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 Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)

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Romy Krüger
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Sujet: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Mer 10 Jan - 22:17

Romy Krüger
It's not about what you want,
You just gotta walk your walk.

Carte d'identité

Nom : Wedge, patronyme hérité d'un père sorcier, auquel elle reproche bien assez son ascendance impure ; nom souillé par des hommes sans l'étincelle, sans la gloire de la magie qui fait palpiter le cœur des plus grands ; honte à jamais portée sur un visage frustré. Krüger, celui qui sauve la mise par une sonorité étrangement familière ; une perle rare qui lui donne l'espoir d'être quelqu'un d'autre et d'embrasser une destinée pourrie jusqu'à la moelle sans toutefois l'empêcher de rêver.

Prénom :  Romy, simplicité claire et concise dans deux syllabes, correction simplette d'une dénomination peu usagée. Rosalie pour le premier, Myla pour le second : deux entêtes pour n'en former qu'une dont elle se cache beaucoup moins et qui ne trahit pas d'où elle vient.

Date et lieu de naissance : Née un treize décembre 1968, à Londres.

Nature du sang : Elle l'aurait mille fois voulu pur, elle qui a hérité du sang-mêlé de sa famille, hétéroclisme de sorciers et moldus fondus en un liquide qu'elle ne jugera jamais assez noble. Honte qu'il est, ce sang, elle essaye de l'acheter au prix douloureux ; une impossibilité qui la ronge jour après jour, quand elle aurait voulu être de ceux qui sont légitimes.

Statut civil : Éternelle éperdue de celui dont elle ne devrait pas oser prononcer le nom, elle l'admire, et l'idolâtre, elle le voit comme un dieu auquel elle voue le moindre de ses actes. Passion déchirante, souffrance qui la transcende de toutes parts, il est l'interdit auquel on se voue trop facilement, auquel on succombe en l'espace d'un regard, d'une parole. Deuil difficile, irrationnel ; son mirage est encore là, quelque part au creux de ses lèvres carminées et de son cœur  pourfendu.

Profession : Serveuse au cabaret Rosier, sous ses airs de godiche potiche, elle cache pourtant le savant savoir d'une physicienne étonnante. Potionniste, empoisonneuse, vous louerez ses services auprès des Rosier ou pour un bon pécule si vous la contactez en privé. Elle se fiche bien de savoir le dessein des poisons qu'elle distille à la population, mais elle apprécie particulièrement quand elle trouvera, dans une coupure de journal, le récit d'une investigation sur un meurtre au poison.

Particularité : si revenant, l'indiquer ici

Ancienne maison/école : A celle qu'on dit vipère sied le blason argent et vert, une Serpentard fière, sur les traces de celui qu'elle estime depuis son plus jeune âge. Enfant perdue, elle aurait sans aucun doute fini à Gryffondor si son cœur ne l'avait pas dirigée vers lui.

Patronus : Pas de patronus à celle qui a vendu son âme à la noirceur des abysses.

Epouvantard : La peur la ronge, constamment, inlassablement ; une vision atroce de son père adotpif se faisant tuer par ceux qu'elle côtoie presque quotidiennement. Vengeance ou justice pour d'autres, elle sait que c'est ce qui lui pend au nez mais elle est incapable de se résoudre à abandonner cet homme dans sa folie.

Baguette Magique : En bois de saule, elle renferme un cœur en plume d'oiseau-tonnerre. Vingt-neuf centimètres, elle se dissimule sous les nœuds du bois qui lui donnent une forme aléatoire et peu régulière, mais pas moins agréable à utiliser.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Morsmordre

Questions générales

Que pensez vous des revenants ? C'est avant tout d'une grande curiosité dont Romy fait preuve à l'égard de ceux que l'on nomme les « revenants ». Son esprit vagabonde de question en question, attisant sans cesse le feu du savoir qui brûle en elle ; trop d'incertitudes s'amoncellent, trop de doutes se font connaitre alors qu'elle préférerait percer le secret scientifique de cet étrange phénomène. Il est une chose qui occupe toutefois bien plus son esprit depuis ce jour, celui de savoir que, quelque part, peut-être que son amant défunt a lui aussi repris la vie. Elle ne sait pas si elle aurait préféré qu'il pourrisse outre-tombe, rongé par les vers et l'humus, ou qu'il revienne la hanter et lui dérober les délices maléfices qu'elle lui avait toujours connus. Une question en suspens elle aussi, jusqu'à ce que.. Non, c'est impossible, préfère-t-elle se dire.

Que pensez-vous du régime de Voldemort ? Elle voue au Lord le culte que Cali lui a enseigné. Un culte qui, s'il est beaucoup plus proche de la rationalité que celui qu'elle voue à son amant, n'est en rien quelque chose de sain. Elle sait que la magie noire pourrit les cœurs, mais la part sombre de son être se complait bien trop dans ce monde où la décadence est reine. Romy sait que c'est eux qui ont le pouvoir, qu'elle est finalement du bon côté, du côté où elle pourra assurer sa survie bien plus facilement que s'ils avaient pris un autre chemin. Et puis.. Elle honore quelque part la pensée de Cali en servant toujours le Lord avec une dévotion incroyable et presque malsaine.

Que pensez-vous des rumeurs concernant le renouveau de l'Ordre ? L'Ordre, elle le hait de tout son être. Cela a commencé assez tôt, par des gens qu'elle avait connu et qui, discrètement, vantaient les valeurs de cet ordre stupide et vain. Elle avait eu tôt fait de les dénoncer, de se débarrasser de ce genre d'emprise. Après, il y a eu Cali, qui lui a conté que son père était une des victimes de l'Ordre.. Difficile de jouer autrement que dans le camp adverse sur une telle révélation. Malheureusement, cette quête n'était bâtie que sur un mensonge. Aujourd'hui, Romy abhorre toujours l'Ordre et si elle sait que certains membres de sa famille en font partie, elle espère fortement que les choses ne vont pas déraper dans ce semblant de stabilité qu'ils ont enfin trouvé.


Le moldu derrière l'écran

Pseudo/prénom :  Winter Soldier

Âge :  21yo

Pays :  Le pays de la raclette et de l'huile d'olive

Fréquence de connexion  :  J'ai planté une tente dans un coin du forum

Avatar :  Taylor Swift ♥️

Inventé ou Scénario ?  Inventé

Où avez-vous connu le forum ?  Seagulls showed me the way

Le mot de la fin :  Effectivement il est cool ce système d'apéro, je veux bien reprendre un verre !

Crédits : bazzart et tumblr

_________________


'cause baby i've been
Dancing with death
It's been a while now, I'm not scared anymore.


Dernière édition par Romy Krüger le Jeu 25 Jan - 22:23, édité 7 fois
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Romy Krüger
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Mer 10 Jan - 22:17

C'était pour l'art..
I came back from the dead, I do it all the time.




I can feel
The flames on my skin
Crimson red paint on my lips


Tu observes avec effarement ce regard froid, mourant, qui te fixe droit dans les yeux. Pendant un instant, tu manques de comprendre, tu scrutes ces prunelles qui se vident petit à petit, qui se font recouvrir par le voile de la mort. C'est étrange, à quel point elle laisse derrière elle les noirceurs inutiles d'une torpeur terrible. Tu sais que sous ce voile affreux que tu ne veux pas soulever, tu trouveras l'hécatombe de cette sombre journée d'octobre. L'odeur putride, cette essence mortuaire qui t'emplis déjà les poumons est pour toi comme un parfum de mauvaise augure, comme l’orbe de cet avenir que tu ne peux considérer l'espace d'un instant. Quel avenir ? Tu contemples encore un peu ces prunelles livides, pâles et sans vie ; ce sont celles de ton père qui est tombé là, au pied du lit sous lequel il t'a cachée. Tu te souviens encore du bruit assourdissant et de cet éclair vert qui l'a foudroyé avec une violence inouïe. Tu t'es retenue de crier, de hurler, tu as laissé les pleurs se taire dans ta gorge alors que tu sentais que ton cœur était ravagé. Tu ne sais pas qui a fait ça, tu ne comprends pas pourquoi on t'enlève le seul pilier que tu avais. Il est là, juste à côté de ton visage, et si personne ne t'a vu, lui, il t'a donné un dernier regard d'espoir avant de prendre sa dernière inspiration. Tu sens encore la tiédeur de son corps de là où tu es, tes mirettes sont scandalisées par ce qu'elles voient : tu sais que le monde est comme ça, que la violence, la torture, sont monnaie courante et qu'il faudra t'y faire. Ce n'est pas sensé se passer comme ça, non. Mais au fond, tu n'en as aucune idée et tu te forges sur tes expériences, sur ce que tu vis. Sous ce lit, tu aurais pu y rester longtemps, à retenir tes respirations, à essayer de tendre l'oreille pour vérifier qu'ils sont partis. Tu n'entends plus un bruit depuis un moment, et pourtant, tu as toujours l'impression que tu ne devrais pas te montrer. Tu es tétanisée par la peur, par ce que tu as vu. La mort, la vraie : elle se tient devant tes yeux et elle t'effrayes.

Quand tu entends des bruits au rez-de-chaussée, tu n'es toujours pas sortie de ta cachette. Ici, tu ne pourrais pas dire que tu te sens en sécurité mais tu es hors de la vue des autres. Personne ne t'a cherché, quand ils sont venus et qu'ils ont assassiné ton père. Personne ne savait que tu étais là, peut-être même que personne ne se doutait jusque lors de ton existence. Une gamine de sept ans, à vrai dire, ce n'était pas dans les discussions habituelles de ton père. Tu ne te souviens pas de ce qu'il fait comme métier, tu sais juste qu'il n'a pas du parler de toi, et que pour une fois, cette discrétion étrange et surprenante t'arrange beaucoup. Tu es comme une ombre sous ce lit, comme la découpe irrégulière d'un souvenir laissé dans un carton, loin de tout. La nuit commence à tomber au dehors et tu continues pourtant de scruter ce cadavre qui repose devant toi. C'est fini, et tu le sais très bien : il ne se réveillera pas, il ne reviendra pas parmi les vivants et tu es toute seule face au reste du monde.

Tu entends des pas franchir la porte, désordonnés, errants. Tu songes à un voisin, peut-être quelqu'un qui a entendu le vacarme et qui a attendu avant de venir voir quelle sorte de méfaits s'étaient tenus dans cette maison. Aux curieux qui n'allaient pas être déçus, tu voulais toujours te montrer discrète. Tu ne bouges toujours pas, tu ne dit mot : les pas passent la porte de cette chambre et tu ne vois que des silhouettes vagues, des ombres que tu ne comprends pas. Après tout, ton esprit est biaisé par toute cette colère que tu retiens si fermement et avec tant de détermination. Tu en voudrais à la moitié du monde si ton pauvre petit cœur pouvait te le permettre, et déjà la haine se laissait couler sur ton visage comme de l'or liquide. Elle marque chacun de tes traits quand tu entends le nom familier résonner dans tes oreilles, mélodie oubliée d'un temps auquel tu ne veux plus penser. « Rosalie ? »



Il t'a recueillie dans ses bras, cet homme dont tu loues sans cesse la bonté, celui que tu estimes comme un père et dont les traits se dessinent sagement quand tu regardes le ciel. Tu le sais, tu as de la chance qu'il se soit souvenu, qu'il ait encore dans sa mémoire les mirages d'une gamine blonde au sourire enfantin, brisé par des milliers de tourments auxquels tu n'étais pas préparée. Tu n'imagines plus ta vie : elle est entre ses mains et s'il t'a recueillie, tu lui dois beaucoup plus qu'une simple maison. Tu n'aurais jamais espéré qu'un père puisse être mieux que le tien. Tu n'avais jamais conçu, dans ton esprit juvénile, qu'un dieu pouvait prendre la forme d'un être humain : pourtant c'est ce qu'il est pour toi, celui que d'autres voient comme un vieillard, tu le vois comme le mécène, comme le prophète qui a su te sortir la tête de l'eau.

Tu as conscience, quand tu commences à grandir, qu'il ne peut t'offrir tout à fait cette vie dont tu t'entiches, cette existence que tu fantasmes à tes heures perdues : il est un homme brisé, triste et profondément marqué par des tourments que toi-même tu ne peux pas comprendre. Dans ton cœur, les épines de la haine s'enfoncent toujours un peu plus ; tu aimes, mais tu détestes aussi, tu as la colère facile et si tu es un ange quand tu es avec lui, le reste du monde observe sur ton visage les traces abjectes d'un courroux difficilement contenu. Tu sais que le joug de ta colère n'est qu'à peu près contenu, qu'il bouillonne, qu'il transcende tout ton être ; c'est étrange et perturbant pour une enfant de ton âge, et pourtant, personne ne semble voir cette faille dans ton masque de porcelaine.

Il y a Cali, cet autre que tu as rencontré, cet alter-ego qui comble ce vide effroyable qu'on a laissé dans ta vie. Il n'est jamais comme un frère pour toi, tu l'aurais vu comme un compagnon de jeu s'il avait été plus jeune, moins sordide, mais tu l'estimes comme tu estimes ton sauveur. Il est devant toi comme l'apanage d'une gloire que tu admires, que tu ne pourras jamais atteindre. Il te fascine de toutes parts, tu l'observes à la dérobée pour t'inspirer de ce charisme débordant qui t'attire inéluctablement ; tu le contemples, tu l'adules. Pourtant, cette fascination n'est que la surface d'un trépas terrible, celui que tu mèneras pendant de longues années : lui, celui dont tu rêves sans cesse, il n'a pour toi qu'un égard cruel, malaisante situation qu'il te souffle quotidiennement à la figure. Il te joue des tours, parfois simplement amusants, parfois bien plus sadiques. Aux simples cauchemars qu'il fait germer dans ton esprit, tu avais su t'armer : ils te rendaient forte, tu apprenais à vaincre tes peurs récurrentes, les frayeurs nocturnes qui te rendaient insomniaque. Aux tourments plus tyranniques, tu comptes silencieusement les farces qu'il te fait. Ce n'est plus enfantin, non : parce que plus tu grandis, plus les tourments qu'il t'inflige sont brutaux. Il est ton tortionnaire silencieux, invisible : personne ne saurait voir en lui ce que toi tu vois, et quand tu prends de l'âge, tu prends aussi cette assurance qui t'es maintenant si habituelle. Il est ton bourreau, mais tu l'aimes, tu l'admires et tu ne saurais vivre sans cette fascination perplexe que tu nourris à son égard. Il est un roi pour toi et il te gouverne, mais tu n'en as cure, et tu ne perds pas ton temps sur les considérations d'autrui : tu continues de savourer ce plaisir inavouable de l'avoir auprès de toi.



Il y a bien des zones d'ombre dans ta vie, des zones que toi-même tu es incapable d'élucider : tu ne sais plus vraiment pourquoi tu es là, dans quel but. Tu n'as pas d'autres souvenirs de ton géniteur que son regard vitreux d'un jour funéraire, tu ne sais pas qui est ta mère, où elle est. Morte ? Peut-être, mais personne ne t'en parle. Il y a Miro, celui qui t'a recueillie, mais tu ne lui poses pas de questions, parce qu'au fond, les réponses te seront inutiles et tu es déjà trop éparpillée pour ajouter des pièces à cet énorme puzzle. Il y a Cali, qui est toujours quelque part, dans ton esprit. Tu ne t'éloignes jamais de ce fantôme qui te hante. « Eh, Romy ! » entends-tu appeler, à l'autre bout de la salle commune. Ton regard s'évapore de la cheminée que tu fixais avec intensité, oubliant les tourments qui t'affectent toujours autant ; tu tournes la tête pour apercevoir une silhouette qui t'interpelle, arborant une écharpe vert et argent, aux couleurs de ta maison. Romy, ce prénom sous lequel on t'a déguisée depuis bien longtemps maintenant, tu le portes avec un naturel déconcertant. A vrai dire, tu as de longue date oublié les autres, encore gravés sur une pièce d'identité que tu sors rarement. Ce prénom, il est ta nouvelle identité : tu n'es plus cette gamine apeurée d'autrefois, tu es l'étrange gosse qui se damne toute seule en enfer, sans que personne ne le voit.

Tu suis les pas de cette silhouette, ton attention sciemment figée sur elle, et le désintérêt profond dont tu lui fais égard marqué sur ton visage. Tu sais pourquoi il est là, ce garçon ; c'est ton lot quotidien quand tu as commencé à comprendre où tu étais tombée. Tu réponds comme tu peux, mais en réalité, tu as bien d'autres aspirations qu'à te faire des amis, mais tu fais comme si tu en avais quelque chose à faire, parce que ça servira bien un jour où l'autre. Il y a peu de choses qui comptent pour toi, et tu sais très bien ce qu'elles sont : Cali, là où te mènent indéniablement tes plus profondes aspirations, et Miro, là où tu trouves la protection et la paix depuis quelques années qu'il t'a récupérée. Non, les batifolages d'enfants ne t'intéressent plus, parce que tu es ailleurs, que tu es avec lui. Tu sais que la vie sera bientôt la tienne et tu l'envies bien plus que de raison, quand toi tu dois encore étudier ici et subir les enfantillages des autres.

A la perle qui s'est formée trop vite, tu polis les bords soigneusement et en silence ; tu excelles dans quelques matières, ce sont celles qui, sans grand étonnement, mettent en ébullition ton esprit qui regorge d'idées. Tu es souvent celle qui agace, qui répond quand il ne faut pas ; d'insolence, tu as pourtant le caractère qui s'infuse en toi par ton modèle. Tu n'es pas l'élève la plus facile, mais quand tu aimes, tu es appliquée : les potions, c'est ce qui t'intéresse le plus. Tu passes tes heures libres à bouquiner devant la cheminée, à concocter des philtres dans tes pensées et à te demander si tu serais capable de le faire de tes propres mains. Tu apprécies les cours de magie noire, bien plus que tu ne voudrais l'admettre : tu es une sorcière née et sous ton visage emprunt de détermination et de la même colère que l'on te connait depuis longtemps, tu ne laisses pas voir l'ombre d'un doute lorsque tu jettes un sort. Certains sont impressionnés, d'autres sont jaloux, mais ils n'ont rien à t'envier : tu n'es réellement bonne que dans ces matières là, le reste ne soulève que trop peu ton intérêt pour que tu y consacres ton temps, et rien ne te semble vraiment utile. Miro s'alarme quand il reçoit certaines lettres à ton sujet, mais il ne t'accable jamais de reproches. Il sait que ta vie n'est pas facile et que sous ce minois sciemment composé se cachent des fragilités que tu ne voudrais pas révéler. Il te laisse vaquer à tes occupations, divaguer, déraper.

Il ne le voit pas lui non plus, mais plus les années passent, plus l'influence que Cali a sur toi est destructrice, impitoyable. Tu ne vis que pour ça, pour l'existence téméraire de l'artiste, pour les folies qu'il t'insuffle dans les poumons, pour la moindre de ses idées. Il te fascine à un point maladif, il t'enchante, et tu te noies dans son regard à chaque fois que tu le croises, quand il manque pourtant de t'étrangler dans ton sommeil. Il n'est rien de bon pour toi, mais dans ton insolente inconscience, tu es incapable de le voir, ou peut-être que tu le vois, mais que tu ne veux pas d'une autre vie que de celle-là. Trop tôt, il te laisse avec de la fumée plein les poumons. Trop tôt, il lisse tes lèvres au goût de l'alcool. Trop tôt aussi, il vole cette innocence au creux de tes hanches. Tu lui offres tout ce qu'il désire, tu ne saurais rien lui refuser. S'il a failli se faire expulser à plusieurs reprises de l'école, toi, tu finis pourtant par terminer tes études avec succès. Un succès parcimonieux, irrégulier : aux potions et à la magie noire tu as voué toute ton énergie, et le reste, tu l'as délaissé. Ta voie semble désormais toute tracée, tu fuiras l'école pour des études plus proches de chez toi, plus proches de lui.



They say I did
Something bad
Why does it feel so good ?


Potionniste, c'est ce qui te passionne, c'est ce qui occupe le plus clair de ton temps. Tu apprécies la précision que demandent ces études, tu leur accordes l'intérêt qu'elles nécessitent et tu ne négliges rien, vraiment rien dans cet enseignement. Tu sais que Miro est fier de toi, qu'il apprécie ton succès, mais tu en veux toujours plus ; le succès, tu l'aimes au delà du raisonnable : avoir raison, avoir toujours ce qui est mieux viser plus haut. Telle est ta devise et elle marque chacune de tes entreprises de son fer rouge. Tu sais que tu ne seras jamais l'égale de celui que tu adules, mais tu cherches sa reconnaissance jusque dans le moindre détail de ton existence. C'est maladif, c'est une torture qui t'accable chaque jour et pourtant, tu as le goût de te lever chaque matin pour faire de cette nouvelle journée le progrès dont tu as si nécessairement besoin. Les philtres, les remèdes, tu les connais par cœur. Mais tu sais qu'au fond, sciemment, ton âme est attirée par les dangers et les méfaits les plus terribles ; elle attise douloureusement cette envie encrée dans tes veines depuis que Cali t'attire dans l'ombre, et tu finis par céder. Les poisons : encore plus impressionnants, plus féroces, fugaces, utiles. Ils te fascinent, et tu apprends eux aussi à les manier avec autant de précautions. Ici, tu es capable de trouver une satisfaction que tu n'avais jamais envisagée auparavant, et commence alors la décadence que tu entrevoyais, sans toutefois la croire assez réelle pour t'en méfier.

Cali te pousse toujours plus dans cette noirceur dont tu ignores la profondeur ; et pourtant tu plonges, la tête la première. Tu ne réfléchis pas, de toute façon, tu lui voues une confiance aveugle au delà du concevable. Tu n'oserais jamais douter de ses intentions : tu sais qu'elles ne sont jamais bonnes, mais elles ne te paraissent pas mauvaises non plus. C'est aussi lui, étrangement, qui ramène à ton cœur des méandres oubliés ; il te parle de ton père, d'un homme qu'il a, tu supposes, probablement connu lorsqu'il était plus jeune. Après tout, l'importante différence d'âge qui se compte entre vous te laisse présager que ses souvenirs à lui sont beaucoup plus clairs que les tiens. A vrai dire, tu ne te souviens que de ces yeux vitreux devant ton regard d'enfant, et rien d'autre. Pas la moindre bribe de conversation, pas la moindre idée de ce qui a pu causer la mort de celui qui était ton guide. Miro ne t'en a pas spécialement parlé, tu n'as jamais posé la question non plus : tu as l'impression de mettre la main sur une zone inconnue de ta vie, une époque qui renferme des démons et des fantômes auxquels il aurait peut-être valu ne pas toucher. Pourtant Cali l'a fait, il a ramené à toi toutes ces ombres, ces idées, ces épouvantes. Il le fait sans cesse ; un jour il t'aime, un jour il te tue à petit feu. Mais là, c'est différent : avec ce qu'il a fait ressurgir, il nourrit en toi une curiosité presque irréelle, un besoin de savoir qui est ce père, quel héritage tu reçois d'un homme dont tu n'as, vraisemblablement, pas grand souvenir.

Il t'a souvent conté les louanges du Lord. Dans ces paroles qui n'étaient autrefois que des histoires trop lointaines à ton goût, tu trouves aujourd'hui le régal de la grandeur d'un homme qu'il te pousse à admirer. Tu as presque l'impression de te laisser porter toi-même dans cette quête à la pureté, tu ne vois pas que, dans ces paroles, si tu lis entre les lignes, tu peux voir tout ce que Cali ne dit pas, mais tout ce qu'il insuffle dans tes pensées quand tu ne le regardes pas. La confiance que tu lui voues est aveugle, dépourvue de bon sens ; tu es incapable de distinguer les moments où il te calque son savoir de ceux où il embobine ton esprit ; il te manipule, mais ton cœur n'oserait douter de sa sincérité. Tu ne veux pas voir ce qu'il te fait, cette face sombre qu'il réveille en toi quand la colère s’empare de tes mains. Tu la connais trop bien pour douter d'elle, et il se sert de cette fureur qui t'habite pour servir de plus nobles intérêts. Il te fait les louanges de ce maître qu'il décrit comme un dieu ; ton dieu à toi, tu le crois sur parole, et tu le suis dans ses moindres gestes pour achever cette quête qu'il t'a confiée.

Il te parle souvent du Lord, mais parfois aussi, il trouble ton esprit par quelques vérités égrenées ça et là. Ce jour-là, c'est ton père qu'il a mentionné. Quelques indices à peine égarés, et un silence qui te torture alors qu'il ne veut rien dire de plus. Il dit qu'il sait la vérité sur ton père, mais de quelle vérité parle-t-il ? Un sombre secret qui plane sur ta tête, qui attend sagement d'éclore. Oh, il lui faudra de longues semaines avant de lâcher des bribes de son terrible mystère. Tu n'as pourtant aucun mal à faire face à la vérité qu'il te livre pré-mâchée : ton père était un mange-mort, dit-il, tué par des partisans de l'ordre. Tu as beau repasser le film dans ta tête, tu ne te souviens d'aucune conversation, d'aucun nom de ceux qui sont venus occire ton pater. Il dit vrai, tu en est persuadée. Il a bien tâté le chemin, Cali, parce que tu ne t'es rendue compte de rien, et qu'un jour, tu es allée le voir à ton tour pour le supplier de t'emmener avec lui, de te faire passer de ce côté obscure qu'il t'a toujours vanté : tu veux suivre les traces de ton paternel, tu veux faire vivre dans ton cœur le souvenir de celui qu'on a tué à cause d'une bataille qui n'a pas fini d'être menée.

Tu n'as pas mis bien longtemps avant d'être à ses pieds, de prier et supplier pour qu'il te prenne avec lui, pour qu'il te montre la voie qu'il te fallait suivre : tu en es intimement convaincue, c'est là que tes pas doivent te guider. Ton héritage longtemps ignoré se révèle à tes yeux comme ce que tu as longuement cherché ; il est là, juste là. C'est la réponse que tu as si souvent enviée alors que tu n'osais pas poser la question..

Mangemort, tu l'es devenue à ton tour. Tu as le menton haut, le regard fier ; et cette impression de marcher dans les pas d'un père dont tu n'as plus rien qu'un maigre souvenir au regard vitreux. Cali, lui, c'est ton idole, tu le suis comme son ombre, tu es sa servante collée derrière lui, tapie derrière sa carrure qui te donne l'impression d'être en sécurité. En réalité, c'est lui ton plus grand ennemi, mais tu es si aspirée par le travail qu'il te montre que tu ne le vois pas. Ta vision n'a rien d'objectif et tu es incapable de le regarder autrement qu'en le pensant comme un roi, comme une divinité à qui tu dois tout. Tu sais qu'il t'a rendue folle, qu'il a tordu tes viscères jusqu'à te faire hurler de douleur et qu'il nourrit en toi cette hystérie latente ; mais non, tu es incapable de faire sans lui, de t'en éloigner tout simplement.



La tentation du sang pur, et à contrario de ce que tu es vraiment te tourmente ; tu sais que tu ne seras jamais, jamais à la hauteur de ceux qui sont nés des bons parents. Ta mère, que tu n'as jamais connue, t'a apporté une hérésie dont tu es bien loin d'être fière. Tu aimerais que personne ne sache, que tu sois traitée comme l'un de ceux au sang immaculé, au sang plus rouge que rouge. Tu n'es qu'un panaché de diverses couleurs, trop pâle ou trop sombre, un miasme indivisible d'erreurs passées. C'est peut-être ça, qui pousse ta douce folie dans un trépas dont tu ne la sortiras pas : la quête à l'impossible commence, te hante et te brise la nuque à chaque pas que tu fais, pourtant, elle est bien indissociable de ton être.

Il y a des choses qui te tourmentent, mais il n'en est pas de pire que celle que tu t'es efforcée d'ignorer pendant tout ce temps. Tu as toujours plus ou moins su qu'il y avait quelqu'un d'autre, quelqu’un d'autre que toi pour partager les nuits de ton amant. La réalité ne t'avait pourtant pas sauté à la gorge car tu avais toujours cette douce impression de te dire que rien ne saurait t'égaler dans son estime. Oh, tu avais bien pensé qu'il n'avait d'yeux que pour toi, et tu t'es fourvoyée dans tes sentiments. Tu as cru qu'il serait dévoué pour toi comme tu l'étais pour lui ; pas au même niveau, ça non, tu ne pouvais l'espérer. Mais tu aurais voulu penser qu'il n'y avait que toi.

Tu l'as su, tu l'as compris : cet amant-là n'est pas comme toi. Il est peut-être le vent de fraicheur dont Cali a besoin, il est peut-être quelque chose de différent que tu ne seras jamais. Il prend de la place, beaucoup trop de place et tu te sens toute étriquée au fond de ce recoin où il t'a foutue. L'amère jalousie envahit ton corps, tes muscles se crispent sous ces visions qui te parviennent toujours quand tu songes à eux ; ton esprit est incapable de penser à autre chose qu'à ça : sont-il ensemble ? Quand il est dans ses bras, Cali pense-t-il à toi ? Tu espères que oui, mais au fond, tu sais bien que ce chemin qu'il a pris l'a éloigné de toi, pour le rapprocher d'un autre.

Tu es perdue, tu te sens affreusement seule et les crises d'angoisse se font bien plus fréquentes ; tu pleures son nom au milieu de la nuit, tu implores son attention, celle qu'il octroie à présent à d'autres qui ne te ressemblent pas. Tu meurs en silence, en souffrance ; tu veux qu'il te regarde mais il n'a plus pour toi qu'une ignorance qui te brise les entrailles. Cela t'est insupportable, tu as besoin qu'il te voie, qu'il te touche, qu'il t'entende ; et quand tu surprends cet amant au sortir de sa chambre, alors tu sais que tu n'as plus le choix. Il te faut agir, il te faut mener cette guerre sans merci pour regagner ton trône, celui qu'il t'avait donné pour que tu le secondes. Tu as peur, tu sais que tu peux tout perdre dans ce jeu aux mille facettes mais tu sais aussi que c'est ta seule chance.

Le tuer. Tu veux simplement le voir occis, cet amant qui a pris ta place. Tu sens la colère infiltrer tes mains, tes pensées ; elle est si forte que tu ne peux la contrôler, que tu la laisses librement assouvir tes pulsions meurtrières. Ce ne sera pas toi, qui portera le dernier coup. Mais tu lui fourniras l'arme, la puissante et l'impossible. Dans ta main, cette petite fiole que tu sers fort te donne le courage dont tu as besoin pour l'interpeller. Tu glisses dans sa paume l'assassine que tu as toi-même concoctée ; un puissant poison dont toi seule a le secret à présent. Ton regard accroche le sien, tu lui fais bien comprendre que c'est un choix qu'il doit faire, entre toi et l'autre.



Ils auraient sans doute mis beaucoup plus de temps à remonter jusqu'au coupable de ce meurtre si Cali ne s'était pas rendu lui-même. Fier, il avait l'air tellement fier de son accomplissement que tu l'en enviais, que tu savourais dans l'ombre les méfaits que tu avais toi-même ordonnés. Rien ne saurait dire que tu avais mis la patte à ce meurtre, rien ne saurait trahir ton minois devant les juges. Tu n'as pas vu Cali depuis quelques jours, quand il apparaît dans ce tribunal qui va promettre sa sentence ; Miro aussi est venu au procès, il siège à tes côtés, le visage terne et marqué par l'accablement qu'une telle nouvelle provoque. Tu comprends son attitude, mais tu sais qu'il devra sans doute faire face à bien pire, très vite. Parce que tu sais, toi, ce qu'il va se passer ici.

Tu sais, tu ne dis rien, mais tu attends sagement le moment. Le moment fatidique où les juges vont prononcer la peine qui sera infligée à ton amant, celle dont il va allègrement se délester au prix d'un poison que tu as glissé dans sa poche une nouvelle fois. Tu n'aurais pas voulu qu'il finisse à Azkaban, et tu lui préférais sans doute une mort digne de l'artiste qu'il était, et que tu avais toujours admiré. Il est grand, il est beau ; et dans son trépas tu te réjouis d'une chose : s'il n'est pas à toi, il ne sera à personne d'autre. Tu l'aimes, tu le regardes avec les prunelles brillantes quand tu le vois éclater cette fiole de poison que tu lui as donnée, qu'il a glissé sous la surface de sa peau ; à ton tour, tu presses sur la petite bosse à ton poignet. Le liquide se répand dans tes veines, te brûle déjà les os, tu sens la mort investir tes poumons, tu sens la froideur de l'air transpercer ta moelle. Une mort douloureuse mais rapide t'attend, et pourtant, tu sens les mains de Miro te secouer en tous sens quand tu es à deux doigts de lâcher prise et d'abandonner la vie. Il ne te laissera pas mourir, pas toi ; et s'il n'a pas eu le temps de sauver son fils, il espère au moins pouvoir te tirer des conneries où tu t'es fichue.



Don't blame me
Love made me crazy
If it doesn't, you ain't doing it right


La mort, tu la connais bien maintenant. Et pourtant, tu la contemples discrètement depuis ton cocon, celui où tu te renfermes petit à petit. Le médecin t'a examinée, tu as passé de longues nuits dans une souffrance atroce, mais tu l'as entendu quand il a dit à Miro que tu allais t'en sortir. Tu ne comprends pas, tu ne sais pas toi, comment tu peux laisser ton corps revenir à la vie quand tout dans ton âme crie au désespoir, hurle à une fin plus paisible. La mort, tu l'avais voulue, tu l'avais désirée aussi fort qu'il t'en avait lui-même implanté l'idée dans la tête, et tu l'avais vue comme une évidence après ce foutoir où vous vous étiez mis, tous les deux. S'il devait s'en aller, alors tu n'avais vraisemblablement plus ta place ici. Tu entends des murmures, dans le couloir ; les pas hâtifs de celui qui espère avoir des nouvelles positives, qui attend de toi que tu te relèves après la tempête. Tu es là, brisée, immobile, le regard figé sur le plafond monochrome, les yeux vides, dépourvus de la moindre étincelle qu'on y aurait vu jadis. L'envie semble avoir délaissé ton âme, cruelle sentinelle qui s'évapore quand le reflet de Cali n'est plus dans ton miroir.

Ils s'approchent, ton père et celui qui te soigne. Tu sens leur futile compassion démanger ta peau, tu comprends leur accablement mais tu préférerais qu'ils te laissent simplement partir en paix. Ils ne t'ont pas épargné la souffrance d'avoir perdu celui que tu aimais, ils n'ont pas non plus cherché plus loin qu'à te sauver. Tu serres les dents quand tu te sens la cible de leurs regards. Ils observent, en silence. Ils savent que tu les écoutes, même si tu as choisis de te murer dans un mutisme qui est la seule chose à laquelle tu es capable de t'accrocher. Tu vois la silhouette du médecin s'approcher, il s'agenouille, tu sens qu'il prend ta main dans la sienne. Tu ne daignes même pas un mouvement de recul, pas un battement de cil ; ton minois, vide et pâle, fixe toujours le néant avec une détermination qu'on ne te connait que trop bien. Tu sais qu'il va te dire quelque chose que tu ne veux pas entendre, terrible secret enfoui dans le déni, dans l'impossible fantôme qui te court toujours après. « Romy, vous devez vous battre » commence-t-il. Tu n'as même pas envie de soupirer, tu voudrais juste qu'il se taise, qu'on te laisse seule dans ton ombre, dans la noirceur que tu as fait tienne désormais ; tu voudrais mourir, mille fois mourir pour le rejoindre lui, pour te délester de cette souffrance implacable qui écrase ton cœur sous ce visage immobile. « Pas seulement pour vous.. Mais pour cet enfant que vous portez. »

Tu ne ressens rien, qu'un vague à l'âme, torture habituelle qui te scinde le cœur en deux à chaque respiration que tu prends. Tu ne bouges pas, mais quand ils sortent enfin de la pièce, tu te mets à hurler. Tu cries, tu pleures, tu appelles son nom dans une détresse impossible à taire. Tu lui en veux, mais en même temps tu n'as pour lui qu'un amour défiant toutes les lois ; tu verses dans ton malheur toute la haine qui grandit dans ton corps, toute la colère qui habite tes veines et nourrit ta rancœur. Tu hurles, tu supplies ; tu ne veux pas de cette tragédie, ni de cet enfant que tu portes entre tes hanches. Tu le veux lui, c'est tout ce que tu désires et c'est le seul souhait que l'on ne peut t'accorder. Tu faiblis, tu laisses la tristesse t'envahir pour pleurer celui que tu as perdu, celui qui t'a depuis si longtemps forgée et construite, celui sans qui tout ce que tu as bâti s'effondre sans ménagement.



La douleur te hante encore, le chagrin te déchire les entrailles. Tu entends les pleurs de ce bébé à tes côtés, qui te font l'effet du son des ongles sur un tableau à craie. C'est strident, insupportable ; cette pauvre gamine n'a rien demandé à personne, et pourtant, tu ne veux même pas poser tes yeux sur son visage d'ange, sur sa petite bouille encore innocente. Tu ne veux pas la nourrir, tu ne veux pas la prendre dans tes bras. Tu n'as même pas daigné lui choisir un prénom avant qu'elle ne vienne au monde, ni même après ; c'est Miro qui s'est occupé de tout, qui berce cet enfant quand toi tu la détestes, qui la rassure quand toi tu songes à l'abandonner. Tu n'en veux pas ; par trop de fois, tu crains qu'elle ne te rappelle ton défunt amant, et qu'elle ne fasse de tes heures sombres une torture encore plus douloureuse. Tu n'oserais pas l'appeler ton enfant, elle n'est qu'une création du diable et elle n'aurait jamais du être. Qu'en aurait pensé Cali ? Tu l'ignores, tu ne sais même pas s'il aurait voulu de cet enfant ou non. Il est mort, voilà tout ; ni son fantôme ni sa voix suave ne viendront te souffler à l'oreille d'élever cette gosse et de la chérir comme la prunelle de tes yeux. C'est pourtant ce qui te retient de la chasser : ne pas savoir ce qu'il aurait voulu, ce qui serait advenu s'il avait été là pour qu'on lui annonce qu’il allait être père.

Les journées sont affreusement longues, toujours plus longues. Les nuits sont encore pires, troublées par les pleurs de l'enfant. Tu sais que tu ne vas pas mieux que quand il a quitté ton monde, que tu te meures un peu plus chaque jour et que tu n'as pas la force de te relever, de continuer à te battre. Pourquoi te battrais-tu, d'ailleurs ? Tu n'as pas vraiment d'envies, ni de folies à faire passer pour calmer cette colère qui t'accable depuis trop de temps maintenant. Tu te shootes calmement, tu planes, tu t'éloignes dangereusement de cette réalité. Parfois, tu le vois encore dans tes rêves, là où tu peux contempler son visage aussi parfaitement conçu dans ta mémoire ; tu caresses sa joue et d'un instant à l'autre, il disparaît devant tes yeux étonnés. Éternelle rêverie, elle n'est rien de plus qu'un fumet discret et fugace qui t'échappe, que tu es incapable de saisir. Il en faut beaucoup plus pour te sortir de ta torpeur, et si tu en as conscience, tu n'oserais révéler ce secret à personne.

Miro t'observe encore parfois à la dérobée, tu le sais, mais tu évites son regard. Il est peut-être le seul qui arriverait à atteindre ce semblant de vie qu'il reste tout au fond de toi, et cela te fait atrocement peur. Il souffre de te voir ainsi, tu en as bien conscience et pourtant, si une voix te souffle de te lever, rien que de te lever pour lui, toi tu n'es pas prête à ça. Tu as perdu cette marge d'avance que tu avais sur les autres, prise au dépourvu dans ta propre décadence ; l'extérieur ne t'appelle pas, il te fait fuir et tu le redoutes. Comment affronter ce monde quand tu as perdu ta meilleure arme ? Le courage que Cali avait insufflé dans tes poumons s'en est allé avec lui, et aujourd'hui, tu te retrouves plus seule que tu ne l'as jamais été.

Il te faut longtemps, beaucoup trop longtemps pour avoir l’orbe du moindre sentiment au creux de ton cœur. Il t'a apporté une lettre, Miro, un papier manuscrit, tâché de café ou d'alcool. Tu le tiens fébrilement entre les mains quand tu reconnais, sur l'enveloppe, l'écriture si particulière de Cali. Un frisson parcourt ton échine, pour la première fois depuis sa mort, tu accordes un regard surpris à ton père, sans toutefois dire un mot. Il faut dire que depuis le temps, tu aurais presque pu oublier comment parler, quand la seule chose que tu savais faire était d'hurler à la mort lors de tes nuits d'angoisse. Tu tiens la lettre entre tes doigts, tu sens le grain du papier sous tes empreintes et son odeur délicate te ramène quelques mois auparavant, alors que tu sens sa présence au travers d'une simple feuille. Tu aurais voulu qu'il soit là, que les mots trouvés sur ce parchemin soit prononcés par sa propre bouche et qu'il te le dise en face, aussi tempétueux qu'il soit. Mais si tu peines à ouvrir l'enveloppe de tes mains maladroites et troublées par l'émotion, tu trouves encore plus difficile de découvrir avec quelle sincérité cruelle il te parle dans cette missive.

Amère, difficile est cette réalité qui te saute aux yeux. Tu as vécu pour lui, juste pour lui, et quand tu lis ses mots emprunts d'une vérité excessivement poignante, tu comprends qu'il ne s'est pas sacrifié pour toi. Tu lui as fait occire quelqu'un qu'il appréciait, quelqu'un qui avait pris ta place, et en récompense, tu as seulement amené ton dieu à son jugement dernier. Funeste destinée qui t'était promise, tu trouves sur ce papier l'encre qui te torture encore une dernière fois. Et un mensonge révélé, celui qui dit que ton père n'a jamais été l'un d'eux, n'a jamais porté la marque du seigneur des ténèbres. Une larme se laisse le loisir de rouler sur ta joue gauche, tu l'essuies machinalement. Le papier tombe à terre, comme les vestiges d'un passé dont tu ne peux plus te permettre de te préoccuper. Tu sais qu'il sera difficile de revenir de là où tu es partie, que n'importe quoi va faire basculer cette folie obscure qui habite tes pupilles ; tu sens tes mains se crisper quand tu esquisses un mouvement pour rattraper la lettre, mais tu choisis de la laisser au sol. Courageuse, tu ne l'es plus, déterminée, encore un peu peut-être. Cette amertume qui s'est glissée dans ta bouche laisse la colère s'apaiser un instant, mais sitôt qu'elle revient, elle est plus impitoyable que jamais. Cali, si tu avais l'occasion de le voir autrement que dans tes rêves, tu aimerais sans doute lui cracher ses quatre vérités à la figure. Tu sais pourtant que tu lui tomberas dans les bras comme une fleur mourante, que tu iras crever à ses pieds dès lors que tu entendras le timbre de sa voix. Heureusement, cela ne se produira pas, tu en est intimement persuadée.



Tu n'as toujours pas pris cet enfant dans tes bras, mais tu t'es levée. Tu te gardes de lire le visage de Miro, qui, tu le crains, ne renferme des attentes auxquelles tu ne désires pas être soumise. Tu as fait déjà un pas vers lui, un pas énorme qui t'a couté beaucoup. Tu sais qu'il faut que tu te sortes de cette torpeur dans laquelle Cali t'a plongée en t'abandonnant, que tu dois capituler sur tes positions, celles que tu as tenu pendant trop longtemps. Tu t'avances dans la cuisine, à peine fais-tu quelques pas que tu distingues les pleurs de ta fille. Non, tu ne l'approcheras pas. Tu sens déjà tes muscles se tendre alors que tu attrapes une tasse pour y verser du thé. Tu détournes le regard, tu te perds à contempler par la fenêtre ce ciel qui ne te paraît jamais assez bleu. Les cris stridents te font grincer des dents, tu tiens à peine quelques minutes que tu te retournes vers Annie pour te mettre toi aussi à hurler. « Mais tais-toi ! Tais-toi bon sang ! » Tu t'égosilles, la tasse dans ta main t'échappe et s'écrase sur le sol dans un fracas infernal, attisant de plus belle les pleurs de l'enfant. Tu sais que ce n'est pas légitime, que tu ne contrôles pas mais l'angoisse et la colère ravivent cette anxiété latente, cette hystérie fébrile qui transpire par chaque pore de ta peau. Tu ne mets pas longtemps pour quitter la pièce, claquer la porte de ta chambre derrière toi et fondre en larmes sur ton oreiller.

Les jours se succèdent, semblables et éternels souvenirs de cette nouvelle existence qui est la tienne ; tu le vis mal, très mal, ce retour à une réalité que tu n'avais jamais vue avant. Tu n'es pas faite pour être mère, et tu ne veux pourtant pas décevoir Miro. Tu espères qu'il saura se suffire de ces progrès que tu as fait, même si le chemin est encore long. Il connait tes crises, tes humeurs changeantes comme le souffle du vent, tes tempêtes, tes hystéries. Tu es le genre de personne difficile à supporter, mais comment pourrait-on t'en vouloir, après ce que la vie a fait de toi ? Les psychoses te fatiguent jusqu'à l'os, tu les as en horreur mais tu ne contrôles pas ces moments de panique. La mémoire de cet homme brique le moindre interstice laissé libre dans ton esprit ; tu as besoin de t'occuper, de t'éloigner de ces caprices qu'il ravive dans ton cœur, de son visage que tu vois encore bien trop clairement. Oh, il a beau en avoir dit, des choses qui t'ont déplu, qui t'ont blessée.. Il a beau avoir fait preuve d'une honnêteté que tu n'avais pas espérée chez lui, tu sais pertinemment que c'est le seul homme à qui ton cœur appartiendra jamais.

Tout est différent, maintenant, et si les journées se succèdent, pour toi, elles n'ont pas l'ombre d'une signification. Rien ne soulève plus ton intérêt, tu regardes le reste du monde avec un dédain qui ne te surprend pas. La première chose qui, pourtant, arrive à attirer tes pupilles, ce sont ces petites fioles abandonnées dans un tiroir de ta commode. Tu les contemples, curieuse, un sourire rare sur les lippes ; elles sont sans doute ton plus grand achèvement sans que Cali n'ait bâti les fondations à ta place : tu étais une sorcière née, une potionniste aux doigts de fée et une empoisonneuse hors-pair. Peut-être pourrais-tu vendre tes services à autrui, contre quelques pièces ? La confection de poisons, d'antidotes, te passionnerait sans doute toujours autant. Miro n'en saurait rien, dans l'idéal : tu es une affreuse jeune femme mais tu lui épargneras cette crise cardiaque. Il ne voudrait tout de même pas voir que sa fille est devenue tout ce qu'il aurait pu craindre : une mangemort dévouée au lord, une tueuse, une droguée, une peine perdue.

Tu déglutis, calmement. Tu sais qu'il y a certaines informations que tu ne pourras pas lui cacher : il se doute déjà que tu as succombé aux drogues pour apaiser la douleur de ton défunt amant, mais tu aimerais lui laisser le doute sur les activités que tu projettes. Rien dans ta vie n'a jamais eu plus de sens que quand Cali insufflait la moindre idée dans ta tête ; petite idiote, tu suivais, tu écoutais.. Aujourd'hui, tu te retrouves seule, perdue, lâchée dans le grand bain au milieu des requins, et tu n'as aucune idée de la façon dont tu dois faire pour t'en sortir. La première des choses qui te vient à l'esprit, c'est peut-être de te rendre à l'endroit où tu sais que tu vas trouver des activités dans ta branche ; le cabaret Rosier s'affiche comme une évidence, celle d'un point de chute pour l'Aggrippine que tu es devenue. Farouche, tu tentes pourtant ta chance ; après tout, tu n'as plus grand chose à perdre et pousser cette porte ne te coutera rien de plus que quelques minutes de ta truculente existence.

Ta main sur la porte ouvre sur ton visage l’orbe d'un nouveau paradis ; enfer pavé à tes bonnes intentions, tu avances, émerveillée devant le moindre détail que tu observes dans l'établissement. Il est tard, la nuit est tombée depuis longtemps déjà mais l'ombre reste ton élément. Tu es maîtresse dans cette cape noire qui te couvre les épaules depuis ta jeunesse fanée, et tu n'as pas le moindre soupçon de peur au fond de tes rétines. L'assurance que tu dégages n'es presque plus un masque ; tu crois toi-même à ce jeu d'actrice qui laisserait parfois à désirer, mais tu es convaincante, d'abord pour toi, puis pour les autres. Le menton haut, les lèvres courbées en un insolent sourire, tu aguiches la première serveuse que tu croises ; tu réclames quelqu'un de plus haut placé, quelqu'un qui saura donner à tes mains de quoi s'occuper pendant les trop longues heures qui font une journée. Tu n'as pas d'appréhension, après tout, cet endroit est connu pour ça : les magouilles, toi, tu sais aussi ce que c'est, parce que tu t'apprêtes à en faire ton métier.

Les poisons t'ont toujours fascinée, quand tu en parles à celle qui vient s'enquérir de ta visite, tu laisses la passion animer tes mains, tes paroles ; les poisons sont ta plus belle arme, finalement : celle que tu as pu aboutir même quand Cali n'était plus là pour te guider, même quand personne n'était à tes côtés pour te montrer le chemin. Tu sais que tu es une bonne sorcière, que la magie noire et les potions ne devraient pas avoir de secret, que tu cherches toujours à en savoir davantage. Tu n'es pas une mauvaise candidate, tu fais bonne figure et si tu sais que ton attitude porte parfois préjudice à ta prestance, tu t'efforces de plier sur tes traits l'affable jeune femme qui sait se taire quand on le lui demande.

Non, tu ne te tairas pas longtemps, c'est certain. Ils le savent, ils ne le savent pas : tu n'en as pas grand chose à carrer de ce que l'on pense de toi, pourvu que ton esprit soit ailleurs, et pas dans ses pattes à lui. Ton boulot commence bientôt, sonnant la mise à profit de tes talents cachés d'assassine ; l'empoisonneuse sait se complaire dans ce nouveau rôle qu'on lui octroie : tantôt serveuse à guetter les clients et à faire passer les informations, tantôt sorcière physicienne aux mille poisons. Tu sais que tes talents méritent d'être mis à profit, et tu fais de ton mieux pour montrer aux aux Rosier que tu es digne de la confiance qu'on t'accorde, bien qu'en réalité, tu n'es pas une personne que l'on devrait compter dans les gens de parole.

Ta vie n'est plus aussi blafarde et inutile qu'elle avait pu l'être dans tes derniers mois ; tu n'as pas non plus l'impression de revivre, tu ne pourrais simplement pas dire que tu vas bien, ni que tu vas mal. Tu vas, c'est tout : tu vas, tu erres à la recherche de tout et de rien, tu laisses le vent te porter là où il te guide sans opposer de réelle résistance. C'est ta vie, maintenant, et elle ressemble à ça.



I once was
your poison ivy
But now, I'm your daisy


Elle n'est pas belle, la vie ; elle n'est que l'amoncellement d'horreurs sagement maquillées, de crimes dont tout le monde se lave les mains, de traces sanguinaires et d'une colère qui crève ton cœur à petit feu. Tu sais que cette douleur, perpétuelle, immortelle, ne faiblira pas dans tes veines. Tu sais qu'elle est là, pérenne, qu'elle vivra, qu'elle brûlera tant que tu n'auras pas poussé ton dernier souffle. Tu as songé plus d'une fois à la mort, la belle mort que tu contemples à chaque fois que Cali se ramène dans ton esprit, à chaque instant où tu poses tes yeux sur la fille que tu as enfantée. La mort, mais quelle belle audace, quelle tentation si sévèrement bannie, quelle délivrance après l'interminable souffrance de la vie.. ! Mais non, tu ne veux pas lui offrir ce malsain plaisir après ce que tu avais pu lire dans cette lettre. Des mots gravés au fond de ton cœur, dans le souvenir amère de celui que tu aimes toujours comme une damnée. Non, tu ne peux plus te permettre d'exister pour lui, et tu dois prendre cette revanche sur ce qu'il a fait de toi. Qu'a-t-il fait de toi ? Une créature odieuse, peureuse, une jeune femme qui baigne dans le crime comme on se noie dans la mer agitée, une éperdue perdue dans les doutes et l'alcool, dont les lèvres ont seulement le goût du rhum et de la cigarette. Rien de bien non, rien de ce que Miro aurait espéré que tu deviennes.

Tu aurais aimé avoir cette discussion avec lui, quelque part. Lui parler de ton chemin, sinueux et impossible, lui décrire tes doutes et tes incertitudes ; il aurait certainement été un bien meilleur conseiller que ne l'a été ton mentor. Tu le sais, tu l'as toujours su. Mais jamais tu n'as voulu le troubler par tes conneries, jamais tu n'as voulu le décevoir s'il s’apercevait de quelque tourment qui te faisait sombrer. Miro, tu l'aimes comme un père, et tu préfères l'épargner que de lui infliger une souffrance qu'il a par trop de fois connues. Il trouve un peu de bonheur auprès de ta fille, c'est sans doute la seule réjouissance que tu peux en tirer. Tu n'aimes pas cela, mais tu t'efforces de rester proche d'eux, parce qu'ils sont ton seul port d'attache et la seule chose qui garde ta tête hors de l'eau.


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Dernière édition par Romy Krüger le Jeu 25 Jan - 21:52, édité 2 fois
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Mer 10 Jan - 22:22

bienvenue par-minou jolie blondinette
swift est tellement bonne et cet avatar... mon dieu
bon courage pour ta fiche, car j'ai hâte d'en apprendre plus

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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Mer 10 Jan - 22:22

Romy De ce que je sais déjà du perso, j'ai hâte d'en apprendre plus Vu qu'elle bosse pour les Rosier, il nous faudra d'office un lien Hâte d'en lire plus en tout cas !

Rebienvenue chez toi en tout cas Tu sais où aller à la moindre question

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Miroslav Krüger
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Mer 10 Jan - 23:39

MAGAD c'que t'es belle J'dirais bien que je vais sortir la carabine et attendre à la porte mais c'est trop tard

Rebienvenue ici
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Jeu 11 Jan - 2:57

Bienvenue chez les méchants!

Courage pour cette fiche, et hâte d'en lire plus!
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Infamy Borgin
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Jeu 11 Jan - 8:08

Rebienvenue, petit démon ! Je te séquestre quand tu veux cherwie

JE VEUX LIIIIIIIIRE LA SUIIIIITE ! JE VEUX LIIIIIRE LA SUIIIITE !
T’as pas idée de ma frustration là.
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Ariadne Slughorn
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Jeu 11 Jan - 18:23

J'ai hâte d'en savoir plus sur Romy. Je suis pas fan de Swift mais elle a un tel air babydoll sur l'avatar de ta fiche, elle est trop mignonne.
Rebienvenue bien sûr, et bon courage pour ta fiche. Si t'as la moindre question hésites pas à contacter l'une de nous.

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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Jeu 11 Jan - 21:39

Je t'avoue de base Taylor je suis pas fan, mais en connaissant ce qui arrive avec ce perso, je sens que tu vas me faire changer d'avis

Rebienvenuuuuuuue
Finissez-donc tout cela qu'on puisse enjoyer votre drama sérieux :eheh:
N'hésites pas si tu as d'autres questions, tu sais dans quel coin on se cache

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Romy Krüger
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Jeu 25 Jan - 12:33

Merci à tous pour vos petits mots !! J'ai pris un sacré retard sur ma fiche, mais ça se concrétise enfin et j'ai quasiment plus qu'à relire / corriger et ce sera tout bon ♥️

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Maebh Rosier
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Jeu 25 Jan - 19:50

Pas de soucis, je t'ajoute ton deuxième délai de ce pas pour que tu puisses finaliser ça à ton aise

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Adrastos Lestrange
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Sam 27 Jan - 22:09

Félicitations !
Bienvenu.e sur CM !


Ce qu'on a pensé de ta fiche
Han ce beau pavé
En tout cas je suis in love avec Romy, jpp comment je veux trop la voir se la jouer bg peinance sur le forum
Encore un perso fab, t'es comme ca toi

Rebienvenue chez toiiiiii
Et maintenant ?
Maintenant que ton personnage est officiellement validé, il ne te reste plus que quelques petites étapes avant de pouvoir commencer le jeu sur le forum ! Tout d'abord, il faut venir recenser ton personnage dans les registres (+). Tu peux également ensuite créer ta fiche de liens afin de pouvoir trouver toutes sortes de relations toutes plus dingues les unes que les autres à ton personnage (+).

Une fois que tu commence à RP, n'oublie pas recenser ton premier RP de chaque mois (+). Au fil de ton temps sur le forum, n'oublie pas de garder en tête le système de points (+) qui te permettra d'obtenir des récompenses et d'offrir un avantage à ton camp.

Si tu fondes l'une des familles de sang-purs libres à la création il est obligatoire de créer ta fiche de famille (+). Tu peux également le faire si tu désires fonder ta propre famille de sang-mêlé, mais cette étape n'est obligatoire que dans le cas des 5 familles de sang-pur dont l'histoire est laissée libre.

Quelques petites étapes toutes simples donc ! Et la dernière, la plus importante de toutes : HAVE FUN.

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Romy Krüger
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Sam 27 Jan - 22:16

Merci beaucoup pour cette validation (super rapide en plus, vous avez eu du courage !!) ♥️♥️

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Adrastos Lestrange
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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   Sam 27 Jan - 22:33

On est des super héroines tmtc

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Sujet: Re: Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)   

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Romy • It's not about what you want, you just gotta walk your walk. (Délai: 01/02)
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