daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 If we ever meet again - Jùli.

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Sujet: If we ever meet again - Jùli.   Dim 4 Mar - 21:16

if we ever meet again
Jùli Estheràzy & Xolani Okonjo


04 march 1996, early afternoon.

Il se lève, Xolani. Il se lève afin d’étirer ses muscles qui fatiguent. Assis sur une chaise en bois dans un bureau sombre, il laisse son esprit fuir. Tel un enfant en bas âge, il ne peut maintenir son attention sur le texte qu’il a devant les yeux. Un article des plus ennuyeux. Des mots fabriqués, agencés d’une manière si fausse que la censure suinte. Le Mage Noir est grand, voilà ce dont ils parlent. Il est grand et s’assure d’éteindre ceux qui se disent rebelles. Des menteurs, voilà tout ce qu’ils sont ces sorciers qui disent appartenir à un ordre qui n’est plus depuis 1982. Il ne peut étouffer un léger rire, le conseiller. Il rit parce qu’il sait bien que ce sont plus que des murmures qui parcourent les rues. Il rit parce que les recrues grandissent jour après jour. Il rit parce qu’il a les mains sur les rennes d’un monde que le régime aime ignorer, un monde qui finira par les écraser. Ou du moins, si l’ennui ne s’en prendra pas à lui avant que cela n’arrive.

« Les corrections ? » Pas de bonjour. Il les tend vers la sorcière. Pas de merci. Elle disparait aussi silencieusement qu’elle est apparu. Il se laisse glisser, l’Africain, laissant son crane reposer sur le dossier de sa chaise. Il se doit de partir à la recherche des articles censurés, curieux de découvrir ce que La Gazette cache au monde désormais. Mais la fatigue l’en empêche. Mais l’ennui le clou sur place. Alors il reste ainsi un moment, bercé par le silence de la cave humide qui lui sert de bureau. Les yeux fermés, il se laisse sombrer dans un sommeil sans rêves. Un sommeil sombre comme il l’est souvent, image de l’homme qui continue de pleurer les pertes d’une vie. Mais on l’arrache à son silence. Quelque chose brule sur sa poitrine. Ennuyé, il laisse ses doigts couler le long de la rune qui ne devrait pas s’activer, pas alors qu’il se trouve dans l’endroit le plus assommant du monde. Et puis il sursaute. Il sursaute parce que ce n’est pas sa rune qui brule. Manquant de perdre l’équilibre, il est immédiatement sur pieds. Ses doigts tremblants s’emparent du collier qu’il porte autour du cou. Le métal est chaud. Le métal brule. L’homme s’élance.

On tente de l’interpeller, de lui dire que sa journée est loin d’être finie. Il lance des excuses confuses. Quelque chose est arrivé à son fils. Il travaillera doublement les prochains jours. Peu importe en réalité, peu importe. À peine les pieds à l’extérieur des bureaux de La Gazette qu’il disparait. Il trouve la campagne galloise. Il disparait de nouveau. Il trouve une ferme dans le sud de l’Angleterre. Il disparait encore. Il trouve un village Irlandais. Il disparait une dernière fois.

Le bureau est silencieux. La, devant lui, un petit garçon sursaute au craquement violent d’un transplannage. Il regarde autour de lui, Xolani. Il ne comprend pas vraiment ce qui l’entoure. Il ne peut comprendre. Ses sourcils se froncent. Enfin, il trouve le jumeau de ce qu’il porte sans cesse depuis la mort de son meilleur ami. La, autour de la nuque de cet enfant qu’il ne connait pas. Il le pointe du doigt. « Qu’est-ce que t’as autour du cou ? » Le petit ne répond pas. Peur, peut-être. Le conseiller s’en moque. « Hé, j’te cause. » Il fait un pas avant. Le garçon se lève de sa chaise, fait un pas en arrière. « MAMAN ! »« Ma… ? » Il ne comprend pas. La réponse est pourtant simple. La peau de l’enfant est chocolat. Il sait qui est le propriétaire du collier, le phoenix. Il le sait parce que c’est lui qui s’est assuré qu’elle le retrouve. Alors pourquoi ne parvient-il pas à faire le rapprochement ? Peut-être parce qu’il ne désire pas le faire, parce qu’il en a peur. Il fait un autre pas en avant. « MAMAN ! » « Shhh… » Plaqué contre le mur derrière lui, le garçon est terrifié. Il lui aurait posé plus de questions. Mais il se tait. Il se tait parce que la porte s’ouvre derrière lui. Il se tait parce qu’il se retourne. Il se tait.

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Jùli Estheràzy
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Sujet: Re: If we ever meet again - Jùli.   Dim 4 Mar - 22:21




If we ever meet again

xolani & jùli


Un bain. C’est une excellente idée, en réalité. La sorcière agite sa baguette, dans sa salle de bains, laissant le réceptacle se remplir doucement. Elle y ajoutera sans doute quelques bulles un peu plus tard. Faisant jouer sa nuque, elle soupire. Elle s’est levée beaucoup trop tôt, mais préfère ce rythme de travail, lui permettant de se trouver près de son fils. Il prend des cours à domicile, de deux précepteurs différents, un Moldu et un sorcier, ce qui est extrêmement important pour la Hongroise. Il a d’ailleurs fallu qu’elle efface encore la veille la mémoire du jeune Londonien qui a surpris Sámuel en train de voler sur son balai miniature dans le couloir. Il sait pourtant qu’il n’en a pas le droit. Sa robe robe glisse au sol, avec ses problèmes. C’est un petit garçon extrêmement vif et intelligent, elle n’a pas à se plaindre. Et il est très mature pour son âge. Les choses ne sont pas toujours évidentes, mais elle a plutôt réussi. Et ce n’est pas une mince affaire. Une demi-heure, pour ne penser à rien, respirer. Et ensuite … MAMAN ! Le cri déchire le silence de l’appartement, et les sourcils de Jùli se froncent. En un mouvement, elle attrape son peignoir de soie sombre et s’en drape. Ce n’est pas le genre de son fils de hurler de la sorte. Peut-être a-t-il trouvé quelque chose dans ses vitrines … il n’a pas le droit d’y fouiller, mais ce n’est qu’un enfant. Se saisissant de sa baguette, elle sort de la pièce. C’est alors qu’un deuxième cri retentit. MAMAN ! Ce n’est définitivement pas normal. Son pas s’accélère, jusqu’à courir dans le couloir, et c’est d’un geste brusque qu’elle ouvre la pièce : Sám, que se passe-t-...

Coupée en pleine action. Elle se fige, sur le seuil de la porte. Ses réflexes de Briseuse de Sorts prennent le dessus, lui permettant d’analyser la situation, morceau par morceau. Son fils est plaqué contre le mur, derrière son bureau, visiblement terrifié. Et il l’est car il n’est pas seul dans la pièce. Il y a un homme, qui se tourne pour lui faire face. Et cet homme ... Sámuel drágám... Viens ici. Sa baguette s’est levée et elle menace l’individu qui lui fait face. Toute couleur a déserté le visage de l’Estheràzy. Mais pas un millimètre de son être ne bouge, ne tremble. Parce qu’il y a Sámuel. Et qu’il ne faut pas qu’il ait peur. Elle se permet même un demi-sourire encourageant, pour lui donner le courage de continuer. De venir. Et le bonhomme se détache du mur, faisant un grand détour pour éviter l’intrus. Il s’accroche à sa mère, qui se baisse pour l’embrasser sur le haut du crâne. Qu’il se calme. Je veux que tu ailles chez la voisine. Tu lui dis que Maman reçoit un collègue. Sa voisine de palier, une femme formidable, ne portant pas non plus les Mangemorts dans son coeur. Et qui recueille son fils dès que le besoin s’en fait ressentir. Un dernier baiser et elle le repousse en douceur, le faisant déguerpir. Ses yeux ne se relèvent pas. Pas tout de suite. Son attention est focalisée sur les pas de son fils, dans le couloir, jusqu’à ce que la porte claque. Qu’elle le sache en sécurité. Et enfin, elle relève la tête, pour affronter du regard celui qui se tient devant elle.

Son esprit sagace a eu le temps de faire tous les calculs nécessaires alors qu’elle s’occupait de la sécurité de la prunelle de ses yeux. Ces traits, elle les a immédiatement identifiés. Même huit ans n’ont pu réussir à  les lui faire oublier. Ces traits, ils ont vieilli. Un calcul simple, rapide, et efficace. Il y a plusieurs réponses possibles au problème que pose la présence de cet homme dans son bureau. Et pourtant, la plus simple et la plus évidente s’impose rapidement, et douloureusement à elle. Xolani se tient devant elle. Mâchoires serrées, elle n’a pas prononcé un mot. Le silence s’installe entre eux, pesant. Xolani. L’ami de son frère. L’homme pour lequel elle a brisé ses fiançailles. S’est fait effacer de l’arbre généalogique des Estheràzy. Celui avec lequel elle a partagé six semaines de pur bonheur. Dont on lui a annoncé la mort, en même temps que celle de son frère, après une mission pour l’Ordre. Le père de son fils. Supposé être mort depuis huit ans. Se tient devant elle. Plusieurs réactions s’imposent. Mais il n’y en a qu’une qu’elle juge adaptée. Il me semble que les Revenants réapparaissent tels qu’ils ont sombré. Sa main raffermit la prise sur sa baguette, dont elle le menace toujours. Que le temps n’a pas eu d’emprise sur eux. Un simple constat. Une simple vérité. Pour cette femme de faits. De certitudes. Qu’il a été le seul à savoir faire voler en éclats. Mais elle tient, pour l’instant. Par le feu sacré qui vient de s’embraser en elle. La colère. Un péché. Un de plus à confesser.


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Sujet: Re: If we ever meet again - Jùli.   Mer 7 Mar - 19:15

if we ever meet again
Jùli Estheràzy & Xolani Okonjo


04 march 1996, early afternoon.

Il se tait. Il tente de comprendre. Il ne comprend pas. Il ne veut pas comprendre.

Immobile, il se tient droit. La, debout au milieu d’une pièce qu’il ne connait pas. Elle est là. Elle. En face de celui. Celle qui a fait battre son cœur. Celle pour qui il s’est battu. Celle qui a volé son cœur. Celle qu’il a dû abandonner. Derrière lui se trouve un enfant. Un enfant qu’il ne connait pas. Un enfant a la peau sombre. Un enfant qui porte un nom qu’il ne peut entendre. Non. Il l’a entendu. Il l’a entendu mais il ne veut pas le comprendre. Entouré d’un monde qu’il a prétendu quitter, il ne sait quoi faire. Il ne sait comment sourire. Il ne sait comment vivre. Il ne sait comment être. Il ne bouge pas. Il ne peut bouger. Il ne peut bouger parce que son esprit le lui en empêche. Des questions. Tellement de questions qui s’entrechoquent, qui dansent dans un rythme affolé. Rapidement, une question trouve sa réponse. Est-elle en danger ? Non. L’interrogation disparait, se noie sous d’autres, s’enfonce dans un océan qui l’avale sans hésiter. Il tente de s’y accrocher, Xolani. Il tente de s’accrocher à cette question si simple, si claire. Mais il la perd. Mais elle disparait.

« Sámuel drágám... » Sámuel. Le cœur pleure une larme ensanglantée. Sámuel. Son partenaire. Envers et contre tout. Celui qui le comprend comme personne ne peut le comprendre. Non. Celui qui l’a compris. Celui qui ne le comprend plus. Celui qui ne comprend plus le monde. Celui qu’il n’a pas pu sauver. Celui qu’il a vu sombrer. Voilà tout ce qu’il aurait pu être. Sámuel. Mais il est bien plus. Sámuel. Le frère. Son frère. Celui de la sorcière. Celui de cette sorcière. Elle. Elle qu’il a abandonné. Elle qui le pense disparu. Elle qui le retrouve. Alors qu’elle se tient là, devant lui, il se souvient. Il se souvient de tout. Il se souvient de la chaleur dans le fond de son être. Il se souvient de la clarté dans le fond de son âme. Il se souvient ce remord initial. Comment a-t-il pu aimer une autre alors que Sizani est morte pour lui ? Comment peut-il aimer de nouveau alors que son cœur s’est brisé ? Et puis le remord a disparu, étouffé par un sentiment profond. Une chaleur. Un toucher. Un amour. Un quelque chose qu’il a abandonné en raison d’une peur qu’il ne peut décrire, une peur qu’il ne peut comprendre. Il a tout laissé derrière lui en raison d’une honte qui l’a submergé, une honte qui se réveille désormais.

« Je veux que tu ailles chez la voisine. Tu lui dis que Maman reçoit un collègue. » Réveil. Il oublie ses doutes. Il oublie ses questions. Il oublie la sorcière. Il n’y a plus que l’enfant. Il n’y a plus que cet enfant a la peau sombre. Cet enfant à l’âge trop précis. Cet enfant. Un enfant. Son enfant. À elle. « Il me semble que les Revenants réapparaissent tels qu’ils ont sombré. » Il l’observe enfin. Enfin, il laisse son regard se poser sur cette femme. Elle. Il l’observe. Il ignore la baguette brandie dans sa direction. Il l’ignore parce que ce n’est pas cela qui lui importe. Ses traits sont précis. Ses traits son magnifiques. Les années y ont laissé leur marque. Les années y ont laissé leur sagesse. Dans ce moment, alors qu’il la retrouve pour la première fois, il manque de s’écrouler. La honte a disparu. Il n’y a que la tristesse. La tristesse de ne pas l’avoir eue a ses cotés toutes ces années. La douleur de l’avoir laissée seule. Pourquoi ? Comment a-t-il pu ? Lui qui a traversé des années si difficiles. Elle aurait pu l’aider. Elle. Elle aurait pu le sauver. Elle. Elle aurait pu l’empêcher de sombrer. Elle. Mais il l’a abandonnée. Mais il l’a repoussée. « Que le temps n’a pas eu d’emprise sur eux. » Enfin, il trouve ses yeux. Enfin, il trouve son regard. Il ne peut plus mentir. À quoi bon ? Pourquoi donc ? Un mensonge pour en cacher d’autres ? Non. Le temps n’est plus. Non.

« Le temps a une emprise sur le monde. » Son accent résonne, étranger. Sa main libre danse un moment. Derrière lui, le livre se ferme seul. Réponse silencieuse. Non. Il n’est pas l’un de ces revenants. Non. Il n’a pas perdu l’usage de sa magie. Non. Il n’a pas d’excuse. « Sámuel ? Qui est-il ? » Pas d’excuses. À quoi bon ? Pour qu’elle lui hurle que cela ne suffit pas ? Pour qu’elle lui crache qu’il est trop tard ? Son regard s’excuse pour lui. Billes salées qui floutent sa vision. Billes salées qui s’écroulent le long de ses joues tremblantes. « Ton gosse ? » Ce n’est pas la question qui s’échappe d’entre ses lèvres. Oui, ce sont les mots qui résonnent. Mais ce n’est pas ce qu’il demande. Elle le sait. Il le sait. La peau sombre. L’âge. Le monde. Qui est le père ? Les larmes gouttent de son menton. Il se doute de la réponse à sa question. Sa question qui, déjà, s’éloigne de la surface de l’océan de son esprit. Sa question qui, déjà, disparait vers les sombres profondeurs. Sa question qui, déjà, n’est plus.

« Tu prévoies d’utiliser ta baguette ? » Changement de sujet. Parce qu’il a peur de voir sa question disparaitre. Parce qu’il a peur de prononcer son nom. Parce qu’il a peur.

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Sujet: Re: If we ever meet again - Jùli.   Sam 17 Mar - 9:06




If we ever meet again

xolani & jùli


Le temps a une emprise sur le monde. Les mots lui arrachent un soupir amer. Il faut évidemment qu’il sache exactement quoi dire, comment activer les rouages de son esprit. Elle se souvient des conversations qu’ils ont eu à ce sujet, passionné qu’il était, passionnée qu’elle se montrait. Cela avait été le début de tout. Mais ces mots, elle n’avait pas envie qu’il les prononce, comme si le temps, justement, le temps n’avait pas d’importance. Il en a une. Enorme. Il se lit dans chaque pli qu’il a posé sur le visage de Xolani. Le temps. Sept ans. Presque huit. Les années sonnent dans son esprit. Son fils en est la preuve vivante, de ce temps qui a passé, sans lui, qui a fui. Comme lui. Elle est distraite, de ces pensées, deux secondes. Par le livre qui se referme. Le claquement achève de lui briser le cœur et elle ferme les yeux, deux secondes. C’est lui. Même si son être l’a reconnu au moment où elle a posé les yeux sur lui. Et il était vivant. Tout ce temps. Car sa magie lui obéit. Ses dents se serrent. Elle ne sait comment réagir. Personne ne lui a jamais appris, dans son éducation pourtant ô combien complète, ce que l’on était censé répondre à quelqu’un qui vous avait abandonnée, enceinte, et qui revenait des années après. Ce manuel lui aurait pourtant été utile, en cet instant. Mais elle n’a rien. Rien d’autre que son cœur, qui lui fait un mal de chien, son esprit, embrumé et ses instincts. Ce qui fait déjà beaucoup à gérer pour une seule personne. Elle a toujours su encaisser les coups durs, les coups du sort, stoïque. Cependant, c’est sans doute le plus difficile qu’elle ait eu à affronter.

Sámuel ? Qui est-il ? C’est un grondement qui s’élève de la poitrine de la femme. C’est cet instinct, si précis, qui prend le relais à cet instant. L’entendre prononcer son nom est une torture. Parce que c’est celui de son frère. Qui est supposé être mort, lui aussi. A moins que … non. Non, pas Sámuel. Il ne l’aurait jamais laissée dans l’ignorance. Dans la douleur de le croire mort. Il l’aimait trop pour cela. Et c’est bien une des seules certitudes qui lui reste. Elle ne posera pas la question. Elle ne demandera pas. Elle n’insultera pas ainsi la mémoire de son frère. Mais c’est l’autre personne à laquelle fait référence ce prénom qui est en cause. Et qui cause cette montée d’agressivité pure, qu’elle canalise comme elle le peut. Ton gosse ? Ses paupières se soulèvent, pour voir les larmes dévaler les joues de Xolani. Elles ne l’émeuvent pas. Il est mon fils. La réponse claque, implacable, froide, ferme. Plus louve que femme, ses yeux se plantent dans les siens, impitoyables. Elle a compris la question. Elle n’y répondra pas. Pas alors que la vérité est visible à qui veut la voir. Il y a plus important encore. Il est hors de question qu’il s’approche de Sám. Pas comme ça. Pas … jamais. Des images défilent, sur le fond de son esprit. Ce qu’auraient été leurs vies si tout avait été différent, si elle pouvait utiliser un Retourneur de Temps … Mais elle n’en veut pas. Elle ne veut pas de cet homme dans leurs vies, de cet homme qui a préféré fuir et l’abandonner, pour elle ne sait quelle obscure raison. Elle ne sait pas encore comment elle va pouvoir avancer, pouvoir continuer. Pouvoir pardonner. Parce que Dieu est Amour et Pardon, avant tout. Ce ne sont pas des notions qu’elle possède, à l’instant donné. Qu’Il lui pardonne, de n’être qu’une femme.

Tu prévoies d’utiliser ta baguette ? Une provocation ? Elle pourrait répondre qu’il le mériterait. Elle connaissait suffisamment de magie noire pour le faire souffrir, en cet instant précis. Mais cela n’en vaut pas la peine. Elle a du mal à la ranger, cependant. Elle constitue une protection, comme elle aurait brandi un chapelet face à un vampire si ça avait été réellement efficace. Elle la baisse, sans un mot, avant de chercher une poche … qu’elle ne trouve pas. Son regard descend sur sa tenue. Un simple peignoir en soie. Elle a oublié. Qu’importe. Le silence est assourdissant. Les mots lui manquent, se dérobent. Tout se bouscule en elle. Il y a tellement de choses qu’elle veut lui dire. Et, dans le même moment, elle a juste envie qu’il s’en aille. Oublier ce qu’elle a vu. Nier l’évidence. Ce n’est pas son genre. Elle n’a jamais fui. Jamais. Elle a tout encaissé. Sa famille la reniant. Sa carrière, mise au placard. Sa grossesse, gérée seule. Le deuil. L’accouchement. L’éducation de son fils. Chaque pas, chaque coup dur. Elle s’est tenue debout. Ce n’est pas maintenant que la douleur la mettre à genoux. Drapée dans un peignoir de soie et dans sa dignité, c’est ainsi qu’elle se décide finalement, pour une question. Simple. Qu’elle a besoin de poser. Pour comprendre. Pour tenter, tout du moins. Même si elle sait qu’aucune réponse ne sera satisfaisante et ne la soulagera. Elle a besoin d’entendre ce qu’il a à dire. Et même si elle a envie de hurler, de tempêter, de lui dire d’arrêter de pleurer, qu’il n’en a pas le droit, la seule chose s’échappant de ses lèvres est : Pourquoi ?


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Sujet: Re: If we ever meet again - Jùli.   Jeu 5 Avr - 1:12

if we ever meet again
Jùli Estheràzy & Xolani Okonjo


04 march 1996, early afternoon.

Les larmes coulent. Il ne peut le nier. Les larmes coulent et son cœur pleure. Ainsi est la conséquence de ses actions. Ainsi est l’impact de ses décisions. Regret ? Non… Il ne regrette rien. Il ne regrette rien.

Il regrette tout. Alors que ses paupières se ferment, le temps ralentit. Les secondes s’éloignent, s’échappent. Il n’y a plus rien. Rien si ce n’est un silence chaleureux. Rien si ce n’est les souvenirs d’un homme qui en a tellement perdu. Il a aimé deux dois, Xolani. Deux fois son cœur s’est-il perdu dans celui d’une autre. Il se doute de la première. Il s’en souvient sans s’en souvenir. Chaque pensée le pousse à se perdre. Il ne veut pas. Il ne peut pas. À quoi bon se faire ainsi du mal ? Il sait qu’il l’a aimée. Il sait qu’ils ont partagé ce qu’il n’a jamais partagé avec autrui. Il sait toutes ces choses. Et pourtant. Pourtant il ne le sait. Il a oublié. Son cœur aime. Son esprit connait à peine. Il se souvient de leur jeunesse. Et puis il ne se souvient plus. Il n’en possède qu’un souvenir clair, de Sizani. Un seul. Clair. Précis. Un souvenir qui prend place dans le fond de son esprit lorsqu’il cauchemarde. Un simplement moment. Mortel. Violent. Voilà tout ce dont il se souvient. Sa mort. La mort de sa moitié. Par sa main. Lui l’assassin. Voici un amour qu’il ne comprend pas. Voici un amour qu’il sait qu’il a détruit.

Et puis il y a un autre. Une seconde fois. Une autre a fait battre son cœur. Une autre a réchauffé son être. Lui, l’homme triste. Lui, l’homme qui a longtemps pensé ne plus jamais aimer. Il n’a pas essayé. À quoi bon. Il n’a pas voulu essayer. Souvenirs éparses, peut-être, mais il a toujours su qu’il ne pourrait pas remplacer sa femme en une nuit. Alors il ne l’a pas fait. Alors il n’y a pas pensé. Et puis elle est arrivée. Il n’a jamais su poser des mots sur ce qui l’a poussé vers elle. Quelque chose dans le fond de son regard, probablement. Mais il ne peut aimer. Il ne veut pas aimer. Alors il n’a pas aimé. De longs mois durant. De longues années durant. Jusqu’à ce qu’un jour, enfin, il s’avoue ce que son cœur lui hurle. Il aime. Il aime cette femme qui se doit d’être la femme d’un autre. Cause perdue. Mais elle l’a trouvé. C’est elle qui l’a trouvé. C’est lui qui a souri. Leurs esprits sont devenus un. Et puis ils se sont déchirés. Quelques mois à peine. Quelques secondes. Il a commis une erreur. Voilà tout ce dont il se souvient. Sa mort. La mort du frère. À cause de lui. Lui l’incapable. Voici un amour qu’il a pensé comprendre. Voici un amour qu’il sait qu’il a détruit.

Enfin, les paupières s’ouvrent de nouveau. Clignement. Instantané. Infini. « Il est mon fils. » C’est un couteau qui se heurte à son cœur. C’est une lame qui le déchire. C’est son sang qui se mêle à ses larmes. Elle ne veut pas en dire plus. Mais il n’a pas besoin qu’elle en dise plus. Il a compris. Lui qui ne comprend pas tout. Il a compris. Il vacille un moment. Son corps s’appuie sur le bureau. Son regard trouve le sol. Une fois encore, il se perd. Il se perd dans les idées de ce qu’il aurait pu avoir. Lui. Elle. L’enfant. L’enfant de Jùli. L’enfant de Xolani. Comment ne le sait-il pas ? Pourquoi est-il ignorant ? Il n’a jamais demandé qu’après elle. Elle qu’il a abandonné. Il n’a jamais posé plus de questions. Peut-être aurait-il dû. Comment attendre les réponses de questions auxquelles il ne peut pas même penser ? Lente, fatiguée, une main passe sur son visage. Il essuie ses larmes. Il se reprend. Il parle de nouveau. La baguette reste brandie vers lui un moment. Il aurait été capable de la désarmer d’un mouvement de poignet. Lui le combattant. Mais il n’en fait rien. Il attend. Elle abaisse son arme. Le silence plane. Un instant. Un moment. Le temps d’une vie. Le temps d’un regret. Et puis elle le brise. Et puis ses mots explosent.

« Pourquoi ? » Il n’est pas surpris. Il se contente de la fixer. Pourquoi. La honte. La douleur. La lâcheté. Le deuil. La peur. Le doute. L’amour. Il ne sait pas vraiment. Il n’est certain de rien. Sauf d’une chose : il n’aurait pas dû. Le regret s’échappe de son cœur, dégouline le long de son visage. Le bonheur aurait pu être le leur. Il aurait dû l’être. Elle l’aurait empêché de sombrer. Elle l’aurait gardé sur le droit chemin. Mais elle n’a pas été là. Elle n’a pas été la parce qu’il a fui. Elle n’a pas été la parce qu’il l’en a empêché. « Je… » Son crane se tourne de droite à gauche. Il ne sait pas. Il ne sait pas quoi lui dire. Il ne sait pas par où commencer. Encore, il prononce quelques mots. Encore, il s’arrête. Encore, il se tait. Ses poings se serrent. Les livres d’une bibliothèque tremblent. L’un s’écrase au sol. Il sursaute. Son regard retrouve celui de Jùli. Tels des enfants désireux de voir leur père réagir, les mots se faufilent jusqu’à ses lèvres, les mettent en mouvement. « Parce que je suis un lâche. Parce que je n’ai pas pu le sauver. Parce que j’avais peur de te faire face. Qu’est-ce que j’aurais pu bien dire ? Il est mort parce que j’ai été incapable de faire quoi que ce soit. Je t’avais promis que je le protègerai. Je… » Les sanglots se mêlent a l’accent. Il n’en a jamais parlé. Jamais. « Parce que je ne pouvais pas… Je ne pouvais pas voir le deuil sur ton visage. » Ses mains essuient son visage. « Je sais que… je sais que je n’aurais pas dû. Mais… » Il se redresse soudainement, fait plusieurs pas vers elle. Et puis il s’arrête. Il laisse de l’espace entre eux. Parce qu’il ne peut s’approcher plus. « Mais je n’aurais jamais pu si je savais. » Sámuel. L’enfant. Le leur. « Jùli, si tu décides de me haïr jusqu’à la fin de tes jours, je ne pourrais t’en empêcher. Mais sais au moins ça : je n’en savais rien. » C’est le revers de sa main qui passe désormais sur son visage. « Je te pensais en sécurité loin de moi, je… » Il fait non de la tête. « Quel con. » Murmure. Pour lui plus que pour autre chose. Il se détourne. Il s’éloigne. « Si tu ne veux plus jamais me voir je… » Rire triste. « J’imagine que c’est déjà le cas. » Il lui fait face. « Dis-moi d’aller me faire foutre. Je m’en irais. » Mais la voix annonce le contraire. La voix supplie.

Ne me repousse pas.

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Jùli Estheràzy
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Sujet: Re: If we ever meet again - Jùli.   Mar 10 Juil - 20:01




If we ever meet again

xolani & jùli


Je… Elle ne sait pas ce qu’elle attend. Mais elle sait ce qu’elle n’attend pas : des balbutiements et une fuite. Les yeux de Xolani lui échappent rapidement et elle pince les lèvres pour s’empêcher de le sommer de la regarder. Il ne faut pas qu’elle commence à hausser le ton, elle ne sait pas où cela risquerait de les conduire. Elle n’a jamais hurlé, jamais. Et pourtant, alors que son cœur saigne, alors que ses muscles gémissent de douleur sous la contraction que sa tension leur fait subir … elle pourrait. Elle s’en sent capable. Et c’est pour cela qu’elle lutte. La violence n’est pas la réponse. Verbale ou physique. Cela ne rachètera pas les années qu’elle a perdues à le pleurer. Cela n’atténuera pas … elle se rend compte qu’elle ne regrette pas. Elle pourrait lui en vouloir d’avoir rompu ses fiançailles pour rien. Pour un lâche. Mais la décision a été la sienne et lui semblait à l’époque la bonne à prendre. Alors elle ne regrette pas. Pas cette partie. Juste de l’avoir pleuré. D’avoir porté son deuil. Alors qu’il était en vie. Et probablement pas si loin que ça d’elle. D’eux. Parce que je suis un lâche. Sur ce point, au moins, ils sont d’accord. Elle n’a même pas tressailli quand le livre est tombé. Elle ne le croit pas capable de violence. Et même s’il lui semble ne plus connaître l’homme qui lui fait face, quelque chose en elle lui souffle qu’elle ne se trompe pas. Et elle déteste cette sensation. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas pu le sauver. Parce que j’avais peur de te faire face. Qu’est-ce que j’aurais pu bien dire ? Il est mort parce que j’ai été incapable de faire quoi que ce soit. Je t’avais promis que je le protègerai. Je… » Ne pas bouger. Ne rien dire. Son esprit analyse froidement chaque morceau. Chaque réponse. Chaque parade. Elle espère secrètement que l’une sera assez pour lui faire comprendre. Comme si cela était possible. Elle ne bouge pas quand il commence à pleurer. Jamais elle n’a pensé qu’il devait protéger son frère. Il connaissait les risques. Il connaissait l’enjeu. Et elle aussi. Jamais elle ne l’aurait blâmé pour sa mort. Elle ne le fait d’ailleurs pas. Pas une seconde. Parce que je ne pouvais pas… Je ne pouvais pas voir le deuil sur ton visage. Donc il a préféré en rajouter un second, qu’il n’avait pas à voir. Sa mâchoire se crispe. C’est encore pire de l’entendre, en réalité. Elle préférerait qu’il se taise. Mais elle a demandé. Et elle n’est pas femme à rester dans l’ignorance, bien au contraire.

Je sais que… je sais que je n’aurais pas dû. Mais… Son mouvement soudain manque de lui en imprimer un également. De recul. Mais ses muscles sont beaucoup trop contractés. Elle s’est muée en statue, ses yeux seuls bougeant, suivant sa silhouette. Parce qu’elle ne peut pas faire autrement. Elle a peur de bouger. De ce que ça déclencherait. Et c’est alors qu’il lui assène le coup de grâce. Mais je n’aurais jamais pu si je savais. Sámuel. Le reste se perd dans le brouillard, son esprit en enregistre le sens, mais elle ne s’attarde que sur ces mots, qui la blessent, plus profondément encore que le reste, ce dont il n’a sans doute pas conscience. Elle le laisse parler, emmurée soudainement dans ce silence dont elle s’est entourée. Sa gorge est nouée. Et cette fois, ce sont ses yeux qui s’humidifient. Un battement de cils rapide pour retenir les perles salées qu’elle n’a pas envie de sentir couler. Parce que ce qu’elle vient d’entendre lui fait mal. Elle a cru, elle croyait encore, quelques secondes auparavant qu’il l’aimait. Qu’il l’avait aimée, profondément. Elle. Quelle idiote. Et des années après, cela lui fait un mal de chien. Elle prend son temps. Pour respirer correctement. Pour ne surtout pas laisser échapper un sanglot. Pour énoncer, simplement : Donc je n’étais pas assez pour que tu reviennes. Elle ne représentait pas assez. Ils ne représentaient pas assez. Eux deux. Lui et elle. Ce qu’ils avaient, ce qu’elle pensait qu’ils avaient. Mais notre fils, oui. C’est dur, à encaisser. D’une violence absolue, additionnée à sa réapparition miracle. Aujourd’hui encore, s’il la supplie, ce n’est pas pour elle. C’est pour lui. Elle n’est pas jalouse, pas du tout, elle est bien au-delà de ces considérations. Je n’ai jamais compté assez pour que tu penses revenir. Réapparaître. Pour m’ôter de ce double deuil dans lequel tu m’as plongé pour que tu n’aies pas à le voir. Sa voix est blanche et rauque. Elle tremble, également. Et elle ne le regarde plus. Elle n’y parvient plus. Elle voudrait lui jeter toutes ces vérités douloureuses en plein visage. Je ne veux pas que tu t’approches de lui. Et ça, elle parvient à lui dire en face. C’est la seule chose de laquelle elle soit sûre, qui ne la fasse pas horriblement souffrir : Son père est mort en héros, pour une cause à laquelle il croyait. Quant à l’homme qu’elle a aimé … a-t-il seulement existé ? Et comme c’est visiblement la seule chose qui te préoccupe, tu n’as plus rien à faire ici. Parce qu’il s’en moque. D’elle. Les choses sont au moins claires. Elles la brûlent, atrocement. Mais au moins, cela remet leurs relations à plat. Cela remet leurs rapports au clair. Il n’y en a pas. Il y en a eu, brièvement. Mais cela n’a jamais été pour lui ce que cela a été pour elle. Peut-être pourra-t-elle enfin passer à autre chose. Le mythe de l’Amour sera définitivement enterré. Pour toujours.



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