daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 Prélude au chaos.

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Âge : 48 ans, même si elle en parait 17 de moins
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Profession : aucune
Situation civile : veuve, mariée clandestinement, fiancée à Anatoli Karkaroff, en couple avec Saga
Allégeance : neutre; elle porte la marque, souvenir de son ancienne vie
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Cordelia Mulciber
crucio - revenant
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Sujet: Prélude au chaos.   Sam 24 Mar - 19:20


Quand elle a croisé les Karkaroff dans le couloir, Cordelia ne s’est pas attardée : son frère reçoit bien qui il lui plaît et de toute manière sa sœur se tient loin de tous les complots politiques du chef de famille. Une vague œillade pour toute salutation, comme des individus qui se reconnaissent mais n’ont rien à se dire, les convives et la revenante se toisent en silence. Et quand elle entend le timbre dégoulinant d’hypocrisie crasse de son frère, l’éternelle se hâte de de fuir. Il ne lui en laisse pas le temps, néanmoins, quand de sa voix coulante l’interpelle. « Cordelia. Toi aussi. » Comme à son habitude, Kenneth de demande pas, il exige. Furieuse, sa sœur se retourne. « J’ai des choses à faire, elle rétorque vertement ». C’est que, depuis son retour, elle n’hésite plus autant qu’auparavant à tenir tête au patriarche – que peut-il lui arriver de pire qu’elle n’a pas déjà subi ? « Ca peut attendre. » Le timbre clinique de son frère lui fait vaciller ses intentions, et un soupir plus tard, elle emboite le pas au Karkaroff jusqu’au petit salon qu’il réserve pour les entrevues courtes et rapides. Le faste et l’opulence indécente des Mulciber ricoche aux pupilles, où qu’on pose le regard. Cordelia déteste cette pièce, Kenneth l’adore. Des portraits de leurs illustres ancêtres aux armoiries clinquantes, tout est fait pour rappeler chez qui se trouvent ceux conviés dans ce boudoir. Et tandis que les hommes s’échangent de vaines banalités, commentent l’actualité, Cordelia s’interroge sur la raison de sa présence à ce conciliabule étrange. Un défilé de domestiques plus tard, ils tiennent tous un verre d’alcool à la main. Kenneth a son air joyeux et suffisant qu’elle exerce puissamment et une sourde angoisse commence peu à peu à la saisir.

« Cordélia, très chère, il commence et déjà la revenante se crispe devant tant de fausseté (qui n’est pas là pour la tromper, bien sûr, mais servie à dessein devant les étrangers qui se tiennent à ses côtés pour toujours alimenter l’image d’un clan uni et soudé). A son ton, déjà, elle pressent qu’elle va le haïr pour ce qu’il a à annoncer, qu’elle va détester l’entendre. Le regard sévère, elle observe le visage sans émotion son frère qui parade fièrement. Nous célébrons ici une nouvelle alliance, particulièrement profitable pour la famille. Tu reconnais sans nul doute des alliés de longue date, son énorme paluche désigne d’un geste distant les deux hommes qui se tiennent en retrait et auquel elle n’accorde toujours pas son attention. » « Epargne-moi cette comédie, Kenneth, elle siffle la voix sourde. Viens-en au fait. » Le sourire de Kenneth se crispe un peu sans disparaître vraiment. Si sa sœur n’a jamais été tout à fait docile, avant comme maintenant, il regrette néanmoins le temps où elle savait lorsqu’il convient de se taire (même si bien sûr, il n’est pas stupide et sait qu’elle n’a pas tout à fait oublié, qu’elle le craint juste moins qu’auparavant). « Très bien. La famille Karkaroff, représentée par deux de ses membres ici présents, et moi-même sommes parvenus à un accord qui convient à tous. L’une des conditions est ton mariage prochain à Anatoli, leur aîné… » Il ne s’arrête jamais de parler, mais Delia ne l’écoute déjà plus. La nouvelle lui fait l’effet d’un sort tiré à bout portant dans sa poitrine. Figée, l’esprit subitement anesthésié, elle observe avec un rare détachement les lèvres odieuses de son frère se tordre. Brutalement, elle est projetée des années en arrière et se revoit, encore un peu gamine, pas tout à fait une femme, promise et jetée dans les bras d’un homme comme monnaie d’échange dans ses manigances. « Hors de question, elle lâche pour interrompre la diatribe obscène. » Lassé, passablement agacé, l’homme se redresse et braque un regard clinique sur sa sœur. « Tu n’as jamais eu ton mot à dire, c’est réglé. » Et comme la gamine qu’elle fut jadis, Cordelia se retrouve empêtrée dans une situation qui lui échappe totalement, soumise à la volonté de son aîné et à une magie plus ancestrale qui lui donne tous les droits sur son être et sa vie. « Anatoli a fait le déplacement spécialement pour présenter ses hommages. Ne te ridiculise pas d’avantage. » Kenneth, le visage fendu d’un sourire immense, se tourne vers les deux hommes avec qui il s’entretient brièvement, puis quitte la pièce, suivi d’un seul d’entre eux seulement.

Quelque part en elle, sous les côtes ou bien dans le cœur, ça s’agite et se tord. Furieuse, elle fusille du regard celui qui se tient devant elle. Ils se connaissent peu, se reconnaissent tout au plus. Mais parce qu’elle est une Mulciber, Cordelia sait tordre ses intérieurs. La fureur qui habite son visage reflue peu à peu pour laisser place à un masque froid et distant, celui qu’elle portait constamment et qu’elle s’habitue à nouveau à arborer en toutes circonstances.

Elle s’approche du guéridon où sont disposés verres et alcool, l’une des meilleures cuvées de whisky Pur Feu. Elle avale d’une traite le contenu avant se resservir, les doigts si agrippés qu’ils en deviennent blanc. Enfin, elle consent à se tourner vers l’homme, enveloppée du dédain issu de son sang pour l’étranger.

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effectivement tu es en retard sur la vie, la vie inexprimable, la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir. celle qui t'es refusée chaque jour par les êtres et par les choses dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés au bout de combats sans merci. — René Char
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Âge : 43 ANS et presque autant de mensonges.
Sang : MÊLÉ, il y a bien longtemps que les Karkaroff ont cessé de voir ça comme une honte.
Profession : LANGUE DE PLOMB (salle de la mort)/CHEF DES BOURREAUX, Anatoli donne la mort sans y penser à deux fois.
Situation civile : VEUF par une fois déjà, père du portrait craché de sa défunte femme. FIANCÉ à Cordelia Mulciber, union arrangée aussi inattendue qu'inédite et surprenante. La perspective ne l'enchante pas plus que ça mais Anatoli plie l'échine par devoir (si telle est la volonté des Karkaroff, il en sera ainsi fait).
Allégeance : MARQUÉ depuis si longtemps que le tatouage fait partie de son être. Anatoli a fait la guerre une fois pour le Seigneur des Ténèbres et se lancerait dans une deuxième bataille sans même hésiter.
Particularité : Aucune.
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Anatoli Karkaroff
the great shipwreck of life
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Sujet: Re: Prélude au chaos.   Lun 2 Avr - 19:38

prélude au chaos
avec cordelia mulciber

La veille au soir

Le manoir des Karkaroff est plongé dans le silence et l’obscurité lorsqu’Anatoli en pousse les portes. Le bon-vouloir de son frère n’a d’égal que la loyauté du cadet et il a suffit d’un mot de Leonid pour qu’Anatoli ne rapplique en vitesse. Le patriarche n’a même pas attendu que son frère soit assis pour lui annoncer la nouvelle. « Tu vas épouser Cordelia Mulciber. Je suis enfin arrivé à un accord avec Kenneth. » Le ton de Leonid est sans appel et n’invite aucune question : l’alliance a été scellée sans l’accord des intéressés et le Karkaroff a appris à ne pas contrarier son frère. Ce dernier se rappelle rapidement de Cordelia : Mulciber, sang immaculé et revenante. Il ne lui en faut pas plus pour distinguer les ficelles de cet arrangement ainsi que l’intérêt d’une telle alliance. « Quand ? » C’est après tout la seule question à laquelle Anatoli peut attendre une réponse. Pas de pourquoi ni de comment. « Nous avons rendez-vous chez les Mulciber demain. » Le silence retombe et Anatoli soupire, passe une  main sur son visage. Le langue-de-plomb doit bien s’avouer surpris par la rapidité de l’annonce. Il lui faudra l’annoncer dès ce soir à Ioana. Leonid ne laisse pas le silence s’installer trop longtemps que déjà il se fait plus exigeant. « Je suppose que je n’ai pas à t’expliquer tout ce qu’il y a à gagner d’une alliance avec les Mulciber ni tout ce que nous pourrions perdre si les choses venaient à… mal se passer. »

Le jour même

Anatoli est rodé à l’exercice : il s’est préparé avec soin, a sorti son plus beau costume et son sourire le plus faux. Leonid a tranché qu’ils ne viendrait qu’à deux et qu’Iona resterait en retrait : pas besoin d’aller encombrer le manoir des Mulciber avec la descendance d’Anatoli. Cordelia est aussi peu aimable qu’enthousiaste. Loin de s’en offusquer, le Karkaroff risque un bref sourire encourageant. Le bourreaux a autant de défauts que de vices mais il n’en est pas pour autant un monstre : Anatoli, lui aussi, n’a pas eu son mot à dire. Son premier mariage n’a été qu’une mascarade pour toujours plus de pouvoir, une étape dans les plans de Leonid pour le reste des Karkaroff et le sorcier n’attend rien de plus de cette nouvelle union. Anatoli peut très bien s’accorder d’une vie de faux semblants pour peu que la Mulciber soit prête à collaborer.

La situation dure autant en longueur qu’en malaise et, enfin, les deux patriarches se glissent au dehors de la pièce. Anatoli, lui, n’a pas bougé et se contente d’observer Cordelia. Il a bien quelques souvenirs de la sorcière datant de la guerre mais ils ne sont pas plus que deux étrangers, tout au plus de très vagues connaissances. Pas de vieille amitié ou d’histoires à partager pour faire passer la pilule et réchauffer le froid qui semble les envelopper. Anatoli ne manque pas de l’imiter et de descendre ce qu’il lui reste de whisky. Pas qu’il soit gêné ou mal à l’aise (son empathie pour Cordelia ne va pas jusque là) mais le chercheur cherche encore la meilleure façon d’aborder la sorcière. Le Karkaroff n’a qu’une question et qu’une mission : s’assurer que Cordelia joue le jeu et, en fin joueur, Anatoli sait qu’il lui faut pour ça ne pas faire d’erreurs.

« Je ne suis pas plus enthousiaste que toi. » Il met plus de coeur à jouer la comédie mais ça n’en change pas les faits et le Karkaroff ne voit aucune raison de mentir à Cordelia à ce sujet. Tout au mieux cela leur fait un point commun, aussi fragile et insignifiant soit-il. Des années passées à côtoyer la haute société ont donné à Anatoli l’aisance nécessaire pour faire face à Cordelia sans flancher : le Karkaroff n’expose qu’un flegme savamment feint devant son arrogance. « Si tu as des exigences particulières pour que ce petit arrangement fonctionne, maintenant me semble être un bon moment. » Un vague sourire se perd au détour de ses lèvres alors qu’Anatoli s’appuie contre le battant de la porte.

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Cordelia Mulciber
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Sujet: Re: Prélude au chaos.   Lun 30 Avr - 15:34


Les pensées se font et se défont dans son esprit, sans qu’elle ne s’y accroche. Le temps passe dans un silence poisseux et oppressant, et réfugiée derrière son verre qu’elle vide consciencieusement pour se resservir aussitôt, Cordelia fixe Anatoli outrageusement directement. Elle a connu cet homme, autrefois, de loin. De cinq années son aînée, issus de familles d’un prestige différent, elle n’a jamais eu à échanger avec lui plus de trois mots courtois lors de galas ou de rassemblements durant la guerre. Ce qu’elle sait de lui, ce sont les éternelles rumeurs dont tous se régalent, de celles qui font les premières pages de Sorcière Hebdo ou bien de petits encarts qu’on espère discrets ; elle ne sait véritablement rien de cet homme qui se tient en face de lui. Si la colère, sourde, continue d’enfler en elle comme le pire des poisons, Cordelia n’a pas cependant ni le temps ni le luxe de lui donner une forme tangible pour la rediriger. Bien sûr, elle pourrait s’en libérer contre Anatoli, mais loin d’être stupide, elle le devine aussi piégé qu’elle dans cet arrangement – défaut d’en être aussi mécontent. D’ailleurs, il le lui confirme. Pas enthousiaste. Un regard acéré pour lui percer les rétines, Cordelia ne réagit que par un rictus tordu et ne répond rien. Un vague orgueil lui répète qu’elle reste, malgré la précarité de cette situation, dans un vague statut de supériorité. C’est à Kenneth que ce contexte profite le plus, il n’a eu qu’à agiter un os à la famille aux abois et prête à tout pour grappiller un peu plus de prestige encore. Kenneth ne sert que ses propres intérêts au dépend de tout et de tous ; ses frères et sœurs, ses enfants, sa réputation ne sont là que de beaux jouets mis à sa disposition et peu lui chaut le charnier sur lequel il s’élève et s’érige constamment. Le rictus s’étale un peu plus et ourle les lèvres de la revenante. Les billes, d’où débordent le dédain propre à son sang, confrontent les billes. « Des exigences ? elle répète lentement, le timbre rêche. Pour cet arrangement, je passerai une bague à mon doigt, porterai une belle robe et paraderai lors d’une cérémonie incroyable. Et ce sera tout. Tu continueras ta vie, je continue la mienne. On ne se parle pas, sauf en cas de nécessité absolue. Je garde mon indépendance, tu gardes la tienne. Tu n’existais pas pour moi avant aujourd’hui, et je compte bien faire en sorte que ma vie reste la même. » Le ton, quoique ferme, reste calme. Si le sang qui pulse dans ses tempes raconte une histoire différente, elle est rompue depuis toujours à enterrer ses sentiments, les oublier, au profit de l’artifice et l’apparat. On ne sait jamais ce qui se trame réellement dans l’esprit de Cordelia, et bien chanceux celui qui pourrait un jour percer son système de défense parfaitement rôdé. L’âme à vif, elle le cache néanmoins depuis trop longtemps pour se souvenir de vivre sans ce poids permanent. Un bref instant, son esprit s’égare vers Saga et ses entrailles se tordent. Il faudra lui parler, et l’épargner le plus possible ; et espérer longuement pour le pardon. « Peu importe ce que tu escomptes gagner. Ce sera sans moi. » Amère, elle avale une nouvelle rasade d’alcool. Elle finira probablement saoule avant la fin de l’entrevue, elle ne s’en inquiète jamais. « Nous ne sommes rien qu’un bout de papier utile à Kenneth et probablement utile à ta famille. Jusqu’à ce que la mort nous sépare. » Elle lève le verre comme d’y trinquer, cynique mais ne le porte pas aux lippes. « Réjouissons-nous ne pas avoir le poids d’assurer une descendance, elle complète, acerbe. » Si Anatoli a des requêtes à formuler ? Il n’en pas le droit, elle estime, et ne lui demande pas. Elle achève juste le verre.


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