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La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 Dust it off (Maebh)

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Sujet: Dust it off (Maebh)   Ven 26 Jan - 18:04

Dust it off
avec Maebh Rosier

Crac. La silhouette d’Astrea se dessine devant la propriété des Rosier. Le ciel encore sombre, le soleil commence à peine sa course vers l’azur. La sorcière vient tout juste de quitter son bureau au ministère après une nuit ininterrompue de travail et le manque de sommeil a marqué son visage de cernes violets sous ses paupières alourdies. Elle peste intérieurement en repensant aux représentants de la communauté magique canadienne qui l’ont tenue éveillée bien plus tard qu’elle ne l’aurait souhaité pour une sombre histoire d’attaques de moldus commis par des Mangemorts sur leur territoire - était-ce un réel problème ? Ses talents de médiation avaient fini par porter leurs fruits et calmer le sorcier à qui elle avait affaire – après de longues heures de discussion. D’un geste las, elle fait tourner sa baguette devant le portail qui s’ouvre pour la laisser passer. Elle avance jusqu’au manoir et trouve un certain réconfort en passant le pas de la porte ; la chaleur ambiante est agréable, sa chambre douillette n’est plus qu’à quelques mètres. La demeure est silencieuse, l’heure est encore propice au sommeil et personne ne semble avoir quitté les bras réconfortants de Morphée. Pourtant, en passant devant le grand salon, Astrea aperçoit une forme dans la pénombre. Maebh.

Astrea marque un arrêt mais reste en retrait. Elle hésite à entrer dans la pièce, à troubler la solitude de son aînée. La joie immense d’avoir retrouvé sa sœur avait bien rapidement laissée place au malaise et la benjamine ne sait comment retrouver le lien avec cette nouvelle version de celle qui, d’aussi loin qu’elle s’en souvienne, a toujours été son modèle. Les jours passent et Astrea fait de son mieux pour que Maebh se sente chez elle, pour lui montrer que tout n’a pas changé pendant son absence et que l’amour qu’elle lui porte est resté intacte, mais dès qu’elle se retrouve seule, la peine prend le dessus. Maebh est revenue mais ne semble pas heureuse, pas entièrement elle-même, et Astrea ne sait comment y remédier. Et d’ailleurs, le peut-elle ? Tous les pouvoirs magiques dont elle dispose avec aide ne sont d’aucune aide, et sa verve ne semble l’être non plus.

Après avoir tergiversé quelques secondes, Astrea décide finalement de rejoindre sa sœur. Elle se laisse tomber dans le canapé voisin au fauteuil où est assise Maebh. - Qu’est-ce que tu fais debout à cette heure là ? Elle demande d’une voix légèrement éraillée par la fatigue. Son ton se fait plus autoritaire quand elle somme l’elfe de maison de leur apporter une théière et deux tasses, puis elle reporte son attention sur la sorcière aux cheveux noir de jais. – Tu vas bien ? Elle s’inquiète. Son regard se pose sur elle. Même après plusieurs mois de passés, l’émerveillement de la voir en vie, en chair en os devant elle, ne s’est que légèrement émoussé. Un émerveillement pourtant teinté de la peur de l’inconnu, de l’incompréhension, et de la voir disparaître à nouveau. Tous ces retours ont été soudains et restent à l’heure actuelle inexpliqués, rien n’indique que les morts sont voués à rester parmi les vivants, et Astrea est effrayée à l’idée de se lever un matin et de se retrouver une nouvelle fois confrontée au vide laissé par Maebh il y a cinq ans.
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Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.
Sang : PUR, ichor royal qui ouvre les portes et sucre le monde. Gouttes cristallines qu'elle ne peut s'imaginer souiller.
Profession : SANS EMPLOI, toutes ses heures consacrées à tenter de voir revenir le contrôle de sa magie. Jour après jour, l'échec est aussi cuisant que la rancoeur.
Situation civile : SOLITUDE d'une illusion que tous regardent de loin sans toucher. Dans ses souvenirs, Maebh est encore mariée à l'amour de sa vie.
Allégeance : VOLDEMORT, c'est bien la seule chose que la mort n'a pas réussi à changer.
Particularité : REVENANTE, ni vraiment morte ni tout à fait vivante à nouveau.

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Sujet: Re: Dust it off (Maebh)   Mar 30 Jan - 22:42

Dust it off
avec Astrea Rosier

Comme souvent, le sommeil lui file entre les doigts sans un mot. Dans la pénombre et le silence de cette chambre où elle ne pensait jamais revenir, ses pensées se bousculent et l’engloutissent. C’est la nuit, lorsque toutes les ombres ont des atours de démon, que Maebh souffre le plus. C’est la nuit qu’elle a l’air le plus humaine, roulée en boule entre des draps de coton, le visage humide de centaines de sanglots silencieux. Là, la poupée à l’égo brisé, attend que ne daignent défiler les heures. Les minutes tirent en longueur et, bien vite, le fantôme se lasse. D’un geste rapide, la sorcière s’affaire à sécher toute trace de ses chagrins entre le blanc des draps. Sans un bruit, ombre parmi les ombres, la Rosier se glisse jusqu’au rez-de-chaussée.

Les orbes pleines d’éclair, Maebh se charge d’intimer à l’elfe de maison de se taire - peu désireuse de voir l’entièreté de la famille Rosier réveillée aux aurores. Il y a quelque chose de reposant dans le fait de laisser le masque se fissurer, elle qui s’efforce de faire croire au monde qu’elle va bien. Qu’elle n’est pas qu’un mauvais souvenir, qu’elle est plus qu’une pâle copie de celle qu’ils ont perdu. Il y a certaines habitudes que même la mort n’a pas réussi à altérer et c’est d’un murmure autoritaire que la princesse délivre ses ordres à la créature, l’envoyant lui préparer du thé. Le coeur toujours enterré à six pieds sous terre, Maebh se traîne jusqu’au salon et se laisse tomber dans le canapé, les genoux remontés contre sa poitrine. C’est à peine si le monstre entend l’elfe déposer une théière et une tasse sur le guéridon de marbre tant elle est perdue dans ses pensées. Elle a beau être de retour depuis des mois, le silence reste plein de rancoeur. Tout son corps semble aller hurler silencieusement sa colère. Le monde n’aurait pas du continuer de tourner sans elle. Et aussi égoïste que soit la pensée, elle est également enivrante. Ca rampe sous sa peau, ça empoisonne ses veines comme le plus amer des venins. Le monde n’aurait pas du continuer de tourner sans elle.

Les heures se remettent en route et Maebh en oublie son thé. Ses yeux ont beau être grands ouverts, des visages se mêlent derrière ses orbes sombres. Adrastos, Oreste. Lazare. Tous la narguent et la déchirent, chacun à leur manière, sans même le vouloir. Un léger sourire vient perturber les traits tristes de la Rosier alors que sa soeur se laisse tomber dans le canapé voisin du sien. Elle l’a quittée adolescente, la voilà devenue femme. Maebh continue de s’ajuster au temps qui passe, ce temps assassin qui semble avoir tout emporté dans son sillage. Tout sauf elle, préservée trop longtemps entre les bras de la Faucheuse. « Qu’est-ce que tu fais debout à cette heure là ? » L’aînée se force une nouvelle fois à sourire, habillant ses traits las d’une moue à mi-chemin entre la fatigue et la distance. « Je dors mal pour le moment. » Avoue t’elle du bout des lèvres. C’est bien évidemment, le sommeil l’élude et la fuit tout bonnement mais l’avouer serait ouvrir la porte à bien des peines. Et, même après cinq ans passées de l’autre côté du voile, Maebh a encore trop d’égo que pour s’y risquer. Le reste de la conversation lui vient un peu plus naturellement, la princesse se laissant aller à une question de son crû. « Tu rentres seulement du travail ? » Un sourcil arqué, surprise.

« Tu vas bien ? » Maebh rit doucement et, peut être, cela en dit déjà plus qu’elle ne le voudrait. L’elfe apporte une nouvelle théière ainsi que deux tasses, emportant avec lui la première, glacée à présent. L’intervention de la créateur apporte un certain répit à la Rosier, lui offrant la possibilité de forcer un nouveau sourire. La revenante se ravise cependant au dernier moment, se contentant d’un léger soupir. Maebh est fatiguée de jouer la comédie. « Ca va. » C’est un mensonge, la tristesse latente au fond de ses yeux suffit à la vendre. « J’ai connu mieux. » Se résout t’elle à souffler à contre-coeur. « Mais ça va s’arranger. » Qui cherche t’elle réellement à convaincre ? Elle ou Astrea ? Les cheveux décoiffés et en pyjama, la Rosier n’a jamais paru aussi normale. Car si son port de tête reste altier, menton légèrement relevé et épaules raides, tout le reste est embaumé des vents passés. Les lèvres serrées, Maebh observe avec un détachement teinté d’intérêt. « Tu as l’air épuisée, comment vas tu, toi ? » Et de porter la tasse à ses lèvres sans demander son reste.

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Sujet: Re: Dust it off (Maebh)   Jeu 1 Fév - 23:07

Dust it off
avec Maebh Rosier

– Je dors mal pour le moment. La mort n’aura su emporter la fierté de Maebh, ça lui arracherait presque un sourire si le sujet était autre. Astrea connaît la vérité qui se cache derrière l’aveu à demi voilé de son aînée. Dans les semaines suivant le retour de la princesse, elle-même dormait peu, l’esprit agité de pensées qu’elle ne parvenait à apaiser, et rares étaient les nuits où elle ne l’entendait pas se lever. Elle hoche la tête, compatissante, mais ne dit rien. Loin d’elle l’envie de causer un quelconque embarras en insistant plus sur ses nuits sans sommeil. D’ailleurs, Maebh avait passé plusieurs années loin du monde des vivants, et dans les premiers jours suivant son retour, l’idée avait traversée l’esprit d’Astrea que dormir ne faisait peut-être plus parti de ses besoins. C’était avant d’assimiler l’idée que sa sœur était bel et bien revenue, et qu’elle n’était pas un fantôme. - Tu rentres seulement du travail ? Elle soupire et s’enfonce un peu plus dans le canapé, faisant machinalement tourner sa tasse de thé entre ses mains. – Les canadiens m’ont tenue éveillée toute la nuit, elle lâche, d’une voix proche du grognement. – Visiblement des gens de chez nous vont s’en prendre à leurs moldus. Va savoir… elle reprend sur un ton détaché. A Londres, et plus largement en Grande-Bretagne, il n’est pas rare d’entendre parler d’attaques ou de disparitions de moldus, les mangemorts ayant la fâcheuse habitude de « s’amuser » avec les personnes ne disposant d’aucun pouvoir magique. Bien sûr, il y a bien longtemps qu’ils ne sont plus réprimandés, c’est à peine si on leur impose de prendre soin de ne pas se faire remarquer. La cruauté ne connaît aucune limite sous la loi du Lord. On vante la pureté du sang, on la sanctifie même, et on méprise ceux qui ne peuvent se flatter d’avoir tel statut. Ironique, quand on sait que Voldemort lui-même est de sang-mêlé, mais ça n’a pas d’importance pour Astrea qui admire ses idées et sa maîtrise inégalée de la magie.

A sa question, Maebh répond en trois temps. – Ca va. Les mots sonnent faux, prononcés d’une voix lasse, accompagnés d’un regard évasif. – J’ai connu mieux. La vérité semble se rapprocher. – Mais ça va s’arranger. Réalité ou espoir ? – Tu as l’air épuisée, comment vas tu, toi ? Le regard de la jeune femme un instant fixé sur un point invisible trahit son esprit qui s’est envolé ailleurs, loin de son foyer, vers les yeux clairs de l’homme à qui on l’a promise comme si elle était un bien à offrir. Elle revient au présent, à sa sœur assise à ses côtés. – Bien sûr, ça va s’arranger, elle répond dans un premier temps. – Il faut que tu sois patiente… Elle s’entend prononcer cette phrase bateau et se sent stupide. Mais que peut-elle bien conseiller d’autre ? Bien sûr, il faut de la patience, du temps a passé avant le retour de Maebh, du temps passera avant que sa vie ne reprenne son cours – en tous cas pour qu’elle se réadapte à évoluer parmi une société qui n’a cessé de se transformer. Astrea voudrait être de meilleur conseil mais la situation est sans précédent et elle ne peut rien ajouter. Sa main chasse l’air dans un geste qui se veut désinvolte alors qu’elle répond à la question qui lui a été posée. – Je vais bien. J’ai beaucoup de travail en ce moment, alors je dors peu. En réalité, dernièrement, c’est elle seule qui s’impose une masse de travail plus élevée qu’à l’ordinaire. Ca l’empêche de réfléchir à sa situation de future femme mariée, à la trahison de son fiancé qui fut si longtemps son ami, avant de trahir ses idéaux, et à son père qui une fois de plus n’a pas daigné montrer une once de compassion à son égard. – Et puis, les fiançailles… Elle ajoute sans finir sa phrase. Son regard las parle pour elle. Elle ne s’est pas confiée à sa famille sur les méfaits de Nefer, préférant lui éviter une sanction qui serait, elle le savait, définitive. Mais ça lui pèse, à Astrea. Ca lui fait mal, ça rend la promesse d’une union bien plus désagréable qu’aux premiers temps qui ont suivis l’annonce.

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Situation civile : SOLITUDE d'une illusion que tous regardent de loin sans toucher. Dans ses souvenirs, Maebh est encore mariée à l'amour de sa vie.
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Sujet: Re: Dust it off (Maebh)   Lun 5 Fév - 17:01

Dust it off
avec Astrea Rosier

Les sourires de Maebh sont aussi distants que sincères, le fantôme oscillant constamment entre fierté mal placée et confidences amères. La Rosier ne sait plus comment se comporter parmi les siens. Alors, par réflexe et par volonté de se préserver, elle se retranche sans même s’en rendre compte derrière ses murailles. Ces mêmes murailles qu’elle a trop longtemps érigé entre elle et le monde (par indifférence à l’époque plus que par nécessité), ces lambeaux de mur qui la protègent encore un peu de ses propres fissures. Par égocentrisme ou par stupidité (voir même un peu des deux), Maebh s’entête à refuser l’évidence : elle aurait bien besoin d’aide ou, tout du moins, d’une épaule sur laquelle se reposer.

La tasse de thé tourne entre ses doigts, la brûlure du liquide au travers de la porcelaine mordant l’intérieur de ses paumes. Le pincement a cela d’irréel qu’il lui rappelle, encore et encore, qu’elle est bien en vie. Il s’en faut de peu pour que la princesse ne balaie les inquiétudes et les questions de sa soeur d’un geste las de la main. Son ego (encore lui) lui joue des tours et lui tord le coeur de rancoeur. Les rôles ne sont plus les mêmes et Maebh préférait l’époque où elle servait sans mal de modèle à sa cadette. La Rosier ravale ses mensonges et lui offre, enfin, quelques bribes d’honnêteté. Elle lui doit bien ça (à elle et aux autres, pour ce que ça vaut) et le fantôme livide s’empresse de sceller sa prise de conscience d’une gorgée de thé. Si elle est tout à fait honnête avec elle-même, Maebh sait que ça ne durera pas. Elle est bien trop fière que pour s’autoriser à être tout à fait sincère avec qui que ce soit (Magdalena semblait en être la seule exception), bien trop égoïste aussi. Il arrive cependant que ses travers s’adoucissent pour quelques instants, comme en ce moment précis où ses yeux se posent sur Astrea. Ne serait-ce qu’en souvenir de ce qu’elles ont un jour partagé, la Rosier a parfois l’impression de lui devoir certaines réponses.

« Bien sûr, ça va s’arranger. Il faut que tu sois patiente… » Maebh en apprécie l’aplomb avec un léger sourire aux lèvres. L’espoir se perd et meurt au milieu du vide qui la dévore mais elle se sent pourtant hocher légèrement le menton, poupée mécanique au coeur en berne. Une nouvelle gorgée de thé pour retrouver ses esprits. Une nouvelle gorgée de thé pour s’occuper les doigts. Toute la patience du monde ne changera rien à sa situation tant ses maux sont enracinés au fond de son coeur mais la Rosier n’a pas le goût de renchérir. Le fantôme s’empresse de détourner la conversation de leurs gênes respectives et avale un soupir de soulagement lorsqu’Astrea s’empresse dans la petite brèche qu’elle s’est permise d’ouvrir. Maebh n’a jamais été douée pour mettre des mots sur ses sentiments et cela fait bel et bien partie des choses que la mort n’a pas touchée.

« Je vais bien. J’ai beaucoup de travail en ce moment, alors je dors peu. » Maebh attend la suite sans sourciller, persuadée qu’il reste quelque chose à entendre. « Et puis, les fiançailles… » Ah. Les fiançailles. L’ainée a bien su entendu les dernières nouvelles (les liens qui se construisent entre Rosier et Shafiq ne sont après tout pas secrets, au grand déplaisir de Maebh) mais il n’est jamais venu à l’esprit du fantôme que ces engagements ne puissent poser problème. Maebh n’a eu, de son vivant, qu’une expérience dorée du monde et - même aujourd’hui - elle peine parfois à compatir aux affres des autres. La princesse n’a jamais connu la peine et l’humiliation d’une union arrangée de toutes pièces par leur père (et même si cela avait été le cas, il ne fait aucun doute qu’Oreste aurait alors été plus attentif à ses plaintes qu’à celles de Phaedre et Astrea). « Ah oui… » Douloureusement, les images de ses propres fiançailles reviennent lui lacérer les entrailles. Maebh s’efforce de n’y prêter aucune attention. « Une union avec les Shafiq est stratégiquement censée et la revoilà qui s’évertue à justifier les décisions d’un père qui ne sait même plus comment la regarder. Le détachement de son analyse la frappe comme un mauvais souvenir et la Rosier se force à esquisser un sourire d’excuse, à défaut de mots. Comment ça se passe, d’ailleurs ? » Sa façon bien à elle de lui laisser l’occasion de s’ouvrir un peu à elle.

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