toi, tu paresses dans l’oisiveté la plus totale, moi, je bosse. Tu bosses ? Fulmine-t-elle à son tour. TU BOSSES ?! Bien sûre que tu bosses, il y a du mépris, de l'ironie dans sa voix. Pour te faire passer pour un héro, tu es le premier. Toi, toujours prêt à voler au secours de la veuve et de l'orphelin. Toi, qui en oublie ta propre famille, ta propre femme. Tu étais parfaitement consentante de ce que ça signifiait de m'épouser. Tu en étais même fière. Si tu n'es pas fichue d'accepter quelques soirs, journées sans moi, il ne fallait pas t'engager à être la mère de mes enfants. Il ne fallait pas – Quelques soirs ? Sa voix monte dans les aiguës, signe aggravé de sa colère. Tu m'as laissé pendant des mois ! Des PUTAINS de mois ! Tu SAVAIS que ça pouvait arriver ! Tu le savais, et tu as choisis de me tromper, il y a de la froide lucidité, là où domine toujours l'orgueil mal placé. Tu as choisis de tout détruire, il est amer, tu as choisis d'abandonner tes fils. Il lève sa baguette et elle lui jette un regard suppliant : Ne fais pas ça, Henry. Ne le fais pas devant nos fils. Mes fils sont assez grands pour comprendre que tu les as trahis. » Et le sort est implacable à ses cris, ses pleurs, il n'a ni pitié, ni regrets. Juliet est tirée dehors, et les portes se referment, brutales, infernales.

« Père, c'est la voix de Charles qui ose percer le silence. Henry se retourne les yeux rougis, le coeur encroûté d'amertume. Et les yeux clairs de Charlie cherche les réponses alors que tu restes greffé à James. Il est si petit, il ne réalise pas encore alors que ses larmes roulent. Nous sommes assez grands pour comprendre, lâche-t-il, garçon de bientôt onze ans tristement trop intelligent. Et votre père vient vers vous, serrant doucement vos corps d'enfant contre lui. Ton père n'a jamais été démonstration d'affection, amour visible et sensible. Tu ne saurais dire si c'est lui ou vous qu'il cherche à rassurer, à assurer d'un avenir meilleur : Je suis désolé, mes enfants, souffle-t-il dans vos cheveux, je suis désolé mais vous n'avez plus de mère. Pu 'man ? Murmure James, paumé, lui qui n'a  connu que celle-là, lui qui s'est fait tant bercer par ses bras. Oui, Jamie. Votre mère a commis une grave trahison envers moi, donc vous – parce que c'est l'unité, l'indivisibilité des Travers qui font votre force, qui vous rend féroce. Elle ne mérite plus de vous élever. E-Elle nous a abandonné ? Susurres-tu en penchant la tête, dévoilant une peur au fond de ton coeur. Oui, Eddie. M-Mais elle avait promis. Pourquoi elle a menti ? Parce qu'elle ne vous aimait pas assez. » Parce que tu n'as jamais été assez.

Encore une fois, tu es le gosse sans mère.
Sans repères.


MAI 1971 ⊹ « Qu'est-ce que t'viens juste de dire ? », les yeux clairs sont assassins, emprunt d'une étincelle de colère. T'as fait volte face brutalement, violemment, sentant ton sang ne faire qu'un putain de tour. Là, dans le fond des tripes, t'as comme des orages  qui embrassent des rages sauvages. Le blond, Malfoy  - tu crois, tu es pas tellement sûr, a toujours craché son mépris, sa haine de la pureté destinée, comblée par les exploits héroïques, les ancêtres glorieux, défendant la veuve et l'orphelin ; lui qui n'a qu'un sang mêlé, pourri par les regrets, souillé par les amours passés de lointains ancêtres qui ont fautés, qui n'ont rien su protéger. L'amusement explose dans les yeux du gosse pétri de jalousie, de mépris ; il connaît enfin la corde sensible, irrésistible. Et il compte bien en user et en abuser : « Oh, simplement, que ton père a tendance à ne pas satisfaire une femme. Ça fait se poser des questions, tu comprends ? Moue faussement innocente, air foutrement désinvolte, il tente de faire croire qu'il ne l'a pas fait exprès, qu'il ne court pas après le conflit, tes envies de guerre. Une, on se dit la faute a pas de chances. Deux, on se dit qu'il est juste défaillait biologiquement. Les dents grincent. Charles t'a dit de pas déconner, de rester calme. Peut-être même que tu es pas le fils de ton père, peut-être que la première a fait comme la deuxième. Ferme ta gueule, Malfoy. C'est craché dans un gargouillis de haine, dans un ce désir tenace de le fracasser, d'le buter en crevasses sur les promesses formulées à ton frère. J'te jure que si tu la fermes pas, j'vais tellement te refaire le portrait qu'ta propre mère te reconnaîtra pas.  Peut-être que tu es exactement comme lui ; pas foutu de satisfaire qui que ce soit. C'est, sans doute, pour ça que tu n'as pas de cop - » Et le poing part dans la gueule de l'adolescent dans un craquement sinistre.

Fuck les promesses faites. Fuck si Charles t'engueule. Tu t'laisseras pas insulter, humilier, piétiner. Tu laisseras personne cracher sur ton père, sur tes mères, quand bien même, elles vous ont abandonnés, délaissés, oubliés sur le bas-côté. Tu chopes Malfoy par sa chemise, le poussant brutalement, violemment contre le mur : « Alors, Malfoy, t'craches plus ta bile ? ». La lueur est mauvaise dans le regard, alors que son nez pisse le sang, que tu ne lui tires que des gémissements. « B-Bats-toi comme un sor … sorcier, Travers. Pas comme un moldu. Dans le couloir de Poudlard, la foule s'est tassée, amassée autour de vous. Le truc, t'vois, la langue passe sur les lèvres, c'est que pour être traité en sorcier, encore faut-il en être un. » Ses yeux s'agrandissent, s'élargissent ; ils ne sont plus que deux fentes apeurées, percées par la haine, bercées par des éclats de colère. Sauf que là où tu es puissant, dominant, lui est réduit à néant. Tu le relâches brutalement, le laissant flageolant sur ses deux jambes. Il tangue comme un bateau sur une mer agitée. «  Pendant que daddy t'apprenait à manier ta langue, les bonnes manières, l'mien m'apprenait à pas me laisser faire par les petits scrout à pétard, dans ton genre. » Et c'est ainsi que sont éduqués les Travers ; à manier la guerre, à pratiquer l'enfer sur cette terre dès le saut du berceau. Parce que la guerre coule aussi sûrement dans vos veines, qu'elle se traîne dans tout ton être ; te dévorant, s'égosillant dans ce plaisir assassin, souverain. « Et c'est con mais t'vas regretter ta langue d'vipère. »  Dans ton monde, les serpents ça se tue aussi sûrement que les imbéciles.

La baguette du blond glisse à ses pieds ; « Tu veux être un sorcier ? Prouve-le. ». Et tu ouvres grands les bras, comme une invitation à t'abattre, à te battre. Tu aimes ça les duels, les magies qui s'affrontent, s'époumonent, s'abandonnent. Tu aimes la friction, la passion de l'estrade du club de duel. Et l'adolescence a tendance à te rendre plus intransigeant, violent. Tu es sûrement pas le plus intelligent des gosses, tu comprends rien aux subtilités des potions, tu fais crever les plantes. Mais les combats, ça t'excite, ça te sublime. On te devine esquisser dans la traque aux monstres, dans la tradition familiale, le fardeau qui incombe à chaque héritier mâle, brutal, fatal. T'y dérogeras pas, t'as pas l'envie d'en dévier. Et Malfoy se penche, s'accroche à sa baguette comme un damné, le raté qu'il est. « O-On ne va pas faire ça ici, couine-t-il la gorge asséchée, les mots plein de lâcheté. Un reniflement dédaigneux : Tu déclares forfait, donc ? »

Tu prends des airs goguenard, prêt à l'bouffer, le mastiquer dans ton prochain traquenard. Et p'tain, qu'il est con à mordre à l'hameçon. Qu'il est facile de l'attirer, parce que pire qu'un nez cassé, c'est sa fierté qui finit par être la plus blessée, brisée. « Face à toi, ricane l'autre, plutôt crever. Et il prend la position des duels bien gentillets, oubliant sûrement, évidemment, que tu ne joues jamais franc-jeu. Si t'veux. » Glisses-tu, laisses-tu échapper dans ce demi-sourire, rire sardonique. Papa t'a toujours dit qu'il faut toujours tenir ses promesses ; et si Malfoy veut se faire péter la gueule, t'es qui pour lui dire non ?

Et les sorts explosent en gerbe de magie, dégueulant leur mépris, leur envie de saigner, de s’entre-tuer. Tu es un peu surpris, séduit par la résistance, la prudence du Malfoy ; contrairement à ce que te soufflaient tes pensées, il est assez foutu de se protéger, d'esquiver, quitte à en trébucher, à se faufiler. Il veut vivre, survivre, et ce même si son absence de classe est révélée au grand jour, sans aucun détour.  Et tu as bien envie de t'amuser, de l'user. Tu as bien envie de lui faire croire qu'il peut gagner. Le jeu du chat et de la souris est sempiternelle, éternelle. Il ne connaît ni fin, juste des regains d'attentions, de passions. Ça t'amuse presque de le voir se débattre, s'abattre sur toi. Ça te fait rire lorsqu'il saisit chaque ouvertures. Lui aussi ne sait pas jouer selon les règles, selon les lois de l'univers. A un moment, tu esquives au dernier moment son crache-limace, anéantissant l'espoir fugace, pugnace dans ses yeux. A un moment, tu envisages presque de le laisser gagner ; mais bon, c'est là que tu commences à t'emmerder de ses airs effrayés.

« Bon, maintenant, Malfoy, lances-tu d'un air joyeux, vaniteux, on arrête de jouer et on commence l'vrai duel. Qu - ? L'interrogation meurt dans sa gorge, étouffée dans un juron lorsqu'un sort le frôle de peu, lorsque la vitesse accélère. C'est ce qu'il faut pour le faire trébucher, vaciller. En un instant, tu t'avances, le devances, enfonçant ton poing dans son ventre. Ta garde, grommelles-tu, trop basse. » Il se fige, la respiration coupée, sifflante, brûlante. Il tombe à genoux, à tes pieds, gémissant, faiblissant. « J't'avais dit que j'te ferais bouffer ta langue d'vip – Edward, la voix t'arrache un frisson glacé, précipité. Elle est si doucereuse, mielleuse que tu détailles chaque notes de sa fureur, de l'horreur. Que fais-tu avec Malfoy ? » Et le monde entier semble se fendre sous les pas du préfet-en-chef : « Ahahahah, C-Charlie, t'vas rire, mais, un coup d'oeil à l'autre en train de peiner à régurgiter son petit-déjeuner, j'aidais le pauvre Malfoy. Un silence, une hésitation. Un sourcil se lève devant le visage mi-amusé, mi-désabusé de ton frère : Bha ouai, il avait mal au bide, donc, vu que j'suis gentil, j'l'ai aidé. Ah ? Donc tu es en train de me dire que Malfoy à genoux, le nez en , c'est une situation tout à fait normal ? Bhaaaaaaaaaa, oui, grand sourire innocent qui ne trompe pas l’aîné. Tu n'étais donc absolument pas en train de te battre ? Moi ? Nooon, t'sais bien qu'j'suis incapable de faire mal à quelqu'un. Mhmh. Pourquoi il a l'air absolument pas convaincu ? Les bras croisés, il te fixe l'air, étrangement, peu séduit. Malfoy, dis-lui, qu'j'suis gentil et que j't'aidais à pas rendre ton déjeuner sur tes godasses. L’œillade du blond est mauvaise, comme si la vipère jurait qu'il allait t'le faire payer sur sept générations. Malfoy ? Résonne la voix de Charlie, je sais que mon frère a des manières particulières – autrement appelées bourrines et assassines, mais si vous vous êtes battus – ce qu'on a pas fait Charlie, stresse pas, genre on est intelligent no – Edward, je reviendrai à toi, plus tard. Son regard dit clairement : Tais-toi et laisse-moi arranger ta merde. Si vous vous êtes battus en provoquant un duel non encadré par le club, autant lui que toi peuvent être responsables. Ce qui peut aller des heures de colle au renvoi. Malfoy comprend alors que si tu tombes, il est entraîné dans le mouvement. Une quinte de toux le secoue et il lâche flageolant, vacillant en tentant de se remettre sur ses deux jambes : N-Non, je me sentais mal et Travers m'a proposé son aide pour m'emmener à l'infirmerie. Et ton nez ? Je suis tombé sur le pavé, ton frère n'a pas réussi à me rattraper. Mh, c'est dommage. Vas à l'infirmerie et bon rétablissement, aussitôt le blond disparaît dans la foule. Bon si c'est réglé, j'pense que j'peux y al – Si tu bouges, Edward, je te jure que ça va vraiment mal aller pour toi. » Et pire que la colère chaude de ton père, le mépris sucré de ta belle-mère, il y a la rage glacée, empoisonnée de Charlie.

« Mais j'ai r-rien fait, promets-tu, marmonnes-tu alors que l’aîné te pousse dans une salle vide, referme la porte et  la clôt d'un sort sec et brutal. Vraiment ? Ouai. Tu vas me faire croire ça à moi ? Son semblant de rire t'arrache un frémissement, alors que tu fixes tes chaussures. Oh allez j'ai juste remis la vipère à sa place, trois fois rien. Mh ? Et qu'a-t-il encore fait pour te faire perdre ton très légendaire calme. Eh ! Tu redresses les yeux vers lui, en les plissant : C'est pas gentil d'dire ça. Un reniflement dédaigneux. J'suis calme, moi. Autant qu'un hyppogriffe  qu'on a pas salué, frérot, répond-t-il, amusé, éclipsant un peu sa rage sous ta gêne, sous la râlerie. Un instant de réflexion, et tu souris, toi aussi : ]Ouai, t'as pas tord. C'est bien pour ça que c'est ton surnom. Pffff, j't'hais, avales-tu dans un souffle, alors que le coeur et le regard soufflent l'inverse, partent à la renverse pour un peu de sa tendresse. Bon raconte-moi, et je ne dirai rien à Papa. Promis ? Les yeux sont éclatant de douceurs, de candeurs. Et il hoche la tête. Il sait que votre père t'a menacé à la prochaine crise de colère, à la prochaine bagarre ; il ne t'apprendra plus rien si tu n'as pas fichu de te maîtriser, de te canaliser. Plus d'entraînement, plus de duels, plus de ce lien si imparfait qui vous lie, relie. Un silence s'étire, il comprend, tu as toujours eu du mal avec les mots. Tu as jamais été habitué à les souffler : La vipère a insulté 'Pa. Le regard est plein de compassion, d'attention. Sur son mariage avec mam -  Juliet. » C'est pas votre maman ; votre mère, elle est partie depuis longtemps.  

La tête baissée, tu as pas vraiment pu le supporter, ni le tolérer : « Tu sais qu'il existe d'autres moyens de se venger plutôt que d'utiliser tes poings ? Il passe une main dans tes cheveux, t'observant, déterminé. Huh ? J'ai une idée. », lâche-t-il dans un sourire. Et tu sais que tout est pardonné, oublié. Tu sais qu'il va te protéger, vous protéger, quitte à ce que Malfoy subisse une petite teinture aux couleurs des rouges et ors. Après tout, on ne s'en prend pas aux Travers sans se faire prendre à revers.

FIN MAI 1971 ⊹ Jamie te tape doucement le coude : « Elle te regarde encore. », pouffe-t-il de rire tendrement. Aussitôt, tu rentres la tête, mal à l'aise, la nuque rouge se confondant au roux de tes cheveux. « Tsss, j'suis sûr qu'tu inventes. Non, non, Oswald a les yeux plongés vers toi et ses amies rient. Il hausse un sourcil, entendu, charriant l'amusement. Tu lui plais. » Charles écoute, un sourire au bord des lèvres en faisant glisser une page de son manuel de potion : « Ça se voit que tu as une touche avec la sang-mêlé. Tu devrais l'inviter au bal de fin d'année. Nan, j'vais pas à c'genre de connerie. Peut-être qu'il est temps de changer tes habitudes, rebondit Charlie alors que tu le fusilles du regard. Ça te ferait pas de mal d'avoir une copine. Une copine ? J'ai plein d'amis, ça sert à rien, ronchonnes-tu, tout à fait conscient d'être bien entouré, sans être envié. Oh pardon, ironise James, une amoureuse, fait-il en faisant encore jouer ses sourcils, d'un air de conspiration. Tu blémis : Une amou – quoi ? T'étrangles-tu presque. Tu sais une fille que tu embrasses, avec lequel tu sors à Près-au-lard, ricane ton jeune frère alors que tu rougis jusqu'aux oreilles. Et puis plein de trucs dégueu' comme le fait Charles, souffle-t-il en tournant sa cuillère dans son porridge. Ce n'est pas dégueulasse d'embrasser sa petite-amie, lâche ton frère en guise de réponse au plus jeune, en faisant écho à ce qu'il a surpris en début d'année. Ah oui, c'est l'amoooour, souffle-t-il sous des airs énamourés, en battant des cils avec une expression de grande tragédie grecque, et ton rire résonne, sonne. Le rougissement s'efface, trépasse au fil de ton amusement. L'amooour de Charlie pour sa belle. Trop incontrôlable pour se retenir de s'embrasser dans un couloir sombre à l'abri des regards. Visiblement non, puisque tu es un voyeur, énonce Charlie en souriant de l'air outré de James. Je suis pas un voyeur, hé ! C'est vrai qu't'aimes sacrément mater, taquines-tu, souffles-tu, toujours partant pour vos chamailleries habituelles. Et nous espionner », rétorque Charles, faisant bouder James. « C'est p'têt toi qui devrait trouver une amoureuse. Ce n'est pas moi qu'Oswald mange du regard, ni soupire sur mon passage. C'est pas faux, lâche Charles, te faisant encore rentrer la tête dans les épaules. J'suis pas intéressé, grommelles-tu., assènes-tu. Tu n'es pas intéressé ou tu ne sais pas comment l'aborder ? Glisse Charles, en refermant son manuel, en t'observant sous des airs de confidence. J'sais comment aborder les sorcières, Charlie, renifles-tu, mentant ostensiblement. Toi, si vite paniqué, bousculé par la gente féminine, étouffé par la maladresse, la détresse, les Oswald, tu les fuis, sauf si elles sont devenues tes amies et que, par conséquent, il n'y a plus les dangers du coeur. Oh ? Alors qu'attends-tu pour te lancer ? Elle est pas moche, en plus. »

Doucement, tu te retournes vers la table des Serdaigles, observant la brune. Son visage est fin, les pommettes sont hautes, les yeux rieurs, enchanteurs. Sa peau mât est parsemée de tâches de rousseurs, de candeurs. Et tu te retrouves aussitôt gêné, pétrifié, en faisant « non » de la tête à tes frères. « Pas intéressé. Et pour suffisamment griller tes chances inexistantes, tu lâches : Elle est vraiment pas terrible. » Ta voix est forte, porteuse, alors que tu hausses les épaules en replongeant le nez dans ton petit-déjeuner. T'y peux rien si les filles, ça t'panique, ça t'coupe presque appétit. « Pfff, tu viens de la faire pleurer, Eddie, gronde James, en mille remontrances, en sermons sur le célibat qui rend ingrat. Charles t'observe, lui, interdit, remarquant bien que les filles, c'est un peu ta hantise, donc, tu préfères faire des bêtises plutôt que de t'y risquer, de t'y abîmer. Tu sais que tu n'y échapperas pas toute ta vie, lâche-t-il sobrement, doucement. Mh ? Aux filles, au mariage. J'ai l'temps. », murmures-tu, susurres-tu, vaguement, légèrement. Lui perçoit encore le rougissement de ta peau, le tremblement de tes doigts, les aveux silencieux dans les entrailles ; t'as la trouille, tu as tellement, tellement, tellement peur de mal faire ou de trop en faire. D'être comme ton père ; condamné, ridiculisé, broyé par des histoires d'amour qui lui ont déchiquetés, massacrés le cœur.




Citation :
20 DÉCEMBRE 1963 : Lassée des absences répétées et du travail prenant de son mari, Juliet se dispute de plus en plus avec lui. Des tensions explosent et ils ne parviennent plus à s’entendre devant leurs enfants. 1ER JANVIER 1964 : Lors des fêtes de nouvel an, Henry surprend son épouse dans les bras d’un autre homme. Il demande le divorce dans la foulée. 5 MAI 1964 : Après de longs mois de batailles juridique, Henry obtient la garde de James et divorce de son épouse qui est condamnée à ne plus approcher ses enfants, la jugeant en femme adultère et immorale. 1ER SEPTEMBRE 1964 : Rentrée en première année à Poudlard de Charles, sous les pleurs de ses jeunes frères. Il est réparti à Gryffondor. 1ER SEPTEMBRE 1966 : Première année d’Edward à Poudlard, il suit les traces de son frère en devenant à son tour un Gryffondor. 1970 : Début de la première guerre. Henry Travers s’engage au côté de l’Ordre du Phœnix, son honneur et son devoir l’ordonne.  SEPTEMBRE 1970 : Rentrée en première année de James Travers à Poudlard. Comme ses frères avant lui, il aborde les couleurs des rouges et ors avec une grande fierté. ÉTÉ 1971 : Charles est diplômé de Poudlard, et entame son apprentissage en tant qu’auror.





Dernière édition par Edward Travers le Lun 7 Mai - 12:57, édité 14 fois
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Edward Travers
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Sam 7 Avr - 21:42

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The Monster Tale
NO TOMORROW.


ANNÉE 1975 ⊹ « Charles ? Tu toques doucement à la porte de ses appartements, ignorant si tu le déranges ou non. J'voudrais t'parler d'un truc important. Et c'est un frère ensommeillé qui t'ouvre : Entre. T'as pas dormi ? Oui, j'étais en mission avec père. Sous-entendu pour l'Ordre, décèles-tu, devines-tu. Tu entres lentement, prudemment, retirant ton manteau : J'dois t'parler. Je sais, murmure-t-il, en agitant sa baguette pour que deux tasses de café fumantes finissent par apparaître. Je te connais, et ça se voit quand il y a quelque chose qui te tracasse. On va perdre, énonces-tu, clairement, calmement. Tu le sais, tu le sens ; la guerre ne va pas tourner en votre faveur. Le monde va finir par sombrer et vous serez ceux déchus, qui auront tout perdus. Je ne te savais pas voyant, ironise Charles, trouvant, pourtant un écho silencieux à tes doutes. J'le suis pas, mais r'garde ce qui s'passe autour de nous. D'plus en plus de gens se détournent, trahissent. J'veux pas qu'on s'r'trouve du côté des perdants parce que Papa a mal choisi et nous a entraîné là-dedans. Penses à ta femme, tes deux petits et James. Pou'quoi on s'batterait pour des gens qui nous concernent pas ? Par devoir ? C'est des conneries. Et la rage des Gryffondor ébranle tes veines, s'enroulant paresseusement à tes peurs ; tu veux pas perdre tes frères. Tu veux rien regretter. On leur doit rien»

Et tu te reposes contre le dossier de ton fauteuil, observant ton frère siroter son café : « Donc, tu proposes qu'on envoie notre héritage au feu. Un hochement de tête. Parce qu'on a pas à se battre pour les nès-moldus, les sang-mêlés ? Ouai. On doit se battre pour nous-même, donc. Exact. Papa va nous détester, tu sais. Ouai, mais il est trop aveuglé. Et tu sais qu'il comprend de quoi tu veux parler, ce que tu veux lui souffler ; depuis Juliet, il n'est plus vraiment le même. Il ne croit en rien si ce n'est aux combats, aux devoirs qui vous plombent les ailes et le coeur. Tu détestes les nès-moldus ? Nan. J'pense juste qu'on doit être du bon côté quand tout s'finira. Moi aussi, petit frère. » murmure-t-il, et tu le scrutes, attentif, décisif : « Tu penses pas qu'c'est con comme idée ? », interroges-tu, quémandes-tu. T'es pas celui qui fait les plans, qui tirent les futurs possibles, c'est le rôle de Charles. Mais tu arrêtes pas d'en rêver, de le penser ; tes frères vont crever, tu vas les voir mourir. Et putain, tu veux pas d'ça. Tu as tellement besoin d'eux ; et pourquoi se sacrifier pour des idées à la con, une utopie rêveuse ?

Pourquoi ne pas vouloir s'en sortir ? Vous le méritez, vous vous êtes suffisamment sacrifiés, avez assez donnés. « On ne va pas mourir pour les idées de 'Pa, murmure-t-il. Moi aussi, je n'y crois pas vraiment, pas tellement, glisse Charles. Il croit en la méritocratie, pas à l'équité. Ceux qui ont envie de s'en sortir se contentent de le faire.  Ceux qui sont trop faibles restent en bas de l'échelle sociale. Si il croit en la fidélité, l'honneur, il ne croit pas en la défense de la veuve et de l'orphelin. Il ne croit pas vraiment dans tout ce dont vous avez été baignés, abreuvés. Tu dois juste savoir une chose, Eddie. Mh ? Il va chercher à se venger et le trahir, c'est nous condamner pour le reste de nos vies. J'sais. Un murmure, les regards sont ancrés l'un dans l'autre. J'sais. » Mais entre lui et tes frères, tu as déjà choisis. Et tu referais le mal choix. Quand bien même, tu dois semer l'enfer, être le cleps du Lord. Quand bien même, tu dois en crever, tu feras tout pour les sauver.  

ANNÉE 1980 ⊹ «  Le cleps ? Gargouille la voix d'un mangemort mal luné, encore peu confiant envers toi et ton frère, tu redresses les yeux vers lui. Tu proposes quoi pour faire sortir cette famille de nés-moldus. Un silence lui répond. Oh j'oubliais que tu étais pas l'plus intelligent des deux frangins. » Les poings se serrent, l’œillade est mauvaise alors que tu te détournes de l'autre débile ; Charlie t'a soufflé de te contrôler, de ne pas réagir aux provocations. C'est tout ce qu'ils recherchent, cherchent ; vous faire tomber, vaciller, vous agacer. Mais putain que ce débile t'agace, te glace. Tu as juste envie de lui foutre ton poing dans le nez, de sentir ses os craquer, son sang couler.

Il se croit supérieur, il te pense inférieur en tout : en intelligence, en magie. Ils ont tords, ils ont tellement tords de vous sous-estimer, de vous penser simple chaire à canon. Pourtant, tes promesses à Charles reste cheviller à ton coeur, enchaîner aux efforts que tu tentes de faire. Pour ton frère, pour s'en sortir. Parce que c'est ce qui est de le plus juste. James comprend ou essaie du moins ; il faut dire que quelque chose s'est brisé depuis que votre père a jeté sa mère dehors. Plus que Charles et toi, c'est lui qui en a souffert, qui n'a jamais pardonné les interdictions, le tabou qu'elle est devenue. Il lui en veut encore. Il lui en voudra, sans doute, toujours. Doucement, tes pas te poussent à faire le tour de la demeure. Tu longes une voiture jaune canaris, faisant craquer le bois sous ton poids. Bientôt tu remarques la poupée sur le siège arrière et le coffre mal fermé, dans la précipitation, dans les pulsions de survie. Si tu connais un peu les objets moldus, tu es un peu curieux d'ouvrir le coffre de remarquer le désordre des courses lâchées, du bidon d'essence abandonné. Et l'idée illumine tes pensées.

Aussitôt tu saisis l'essence, la déverses à l'arrière de la baraque, puis fais le tour en aspergeant aussi l'autre débile, qui en lâche un cri. « Oups, j'voulais pas t'toucher mais bon t'étais sur mon chemin. Tu veux te battre, Travers ? J'te conseille surtout d'reculer si tu veux pas cramer. Et la baguette au poing s'illumine de la flamme d'un incendio. Aussitôt l'autre comprend et fait trois pas en arrière. Le Lord a dit de pas les buter. Ils ont une gosse, fais-tu laconique. Ils sortiront pour la sauver. » Tous les parents veulent garantir la sécurité de leur enfant. Tu l'as appris avec Charles. Et l'incendio embrase l'essence, lèche de flammes acides la maison de bois. Bientôt la demeure craque, grignoté, dévoré avec appétit par l'incendie. « Passe-moi ta flasque d'alcool ? C'est d'l'eau. Prends-moi pour un con, réponds-tu en tendant les doigts. Tu ne sais pourquoi il se saoule, ça t'intéresse pas. Mais il obéit. Et tu transvases le liquide ambré dans ta propre gourde. D'un sort, les objets volent à travers les fenêtres, explosent en gerbes de flammes plus vigoureuses, orageuses. Et bientôt ce sont des toux que vous entendez, des corps que vous voyez jaillir des flammes. Tu chopes aussitôt la mère et la gamine, les pétrifient pour être tranquille. La prochaine fois qu't'm'traites de cleps, c'est toi qui finit là-d'dans. » Et soudain, l'homme semble réaliser que t'es plus dangereux que tu le laisses entendre, comprendre. Soudain, le chien docile se transforme en gardien des enfers, du royaume de son maître.

ANNÉE 1983 ⊹ T'es fébrile, imbécile.  La baguette est tenue trop fort, le chêne rouge vibre entre tes doigts fort, trop fort. Ta vieille amie ressent ton appréhension, tes hésitations. Si le vieil homme est tombé, si le Phénix est mort et enterré. Il ne se relèvera pas de ses cendres et tu es là pour étouffer les dernières flammèches de rébellion, les souffler dans le noir. Faiseur d'oubli, tu veux juste en finir, le détruire aussi. « Tu es trop tendu, Eddie », murmure Charles à tes côtés, laissant sa paluche se poser sur ton épaule pour te rassurer, t'assurer. « Ouai, on croirait qu'tu vas claquer, résonner la voix de James. Et tu lui lances une oeillade acérée, déterminée : J'veux juste en finir, ronchonnes-tu. On sait,  frangin. Tu es à sa recherche depuis deux ans. Et la pluie ruisselle sur leur visages, ont plaqués leurs cheveux clairs en arrière. J'suis juste inquiet, qu'il se défend, qu'il ne veuille pas rendre les armes et causer un drame inutile, futile.Tu as peur de devoir le tuer, d'être parricide. Il n'osera pas. C'est mal l'connaître. » murmures-tu, alors que tu décèles un mouvement de porte du vieux cabanon. Aussitôt un homme grisonnant apparaît, et il ne vous faut qu'un regard entendu pour être d'accord ; c'est lui.

Aussitôt le sort fuse, c'est sans compter les années d'entraînement et d'expérience de ton paternel, il l'évite comme si ce n'était rien, comme si rien ne pouvait le toucher, le faire vaciller. Le géant est encore debout alors que vous sortez des fourrées, que vous vous dévoilez. « Je vois que vous n'êtes pas assez lâche pour m'attaquer dans le dos, les garçons. Ce serait contre tous nos principes d'éducation, cher père, glisse Charles, en dégainant sa baguette, les yeux froids, glacés. Et bon on a pas tout envoyé aux chiottes avant d'tirer la chasse, ironise James, toujours plus plaisantin, assassin. C'est pourtant sa colère d'enfant qui crépite dans ses yeux. Trop d'honneur. Même si vous n'en avez aucun. Pas b'soin d'en avoir pour survivre. » Lâches-tu, en position de défense. « Un combat trois contre un, ce n'est pas ce qu'il y a de plus équitable, n'est-ce pas ? Mais ça ne te fait pas peur, non ? Toi, le grand auror, tu sens le mépris dans la voix de Charles, tu peux facilement vaincre tes trois fils, non ? Mhrf, on dirait presque un rire, vous avez passés trop de temps avec Juliet, mais soit. »

Dans sa position, tu perçois déjà les défauts malgré sa force, son panache, malgré les années, qui l'ont amoché, tassés.  Il n'est plus l'auror tant redouté, tu n'es plus un petit garçon. « Expelliarmus », tonne sa voix, en vous sous-estimant visiblement alors que comme un homme, vous reculez. Comme des chiens de combat, vous attaquez dans la seconde qui suit. Et ce sont les sorts qui fusent, allument le brasier. Ce sont les corps qui s'abattent, se débattent pour gagner, prouver leur victoire au-delà du désespoir. Et tu as soif de vaincre, soif de prouver que tu as plus b'soin de lui, que t'es plus son fils. Tu as soif de te voir meilleur que lui, que vous avez fait le bon choix. Brutalement ton coude se loge dans son ventre et James lâche le fatal, infernal : « Endoloris ! ». L'éclair le déchire en deux, le faisant hurler sur le sol. Charles a déjà entravé son corps d'un sort pour le maintenir immobile, à votre merci. « J-Je vois que je n'ai plus rien à vous apprendre. », murmure l'homme vieilli, grisonnant, ce père qui n'en est plus vraiment un. « Vous n'avez plus qu'à m'tuer et la boucle sera bouclée. C'est pas c'qu'on a prévu. Ah non ? Tu iras à Akaban, on ne veut pas ton sang sur les mains. » Même vous, traîtres à votre propre sang, vous ne pouvez pas, vous ne voulez pas. « Tu y pourriras comme tu as pourri Juliet. », lâche James, tenant un semblant de revanche. « Mais ne t'inquiète pas, chaque année, un de nous viendra te voir. Juste pour te tenir au courant que nous sommes mieux sans toi. » Et tu ne sais si c'est de la fureur ou de la haine, au fin fond de ses yeux.  Tu ne sais pas si vous le punissez lui ou vous.




Citation :
ÉTÉ 1973 : Edward est diplômé à son tour, et rejoint son frère pour devenir auror. Il doute, cependant, du bien fondé de l’ordre. 1975 : Charles et Edward tombent d’accord : l’Ordre est une utopie, leur père est ridicule. Ils trahissent leur père, en rejoignant leur lord. 17 Juillet 1981 : Mort d’Albus Dumbledore. Henry Travers fuit à la mort de son leader, en comprenant que ses fils ont gagnés. 1981 : James est diplômé et suit l’avis de ses frères, à son tour, il trahit.  1983 : Henry Travers est capturé par ses fils. Un jugement l’enverra à Azkaban pour le reste de son existence.







The Haunted Mind
EVERYONE YOU MEET IS FIGHTING A BATTLE YOU KNOW NOTHING ABOUT.


1990 ⊹ Tu te demandes ce que tu fous là. Un grondement s'extirpe de ta gorge, enserré d'une cravate trop serré, qui t'en es certain, te donne des airs de dragon dans un magasin de porcelaine. Les murmures sont diffus, perdus dans la foule, les yeux restent fixés, braqués sur toi. Et tu sais pas vraiment, ni comment te comporter. Tu sais pas jouer aux jeux des vipères, tu sais pas jouer à plaire. Toi, t'as été taillé par la guerre, sculptée par sa dureté, pilonnée par son amertume et son écume. Tu as jamais été à l'aise au milieu des jeux de dupes, aux mœurs de cette société extravagante, puissante. « Putain, craches-tu entre tes dents, vous allez m'le payer les frérots. », gargouilles-tu dans ta barbe rousse de quelques jours qui te lèchent les joues. Tu as, pourtant, dit que tu ferais un effort, que tu essaierais. Pour eux. Pour la famille. Pour l'alliance qui pourrait un peu redorer le blason des Travers. Mais t'as juste envie de te casser et de planter « ta fiancée ». Au diable, tes frères. Au diable, ta réputation. Tu es très bien en ours mal léché, uniquement occupé par les affaires des rebelles. « Mrf, tu vides une coupe de champagne, si elle est pas là dans deux minutes, j'me casse. Frangins ou pas frangins. », décides-tu, en coupant légèrement la poire en deux. Oui, c'est sûrement le meilleur plan pour pas te faire (trop) engueuler, ni être (trop) saouler par Charles.  Tu prétendras que c'est la faute de la donzelle, toi, tu as sagement attendu. Que promis, juré, cette fois, c'est pas ta faute.

« Monsieur Travers ? », la bouche encore pleine de champagne, les paluches pleines de petits fours, tu te retournes brutalement, violemment.  Tant et si bien qu'un petit four se fait la malle, roulant dans un acte désespéré de rébellion vers une liberté vite avortée par le talon aiguille d'une dame. L'air sonné, tu scrutes la femme – l'enfant – face à toi. Les cheveux noirs sont laissés libres d'aller, de vaguer sur ses épaules mordorées. Le sourire est doux, et tu lui trouves quelque chose de solaire, d'incendiaire. « Lui-même, lâches-tu du bout des lèvres, soudainement intimidé, broyé par la Shafiq. Les femmes te font toujours te tasser, te ratatiner, t'oublier. Comme si tu faisais tout pour t'effacer de leur intérêt. Les petits fours ont l'air très bons. Mh, c'est une moquerie ? Tu as du mal à évaluer, à analyser. Ce n'est pas aussi clair qu'une baguette dans le dos, que la facilité des champs de batailles où les corps s'entassent. Tes yeux passent de tes mains pleines de victuailles au doux visage d'Ava. Tu tends doucement, prudemment, les doigts. Vous en voulez ? Malheureusement, ma mère a insisté pour que je mette cette robe et il y a à peine assez de place pour moi là-dedans. Sans discrétion, ni hésitation, les yeux déroulent le long tissu noble, remarquent le contour fin de la taille, la poitrine rebondi secouée d'un souffle de vie. Et pas pour des petits fours. Oh, les mains se referment comme ceux d'un gamin qui croyait bien faire, les ramenant contre toi. C'est bien su les dames, ça n'avale pas grand-chose. Si elle ne vous plaît pas, vous pourriez l'enlever, lâches-tu, nonchalamment, imprudemment, ne saisissant pas la honte, le scandale qui pourraient en découler, vous noyer. Vot'e robe, juges-tu bon d'ajouter, en tout bien, tout honneur. Sans la moindre impudeur à l'esprit. Et puis tu réalises ta connerie. Les yeux s'élargissent, s'agrandissent et tu bafouilles maladroitement, brutalement : J-Je ne voulais pas dire que vous devez l'enlever, maintenant, hein ! Pas du tout, du tout ! Mais ce serait mieux si vous ne pouvez pas manger ce qui vous plait. Et puis c'est mieux de pouvoir respirer. Tu débats tant bien que mal. Tu t'enfonces, en vérité, laissant tes propres mots t'étouffer, t'avaler. Tu n'es qu'un gargouillis cramoisi de gêne, de honte, d'animal acculé dans cette société qui te bouffe les tripes. Bref, j'voulais dire que vous avez pas d'efforts à faire pour moi. Un silence, les yeux bleus viennent chercher les siens, si noirs, si indescriptibles, si indélébiles. N'importe quel robe m'va. » La gêne s'installe alors que tu grignotes tes petits fours. Maintenant, ils ont un goût de cendre, un goût d'amertume. « Même nue, vous seriez jolie. » Et ce n'est sûrement pas ça qu'il faut dire pour séduire, faire sourire les jolies femmes.

Quelques notes d'un rire sucré te font lever le nez, attraper les yeux noirs. Son sourire est ravissant, saisissant alors qu'elle voit bien que personne ne t'a entendu, ne vous a vu. Tu réalises pas bien qu'elle aurait pu mal le prendre, que tu aurais pu être juste le dernier des abrutis. « On va quand même attendre le mariage pour que vous me voyez nue, le rougissement est léger, insistant, pressant. Il s'étale sur les joues alors que tu comprends, que tu l'entends bien. Je ne veux pas vous faire fuir avec ma tête du matin. » Tu clignes plusieurs fois des yeux, penchant la tête pour l'observer, l'apprivoiser ; Elle n'a pas peur de toi. Ta maladresse ne déclenche pas chez elle des crises d'hystéries, de paniques fatales, brutales. Le soulagement est évident, lissant doucement les plis de ton visage soucieux, pernicieux ; Elle ne te déteste pas. « J'suis sûr que vous êtes très belle au réveil. », avales-tu dans un souffle tout bas. Parce que tu es un peu gêné, intimidé. Tu as beau en avoir tuer des centaines, des milliers. Tu as beau voir les corps joncher le sol. Tu sais pas très bien jouer à plaire, à être de ceux qui aiment. Si ça te fait envie, tu as jamais compris les subtilités. « Même habillée, vous l'êtes déjà. Un silence. Belle. » Au fond, tu es un peu content, un peu plus serein. Elle n'a pas fuit, elle ne t'a pas détruit de ses cris. Un sourire plisse son visage, et tu ne la trouves que plus solaire, que tellement à des années-lumières de toutes ses femmes : « Merci. ». Tu devines qu'Ava est de ces gentillesses que le monde ne porte plus, qui n'irradie plus. Tu devines que, oui, Charles avait raison. « La prochaine fois, commence-t-elle doucement, lentement. Un sursaut : Elle veut une prochaine fois ? La prochaine fois, vous pourrez m'inviter ailleurs qu'à une soirée. Son sourire s'agrandit, s'élargit.[color:45b2=Teal Comme ça, je pourrai manger autant que je veux avec vous.[/color] Et pourquoi pas, maintenant ? » Du tac au tac, tu n'as pas réfléchi et les mots sont sortis. Et ils ne connaissent pas de fin : « J'connais un endroit où ils servent des supers plats sur le chemin de traverse. Tu penches encore la tête : Vous aimez la nourriture indienne ? C'est bon l'indien, commentes-tu, bavant mentalement devant le festin de victuailles, la possibilité de baffer comme un ogre. J'vous invite, et, tu détailles la robes, la reluquant des pieds à la tête, on peut passer chez vous pour que vous vous changez, pour mettre quelque chose de plus … confortable ? »

« Oui », laisse-t-elle glisser, s'évader, attrapant ton bras, l’agrippant fermement. Et sur la pointe des pieds, vous filez en catimini, faussant compagnie à ta famille et à la sienne. Il n'y a que son rire, que ses sourires pour te distraire. Et tu sens l'agressivité, la brutalité se ratatiner, s'effriter au contact d'Ava.

AVRIL 1993 ⊹ «  Darling ? Souffle la voix de Sarah, ses longs cheveux blonds relevés en un chignon sophistiqué. Même enceinte de presque six mois, la sang pur garde des allures de reine, de déesse au ventre rond. Tes yeux rencontrent son visage, tu lui adresses un sourire. Que penses-tu d'Hector ? » Dans ses mains, un lourd registre de prénoms est ouvert, pressé à même contre le ventre habité de vie, abritant ton fils. Ou ta fille, juge-t-elle toujours bon de préciser. Une ombre passe dans les yeux, et tu fais non de la tête : « Oh pourquoi ? Demande-t-elle, sincèrement navré que rien ne trouve grâce à tes yeux. Pa'ce que. Un silence, elle papillonne des yeux, t'invite à en dire plus malgré ta bougonnerie, ta sauvagerie. Ça ressemble à castor. Mon fils est pas un castor. Un rire agite  sa poitrine, moqueur malgré sa chaleur. Bon, d'accord, accorde-t-elle entre deux rires sucrées, salées, alors que tu t'es renfrogné, tassé dans le fauteuil à ses côtés. Pas Hector, chuchote-t-elle, en parcourant  le livre de nouveau. C'est sa grande passion, adoration de plonger dans les prénoms des plus grands sang purs de ce monde. Comme si entre les pages, elle allait trouver l'oiseau rare. Et tiens, écoute ça, elle se racle la gorge, Rosa est un prénom d'une grande enchanteresse qui a changé son amant qui l'a trahi pour une plus jeune en dinde qu'elle a servi à sa fian - . Hurmph, ça sonne trop Avery, et dans tes yeux, un fond de suspicion envers la matriarchie, la hiérarchie féminine et féministe. J'aime bien, moi, fait-elle un peu boudeuse, ombrageuse. Moi pas. Et on n'en a d'jà discuter, ce sera Ava, si c'est une fille. » Parce qu'elle n'est jamais vraiment partie. Parce que la douleur n'est jamais tout à fait morte. Le deuil s'extirpe de l'amertume sur le bord de la langue, sur le creux des dents, comme celle d'un loup enragé, qui ne sait pas  comment c'est arrivé. « Tu ne vas pas nommer notre enfant avec le prénom de ton ex morte. Un soupir désespéré, alors que la main caresse le ventre rond. Que dira la société ? [colorLightSeaGreen]M'en fous. » Commentes-tu avec autant de tact que ton petit orteil dans le coin d'un meuble. Et c'est vrai ; tu t'en tapes de ce qu'ils peuvent penser, espérer. Tu en as rien à foutre d'être mal jugé, mal aimé. Tu l'es déjà.

Leur regard ne va rien changer, ne ramènera ni Ava, ni d'autres êtres perdus, vaincus. « Edward, lâche Sarah doucement, sobrement, en refermant bruyamment l'épais bouquins. Les yeux se tournent vers elle, constatent la dureté, l'inflexibilité de ses traits. Je sais que tu ne vas jamais laisser personne la remplacer. Que même dans cinq ans, dix ans voire vingt, rien ne la remplacera. Huh ? Non, tu me laisses parler. Et comme un gosse, tu fléchis, obéis. Je ne te le demande pas, je le savais en acceptant de t'épouser ; que je ne serais jamais la seule, au fond de tes yeux. Putain, tu vas pas m'dire que tu crois aussi qu'j'étais amoureux. C'est des conneries, ça, râles-tu. Et tu sais bien que tu ne l'étais pas. Tu sais bien qu'il y avait encore des années à construire, à vieillir pour faire grandir les sentiments. Mais, comme un gosse, tu refuses d'avouer que tu t'es entiché, attaché. Que tu as espéré l'aimer. Que tu en as pas eu assez. Darling, glisse-t-elle, faussement doucereuse, tellement ombrageuse, je t'ai demandé de te taire et de m'écouter. Pourrais-tu, s'il te plait, faire un effort ? Pas envie. Merlin, un autre soupir et le stupéfix part dans un éclat de surprise dans tes yeux bleus, j'ai épousé un gosse. Elle range la baguette de noisetier, dans un claquement de langue, dans une trace d'agacement : Ed', je ne veux pas la remplacer. Et peut-être que c'est vrai, tu as juste peur d'oublier, d'abandonner la Shafiq. Et peut-être que justement, il faudrait tout laisser aller. Mais tu es pas prêt. Sûrement que tu le seras jamais.  Les années n'ont pas usées le chagrin. Je ne te demanderai jamais de l'oublier, je ne suis personne pour ça. Et j'ai déjà une autre place. Un bruissement de tissu, la robe blanche tombe sur elle, soulignant le ventre plein. Elle s'approche doucement, s'assoit élégamment sur toi, te libérant d'un mot. Aussitôt, les mains viennent l'entourer, la protéger. Sa main gantée de l'alliance glisse sur ta joue, passe doucement, distraitement dans ton cou. Une caresse tendre qui éclipse sa course dans ta grande paluche. Tu te laisses faire lorsqu'elle la passe contre elle. Je suis la mère de tes enfants, laisse-t-elle échapper, déraper contre ton oreille. Et, par Salazar, que tes gosses me rendent malades ou pas, tu sens le coup contre ta paume aplanie sur la courbe de sa peau. Tu vois bien ses traits se creuser, s'espacer dans une grimace soucieuse, piteuse. Je ne vais pas t'abandonner, Travers », laisse-t-elle échapper, errer, dans un souffle. Et tu clignes des yeux à la recherche des siens, un brin sonné, dérouté : « Je vais rester. »

Parce qu'au-delà de l'amante, il y a l'amie.
Parce qu'au-delà de l'amour, il y a les serments, les promesses que le temps n'érode pas.

« J'espère bien, commentes-tu, glisses-tu, tu as encore mon fils dans l'bide. Ou ta fille, glisse-t-elle dans un sourire amusé, dans une expression pas tout à fait dupe. Tu as jamais su noyer le poisson, jouer l'auto-dérision. Ou ma fille. Mais j'insiste pas d'prénoms à l'Avery. » Un rire te répond, accepte le piètre pardon. A défaut d'amour, il y a la tendresse qui échoue sur ta maladresse, ta détresse.

Sans doute, a-t-elle raison. La blonde ne peut remplacer la brune, éclipser son aura solaire, incendiaire. La blonde ne pourrait pas pétrir, gravir les océans de ton coeur d'un battement de cils comme l'a fait Ava. Et sans doute, ne t'a-t-elle pas choisi pour ça. Vos rires suffisent à faire chavirer l'étrange intimité, la douce complicité qui se sont installés.

Et peut-être, avec le recul, l'évidence est lente, latente ; Tu l'as pas bien aimé, tu l'as pas assez protégé. Tu n'as pas assez donné.

8 AVRIL 1995 ⊹ « 'Pa ? Le petit garçon blond t'observe alors que tu le berces doucement, lentement. Mh ? 'Veux une 'stoire avec 'Man. Un sourire s'étire, se dessine, se devine alors qu'entre tes bras, l'enfant semble si fragile, si délicat. Comme si tu allais le broyer, le bousiller de ton imposante stature, sous les dorures de la chambre. Laquelle ? Tout. » Un semblant de rire écrase la poitrine, fait sursauter Eliott contre toi. Le garçonnet n'a que deux ans et demi, et, son monde s'arrête à toi, à ses deux grands bras qui se referment sur lui pour le bercer aussi souvent qu'ils le peuvent. « Mmh, il était une fois, tu cherches un peu tes mots, retraçant tes souvenirs, les sourires de Sarah, une jeune femme blonde comme le blés, et au sang très pur. Elle avait tout pour être heureuse : une famille aimante, des amis à foison. Tu grossis un peu le trait, exagère ce que le gamin n'a pas besoin de savoir, de voir : Sa famille l'a vendu au premier venu, parce qu'il fallait s'en débarrasser, parce qu'il n'est question que d'unions arrangées, de jeux déjà faits.  Elle ne manquait vraiment de rien. Les yeux bleus rencontrent les tiens, cherchent à comprendre, apprendre les reliefs d'une mère qu'il ne connaît qu'au travers de tes mots. La voix rauque roule doucement, lentement : Oui, vraiment de rien, si ce n'est d'amour. Qu'elle n'a pas trouvé avec toi, qu'on ne peut pas trouver en toi. A-Amour des 'rinces et des 'rincesses ? Ses yeux étincellent alors qu'il t'arrache un autre sourire. Oui. », réponds-tu, souffles-tu, une main glissant dans ses cheveux. « Elle rêvait d'un amour de conte, qu'on ne rencontre qu'une fois, qu'on ne vit qu'un jour. », et c'était d'avantage ton rêve que le sien. Le romantisme a toujours été enfoui, au fond, dans le balancier du coeur, dans la chaleur heureuse, amoureuse. Et pourtant, rien n'apaise l'appétit, l'envie d'être aimé, adoré. Rien ne peut donner l'illusion qu'on le puisse vraiment, tellement : t'aimer. Peut-être est-ce une guerre perdue d'avance ?

« L'a trouvé ? Tu fais non de la tête, un peu triste, un peu sensible. Les yeux de ton fils s'écarquillent alors, tirés du sommeil lourd du sorcier, et tu corriges : Pas tout de suite. Il semble s'apaiser immédiatement, doucement. Il a fallu beaucoup danser, voyager, essayer des amours qui sont passagers avant de trouver le bon. Et quand elle a renoncé, abandonné, elle l'a rencontré. 'Rince ? Les yeux de l'enfant s'émerveillent, se bordent d'étincelles, tu devines que c'est sa partie préféré. Oui. Mais son prince était un homme que tous craignait, qui inspirait la peur et la rancoeur. On le disait cruel, injuste, sans-coeur. Tu ne lui avoueras pas que tu as accepté par insistance de Charles et Jamie, qu'elles se sont enchaînées. Beaucoup ont fuis, en te jugeant impoli, digne de toutes les railleries. Beaucoup ont été dégoûtées. Sarah est restée, tu n'as jamais bien su pourquoi, ni compris ce qu'elle voyait au-delà de toi. Tu l'as épousé sans te retourner en arrière ( de peur de fléchir, de ne pas réussir). Et l'équilibre a été trouvé, gagné dans l'amitié. Il n'a pas besoin de savoir que l'amour n'est jamais arrivé, qu'il n'y a ni princes, ni princesses. Elle n'a, pourtant, pas eu peur. Et elle a découvert que sous la carapace, le prince méchant était charmant, juste blessé, métamorphosé par une malédiction. Alors, elle l'a sauvé parce que, tout au fond d'elle, elle savait que c'était l'amour de sa vie. Elle savait qu'il n'y aurait jamais que lui dans son coeur. » La poitrine d'Eliott se soulève doucement, lentement, les respirations sont plus longues, symbole du sommeil qui s'abat tendrement, tranquillement sur ses paupières. « Elle a parcouru le monde pour le délivrer de sa malédiction. Une fois fait, ils échangèrent un long baiser et s'aimèrent. » Les doigts repoussent une mèche derrière son oreille. « Malheureusement, le destin est parfois cruel, il prend les gens qu'on aime. Le poids des années t'écrase, te terrasse, et tu sais qu'ici réside la vérité. La princesse est morte en donnant naissance à son enfant : un petit garçon aussi blond qu'elle, aux sourires merveilleux. Si le père fut inconsolable, il se reprit, soigna son coeur blessé et prit soin de l'enfant qu'il aima pour deux. Et ensemble, ils furent heureux. »

Le parquet craque sous tes pas. Doucement, tu glisses Eliott dans son lit, remontant la couverture à motif chapeaux pointus sur lui. Il baille doucement, gigotant pour attraper son doudou dragon et susurre : « 'Espère que 'Man 'viendra. ». Il s'est déjà endormi, alors que tu t'es raidis, durcis. Il ne voit pas l'ombre passer dans tes yeux clairs, il ne comprendrait pas ; le retour de Sarah ne serait ni à souhaiter, ni souhaitable. Il est vrai que sa mort t'a touché, déboussolé. Il est vrai que tu l'as un peu pleuré. En vérité, tu n'as pas été dévasté, bouleversé comme tu l'as été à la mort d'Ava. Elle ne te manque pas. Et son absence s'est changée en un quotidien doux, serein. Uniquement perturbé par l'écho d'une guerre qui avance, te devance. Uniquement chaviré par son retour. Les lèvres glissent doucement dans les cheveux blonds, murmure : « Je veille sur toi. Dors bien. ». Comme tu le fais depuis sa naissance, depuis qu'il n'est question que de vous deux.

La porte de la chambre se referme, doucement, discrètement. « Il a encore parlé de sa mère, nope ? Le regard tombe dans celui de ton frère aîné, le bleu sur bleu s'analysent, se devinent. Un grognement s'extirpe en guise d'affirmations, de précisions.  C'est parce qu'on parle des revenants tout autour de lui. Tu hausses les épaules, tu fais semblant que ça ne t'intéresse pas. Il espère que sa mère revien- T'inquiète, tu marmonnes, elle est pas revenue, elle reviendra pas. Elle sait qu'Eliott est entre de bonnes mains. Pas besoin de revenir pour s'en assurer, éludes-tu, un simple clin d'oeil en guise d'assurance, de garantie que tout va bien, tout ira bien. Et toi, tu es entre de bonnes mains ? Demande le plus intelligent, le plus prudent des frères Travers, connaissant déjà ce qui t'agite, ce qui crépite au fond des tripes. Un grondement :[colorLightSeaGreen] J'suis un grand garçon, je vais bien.[/color] De la main, tu balayes ses interrogations, ses questions. Tout va bien, tout va bien, tout va bien. J'ai entendu dire qu'elle était revenue. Qui ? Ava. » Le souffle se coupe en un instant, un moment. « Tu vas la revoir ? J'sais pas. », murmures-tu, coupable, détestable, si foutrement inquiet qu'elle puisse te détester. Après tout, tu l'as pas assez bien protégé, tu l'as laissé crever. « J'sais pas. », et sur tes épaules, tout le poids du monde t'afflige.  

FIN AVRIL 1995 ⊹ Tu te trouves ridicule. Le bouquet de fleur à ta main est un peu fané, abîmé. Comme d'habitude, tu sonnes à la lourde porte des Shafiq : « Bonjour Monsieur Travers, vous venez voir Ava ? Bonjour Madame Shafiq, oui. Tu souris timidement, doucement. J'peux la voir ? Demandes-tu lentement, légèrement, comme si tu avais peur d'un nouveau rejet, d'un nouveau pas en arrière. Peut-être qu'elle ne veut juste plus de toi. Si, bien sûre, j'ne dérange pas.  Tu restes toute en politesses, en délicatesses face à la mère d'Ava. Tu restes intimidé par cette femme qui t'a, un jour, offert sa fille. Tu ne sais pas sur quel pied danser, comment l'apprivoiser. Tu as jamais su, t'y as jamais cru. Les mères, comme toutes femmes, ont sur toi un pouvoir aveuglant, pesant. J'espère que vous ne vous formalisez pas des caprices d'Ava. J'ignore quelle mouche a  piqué cette enfant de refuser de vous voir – et de voir n'importe qui d'ailleurs, laisse-t-elle s'échapper, s'évader. Comme pour t'assurer que sa fille ne s'est ni envolé, ni abandonné à d'autres bras. Comme pour te rassurer que tu n'as rien à craindre. Tu veux juste lui parler, la revoir comme on revoit une vieille amie, comme on lui conte toutes les aventures qui se sont passés alors qu'elle est partie en voyage. Ce n'est que la tendresse, l'amitié qui te pousse à essayer, à tenter. Oh. J-Je ne veux pas l'embêter, un rougissement léger, j'veux juste savoir si elle va bien et si on peut discuter c-comme avant. Avant qu'elle meurt, avant qu'elle te lègue ses livres préférés. Avant que tu les ravages de tes larmes en les relisant. Sachez que vous êtes toujours la bienvenue ici, vous êtes presque de la famille, ajoute-t-elle alors qu'Ava apparaît. Et tu couines presque de la revoir, aussitôt, tu souffles (ou t'essouffles) : Bonjour Ava. J-J'espère que vous allez bien, j'n'veux pas vous déranger m-mais j'ai pensé que des fleurs vous ferait plaisir. » Et tu tends les fleurs doucement, lentement, un peu gêné, un peu intimidé. Et tu repenses aux mots de Charles ; il paraît qu'ils ont changés, qu'elle a changé, Eddie. Ce n'est peut-être plus ton Ava.

Pourtant, c'est bien elle. C'est bien sa peau mordorée, la même chaleur solaire, incendiaire dans ses yeux. Il ne manque que son sourire, son rire pour vous ramener en arrière, pour te rendre un peu amer. Pour le moment, l'instant, tu es juste heureux de la voir, la revoir. Le sourire est grand, le coeur est émerveillé, un peu bouleversé de la revoir. « Mère, je m'occupe de monsieur Travers, souffle-t-elle en douceur, invitant la femme à déguerpir. La nervosité est, pourtant, toujours ténue, tu as bien remarqué qu'elle n'utilisait pas l'habituel « Edward », que la familiarité s'est tirée. Distante, polie, tu commences à comprendre pourquoi Charles t'a soufflé ses mots. Il faut qu'une porte claque pour qu'elle ose un sourire, un de ceux qui t'ont si souvent mis du baume au coeur. Je suis contente de vous revoir, glisse-t-elle en prenant les fleurs, en les sentant un peu, toujours ce sourire greffé au visage. Moi aussi, murmures-tu un peu penaud, en grattant ta tête. V-Vous allez bien ? Tu fais un pas vers elle, l'approche en douceur, en lenteur. J'suis désolé d'insister comme ça mais vous m'avez manqué. Un silence. Not'e amitié m'est très chère. » Et de ta poche, tu sors un livre qu'elle t'a légué, que tu préfères avoir emprunté : « J'ai pensé que ça vous ferait plaisir d'l'avoir.  Je vous ai donné ce livre, il est à vous, par conséquent. Tu fais non de la tête. J'n'ai fait que l'emprunter, en prendre soin. Même si j'ai un peu bavé d'ssus en dormant une fois ou deux, mais vous en êtres la légitime propriétaire, Ava. Et pis un peu comme vous, vous lui avez manqué, j'pense. » Tu lui tends encore pour qu'elle puisse le prendre. « Notre amitié m'est très chère également. Je vous prie d'excuser Mère pour ses remarques déplacées, je m'assurerai qu'elle ne vous importune plus avec ça. Un sourire, un haussement d'épaules : C'est pas grave, c'est vous qu'j'viens voir, pas vot' mère, sans lui manquer d'respect. Ses allusions m'dérangent pas. Un éclair de compréhension : Oh, sauf si ça vous dérange, vous. Dans c'cas-là, j'comprendrai. C'est vrai que j'suis père, maintenant. Ça peut vous embêter, j'crois. », murmures-tu, en cherchant dans ses yeux si tu as touché juste, si c'est Eliott, le soucis. « Ne dites pas de bêtises », souffle-t-elle, en t'attirant vers un petit salon privé.

« Est-ce que votre petit garçon va bien ? On va toujours bien à cet âge, souffles-tu, enviant un peu l'innocence et la candeur du gamin. Tu te gardes d'avouer qu'il a encore demandé après sa mère. Mais vous l'connaissez ? Non, ce sont mes parents qui m'ont donné des nouvelles. Son sourire est doux, et entre tes paluches, tu attrapes sa petite main : J'suis désolé que vous l'ayez appris comme ça, j'voulais vous l'dire moi-même.  Vous n'avez pas à vous excuser, vous avez eu raison de vous trouver une femme, je le souhaitais. Et toi, tu aimerais lui dire que si tu avais su, tu l(aurais attendu. Mais ce ne sont pas des choses qui se font, n'est-ce pas? Une caresse tendre du bout du pouce tente de lui faire comprendre, d'apprendre. Et puis, j'suis désolé aussi, j'aurais dû mieux vous protéger. Personne ne pouvait prévoir que j'allais tomber malade. » Tu aurais dû être là pour elle, tu aurais dû faire attention. Tu aurais dû pour ne pas qu'elle s'en aille (loin de toi). « J'aimerai m'faire pardonner par un diner si vous voulez bien. », susurres-tu, humble, respectueux. « J'sais qu'c'est  peu mais p'têt qu'avec le temps. » Ne t'a-t-on pas souffler que le temps guérissait  tout ? Même tes échecs.    



Citation :
1990 : Fiançailles arrangées d'Edward et d'Ava Shafiq.  AOUT 1992 : Décès d’Ava Shafiq. Edward est inconsolable, mais, ses frères lui demandent de se ressaisir et de choisir une nouvelle fiancée. NOVEMBRE 1992 : Mariage d’Edward et Sarah Travers. 8 AOUT 1993 : Naissance d’Eliott Travers, fils d’Edward et Sarah. Sarah meurt malheureusement des suites de l’accouchement, laissant un mari endeuillé. 1994 : Edward est promu chef des rafleurs. 6 AVRIL 1995 : Retour des morts. Edward prend connaissance qu’Ava Shafiq est revenue d’entre les morts. .




Dernière édition par Edward Travers le Mar 8 Mai - 22:35, édité 18 fois
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Maebh Rosier
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Sam 7 Avr - 22:17

Toi par ici Ca me fait super plaisir de te voir débarquer par ici, je me sens un peu vile de t'avoir fait craquer mais c'est pour la bonne cause (et c'était pas très dur oups )
J'ai hâte d'en découvrir plus sur ce personnage en tout cas! Ce que j'en sais met l'eau à la bouche Si tu as la moindre question, tu sais où me trouver

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Moros Grimblehawk
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Sam 7 Avr - 22:58

Tous aux abris, elle a prévu deux posts pour l'histoire.
Fassbender est un excellent choix bien sûr, et j'ai hâte de voir ce que vous allez faire des Travers ! Je dois d'ailleurs te mp les concernant.
Bienvenue sur CA, on est ravies de voir que Maebh t'as fait craquer. Si tu as la moindre question, n'hésites pas à contacter l'une de nous, on se fera un plaisir de t'aider. Bonne rédaction pour ta fiche.

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Zahra Shafiq
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 8 Avr - 9:57

Bienvenue parmi nous
Fassbender est un super choix Hâte de voir ce que vous nous préparez avec Ava
Je garde un œil sur toi, just saying

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Like wildfire ☽ You think you know all about it then it seems you are wrong, She hit it out of the park before it'd even begun, I needed sunshine in the darkness burning out, Well now I know that I'm the fuel and she's the spark.
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Edward Travers
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 8 Avr - 12:30

@Maebh Rosier mais tu es une vile créature tentatrice  en vrai, je rigole, mais j'ai tourné autour d'un moment,  et je suis ravie de te retrouver et j'espère ne pas te décevoir avec ce perso - vu comment ça a été dur de me décider, ptn, tu dois em détester en tout cas, merci encore de ta patience et de répondre à toutes mes questions

@Moros Grimblehawk les deux posts, c'est, je t'avoue, une mesure de précaution vu ma proportion à faire des fiches très - trop - longues tu peux demander à Maebh comme elle déteste me valider pour ça  et oui, fassy est tellement sexy et il convient bien à mon ours mal léché merci beaucoup à toi

@Zahra Shafiq merciii et garde un oeil, moi, je sais déjà que j'ai grave besoin d'un lien avec ton perso en espérant que ce qu'on prépare te plaise

EDIT : petite question pour le staff @Maebh Rosier et @Moros Grimblehawk , je suis intéressée pour une place de lieutenant (section renseignements) pour Ed  néanmoins dans l'annexe, ça a l'air d'être réservé aux familles détentrices d'horcruxe, c'est le cas?  Si c'est le cas, je peux me diriger vers une place de chef de groupe, non? merci
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Duncan McGonagall
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 8 Avr - 13:35

FASSBENDER Rien que le début de la fiche est génial, ça donne envie d'en savoir plus sur le personnage
Welcome, en tous cas !

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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 8 Avr - 13:57

bienvenue futur beau frère !
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Adrastos Lestrange
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 8 Avr - 14:54

Nan mais comment on sent déjà le drama
Il m'en faut plus asap, obligé (ici Cain de MM d'ailleurs huhu salut toi )
Je sens que je vais sortir les popcorns pour pouvoir suivre tout cela

Bienvenue iciiiiii !
Maebh et Moros l'ont déjà précisé, mais si tu as besoin de quoi que ce soit, surtout n'hésites pas

Et il me semble que Moros t'a fait passé l'info, mais je poste ici en plus Les places de lieutenants sont donc réservés aux sorciers issus de familles gardiennes d'horcruxes (crucio donc), mais ce n'est pas le cas des chefs d'équipes qui peuvent etre morsmordres

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Edward Travers
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 8 Avr - 17:13

@Duncan McGonagall JE. et quoi dire de toi ? tes choix sont tellement magiques et sublimes genre : nikolaj + mcgo toi tu veux qu'on s'aime ? je suis contente que tu apprécies le dbéut du perso en espérant que la suite te ravisse aussi merciiii

@Megara Lestrange Future belle-soeur il nous faudra un lien :oups;

@Adrastos Lestrange DU DRAMA? OUSSA? c'est très mal me connaître, voyons
promis, ça arrive vite, petit bout par petit bout ( salut toi ça me fait hyper plaisir de te revoir )
moi, je sors le pop corn pour les feels avec toi, zahra et maebh oui, je stalke aussi
merciiii
oui momo a bien joué son rôle et précisé ce qu'il en était, mais merci encore
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Moira Greengrass
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Lun 9 Avr - 5:11

2 post
Fassbender, j'aime.
Bienvenue officiellement
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Mar 10 Avr - 19:13

Bienvenue !
My god... Les aesthetics sont de toi ? Ils sont tellement sublimes, j'ai pas les mots !
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Edward Travers
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Mer 11 Avr - 20:09

@Moira Greengrass oui, désolé pour cette lecture longue éè
et j'aime tellement imogen poots d'ailleurs :

Spoiler:
 

ça impose un lien, moi, j'dis
merci en tout cas

@Alhana Avery merciiii ouh non, j'ai pas ce talent je les ai trouvé sur tumblr, si tu es intéressée je peux te filer les liens des blogs ( faut que j'les ajoute en crédit de ma fiche )

@Maebh Rosier pourrais-je avoir un petit délai, please ? ça avance, ça avance mais doucement
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Ariadne Slughorn
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Dim 29 Avr - 20:53

Ta fiche est commencée depuis plus d'une semaine, as-tu besoin d'un délai supplémentaire ?

EDIT : oups la boulette, je n'avais pas vu ta demande. Je t'ajoute un délai jusqu'au 07/05

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Edward Travers
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Lun 7 Mai - 22:06

Pas de soucis, Ariadne ça arrive de pas voir
Voilà la fiche est finie :bigeyes:
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Ava Shafiq
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Mar 8 Mai - 19:26


(dommage que les revenants soient stériles parce qu'ils auraient été beaux, les bébés Travers )

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    Look straight at the people you kill; don't take your eyes off them for a second. And don't ever forget them because they won't forget you.
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Maebh Rosier
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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   Mar 8 Mai - 22:36

Félicitations !
Bienvenu.e sur CM !


Ce qu'on a pensé de ta fiche
Tes romans sont toujours aussi agréables à lire J'ai hâte de voir Edward en jeu en tout cas et de trouver un lien histoire qu'on puisse de nouveau RP ensemble Ta plume est toujours aussi jolie que dans mes souvenirs

Les Travers étant une famille de sang-pur, n'oublie pas de poster dans le sujet adéquat pour leur créer leur fiche famille   Ca n'a pas besoin d'être fait dans la minute mais c'est important de ne pas oublier  
Et maintenant ?
Maintenant que ton personnage est officiellement validé, il ne te reste plus que quelques petites étapes avant de pouvoir commencer le jeu sur le forum ! Tout d'abord, il faut venir recenser ton personnage dans les registres (+). Tu peux également ensuite créer ta fiche de liens afin de pouvoir trouver toutes sortes de relations toutes plus dingues les unes que les autres à ton personnage (+).

Une fois que tu commence à RP, n'oublie pas recenser ton premier RP de chaque mois (+). Au fil de ton temps sur le forum, n'oublie pas de garder en tête le système de gallions (+) qui te permettra d'obtenir des récompenses et d'offrir un avantage à ton camp.

Si tu fondes l'une des familles de sang-purs libres à la création il est obligatoire de créer ta fiche de famille (+). Tu peux également le faire si tu désires fonder ta propre famille de sang-mêlé, mais cette étape n'est obligatoire que dans le cas des 5 familles de sang-pur dont l'histoire est laissée libre.

Quelques petites étapes toutes simples donc ! Et la dernière, la plus importante de toutes : HAVE FUN.

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Sujet: Re: EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)   

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EDWARD ⊹ can we start again ? (07/05)
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