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 Hatred of the past only leads to hatred of the future - Moros.

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Xolani Okonjo
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Sujet: Hatred of the past only leads to hatred of the future - Moros.   Dim 1 Avr - 22:48

hatred of the past only leads to hatred of the future
Moros Grimblehawk & Xolani Okonjo


02 april 1996, late evening.

Snatchers save yet another Scotish Scottish village from violent rebels.

C’est son encre rouge qui corrige la faute. Rouge comme le sang de ceux qui ont perdu leur vie. Rouge comme le sang des enfants qui ont sombré. Rouge comme la mort qui plane. Rouge comme la mort qui danse. Rouge comme la mort qui chante. Il retient ses larmes, Xolani. Tremblants, ses doigts s’enferment autour de sa plume avec force. La force de l’homme qui ne désire que tuer les rafleurs en retour. Mais il ne peut le faire. Pas encore. Bientôt. Bientôt. Mais pas encore. Alors il ne dit rien. Alors il ne fait rien. Alors il retourne à l’article. Responsible for vile attacks on beloved deatheaters. Il rajoute la lettre manquante. Et puis il arrête de lire les mots. Et puis il laisse son travail prendre le dessus. Il trouve les fautes, au diable ce qui se cache derrière les lettres. Au diable la mort qui suinte d’entre les lignes. Les minutes passent. Les minutes disparaissent. Il finit. Il s’éloigne. Il abandonne cette profession qui, à elle seule, est un affront à son cœur. Il ne veut pas être coincé dans ce sous-terrain. Il se doit d’être sur le terrain. Lui qui, plusieurs années plus tôt, s’est su prêt à devenir l’éditeur en chef de ce journal qui faisait partie des plus grands. Mais les années sont passées. Mais les années se sont éteintes. Il ne reste que les lignes qui ont creusé son visage, seules preuves qu’il a vécu. Lui dont les souvenirs sont rares. Lui dont les souvenirs se mélangent, se perdent. Il lui arrive de se perdre lui-même. Il se perd dans un liquide qui l’aide à se souvenir. Un liquide qui lui rappelle que le monde et perdu et qu’il n’a guère de tenter de le sauver.

La bouteille roule jusqu’au bord de la table. Lentement, elle s’arrête presque. Et puis elle continue. Et puis elle caresse l’air. Et puis elle embrasse le sol. Et puis elle se brise en mille morceaux. Il ne réagit pas, Xolani. Les heures ont passé depuis qu’il a quitté son bureau. Les heures se sont perdues. Rares sont les rebelles au sein de la vielle station de métro. À une heure pareille, la plupart s’affairent à cacher leur appartenance au groupe qui grandi chaque jour. Il devrait se concentrer sur ses devoirs, l’Africain. Il devrait se concentrer sur ce qu’il fait si bien, offrir une protection à autrui. Mais il en est incapable. Les mots qui habitent La Gazette ne peuvent sortir de son esprit. Il est incapable de penser à quoi que ce soit d’autre. Tout ce qu’il peut voir est la pile de corps sans vie, le sourire fier du rafleur. Une image qui tourne en boucle, dont il ne peut se séparer. Son poing se serre. Son cœur s’accélère. La bibliothèque explose. Par reflexe, il enfouit sa tête dans ses bras alors que des livres se heurtent à lui. Sa magie suinte telle celle d’un revenant, comparaison qu’il ne supporte pas. Incapable de supporter sa propre compagnie, il se doit de quitter ce nouveau sous-terrain. Il a besoin d’air.

Mais l’air attendra. Alors qu’il quitte son bureau, son regard se pose sur le dos d’une vermine qu’il reconnait immédiatement. Si le jour avait été différent, il l’aurait ignoré. Mais il ne l’ignore pas. « Grimblehawk! » Ses pas le portent jusqu’à lui. Le couloir est étroit, ainsi est la vie des rebelles. Il est large, Xolani. Ses épaules couvrent une grande partie de l’espace disponible. Le chien ne peut s’échapper. « Heard about what your friends did? » L’alcool s’échappe d’entre ses lèvres, porté par sa respiration profonde. « Did you? » Il leve la voix. Parce qu’il sait qu’ils sont seuls. Parce qu’il ne peut se controler. Parce que sa rage se mêle à la boisson. « Heard about the little kids they tortured? Probably sad you weren’t there to join them. » La haine qui habite son visage est claire, il n’y a aucun doute sur ce qu’il pense du sorcier qui lui fait face. Il s’approche encore, Xolani. Il s’approche alors qu’il n’y a pas vraiment la place de s’approcher. Surpassant le loup de toute sa hauteur, il le fixe un moment. « Maybe we’ll make sure you weren’t the one to tell them about the Rutherfords, eh? » Les muscles de son dos se contractent un moment. « Always thought dogs were best kept on a leash. »

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