daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 Hatred of the past only leads to hatred of the future - Moros.

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Âge : 51 ANS, les années annoncent la sagesse. (13.11.1944)
Sang : MÊLÉ, le mélange prône l'égalité.
Profession : CORRECTEUR, le regard identifie les fautes. EDITEUR EN CHEF, les écris hurlent la rebellion. CONSEILLER, les avis influencent les décisions.
Situation civile : VEUF, l'amour connait la mort.
Allégeance : REBELLE, les actions préparent la guerre.
Particularité : MAGIE SANS BAGUETTE, les doigts contrôlent le monde.
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Sujet: Hatred of the past only leads to hatred of the future - Moros.   Dim 1 Avr - 22:48

hatred of the past only leads to hatred of the future
Moros Grimblehawk & Xolani Okonjo
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02 april 1996, late evening.

Snatchers save yet another Scotish Scottish village from violent rebels.

C’est son encre rouge qui corrige la faute. Rouge comme le sang de ceux qui ont perdu leur vie. Rouge comme le sang des enfants qui ont sombré. Rouge comme la mort qui plane. Rouge comme la mort qui danse. Rouge comme la mort qui chante. Il retient ses larmes, Xolani. Tremblants, ses doigts s’enferment autour de sa plume avec force. La force de l’homme qui ne désire que tuer les rafleurs en retour. Mais il ne peut le faire. Pas encore. Bientôt. Bientôt. Mais pas encore. Alors il ne dit rien. Alors il ne fait rien. Alors il retourne à l’article. Responsible for vile attacks on beloved deatheaters. Il rajoute la lettre manquante. Et puis il arrête de lire les mots. Et puis il laisse son travail prendre le dessus. Il trouve les fautes, au diable ce qui se cache derrière les lettres. Au diable la mort qui suinte d’entre les lignes. Les minutes passent. Les minutes disparaissent. Il finit. Il s’éloigne. Il abandonne cette profession qui, à elle seule, est un affront à son cœur. Il ne veut pas être coincé dans ce sous-terrain. Il se doit d’être sur le terrain. Lui qui, plusieurs années plus tôt, s’est su prêt à devenir l’éditeur en chef de ce journal qui faisait partie des plus grands. Mais les années sont passées. Mais les années se sont éteintes. Il ne reste que les lignes qui ont creusé son visage, seules preuves qu’il a vécu. Lui dont les souvenirs sont rares. Lui dont les souvenirs se mélangent, se perdent. Il lui arrive de se perdre lui-même. Il se perd dans un liquide qui l’aide à se souvenir. Un liquide qui lui rappelle que le monde et perdu et qu’il n’a guère de tenter de le sauver.

La bouteille roule jusqu’au bord de la table. Lentement, elle s’arrête presque. Et puis elle continue. Et puis elle caresse l’air. Et puis elle embrasse le sol. Et puis elle se brise en mille morceaux. Il ne réagit pas, Xolani. Les heures ont passé depuis qu’il a quitté son bureau. Les heures se sont perdues. Rares sont les rebelles au sein de la vielle station de métro. À une heure pareille, la plupart s’affairent à cacher leur appartenance au groupe qui grandi chaque jour. Il devrait se concentrer sur ses devoirs, l’Africain. Il devrait se concentrer sur ce qu’il fait si bien, offrir une protection à autrui. Mais il en est incapable. Les mots qui habitent La Gazette ne peuvent sortir de son esprit. Il est incapable de penser à quoi que ce soit d’autre. Tout ce qu’il peut voir est la pile de corps sans vie, le sourire fier du rafleur. Une image qui tourne en boucle, dont il ne peut se séparer. Son poing se serre. Son cœur s’accélère. La bibliothèque explose. Par reflexe, il enfouit sa tête dans ses bras alors que des livres se heurtent à lui. Sa magie suinte telle celle d’un revenant, comparaison qu’il ne supporte pas. Incapable de supporter sa propre compagnie, il se doit de quitter ce nouveau sous-terrain. Il a besoin d’air.

Mais l’air attendra. Alors qu’il quitte son bureau, son regard se pose sur le dos d’une vermine qu’il reconnait immédiatement. Si le jour avait été différent, il l’aurait ignoré. Mais il ne l’ignore pas. « Grimblehawk! » Ses pas le portent jusqu’à lui. Le couloir est étroit, ainsi est la vie des rebelles. Il est large, Xolani. Ses épaules couvrent une grande partie de l’espace disponible. Le chien ne peut s’échapper. « Heard about what your friends did? » L’alcool s’échappe d’entre ses lèvres, porté par sa respiration profonde. « Did you? » Il leve la voix. Parce qu’il sait qu’ils sont seuls. Parce qu’il ne peut se controler. Parce que sa rage se mêle à la boisson. « Heard about the little kids they tortured? Probably sad you weren’t there to join them. » La haine qui habite son visage est claire, il n’y a aucun doute sur ce qu’il pense du sorcier qui lui fait face. Il s’approche encore, Xolani. Il s’approche alors qu’il n’y a pas vraiment la place de s’approcher. Surpassant le loup de toute sa hauteur, il le fixe un moment. « Maybe we’ll make sure you weren’t the one to tell them about the Rutherfords, eh? » Les muscles de son dos se contractent un moment. « Always thought dogs were best kept on a leash. »

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Sujet: Re: Hatred of the past only leads to hatred of the future - Moros.   Dim 6 Mai - 22:19

hatred of the past only leads to hatred of the future
Moros Grimblehawk & Xolani Okonjo


02 april 1996, late evening.

Comme à son habitude, il occupe le gymnase du quartier général. Comme à son habitude, il évacue la rage par les poings. Ses gants de cuir martèlent le sac de sable suspendu au plafond avec application, dans un rythme effréné. Il n’a pas de mal à converser la cadence infernale qu’il s’impose. Alimenté par sa fureur, son corps agit instinctivement, par réflexe. Aucune question, aucun temps mort. Il lui suffit d’imaginer le visage des mangemorts qu’il a fréquenté durant des années pour augmenter encore la force de ses coups. Mais pire que tout, c’est la pensée des morts qu’ils ont laissés derrière eux qui le rend malade. L’idée que ces hommes, ces femmes, ces enfants, auraient pu être sauvés par les informations qu’il détient est un supplice. Mais depuis son arrivée au sein de l’Ordre, ses décideurs s’échinent à ignorer ses appels. Condamné par son ancienne allégeance, Moros est persona non grata aux yeux des rebelles. Ses paroles semblent glisser sur Hamish Greengrass et ses conseillers comme l’eau sur le metal. La raison pour laquelle le chef de l’Ordre les a acceptés lui et les siens après leur fuite, il y a trois ans, reste un mystère. De toute évidence, Greengrass n’espérait pas recevoir en échange des informations susceptibles de les aider à renverser le gouvernement. Sinon, il y a longtemps que le loup aurait été convoqué dans le bureau du patriarche. Une convocation qu’il escompte toujours recevoir. Malheureusement, il le sait, elle aura un goût amer. Celui du sang innocent versé par sa faute, parce qu’il n’aura su s’imposer et faire entendre sa voix.

Alors qu’il range ses affaires, le sorcier est essoufflé. Sa rage n’est pas éteinte, pas plus que son chagrin. Mais il est suffisamment épuisé pour s’effondrer sur son lit et s’endormir sans réfléchir. Il ne doute pas que son sommeil sera peuplé de cauchemars, inspirés aussi bien par ses souvenirs que par les récents événements. Refermant la porte derrière lui, Moros quitte le gymnase pour rejoinder son appartement dans le Londres moldu. Il parcourt les couloirs de l’ancienne station de métro, le visage fermé, hostile à toute interaction. Et personne ne lui adresse la parole. Jusqu’à… « Grimblehawk ! » Le ton est sans appel. Avec un soupir, le loup se retourne. Face à lui se dresse Xolani Okonjo, géant Africain qui fait indéniablement partie de ses plus farouches opposants. Les mains dans les poches, le sorcier reste immobile, laissant le conseiller venir à lui. « Heard about what your friends did ? Did you ? » Le parfum âcre de l’alcool lui chatouille les narines et Moros n’a aucun doute sur sa provenance. Le regard embué d’Okonjo ne fait que confirmer sa pensée. « Leave me alone, Okonjo. » Sa voix est lasse. Il n’a pas envie de se battre. Pas ce soir, pas alors qu’il veut pleurer les sorciers morts par sa faute. « Heard about the little kids they tortured? Probably sad you weren’t there to join them. » Les poings se serrent au fond des poches. La mâchoire se contracte. Deux ans qu’il est là, à se battre nuit et jour pour se faire accepter. Deux ans qu’il subit la reprobation des rebelles. Les accusations gratuites de Xolani sont plus qu’il ne peut en supporter pour l’instant. « Leave me alone, I mean it. Don't piss me off. » Il voudrait s’éloigner, mais le géant lui barre la route. Faire demi-tour est impensable; un aveu de faiblesse dont il ne se sent pas capable.

« Heard about the little kids they tortured? Probably sad you weren’t there to join them. » Le regard que lui lance Okonjo est chargé d’une haine brûlante, incendiaire. Le pas en avant que fait le sorcier dans la direction réduit encore la distance entre eux et accélère le souffle du loup. L’image des enfants suppliants, une seconde avant de mourir, lui noue la gorge. L’instant est figé, le temps suspend. Lèvres serrées, Moros attend. Il ne peut partir sans attiser la colère du conseiller. Et il se refuse à répondre aux accusations, quand bien même l’Africain les assène sans relâche. « Maybe we’ll make sure you weren’t the one to tell them about the Rutherfords, eh ? » Un grognement lui échappe, tandis qu’il serre les poings. « Alcohol isn’t a good conservative, is it ? Looks like you forgot that I joined you two years ago. It’s deatheaters that I betrayed, remember ? Maybe your brain is far too ruined by firewhisky. » Le souvenir de sa trahison et du prix à payer pour la liberté est encore fraîchement inscrit dans sa chair, malgré le temps écoulé. Pourtant, Xolani ne semble pas vouloir l’épargner. « Always thought dogs were best kept on a leash. » Son ton mauvais est comme un coup de fouet sur un cheval sauvage. Le grognement qui filtre entre ses dents serrées est plus animal qu’humain. « Well, better not forget to tie tightly mine during next full moon. No one know what a raging dog is capable of, don't you think ? » Le rictus cruel qui étire ses lèvres dévoile ses dents. « I bet you wish you have killed me the very moment I arrived here. » Le ton est provocateur. Les poings alcoolisés de Xolani ont l’air de démanger le sorcier et il semble attendre une bonne raison de le frapper. Une raison que Moros est tout disposé à lui donner.
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