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 Someone to stay ☾ ZAHRA&ADRASTOS

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Zahra Shafiq
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Sujet: Someone to stay ☾ ZAHRA&ADRASTOS   Jeu 1 Fév - 21:50


Someone to stay
Zahra & Adrastos

« You were alone, left out in the cold, clinging to the ruin of your broken home, too lost and hurting to carry your load. We all need someone to hold. I know how it feels being by yourself in the rain. We all need someone to stay »
1er Février 1996 — Les mêmes reflexions à longueur de temps. Les mêmes reproches. Les mêmes railleries incessantes. Les mêmes critiques qu’elle n’entend même plus. Les mêmes remarques auxquelles elle ne fait plus attention. Ça ne l’atteint plus. Ça ne la touche plus. La réunion de famille est le rendez-vous immanquable de la semaine. Ses parents ne permettent pas la moindre absence à leur aînée. Et la sorcière se plie à cette obligation non pas par résilience mais plutôt par sens du devoir. Elle qui a toujours mis en avant son indépendance, préfère démontrer en de telles circonstances qu’elle est bien plus futée que ce qu’elle veut bien laisser penser. Entretenant son nom, elle apporte sa pierre à l’édifice familial, dans les limites du concevable. De l’admissible. Nouveau prétexte tout trouvé pour se forcer à assister à ce déjeuner qu’elle n’apprécie que très peu en réalité, le retour de sa petite soeur. On ne se rend compte de ce que l’on a qu’après l’avoir perdu. Elle a appris sa leçon de la plus brutale des manières. En affrontant la mort de plein fouet. Depuis, l’intrépide se raisonne. Réapprend les codes que ses géniteurs ont longtemps voulu la voir suivre à la lettre. Pas pour eux. Pour elle.

Mais le fossé se creuse. Jours après jours. Semaines après semaines. Chaque fois que l’aiguille de l’horloge avance, elle s’éloigne un peu plus de ses proches. Des Shafiq. Pas physiquement, pourtant. Elle a l’impression d’évoluer parmi des étrangers. Un monde qui ne lui a jamais vraiment correspondu, et qui lui correspond de moins en moins. Surtout depuis qu’elle a annoncé ce qui allait engendré la colère de ses parents. Des fiançailles. Ils auraient du s’en réjouir. Eux qui croyaient que leur aînée resterait désespérément seule avec ses dragons toute sa vie. Elle se fiance. Mais pas avec le bon sorcier. Pas avec la bonne famille. Une union à venir qui dérange. Mais elle s’en fiche, Zahra. Comme toujours. Elle a fait son choix. Elle a scellé son destin. D’une manière qui ne plaît à personne d’autre qu’elle. Et ça aussi, ça la réjouit. Ça la galvanise. De savoir qu’elle provoque l’irritation. Ils ne savent pas, ce qu’Adrastos a fait pour elle. Ils ne savent pas, ce qu’il représente à ses yeux. Ils ne seront jamais. Ils ne veulent pas savoir. Tant pis pour eux.

Le reproche de trop qui la fait sortir de ses gonds. Colère enfermée depuis le début du repas. Le début de la conversation. Une conversation qui n’en est pas vraiment une puisqu’elle n’a pas dit un mot depuis qu’ils ont pris place à table. Refusant de leur donner la satisfaction de son énervement. Elle se contente de les écouter parler. Parler d’elle. Parler d’eux. De la bague qui brille à son doigt. Et de la force avec laquelle ils désapprouvent cette alliance. Elle a levé les yeux au ciel tellement de fois qu’elle en a perdu le compte, Zahra. Et puis c’est trop. « Qu’est-ce que tu peux trouver à un homme comme lui ? », ricane sa mère dans toute la splendeur de sa condescendance. Elle ne dit rien, la sorcière. Fait mine de ne pas entendre. De ne pas comprendre. Jusqu’à en avoir assez. Définitivement. « Inutile de vous épuiser. Ce que vous espérez, ça n’arrivera pas » Le ton est sévère, accompagné de ce silence pesant dans la pièce qui les surplombe. Et le regard est noir, aussi noir que le cœur qui se gonfle de colère. Elle toise sa mère. Insiste sur le sens caché de ce qu’elle vient d’annoncer. Non, elle ne rompra pas ses fiançailles. Et sans un mot de plus, juste un rictus satisfait ancré sur son visage, la vipère se retire, claquant la porte derrière elle dans un dernier éclat.

La rapidité d’un transplanage maîtrisé la ramène à Pré-au-lard. Si tôt les pieds sur le sol, la brune inspire en grand, se galvanisant de cet air non pollué qu’elle peut se targuer d’appeler chez elle. La campagne est un environnement qui lui convient. Plus qu’elle ne l’aurait jamais pensé. Il est tôt, encore. Elle n’était pas censée rentrer si tôt. Il est encore trop tôt. Pourtant, la voilà qui franchit la porte de son domicile. Déjà. Domicile partagé. Avec l’objet des tensions familiales. Avec son fiancé. Ça lui pique encore la langue d’associer ce terme à cet homme. Une réalité qui a toujours ce goût étrange. Ce goût d’irréel. Aussi irréel que l’atmosphère qui règne dans la maison. Elle inspecte les lieux, la Shafiq. De ce regard qui lui est propre. Discret et précis à la fois. Soupire las quand elle comprend. De loin. Comme un murmure. « J’aurais dû prévenir, peut-être ? », déplore-t-elle ironiquement en s’affalant dans le premier fauteuil à sa portée. Dépourvue de toute surprise, vidée de toute déception, lorsque ses prunelles sévères capturent celles d’Adrastos.  
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Adrastos Lestrange
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Sujet: Re: Someone to stay ☾ ZAHRA&ADRASTOS   Sam 17 Fév - 22:46

someone to stay
Zahra Shafiq & Adrastos Lestrange


1 february 1996, afternoon.

Il ne supporte pas l’ennui, Adrastos. Ennui destructeur qui ne fait que lui rappeler qu’il se meurt. Il s’en éloigne comme on s’éloigne de la mort. Il s’en éloigne comme on s’éloigne de la vie. C’est pour cela qu’il revit au sein d’un emploi mortel, pour cela qu’il aime se perdre au fond de tombes qui n’attendent que de le voir tomber. Une erreur, un moment d’hésitation voilà tout ce dont il a besoin. La est ce qui a mené à la fin de son paternel. Une seconde de trop, un instant d’inattention. Il a manqué de disparaitre de nombreuses fois, le serpent. Sauvé par Eleanor, encore et encore. La savoir a ses cotés facilite les choses. La savoir a ses cotés facilite le monde. Elle en sait beaucoup de lui. Elle en sait beaucoup sans réellement en savoir. Si Zahra le connait par cœur, elle n’a jamais connu son deuil. Ou du moins, elle ne l’a connu que trop tard. C’est Nora qui l’a vu sombrer. C’est Nora qui l’a vu se perdre dans le danger. C’est Nora qui s’est assurée qu’il n’en meurt pas. Qui l’aurait cru ? Une sorcière au sang souillée à qui il est prêt à confier sa survie. Il se prend à en rire lui-même. Ce qui n’empêche rien. Ils continuent d’être des partenaires en symbiose délicate. Symbiose qu’il n’a jamais eue avec Maebh. Symbiose qu’il n’aura jamais avec Zahra. Une symbiose qui repose sur un talent, sur un art que peu connaissent. L’art du danger, l’art de la découverte. S’il pouvait contrôler le monde qui l’entoure, il se trouverait à l’étranger, le briseur de sorts. Mais on ne peut toujours obtenir ce que l’on désire. Ainsi, il est dans la résidence qu’il partage avec sa fiancée. Fiancée qui ne lui tient pas compagnie. Ainsi, il est seul.

Il ne supporte pas l’ennui, Adrastos. Ennui vicieux qui se faufile dans chaque coin de son être avec avidité. Quelques coups de baguette lui ont suffis afin de nettoyer son entourage, désormais immaculé. Il n’est parvenu à faire passer que quelques heures à courir, à se construire cette armure musclée qui se dit le protéger de la fin. Il a besoin de plus. S’il est tentée de rejoindre Hestia, il sait pourtant que Zahra n’apprécierait pas le trouver à terre une fois rentrée. Les drogues dans lesquelles il se perd souvent ne sont pas toujours bien vues, et le moment n’est pas au conflit. Alors il se tourne vers une distraction à laquelle participe également sa fiancée. Le village dégage une certaine aura joyeuse, loin des conflits politiques qui régissent Londres. Alors qu’il se faufile au travers des rues, il lui arrive d’apercevoir les hautes tours de Poudlard, au loin. Enfin, il trouve ce qu’il cherche, dans l’une des nombreuses boutiques alentours. « Maggie ? » La conversation qui en suit est rapide, insignifiante. Ils savent très bien ce qui est attendu, il n’y a la aucune surprise. Lorsqu’il ne peut sortir une soirée durant, c’est vers elle qu’il se tourne parfois, le serpent. Elle qui l’a admiré durant leurs années à l’école. Elle qui est fascinée par la marque qui habite son bras. Elle qui lui offre un mur sonore qui éteint le vide dangereux qui lui fait peur.

Il ne supporte pas l’ennui, Adrastos. Ennui silencieux qui résonne dans son esprit avec violence. Il ne le supporte pas, alors il s’assure de l’éloigner. À peine passé le palier de la porte, leurs lèvres se rencontrent déjà. Elle continue de parler de son vacarme assourdissant. Il continue de l’ignorer. Elle lui demande comment il se porte. Il l’embrasse afin de la faire taire. C’est une danse qui les mène jusqu’à la chambre d’amis. C’est une danse qui laisse derrière eux une trainée de vêtements au sein de pièces parfaitement arrangées. Elle finit par ne plus parler, Maggie. C’est elle qui semble mener la danse désormais. Trop impatiente, peut-être, elle tente d’empêcher le malade d’attraper une protection. Il la repousse avec force. Il la fixe un instant. Elle ne comprend pas. Il s’empare de ce dont il ne peut se passer. Ils se retrouvent. Ils dansent. Ils dansent un long moment. Ils dansent jusqu’à ce que le bruit d’une porte ne les surprenne. Elle a soudain peur, Maggie. Il sourit, Adrastos. Elle tente de s’emparer de ses vêtements, Maggie. Il se contente d’enfiler un caleçon, Adrastos. « J’aurais dû prévenir, peut-être ? » Il ne peut s’empêcher de rire, quittant la chambre jusqu’à trouver le regard de Zahra dans le salon. « Peut-être. » Prêt de la porte se trouve un pantalon qu’il enfile rapidement. « Tes parents t’ont enfin reniée ? » demande-t-il en s’emparant d’un paquet de cigarettes. « C’est une honte de m’avoir comme fiancé après tout, non ? » Cigarette entre ses lèvres, il s’installe sur un fauteuil aux cotés de Zahra. « Maggie ? » Terrifiée, la sorcière pointe le bout de son nez, couverte par sa cape qu’elle a fini par trouver. Il se contente de lui faire un signe de tête en direction de la porte. Elle s’enfuit sans un mot. « Désolé, je m’ennuyais. » La cigarette s’allume enfin. Ses pieds se posent sur les cuisses de la Shafiq, tandis qu’un sourire se dessine sur son visage. « Comment s’est passé le repas ? » Question sérieuse désormais. Question qui se doit de trouver une réponse.

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Zahra Shafiq
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Sujet: Re: Someone to stay ☾ ZAHRA&ADRASTOS   Sam 24 Fév - 21:10


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1er Février 1996 — Ce n’est pas du mépris. Ce n’est pas non plus de la colère. Quelque chose d’autre qu’elle n’est jamais parvenue à identifier clairement. C’est plus qu’un esprit de rébellion ou de contradiction qui l’a pousse à agir comme elle le fait. C’est plus que la simple satisfaction de voir qu’elle engendre des réactions virulentes chez ses parents. C’est plus que des caprices d’adolescente. Elle qui a passé cet âge depuis bien longtemps déjà. C’est plus que ça. C’est ancré en elle comme elle porte son nom. C’est tatoué sur sa peau aussi profondément que la marque qu’elle porte sur le bras. C’est son essence toute entière. Son caractère. Jamais elle n’ira à l’encontre de ce que lui dicte son instinct. Ses tripes. Et la sorcière ne fait pas exception à sa règle. Jamais. Même lorsqu’il s’agit de quitter la table du déjeuner familial prématurément. Ce n’est pas du mépris. Ce n’est pas non plus de la jalousie. Quelque chose d’autre qu’elle ressent en franchissant le pas de la porte de chez elle.

C’est cette odeur particulière. Cette senteur amère qui lui remue les entrailles. Ça ne devrait pas, pourtant. Elle ne devrait pas ressentir ça. C’est plus fort qu’elle. Mais elle s’en fiche, au fond. Sa liberté n’a pas de prix. Elle s’affale sur ce fauteuil sans ménagement. Quelque peu épuisée par cette bataille passive-agressive incessante menée contre ses géniteurs. Elle ne quitte pas le fiancé des yeux alors qu’il apparaît dans la pâleur de son corps tout entier, au coin de la pièce. Elle ne le lâche pas du regard lorsqu’il enfile son pantalon à la va-vite. Petit rire narquois qui lui échappe quand la question l’interpelle. « Ça ne devrait plus tarder », se contente-t-elle de répondre, résignée. Le soupire, elle ne le voit pas venir. Il lui échappe sans qu’elle y pense. La situation l’exaspère, au fond. Bien qu’elle ne l’admette jamais ouvertement. Une honte, très certainement. « Je crois sincèrement qu’à leurs yeux, c’est la pire de toutes. C’est aussi ma préférée » La sorcière lâche un sourire provocateur, alors qu’il s’installe près d’elle, cigarette au bout des lèvres. Pas de mensonge, pourtant. De toutes les infamies qu’elle a pu faire subir à sa très chère famille, ses fiançailles avec un Lestrange restent sans doute sa favorite.

Le prénom féminin résonne à ses oreilles et la vipère ne peut se retenir de rouler des yeux. Assez fort pour que ça s’entende. « Tu as bon goût », admet-t-elle en observant la dite Maggie sortir de chez eux. De chez elle. « Je te remercie d’avoir la décence de ne pas utiliser notre chambre » Les iris neurasthéniques de la sorcière se posent de nouveau sur Adrastos. Elle le dit comme si c’était normal, normal pour tout le monde. Ça l’est pour eux. C’est très bien comme ça. « Je sais que tu ne peux pas te passer de moi mais je suis partie quelques heures à peine » Faussement mielleuse, la paume de Zahra s’attarde un instant sur la joue de son fiancé alors que son regard en dit plus qu’elle ne veut bien articuler. La cigarette s’allume. Elle ne peut dissimuler un air réprobateur alors que les pieds masculins s’étalent sur ses cuisses. « Très bien. Jusqu’à ce qu’il commence » Elle répond moins sérieusement à la question sérieuse. Il connaît déjà la réponse. Ça ne se passe jamais vraiment bien.

« Tu cherches toujours à raccourcir le temps qu’il te reste, on dirait » Le constat est brutal. Elle change volontairement de sujet. Se penche brusquement vers lui et, du bout des doigts, s’empare de la cigarette pour la porter à ses lèvres. Les premières volutes de fumée s’élèvent avant qu’elle ne lui rende l’objet du délit. « Quel gâchis », souffle-t-elle en même temps qu’une nouvelle vague grisâtre. L’honnêteté transperce par tous les pores de sa peau, à cet instant. Chacun de ses traits laisse voir qu’elle pense tout ce qu’elle vient de dire. À regret. « Moi qui pensait pouvoir faire hurler mes parents encore une bonne dizaine d’années. Dommage, je vais devoir trouver quelqu’un d’autre » Elle le murmure à son oreille avant de se réinstaller au fond du fauteuil, les deux mains posées sur les chevilles d’Adrastos. Son regard se perd sur le plafond qui trouve soudainement un grand intérêt à ses yeux, elle laisse l’arrière de sa tête reposer sur le dossier. « Tu pourrais peut-être m’aider à trouver le prochain ? T’as pas un frère ou un cousin Lestrange qui voudrait ta place quand tu seras plus là ? » Provocation latente. Pas de si. Pas de condition. La fatalité qui l’attend, elle n’y échappera pas. Et si ça lui glace les veines rien que d’y penser, elle refuse d’en faire un sujet de pitié. Les vieilles habitudes qui reprennent toujours le dessus. Le venin qui fait mal, qui irrite. Juste assez pour engendrer la réaction qu’elle attend.
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Dernière édition par Zahra Shafiq le Jeu 29 Mar - 13:17, édité 2 fois
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Sujet: Re: Someone to stay ☾ ZAHRA&ADRASTOS   Lun 5 Mar - 0:41

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1 february 1996, afternoon.

À peine est-elle loin de lui qu’il lui faut se trouver de quoi s’occuper l’esprit. C’est pour cela qu’il se perd dans le corps d’autres. C’est pour cela qu’il se perd dans un travail dangereux. Il s’y perd afin de ne pas sombrer. Et puis elle revient. Et puis le reste importe peu. Il ne sait comment décrire Zahra. Il ne sait que dire lorsqu’on lui demande ce qu’il ressent à son égard. C’est un amour sans pareille qui les unie, un amour que personne ne peut comprendre, un amour pour lequel il ne peut trouver les mots. Ce quelque chose qui fait qu’a peine à ses côtés, il n’a plus peur de rien. Ce quelque chose qui fait qu’a peine croise-t-il son regard joueur, il sait qu’elle sera toujours là pour lui. À jamais. « Ça ne devrait plus tarder » Il lui rend son sourire alors qu’il fait le tour du fauteuil. Il sourit parce que s’il entend le soupir, il ne comprend pas les ramifications qu’il entretient. C’est elle qui voit au travers de ses mensonges. Maintenant qu’il se laisse vivre, maintenant qu’il ne survit plus, il se découvre plus curieux, plus conscient des mensonges qu’elle lui offre. Mais il ne les comprend pas tous. Mais il ne parvient pas à trouver tous ses secrets. Pour l’instant. « Je crois sincèrement qu’à leurs yeux, c’est la pire de toutes. C’est aussi ma préférée. » Il dépose un baiser sur le haut de son crane dans un rire avant de prendre place à ses côtés. « C’est fort triste qu’ils ne veulent plus de moi depuis l’incident, » lâche-t-il en souriant, le sarcasme suintant du coin de ses lèvres. « Moi qui était parvenu à me faire apprécier de ta mère – tu te souviens bien de cette fois ou elle m’a offert une seconde tasse de thé, quel évènement ! » Il sait bien que la famille de sa fiancée ne veut pas de lui, qu’ils n’en ont jamais voulu. Mais il s’en moque. Il s’en moque comme elle s’en moque.

« Tu as bon goût. » « Toujours, » répondit-il en observant le corps de la sorcière disparaitre au travers d’une des portes de l’appartement. « Je te remercie d’avoir la décence de ne pas utiliser notre chambre. » Il reporte son regard sur Zahra, fait rouler ses épaules en arrière, étirant son dos. « Comme si j’allais amener qui que ce soit dans notre lit. » Il ponctue ses mots d’un clin d’œil joueur. Le genre de clin d’œil qui avait toujours été sien. Jusqu’à ce qu’elle meurt. Jusqu’à ce qu’il se meurt. Désormais, rares sont ceux qui connaissent ce jeu délicat qui est pourtant une part entière de son être. Parmi le monde, il y a la Shafiq, elle qui le connait comme personne. Elle qui connait son rire comme ses pleurs. Elle qui connait sa peur comme sa rage. Elle qui le connait mieux qu’il ne se connait lui-même. « Je sais que tu ne peux pas te passer de moi mais je suis partie quelques heures à peine. » Il reconnait le sarcasme dans le fond des mots de la sorcières, mais il s’en moque. Il se perd dans son toucher un moment. Immédiatement, il se sent en sécurité. Immédiatement, la chaleur de sa paume se propage au travers de son visage, jusqu’à son cœur qu’elle fait battre comme elle seule sait le fait. « C’est une agonie que d’être loin de vous, ma chère. » Il laisse sa cigarette quitter ses lèvres, déposer un baiser dans la paume de la Shafiq, puis allume enfin le tabac. Son inspiration profonde annonce la question qui suit. Il sait qu’elle n’en parlera surement pas, qu’elle trouvera un moyen d’en discuter sans réellement le faire. C’est là que réside sa spécialité. Il ne sait pas si elle le fait pour lui éviter des sujets trop sensibles, lui qu’elle continue de réparer jour après jour. Ou peut-être ne veut-elle pas en parler comme il n’a longtemps pas voulu parler de lui.

« Très bien. Jusqu’à ce qu’il commence. » Le visage d’Adrastos se tord dans une expression désolée. S’il tente de comprendre la douleur qui habite le cœur de sa moitié, il ne pourra jamais réellement le faire. Ses parents ne sont jamais allés à son égard. Ils se sont bien moqués de le voir épouser une Rosier dont la réputation familiale est bien loin du prestige des Lestrange. À vrai dire, il aurait pu se lier à des sang pur issus de fermes au fin fond de la campagne qu’ils les auraient accueillis à bras grands ouverts. Il voit bien que cela la dérange. Mais il n’est pas elle. Il ne sait pas vraiment comment s’assurer que le problème disparaisse. Alors, jour après jour, il lui offre une affection qui, il l’espère, rend la douleur plus supportable. « Crache-moi donc dessus, ça leur suffira peut-être, surtout si – » « Tu cherches toujours à raccourcir le temps qu’il te reste, on dirait. » Le changement de sujet est soudain. Avant même qu’il ne puisse s’accrocher au problème présent, elle s’empare de sa cigarette, l’arrache a ses lèvres. Il l’observe en silence, le regard lourd un moment. « Quel gâchis. » Enfin, il s’avoue vaincu. Souriant, il baisse les yeux un moment avant de retrouver le regard de Zahra. « Moi qui pensait pouvoir faire hurler mes parents encore une bonne dizaine d’année. » Ses murmures le font frissonner un moment. « Dommage, je vais devoir trouver quelqu’un d’autre. » Il ne veut pas la voir s’éloigner et pourtant, il ne fait rien pour l’arrêter, se contentant de jouer au jeu qu’elle lui offre. « Une dizaine d’année ? Ton optimisme me surprend, tu sais pourtant que les gentils médicomages ne m’en donnent que cinq. » Remarque trop dure, peut-être. Trop réelle, surement. Mais il a accepté son destin, le Lestrange. Il sait que son temps est compté. Elle sait que son temps est compté. C’est surement pour cela qu’il vit pleinement. C’est surement pour cela qu’il aime pleinement.

« Tu pourrais peut-être m’aider à trouver le prochain ? T’as pas un frère ou un cousin Lestrange qui voudrait ta place quand tu seras plus là ? » C’est un rire franc qui s’échappe du fond de sa gorge alors qu’il laisse sa tête partir en arrière un moment. « Oublie donc les Lestrange, ils auront retrouvé leur grandeur d’ici là. » Il tire sur sa cigarette. « Par contre, j’ai toujours mon cousin Avery. » La fumée s’échappe de ses narines. « Et qui de mieux qu’un Avery pour finir d’achever tes parents ? » Les relations entre les deux familles sont glacées, ce n’est un secret pour personne. Peut-être est-ce également pour cela que les parents de sa fiancées n’ont jamais voulu de lui, parce que son sang d’incapable est mêlé à celui de ce clan féminin qui surpasse les autres. « Mais on sait tous les deux que personne ne pourra jamais me remplacer, hm ? » Il retire ses pieds des genoux de Zahra, s’approche d’elle lentement. « Que ce soit pour toi… » La main dans laquelle repose sa cigarette s’appuie contre l’accoudoir de l’autre côté de la Shafiq. Son visage s’approuve du sien, ses lèvres lui volent un baiser rieur avant qu’il ne s’éloigne de nouveau. « Ou même tes parents. Enfin, je ne pense pas qu’ils soient capables de haïr quelqu’un plus que moi, » annonce-t-il en se laissant retomber dans le fauteuil, sa tête reposant cette fois sur les cuisses de la sorcière. « Il ne manquerait plus qu’on se marie pour de bon et ils auront toutes les raisons de vouloir ma mort, » ajoute-t-il dans un rire.

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Sujet: Re: Someone to stay ☾ ZAHRA&ADRASTOS   Lun 2 Avr - 10:59


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1er Février 1996 — Un retour prématuré qu’elle ne regrette pas, finalement. L’amertume d’un repas familial catastrophique quasiment déjà oubliée à peine son regard posé sur Adrastos. C’est le pouvoir qu’il a sur elle. Celui d’apaiser sa colère, de calmer le volcan qui sommeille. Tout est plus simple quand il se trouve dans la même pièce que la Shafiq. Proximité salvatrice dont elle ne pourrait plus se passer à présent. Il lui est devenu indispensable. Et cette simple pensée l’effraie, terriblement. Relation trop forte pour être éphémère. Au fond, elle espère encore à un remède. Une solution. Quelque chose. N’importe quoi, pour qu’il ne succombe pas au mal qui le ronge. Pas maintenant. Pas dans cinq ans. Pas dans quelques mois. Jamais. Est-elle devenue vraiment stupide pour s’attacher à quelqu’un dont le trépas anticipé est inévitable ? Se croit-elle plus intelligente que la mort elle-même pour penser pouvoir la retarder ? Le timbre rocailleux du fiancé la ramène brusquement vers la réalité. Il est toujours là.

« Évite de faire le mariole Je me méfierai, si j’étais toi. Tout ce qui vient d’elle pourrait très bien être empoisonné », raille-t-elle en repensant au regard plein de jugement que lui lance sa mère quand elle parle de ses fiançailles avec le Lestrange. Tout le dédain qu’elle peut lui porter, toute la réprobation dont elle est capable, enveloppée de cynisme et de méchanceté. Vieillir ne lui réussit pas. L’intruse disparaît finalement de la maison, suivie par les prunelles neurasthéniques de Zahra. La réponse du fiancé rassure la Shafiq. Bien qu’elle soit déjà convaincue du fait qu’il n’utilise pas leur chambre à des fins bien moins loyales. Il n’est pas idiot. Elle répond au clin d’oeil avec un demi-sourire, énumérant silencieusement tout ce qu’elle n’est pas capable de lui offrir. « Je sais », répond-elle machinalement alors que le sorcier se laisse aller à un baiser dans le creux de sa paume. Le souffle contre sa peau comme une promesse.

Évoquer la réunion familiale tout juste passée n’est pas dans les projets de la Shafiq. Elle ne veut pas en parler. Il n’y a rien à dire à ce sujet. Elle n’a rien à dire. Préfère oublier, comme elle le fait chaque semaine. Passer à autre chose. Puisque ses géniteurs refusent de le faire, eux. Elle n’a rien à ajouter de plus sur ce fiasco monumental. Ce serait comme enfoncer des portes ouvertes. Inutile. Elle le coupe automatiquement dans son élan. Préfère rediriger la discussion vers lui. Puisque tout est à propos de lui, au final. L’entendre évoquer le peu de temps qu’il lui reste lui est insupportable. « Ne dis pas ça. Pas à moi », tranche la sorcière dans un souffle, le timbre sévère. Elle ne veut pas se confronter à la vérité. Elle la connaît, pourtant. Elle l’a assimilée dès le moment où elle l’a apprise. Elle connaît les risques et ce à quoi elle doit se préparer, depuis le jour où elle l’a rencontré. Où elle a décidé de l’aider. Mais l’entendre remuer le couteau dans la plaie n’est pas acceptable. Elle peut le dire, lui balancer les pires horreurs à ce sujet. Mais pas lui.

« Un Avery ? Ce serait parfait oui » Le rire qui lui fend la gorge est plus sincère qu’elle ne l’aurait imaginé. Cette simple pensée la rend quasiment euphorique. « Je pourrais faire d’une pierre deux coups. Mes parents me renieraient, les Avery n’en parlons pas » Ce serait presque dramatique pour les deux familles. Les Shafiq supportent encore moins les Avery qu’ils ne tolèrent les Lestrange. Si elle veut vraiment achever ses parents, la sorcière possède une solution toute trouvée. « J’imagine déjà la tête de Magdalena en apprenant la nouvelle » Un nouveau rire lui arrache un frisson. Aussi sincère que le premier. La jeune Avery serait dévastée d’apprendre qu’un membre de sa famille se lie d’une manière ou d’une autre à une Shafiq, encore plus s’il s’agit de Zahra, c’est certain. Le sourire se fane doucement sur le visage de l’Égyptienne alors qu’Adrastos lui vole un baiser et finit par poser l’arrière de sa tête sur ses cuisses. Machinalement, les doigts de la brune se mettent à jouer dans les cheveux du fiancé, le regard lointain et le front plissé.

« Détrompe-toi. Je crois qu’au fond, c’est moi qu’ils détestent le plus. Maintenant qu’ils ont compris que tu ne m’avais pas soumise à un sortilège pour que je reste à tes côtés » Le constat est certainement vrai. Et la question lui a vraiment été posée par ses géniteurs. Persuadés à l’époque que leur aînée avait été ensorcelée, d’une manière ou d’une autre, pour tomber dans les griffes du Lestrange. Incapables d’admettre que leur fille avait pu faire le choix délibéré de se fiancer à Adrastos. C’est incroyable, ce que des parents sont capables d’imaginer pour décrédibiliser leur progéniture. « J’espère que tu n’attends pas une cérémonie grandiose et fastueuse car il y a de fortes chances pour que ma famille ne soit pas présente ce jour là », souffle-t-elle doucement. Elle le déplore, au fond. Préfèrerait que ses parents ne questionnent pas ses choix et la laisse libre de vivre comme elle l’entend, avec qui elle l’entend. « Tu auras une mort honorable. J’y veillerai », ajoute la sorcière sans vraiment y penser. Hors de question que le trépas d’Adrastos soit bafoué par des rumeurs. Les gens n’ont pas besoin de savoir. Les gens sont trop curieux. Les gens ne sauront pas.
(c) DΛNDELION

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