daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)

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Âge : soixante ans
Sang : mêlé
Profession : chercheur en pathologie des sortilèges
Situation civile : veuf
Allégeance : l'ordre du phénix, quoi qu'il en coûte
Particularité : occlumens, papy poule et ronchon de service
Miroslav Krüger



Miroslav Krüger
confringo - sorcier
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Sujet: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Mer 10 Jan - 21:44

Miroslav Bastian Krüger
soon they'll control what's left inside

Carte d'identité

Nom : Krüger. Nom d'origine allemande, vestige d'une grande lignée de sang-purs implantés en Grande-Bretagne pour des raisons commerciales à la fin du XIXeme siècle. La fierté du nom ne suffit pourtant pas à éviter sa chute vertigineuse infligée par un destin capricieux. Aujourd'hui le nom n'inspire rien de plus qu'un haussement de sourcils curieux, parfois accompagné d'une question banale portant sur cette sonorité quelque peu étrangère.

Prénom : Miroslav, un prénom choisi par sa mère. Un prénom qu'elle aimait, simple et sans histoire derrière lui, un prénom qu'il pourrait s'approprier. Elle ne put s'empêcher d'y ajouter Bastian, le nom de son père.

Date et lieu de naissance : C'est le 25 août 1935 à Leningrad, dans un hôpital moldu que Miroslav poussa son premier cri, quelques minutes avant sa sœur Oksana. Ils passèrent six ans dans leur ville natale avant de fuir la guerre moldue et de rejoindre l'Angleterre et Poudlard, des lieux si chers à leur père. Aujourd'hui ces temps paraissent bien lointains tandis que le dernier Krüger survit à une soixante-et-unième année chargée d'angoisse et de regrets.

Nature du sang : Mêlé. Son père était le dernier sang-pur de la famille, et s'est marié à une sorcière à l'ascendance mêlée. Rien de toutes façons n'aurait pu sauver les Krüger de la décadence, de la traîtrise au sang poussée jusqu'à l'impensable rejet de la magie.

Statut civil : Veuf de Jane Krüger née Adkins, qu'il avait épousée en 1968. Pas un jour ne se passe sans qu'il ne pense à elle, retrouvant son parfum dans une bourrasque, reconnaissant son sourire dans un rayon de soleil.  

Profession : Médicomage et chercheur spécialisé dans la pathologie des sortilèges, anciennement guérisseur en chef du service Pathologie des sortilèges à Ste Mangouste. Aujourd'hui à la retraite pour des raisons familiales, il a toujours un bureau à l'hôpital pour continuer ses travaux, et il donne parfois des cours et des conférences.

Particularité : [Si accepté] Occlumens, il n'aurait pas survécu à la guerre sans avoir appris à protéger son esprit. Remodelant la réalité, prétendant ne rien savoir sur l'Ordre, il clama son innocence lorsqu'on l'interrogea. Ils ne trouvèrent rien d'autre dans son esprit qu'une honnêteté et une droiture sans faille, approuvant le régime et dépourvue de toute connexion au Phénix. Après presque trente ans d'entraînement, il sait protéger son esprit sans qu'on le remarque, et passe encore aujourd'hui au travers des mailles du filet.

Ancienne maison/école : Gryffondor. Personne n'y aurait cru, pas même lui, mais c'est bien chez les braves sang et or que le jeune Miroslav fut envoyé, alors que sa sœur allait prendre place à la table des Poufsouffle. Preuve une nouvelle fois que les plus courageux ne sont pas forcément des lions.

Patronus : Une mouette. Il n'a jamais vraiment compris pourquoi, mais il a appris à l'apprécier au fil des années.

Epouvantard : Sa petite-fille Annie, les mains couvertes de sang et une funeste marque noire tatouée sur l'avant-bras. Elle lève son visage innocent vers lui, et il lui semble apercevoir une lueur de folie dans son regard. Elle tend la main, comme pour l'appeler à l'aide ; mais il est trop tard.

Baguette Magique : Vinct-sept centimètres, bois de cerisier et crin de licorne.

Je jure solennellement de faire usage du sortilège
Confringo

Questions générales

Que pensez vous des revenants ? Il devrait en avoir peur, s'en méfier, ou les trouver fascinants : c'est ainsi que réagissent la plupart des gens quand ils sont confrontés au sujet délicat des revenants. Pour Miroslav, c'est assez différent : c'est une sorte de culpabilité écrasante qu'il ressent à leur égard, se sentant pour partie responsable de ce phénomène surréaliste. Il a accepté de prendre part aux recherches sur la mort malgré ses réticences initales, incapable de repousser sa curiosité scientifique tout comme d'ignorer ses propres fantômes. Incapable de dire non à un ami motivé par ce deuil déchirant qu'il connaît trop bien, incapable de mettre un terme à ces questions morbides trop envoûtantes pour être ignorées. Incapable de freiner cette lente immersion dans l'obscurité, creusant de plus en plus profond à chaque nouvelle découverte, tiraillé entre moralité et perversion. Ils sont allés trop loin, beaucoup trop loin. Ils ont tenté le diable, se sont approchés trop près des flammes. Et le pire, c'est qu'il n'a aucune idée de ce qui a pu provoquer le retour de ces pauvres âmes damnées, changées par la mort et inadaptées à ce monde qui a changé. Il s'en veut, Miroslav. Mais pire encore que cette culpabilité, c'est cette sensation d'incompréhension. Il lui faut des réponses, et au plus vite. Il continue donc ses recherches, questionnant l'impossible, essayant de donner un sens à l'irrationnel.  

Que pensez-vous du régime de Voldemort ? Officiellement, Miroslav Krüger est un homme défait de toute animosité envers le régime. Un guérisseur et chercheur dévoué à la science et la médicomagie, ayant consacré sa vie à en sauver d'autres. Il a soigné aussi bien les mangemorts que les rebelles durant la guerre, ne dérogeant pas de ses responsabilités et menant son département d'une main ferme et juste, et il a continué de le faire après l'avènement du Lord, sans sourciller, les serpents ne trouvant rien à soupçonner dans son esprit cadenassé. Ses recherches sur les sortilèges intéressaient bien sûr le régime et il acceptait les propositions et les financements du ministère de bonne grâce, conduisant ses projets avec la même ferveur que pour ceux plus personnels qu'il gardait plus confidentiels. Ca le rongeait, bien sûr, de savoir qu'il participait de façon active au règne écrasant de ces monstres. Ca le rendait fou, parfois, de se dire qu'il acceptait l'horreur sans rien dire, détournant le regard, vivant et respirant dans une société dirigée par des bêtes qu'il cotoyait tous les jours. Mais il se devait de survivre pour ses enfants. Et quelque part au coin de sa tête, la petite lueur d'espoir, aussi infime fut-elle, continuait de résister. Car il les hait, tous autant qu'ils sont, et Voldemort en particulier. Cet être abject fait entièrement de haine et de cruauté qui a transformé un monde rêvé, un eldorado plein d'espoir en terre calcinée et couverte de sang. Il a détruit ces rêves et tous ceux qu'il aimait, semant les fantômes et le désespoir dans sa vie et dans celle de tant d'autres.
 
Que pensez-vous des rumeurs concernant le renouveau de l'Ordre ? Il sait que ce ne sont pas des rumeurs, et ce depuis que Hamish Greengrass l'a recontacté il y a près de dix ans maintenant. Il avait refusé à l'époque, trop abattu et fatigué de ces guerres où ils avaient tout à perdre. Trop résigné pour reprendre les armes. Il avait trop perdu et ne pouvait se permettre de mettre en danger Romy. Et puis il a perdu Romy à son tour, il l'a perdue au doux sussurement des vipères, il n'a pas su la sauver elle non plus. Il a vu ses enfants devenir ce contre quoi il s'était battu, il les a vus se perdre dans la folie et la mort. Il n'a rien fait. Et quand Annie est arrivée, il a su qu'il ne pouvait plus se cacher. Il a rejoint l'Ordre avec la motivation qui était sienne à ses débuts, dans l'espoir d'aider à mettre un terme à cette folie, et d'offrir à Annie un futur un peu moins sombre.


Le moldu derrière l'écran

Pseudo/prénom :  mellarkie

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Inventé ou Scénario ?  inventé

Où avez-vous connu le forum ? je remercie bazzart tous les jours d'avoir guidé mes pas de pauvre mouton égaré

Le mot de la fin :  tisane 

Crédits :  wilky ; aranea


Dernière édition par Miroslav Krüger le Jeu 1 Fév - 0:39, édité 3 fois
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Mer 10 Jan - 21:46

you can revolt
can you hear a distant thunder, taste earth's blood and hunger




1934

Épuisée, frigorifiée, Nikky avance en titubant. Les rues boueuses de Leningrad ne ressemblent en rien à celles pavées de Londres. C'est bien, c'est différent. C'est ce qu'elle voulait, enfin sûrement. Elle n'est plus vraiment sûre de ce qu'elle est venue faire ici tout à coup. Le froid n'est pas le même non plus, et elle resserre un peu plus son manteau tout en détaillant les alentours. Sa grand-mère lui avait parlé du froid russe, mais elle ne s'était pas attendu à cela.
Elle grelotte, remonte son ballotin sur son épaule en soufflant dans ses mains pour les réchauffer. Elle était partie si précipitamment qu'elle n'avait pas pris le temps de fouiller dans les placards pour trouver des gants. En pleurs, hurlant à son père à travers la porte de la laisser tranquille, elle avait fourré des affaires au hasard dans son sac, avait attrapé son gros manteau rouge, une écharpe, un bonnet, et s'était enfuie de la maison en courant. Et là voilà, quelques heures plus tard, errant dans les rues de Leningrad sans savoir où aller. Elle était partie sans plan, sans réfléchir, la colère et la terreur prenant le dessus sur la raison. C'en était trop, trop. Elle ne pouvait plus rester là-bas, elle ne pouvait plus supporter ce monde magique qui lui avait tout enlevé. Sa mère, sa sœur... Sa main s'enfonce dans la poche de son manteau et se saisit des débris de sa baguette. Ces morceaux de bois qui avaient un jour émerveillé une petite fille de onze ans ne représentaient plus qu'un symbole abject de tout ce qu'elle détestait. Tout ce qu'elle fuyait, tout ce qu'elle aimait toujours, putain, plus que tout. Bastian. Elle l'aime toujours, et pourtant elle ne peut plus supporter de le regarder et de voir l'incompréhension et la peine dans son regard. Une larme rageuse s'écrase à ses pieds, et elle jette ces débris sur le sol avec le peu de force et de hargne qui lui reste. Elle ne pouvait plus rester, et il ne pourrait jamais partir. Ils n'y avait pas d'autre issue pour eux. Sa vie se ferait ici à présent. Nos vies, se dit-elle en touchant son ventre de la main dans un geste presque inconscient. Elle ravale un sanglot et relève la tête. Il n'y a plus de retour possible maintenant.


1942

« Nikky ! » Des bruits de mitraillette retentissent dans la rue adjacente et Nikky s'arrête brusquement derrière une voiture, restant à couvert. Bastian s'arrête derrière elle, Oksana dans les bras. « Nikky il faut retourner dans la planque, » la presse-t-il alors que les combats font rage à quelques mètres d'eux. Elle se retourne mais ce n'est pas lui qu'elle regarde. Elle se baisse et réajuste le bonnet de Miroslav pour qu'il couvre bien ses oreilles avant de lui déposer un baiser sur le front. Oksana ne dit rien, cramponnée au cou de son père. Ils sont courageux, leurs petits, plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Cela fait des mois qu'ils ne pleurent plus lorsqu'ils entendent les bombes tomber. « Nikky ! C'est trop dangereux. » Elle prend son fils dans ses bras et se relève. Ses yeux sont bordés de larmes, mais son regard est aussi déterminé que désespéré. « Il n'y a plus rien à manger, » répond-elle avec hargne, comme si c'était de sa faute si les vivres avaient fini par manquer. « On n'a pas le choix, Bastian ! Alekseï nous cachera, il - » Une détonation la coupe dans sa phrase, et tous les deux se baissent par réflexe, protégeant leurs enfants de leur corps autant qu'ils le peuvent. Des cris déchirants s'élèvent un peu plus loin, et les petites mains d'Oksana se resserrent autour de son cou. Bastian la serre contre lui, le cœur battant la chamade. Son regard croise celui de Nikky et ils s'observent pendant quelques secondes. Cela ne peut plus durer. « On a toujours le choix, » déclare-t-il simplement, mais Nikky sait très bien où il veut en venir. « Non, Bastian, je t'en prie... » Il ne l'écoute pas et fouille dans la poche intérieure de son blouson. Ses doigts se referment autour du bois réconfortant, et il sort la baguette de chêne pour la montrer à son épouse. Cela fait des années qu'il ne s'en est plus servi, depuis qu'il a rejoint Nikky ici. « Il faut qu'on parte, Nikky, maintenant. » Elle secoue la tête faiblement et ferme les yeux, tenant Miroslav contre son cœur. Bastian ne s'arrête pas, laissant sa rancœur parler. « On a déjà pris trop de risques. La magie est notre seule chance. Je ne risquerai pas leur vie – ta vie, pas une seconde de plus, tu m'entends ? » Il y a des cris, des balles qui fusent. Il y a la mort, la haine et la défense féroce d'une ville qui meurt mais refuse de se rendre. Il y a des familles qui se cachent, des corps qui jonchent les rues, laissés là mais pas oubliés. Il y a cette baguette dans sa main, et Nikky qui finit par acquiescer, des larmes coulant le long de ses joues. Elle lui prend la main et ils s'enlacent, tous les quatre, accroupis derrière une voiture.


1944

Le soleil descend doucement dans le ciel, et sa lumière froide baigne les prés bordant la route. Ils font ce trajet tous les jours, harnachés de leur solides cartables de cuir, la jupe d'école d'Oksana voletant au gré de ses pas. Parfois ils se tiennent la main, parfois Miroslav regarde sa sœur sautiller devant lui. D'autres jours, comme aujourd'hui, ils marchent côte à côte sans rien dire, écoutant les gazouillis des oiseaux, s'écartant lorsqu'une voiture passe en pétaradant. La maison de leur grand-père est un peu loin du village, située à environ une demi-heure de marche, mais ils ne risquent rien. La guerre n'est pas venue les chercher jusqu'au fin fond de la campagne anglaise, mais elle est toujours là avec eux. En eux. « Polina me manque. » Les mots s'échappent en un flot triste et mélodieux de sa bouche, dans le russe qu'ils se parlent entre eux. L'anglais leur reste une langue étrangère, qu'ils apprennent à manier un peu plus chaque jour. Miroslav s'en sort un peu mieux qu'Oksana, comme si une part d'elle se refusait à trop vite tourner la page. Il ne dit rien. Polina lui manque aussi. Et Anya, et Kassian. « Et Anya et Kassian aussi. » Il la regarde, détachant ses yeux de la cime des arbres où les oiseaux se chassent dans un jeu peu différent de ceux qu'ont les enfants de leur âge. Miro sait quelles questions se mêlent à ces souvenirs mélancoliques ; sont-ils toujours vivants, est-ce qu'ils ont à manger, est-ce que la ville ressemble encore un peu à celle qu'on a connue ? Mais Miro aime cette campagne aussi. Il aime aller à l'école, il aime ses nouveaux amis. Et la maison de grand-père Lukas est plus grande et plus belle qu'aucune des maisons de leur ancien quartier à Leningrad. Et puis la magie. C'est ici qu'ils l'ont découverte, ici qu'ils ont tout appris sur leurs véritables origines. Je suis un sorcier. Miro regarde ses mains, encore tout émerveillé par cette idée qui paraissait il y a quelques mois plutôt incongrue. Nana donne un coup de pied dans un gros caillou, qui finit sa course en un grand fracas dans un poteau de bois un peu plus loin, sortant son frère de sa rêverie.
Quand ils rentrent, la maison est silencieuse comme tous les jours. Grand-père Lukas est installé dans son fauteuil, à lire un de ces journaux qui ont les images qui bougent, tandis que leur mère s'affaire en cuisine, les manches relevées et le visage fermé. Avant, la maison se nettoyait toute seule, leur grand-père n'ayant qu'à agiter sa baguette pour que le ménage soit fait (Miro adorait le regarder faire de la magie). Mais leur mère avait fini par ne plus le supporter. Comme beaucoup de choses que fait ou que dit grand-père Lukas, d'ailleurs. Nana et lui savent bien qu'ils se disputent souvent quand ils montent se coucher. Depuis quelques temps, ils ne se parlent plus, sauf quand leur père rentre du travail le soir. Il travaille au Ministère de la Magie, maintenant. Il leur a promis que, quand la guerre serait finie, il les emmènerait voir un match de Quidditch. Miro a hâte de voir ça.


1946

« J'veux pas aller à Poudlard. »
« Tu dis ça parce que t'as la trouille. »
« Non. Je m'en fiche de la magie. »
« Moi j'aimerais aller à Serpentard, comme papa. Et que tu y sois aussi, avec moi. On serait toujours ensemble comme ça. »
Elle soupire doucement, et regarde par la fenêtre, sans vraiment voir le paysage qui défile sous leurs yeux.
« On n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, Mirolsav. »


1951

Penché sur son devoir d'arithmancie, Miroslav se gratte le menton distraitement du bout de sa plume. C'est loin d'être sa matière préférée, mais il sait qu'il a besoin d'avoir les meilleures notes possibles à ses ASPICs pour pouvoir espérer une carrière dans la médicomagie par la suite. Installé à la table de jardin, il profite des premiers de rayons de soleil du printemps, pas encore très chauds mais ayant l'avantage de faire sécher les gouttes de pluie. Et quitte à travailler, autant le faire dans un environnement plaisant. « Miro ! » Il ne lève pas la tête, trop absorbé par une équation particulièrement compliquée. Ce n'est que lorsque Nana s'écrase dans la chaise en face de lui, essoufflée, qu'il daigne lever les yeux. Les joues rosies et les cheveux collant un peu à son crâne, elle a apporté un verre d'eau avec elle et en boit une grande gorgée salvatrice. « Il faut absolument que tu viennes voir ça, » dit-elle, les yeux rieurs et les paroles ponctuées de ses habituels grands gestes de la main. « Les parents de Thomas Payne viennent d'acheter un nouveau tracteur... Il est énorme, tout rouge. Devine quelle marque ils ont pris ? » Sa plume toujours dans la main, Miroslav regarde sa jumelle d'un air peu convaincu. « Un... un Renault ? » Elle pouffe de rire et fend l'air de sa main. « Pas du tout ! Un Renault... ha ! Les Renault sont oranges. Mais non, bêta. Ils ont acheté un Massey Ferguson ! » Elle tape de la main sur la table pour insister sur ce point, et son visage prend une expression à la fois amusée et scandalisée. « Si tu avais vu les têtes qu'ont fait la vieille Beth et son vieux croûton de mari en le voyant ! J'ai cru qu'on allait mourir de rire avec Nancy. » Elle rit de bon cœur, et ils échangent un sourire complice avant que le silence ne retombe entre eux, silence confortable et agréable après tant d'années passées ensemble. Il se remet à travailler, se démenant pour trouver une solution sous le regard amusé de sa sœur. Oksana se fiche bien des devoirs, préférant passer ses vacances à la ferme des Donovan. Miroslav ne se fatigue plus à lui demander de travailler, il sait que c'est inutile. Mais sa sœur elle... ne se lasse jamais de lui faire remarquer qu'il travaille trop. « D'ailleurs, en parlant de Nancy... » Et voilà, ce n'était qu'une question de minutes. Miroslav soupire et ferme les yeux un instant avant de hausser un sourcil à l'attention de Oksana, qui le regarde avec un air espiègle. « Nana, il faut vraiment que je finisse ce... » commence-t-il, mais elle l'ignore et continue sa phrase d'un ton presque chantant. « Elle m'a demandé si tu serais là au bal du village vendredi... » Il rougit, et sa sœur a l'air bien trop fière d'elle à son goût. Elle joint ses mains et l'observe avec attention, un grand sourire sur le visage. Il baisse les yeux sur son rouleau de parchemin en feignant de s'y remettre, bafouillant une réponse inintelligible. « Parfait ! Elle sera ravie de l'apprendre ! » Oksana se lève de sa chaise avec vigueur et s'en va dans un éclat de rire, laissant son frère tout penaud. Ce n'est pas encore ce soir là qu'il finira ce fichu devoir d'arithmancie.


1956

C'est un dimanche matin pluvieux. Nikkylia et son fils s'affairent en cuisine, occupés à éplucher des pommes de terres du jardin. Cela va bien faire six mois que Miroslav n'a pas été de corvée de patate, tout comme cela va faire des mois qu'il n'a pas eu de dimanche de libre. L'avantage d'être diplômé, c'est de pouvoir enfin travailler selon un planning un peu plus humain que celui imposé aux stagiaires en médicomagie. « Tu ne t'arrêtes jamais de travailler, hein ? Beaucoup seraient bien contents d'être médicomage, c'est déjà une grande fierté. » Le côté positif des matinées corvée de patate, c'est de pouvoir discuter avec sa mère. Miroslav a souvent remarqué que les travaux manuels rapprochent les gens de façon assez étonnante. « J'aime ce travail, c'est sûr, mais être guérisseur serait encore plus intéressant. Et puis, c'est surtout la recherche qui me plaît. Il y a encore tellement de choses qu'on ne sait pas. » Nikky sourit, dépose une pomme de terre dans la passoire. « L'éternel curieux. Et alors, quelle sont ces questions que tu te poses ? » « Tout un tas. Trop. » Il a un rire. « J'ai beaucoup travaillé sur les effets corporels pendant mes études. Mais ma thèse se porte sur les altérations de l'esprit et du comportement. Des effets que certains sortilèges ont sur la mémoire, la volonté, ou la personnalité. Comment ils agissent, est-ce qu'on peut les contrer, y a t-il un moyen d'annuler leur effet ? » Un petit silence s'installe. Il sait que sa mère n'aime pas parler de magie, mais elle fait un effort pour lui. C'est sa passion, son travail sa vie. Alors elle se force à poser des questions, mais ça ne va pas plus loin. « Cela va des plus petits Oubliettes jusqu'au sortilège de l'Imperium. Enfin, je ne sais pas si tu te souviens de ces sorts... » Sa mère laisse tomber une pomme de terre un peu plus brutalement dans la passoire et lui lance un regard noir. « Bien sûr que je m'en souviens, fils, » dit-elle sèchement, de ce ton qu'elle utilisait avec eux quand ils étaient plus jeunes, lorsque sa sœur et lui essayaient de la berner. « Ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle de la bonne magie. » Aucune magie n'est bonne pour toi, pense-t-il, un peu agacé par son comportement. Il épluche sa patate sans rien dire, répétant des phrases dans sa tête, essayant de formuler ce qu'il a envie de dire sans que cela ne paraisse trop brutal ou que cela ne puisse froisser sa mère. « Tu sais que les moldus font la même chose ? Ils n'ont peut-être pas de magie, mais ils ont trouvé d'autres moyens pour commettre les mêmes atroci- » « Je le sais, Miroslav, le coupe-t-elle, je ne suis pas sotte. » « Alors tu conviens que ce n'est pas la magie le monstre, pas la magie l'ennemi ? Si on l'utilisait à bon escient la magie pourrait améliorer la vie de tout le monde, faciliterait le quotidien de milliers de personnes ; sans parler de ses applications sur la médecine, si l'on alliait la science moldue et la magie on pourrait - » « Tu ne me feras pas changer d'avis, Miro. Cette magie est un poison, dans les mains d'êtres bien trop corrompus pour pouvoir espérer en faire un atout. » Elle pointe son couteau vers la fenêtre, désignant il le comprend, l'humanité dans son intégralité en un geste vague. « Tu as vu ce qu'ils ont fait avec leurs armes moldues ? » La ville assiégée, les bombes qui tombaient. Les corps recouverts de neige ensanglantée. Anya, Polina, Kassian. Et puis tout ce qu'ils avaient appris après, tout ce qu'ils avaient lu, entendu. Ce qu'ils apprenaient encore, tous les jours, dans les journaux. « Attends un peu de voir ce qu'ils feront, avec votre précieuse magie. »


1957

Un verre de vin à la main, Miroslav s'assoit discrètement à côté de sa sœur sur le banc, et lui donne un petit coup de coude dans le bras. « Ludwig Von Shaft, hm ? » Il lui adresse un regard pétillant, et elle lève les yeux au ciel, soupirant pour manifester son exaspération. « Sérieusement, Miro. Je passe quatre ans à faire le tour du monde pour construire des maisons en Afrique, travailler avec les moldus, faire de la prévention, et toi tout ce que tu retiens c'est le nom d'un type que j'ai côtoyé ? » Il hausse les sourcils, jouant l'homme absolument stupéfait. « Un type ? D'après ce que m'a dit Nancy, tu as fait bien plus que le côtoyer. Apparemment tu lui a raconté beaucoup plus de détails qu'à moi, j'en serais presque jaloux. » Elle grogne et lui donne une tape sur l'épaule avant de le pointer du doigt. « C'est le genre d'histoires qu'on raconte à ses copines, pas à son frère. » « … Voilà, je suis vexé. » Ils se taisent pendant quelques secondes, observant les personnes réunies dans le jardin de leur vieille maison. Leurs amis, les parents de leurs amis, les connaissances du villages qui forment comme une grande famille après tant d'années. Oksana hoche la tête, regardant Nancy et Thomas qui discutent un peu plus loin.  « Nancy Payne, quand même. Et ils ont déjà trois enfants... » « Tu as quatre ans de potins du village à rattraper. » Elle a un reniflement dédaigneux. « C'est sûr que je n'allais pas compter sur toi pour me les raconter. Je suis certaine que tu dormais sur le sol de ta salle de classe quand tu étais étudiant. » « Non quand même, ils me prêtaient les lits des patients décédés. » Ils rient, boivent un peu, appréciant le calme de la campagne et le son réconfortant de ces voix qu'ils connaissent si bien. « T'aurais dû te marier avec Nancy, » finit par dire Oksana. Il lève les yeux au ciel. « Et devenir agriculteur ? »  « Non, je plaisante, mais bon... On aurait au moins eu une raison d'arrêter de lui mentir. » Ils ne peuvent jamais inviter leurs amis sorciers ici. Quand ils reviennent au village, ils s'inventent des vies. Miroslav a appris des tas de mots de médecine moldue afin de les placer dans ses conversations. « C'est vrai que serait plus facile de pouvoir partager ça avec eux. » Oksana tourne sa coupe de champagne entre ses doigts, ses yeux fixant un point imaginaire sur la robe de Nancy. Elle a l'air tout un coup d'être ailleurs, ruminant des pensées, des souvenirs. « Je le pensais aussi. Mais certaines personnes n'y sont pas prêtes, des deux côtés... Peut-être que c'est mieux ainsi. Pour l'instant, en tout cas. » Miro pose sa main sur celle de sa sœur, et elle referme ses doigts autour des siens.



1965

« Non – Cali, descend de là ! » Elle se lève et s'avance vers son fils qui a décidé de grimper sur un de ces tabourets haut qu'on trouve dans les bars. L'appartement de Oksana est assez design, coloré, très à la mode moldue, au goût des tendances actuelles. Ça change des intérieurs traditionnels sorciers qui semblent encore bloqués au début du siècle. Dans la cuisine, les dernières inventions moldues au niveau électroménager. Un grille-pain, un four. Récemment, elle s'est acheté un lave linge – elle adore l'odeur de la lessive moldue. Elle se rassoit dans le canapé à côté de Miroslav en soupirant, attrapant sa tasse de café au passage. Le russe revient à ses lèvres naturellement, relaxant et confortable comme lorsqu'on enfile une paire de chaussons en rentrant d'une longue journée de travail. « Il n'arrête pas. C'est un bon petit, je l'aime c'est sûr mais... il a beaucoup plus d'énergie que moi. » Elle rit, et ils observent Cali jouer sur le tapis du salon. Cinq ans déjà qu'il est devenu tonton. Comme le temps passe vite. « Tu tiens le coup ? » Elle hausse les épaules et lui adresse un petit sourire las. Il sait que c'est dur pour elle. Son boulot au ministère la passionne – les relations avec les moldus, c'est son domaine – mais élever seule un enfant n'est pas chose facile tous les jours. Sa grand-mère le garde la journée, mais même pour elle il s'avère parfois difficile de maîtriser l'énergie parfois déroutante de son petit-fils. Sans père, c'est plus compliqué. Miroslav essaie d'aider Oksana du mieux qu'il peut, mais il n'a guère de temps libre, occupé comme il l'est à l'hôpital. « Bien sûr. Il en faut plus pour me terrasser, tu le sais. » Ils échangent un sourire, sans avoir besoin d'en dire plus. Oui, il le sait, il l'a toujours su. « Le boulot ? » Elle boit une gorgée de café, observant Cali du coin de l’œil. « C'est assez tendu. » Ses doigts pianotent sur la tasse dans un geste nerveux. « Ils nous ont encore retiré des financements. C'est ce que je te disais l'autre fois... C'est de pire en pire. On nous regarde de haut, et je ne te parle plus simplement de remarques désobligeantes faites dans le dos. » Elle le regarde dans les yeux, et la colère qu'il lit dans ses prunelles le désarçonne. Il cligne des yeux. « Debbie a reçu une lettre d'insultes l'autre jour, après son article dans la Gazette. Traître à ton sang, fausse sorcière, voilà de quoi on l'a insultée. » Il hausse les épaules. « Il y a toujours eu des gens comme ça. Les sorciers sont un peu lents, mais ça leur passera bientôt. Il y a de plus en plus de mixité, il faut juste que certains s'adaptent à ce changement. » Elle a un reniflement moqueur, et secoue la tête d'un air dédaigneux. « Tu ne vois pas ce que je vois tous les jours. La situation s'aggrave. Bientôt ce ne seront plus des mots, mais des actes de haine, des - » « Ce ne sont que des vieux aigris, de ces vieilles familles qui ont du mal à voir leurs privilèges leur échapper ! » « Tu crois que ces affaires de moldus qui disparaissent un peu partout sont des histoires qui ne nous concernent pas ? Dis moi, toutes ces allégations des vieux purs dans la presse, toute cette haine gratuite, ça ne te rappelle rien ? » Elle s'est redressée, sa voix s'est élevée et ses yeux lancent des éclairs. Cali a laissé ses jouets en plan sur le tapis, et les regarde avec une fascination presque dérangeante. Miroslav fronce les sourcils, observant sa sœur avec scepticisme. « Il n'y aura pas de guerre, Nana. Sors-toi cette idée de la tête. »


1966

Le champagne lui monte à la tête un peu trop vite. Il faut dire que ces verres qui se remplissent automatiquement sont un véritable piège, surtout quand on n'est pas un grand buveur. Mais c'est sa soirée, et ses collègues ne manquent pas de le lui rappeler. Guérisseur en chef. Ça y est, il l'a fait. Il est officiellement à la tête du département Pathologie des sortilèges. C'est tout ce qu'il a toujours voulu et il y est enfin arrivé, alors il compte bien profiter de sa soirée comme il se doit – sans pour autant se ridiculiser, car il a une réputation à tenir désormais. « Félicitations M. Krüger, vous le méritez. » Il cligne des yeux, manquant de s'étrangler avec la gorgée de champagne qu'il est en train de boire. Quand on parle de se ridiculiser... Il se retourne, tentant de garder contenance tant bien que mal. C'est Jane Adkins, une jeune accoucheuse travaillant quelques étages en-dessous. « Merci, Mademoiselle Adkins. » Il lui adresse un sourire aussi radieux que le permet son état émotionnel actuel : la panique. Jane est ravissante, comme d'habitude, mais elle paraît tout bonnement irréelle après trois coupes de champagne. Il l'a rencontrée par hasard, au réfectoire, quelques semaines plus tôt. Chaque fois qu'il la voit, son cerveau semble quitter le navire, le laissant bafouiller quelques vaines amorces de conversation terriblement ennuyantes. « Je... Me demandais si... si... » Il se racle la gorge. Son sourire s'élargit, et elle lâche un petit rire amusé. Il se dit que pleurer de honte n'est pas une option, alors il se contente de faire comme elle et rit lui aussi, incapable de savoir comment terminer sa phrase sans se noyer dans son verre par la suite. « Si j'ai quelque chose de prévu ce soir ? » Elle le regarde, les yeux pétillants, et Miroslav sent son cœur manquer un battement « Non. Et vous ? »


1969

« Jane. » Il pose la main sur son épaule, lui caresse doucement le dos. Elle ne bouge pas, assise sur le bord du lit, fixant un point imaginaire sur le mur en face d'elle. « Jane. » Il dépose un baiser au creux de sa nuque, un autre sur la douce peau de son cou. Jane ne bouge pas. Sur le sol gisent des parchemins médicaux, ainsi qu'un tas de feuilles d'un dossier provenant d'une clinique moldue. Miroslav voudrait tous les jeter, les brûler, il voudrait qu'elle les oublie une bonne fois pour toute. « Ça ne change rien, tu le sais. » Il couvre sa main de la sienne, entrelace leurs doigts ; c'est à peine si elle réagit. Comme si sa présence n'avait plus aucun sens, comme s'il ne pouvait plus l'atteindre. Ils avaient tout essayé. Stérile, lui avait-on annoncé, dans ce même service où elle travaillait depuis bientôt six ans. Il ne sait pas si elle a vraiment dormi depuis. Il ne saurait dire combien de mots se sont échappés de sa bouche d'ordinaire si expressive. « On aurait pu l'appeler Mary. Ou Annie. » Sa voix semble lointaine, détachée, et son regard ne bouge pas d'un pouce. Elle ne pleure plus, ne réagit plus. C'est presque pire, pire que de la voir souffrir. C'est comme si elle n'était plus là. Il ne sait plus quoi dire, plus quoi faire pour l'aider. Alors il se contente d'être là et de la serrer dans ses bras.


Sous réserve d'acceptation de la particularité magique :

Spoiler:
 



1973

Si l'enfer existe, il doit ressembler à ça.
Les maisons embrasées, des corps de moldus et de sorciers qui recouvrent le sol boueux. Le village dévasté illuminé par la lumière verdâtre de la marque des ténèbres. Il avance, enjambant les cadavres sans les voir.
C'est son père qu'il trouve d'abord, étendu derrière l'église. Il est tombé baguette à la main, à quelques mètres de son épouse. Les mains tremblantes, le cœur au bord des lèvres, son fils s'accroupit à ses côtés et rabat ses paupières.

Soit on gagne, soit on meurt.

Sa mère est allongée quelques mètres plus loin, agitée de spasme, la respiration saccadée. Les yeux grand ouverts, elle fixe les nuages mais semble ne rien reconnaître, pas même le visage de Miroslav. Ses mains s'activent il ne sait comment, ses lèvres murmurent des sortilèges apaisants sans même qu'il ne réfléchisse. Quelqu'un a pris le volant, mais ce n'est pas lui. Il agit, mais lui n'est plus là. Sa mère s'endort sous l'effet de ses soins, et il se relève tel un damné, cherchant ce que son esprit ne peut concevoir.

On serait toujours ensemble, comme ça.

Elle est là, un peu plus loin. Il chavire, trébuche, mais avance encore avec peine. Ses cheveux blonds traînent dans la terre, et elle porte sa veste préférée. La orange, celle avec les boutons roses.
Il étouffe, peine à respirer et tombe à genoux dans la boue. Ses mains saisissent son épaule avec une infinie délicatesse, et lorsqu'il la tourne vers lui il espère encore un peu découvrir un visage différent du sien. Un gémissement s'étrangle dans sa gorge alors que ses doigts terreux viennent caresser la joue de celle qu'il ne pouvait pas perdre. Pas elle. Pas elle. Pitié, pas elle.

On n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie, Miroslav.


1974

« Ce gamin n'est pas normal, Miro. »
Le journal ouvert devant lui, ses yeux traversent la page en diagonale, scannant les nouvelles sans les comprendre. « Il me fait peur, parfois. » Il prend une gorgée de bière, machinalement. Un geste salvateur. « Tu m'entends, Miro ? »


1975

Antony Wedge, un sorcier généreux, un homme bon. Miroslav l'a bien connu depuis son arrivée à l'Ordre. Mais il est mort aujourd'hui, comme beaucoup d'entre eux. Jeune, trop jeune pour partir. Il est peiné de le retrouver étendu sur le sol de sa chambre, vérifie sans espoir son pouls. Mais il n'y a pas que lui, il le sait. Il n'est pas venu que pour Antony. « Rosalie ? » appelle-t-il doucement en regardant sous le lit. La petite fille est là, prostrée, terrifiée. Miro n'oubliera jamais ce regard, ces prunelles si pures et si dévastées.

Pardonne-moi, murmurera-t-il plus tard, pointant sa baguette sur la forme endormie de cette enfant qu'il appellera désormais sa fille. Son esprit remodèle les souvenirs, efface les noms, les mentions de l'Ordre et de la guerre. Elle ne doit rien savoir. Ils ne doivent pas pouvoir la remettre en question. Pardonne-moi.


1979

A mon épouse. A ma tante. A ma mère. La plaque est sobre, la pierre est claire. Il pleut, un cliché presque bienvenu. Miroslav est resté debout sous la pluie pendant des heures, à regarder cette couronne de fleurs qu'il a fait apparaître du bout de sa baguette.
L'eau s'est infiltrée sous ses vêtements, coule entre ses cheveux, ruisselle sur son visage. Il ne bouge pas, ne trouvant pas la force de détourner le regard de Jane.
Ils ont arraché son cœur, l'ont lacéré, piétiné, mutilé avant de lui rendre pour pouvoir mieux l'achever ensuite. Ils ont même volé son corps encore chaud, ce corps qu'il ne cesserait jamais d'aimer, cette femme qui ne cesserait jamais de lui manquer.
La guerre est finie. Ils le savent tous, le savent depuis longtemps. C'était sans espoir depuis le début. Ils se battent encore, toujours. Qu'ils continuent. Pour lui, c'est terminé. Il doit protéger ce qui lui reste de précieux en ce monde, quels que puissent être leurs secrets, quelques puissent être leurs démons. Qu'ils le détruisent lui, encore et encore. Tout, mais pas ses enfants.


1984

« Non, Hamish. J'en ai fini avec la guerre. »


1990

Des bouts de verres crissent sous ses pas, le son perçant le silence opaque qui suinte des murs délavés. Des rais de lumières déchirent les fenêtres obstruées, plongeant la pièce dans une atmosphère dérangeante. Il projette une boule de lumière qui éclaire ce que Caligula appelait son atelier. Des toiles de toutes tailles jonchent les murs, certaines terminées, d'autres oubliées dans un coin et encore à moitié vides. Il y a un matelas défoncé à même le sol les draps qui le recouvrent sont désordonnés, comme si son neveu s'était levé il y a quelques heures à peine. Mais il est mort depuis des mois, rattrapé par ses démons et ses péchés funestes, entraînant Romy à sa suite dans les abysses. Tu as vu, et tu n'as rien fait. Il touche du doigt ces tableaux dont la peinture semble encore fraîche à l’œil, œuvres vivantes et mouvantes animées par un génie aussi étrange qu'effrayant. Miroslav savait quel artiste était Caligula Von Shaft, porte drapeau du Lord, encenseur de la tyrannie, amoureux épris de ses ténèbres tortueuses. Tout le monde connaissait ses tableaux. Mon fils est un meurtrier. Il ferme les yeux, entendant sa voix, la rondeur de ses r lorsqu'elle parlait en russe. « Tu le savais. » Il sait que c'est injuste, il sait que la faute est la sienne et seulement la sienne. Il n'a pas été à la hauteur, ni pour lui, ni pour Romy. Il ouvre les yeux, observant la salle d'un œil fatigué. Tout ici semble être témoin de son échec, témoin de la tragédie qui a accablé ses enfants sans qu'il ne sache comment y mettre un terme.
La poussière recouvre le sol, les draps, les seringues et autres ustensiles qu'il retrouve ça et là. Il faudra qu'il s'occuper de vider cet endroit et de le vendre. Un portrait attire son regard et il y reconnaît le visage de Romy, à la fois beau et terrifiant, comme sorti tout droit d'un cauchemar enfantin. Sur une table basse, il découvre une lettre soigneusement fermée, adressée à celle-là même qu'il avait laissée derrière lui, plus détruite que jamais. Il la prend avec lui et l'observe un moment, hésitant un instant avant de la ranger dans la poche intérieur de sa cape. Il se relève, prêt à partir, lorsqu'un éclat brillant attire son œil.
Là, posée nonchalamment sur une boîte de tabac, trône la bague de fiançailles de Jane. Celle-là même qui avait été dérobée sur son corps, celle dont l'absence l'avait frappée lorsqu'il l'avait retrouvée dans les décombres. Son cœur manque un battement, et ce doute qui l'avait habité pendant toutes ces années revient le frapper de plein fouet. Il prend l'anneau entre ses mains, blessé par ce contact froid et devenu presque étranger. Tu n'as rien fait, Miro. « Il avait tes yeux, » souffle-t-il, le cœur lourd, le cœur las.


1990

Il se réveille en sursaut. Encore ce rêve, le même, encore et toujours. Il met quelques secondes à réaliser où il s'est endormi – le fauteuil dans la chambre d'Annie. Sa petite-fille dort paisiblement dans son lit à barreaux, et Miroslav soupire de soulagement. Annie est là, elle va bien.
Il se lève et s'approche doucement du lit pour la regarder, son esprit faisant petit à petit retomber l'adrénaline du cauchemar qui le hante nuit et jour. Il passe ainsi de longues minutes à réfléchir puis finit par descendre dans son bureau où il se saisit d'un morceau de parchemin et d'un stylo qui passe par là. Hamish, écrit-il à la hâte. Voudrais-tu déjeuner avec moi demain midi ? Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pris de tes nouvelles. Amicalement, M.K.


1994

C'est un dimanche matin ensoleillé. Le petit appartement est baigné de lumière et de rires, alors que Annie est assise sur le canapé, occupée à remplir un puzzle à formes avec Nikkylia. Miroslav les observe avec un sourire, assis dans le fauteuil d'en face. Sa mère a repris énormément de force et de santé tout au long de ces dernières années, mais elle n'a plus jamais été la même aussi bien physiquement que mentalement. Miroslav n'a pas lâché l'affaire, redoublant d'efforts dans ses recherches pour trouver des soins adaptés aux maléfices qu'elle avait pu endurer. Il l'avait cachée pendant des années, la soignant loin des yeux du monde sorcier, signant ses papiers sous son nom de jeune fille. Elle avait passé des années alitée, plongée dans le coma pendant de longues périodes. Il avait réussi à lui faire récupérer la plupart de ses fonctions physiques, mais les dommages psychologiques étaient plus difficiles à réparer. Elle avait pu reprendre une vie presque normale cependant, et l'arrivée d'Annie avait eu l'effet d'une bouffée d'air frais. « Oh, je ne crois pas que cela rentre, jeune fille. » Annie essaie tout de même, puis tente une deuxième fois pour vérifier. Elle éclate de rire, et son arrière-grand-mère l'imite bien vite. Miroslav sourit. Tout n'est pas parfait, loin de là. Mais une part de lui continue d'espérer, continue de vouloir se battre pour elle. Pour que sa vie soit meilleure que celle qu'ils ont connue.





Dernière édition par Miroslav Krüger le Ven 26 Jan - 3:13, édité 13 fois
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Mer 10 Jan - 22:14

MON PAPOU ♥️ (re)bienvenue !! T'es le plus beau. Le plus classe. Je t'aime.
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Âge : vingt-neuf ans qui glissent hâtivement vers une trentaine sonnante; quelques mois te séparant d'une nouvelle décennie.
Sang : de lignée pure, le liquide vermeil coulant dans tes veines fait parti d'une élite que tu répugnes, que tu regretterais presque tant il fait souffrir le monde sorcier.
Profession : tes doigts experts taillent les plumes, se tachent d'encres et caressent les feuilles; mais derrière cet art calligraphe se cache le visage noir de la Mort, l'ombre du trépas sous vos mains et les contrats.
Situation civile : jamais vraiment libre, jamais vraiment prise; tu es de celles qui choisissent de ne pas chercher l'âme sœur, ni la chaleur éphémère aux creux des bras d'un soir.
Allégeance : les flammes du Phénix dansant sur tes cheveux de feu, l'Ordre est ta seconde famille, une fratrie d'insoumis parmi lesquels vous êtes pourtant remarqués comme les parjures, ceux qui n'auraient pas dû se trouver là; mais peu à peu, vous forgez votre place, indispensables.
Particularité : tes courbes féminines fondent, roulent et se couchent sous un manteau crème auréolé de tâches rousses, de grandes oreilles pointues et une queue de lion; des yeux immenses aux couleurs des forêts profondes; tu es une animagus.
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Mer 10 Jan - 22:15

je t'aime. i love you. te amo. ich liebe dich. miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712
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bienvenue par-minou charmant bellâtre ! miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 715422787
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Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.
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Profession : SANS EMPLOI, toutes ses heures consacrées à tenter de voir revenir le contrôle de sa magie. Jour après jour, l'échec est aussi cuisant que la rancoeur.
Situation civile : SOLITUDE d'une illusion que tous regardent de loin sans toucher. Dans ses souvenirs, Maebh est encore mariée à l'amour de sa vie.
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Mer 10 Jan - 22:20

Excellent choix d'avatar, et de ce que je sais déjà du personnage : ça promet plein de belles choses miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1020972589 Si tu as la moindre question tu sais par où aller miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2976721377 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2976721377

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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Mer 10 Jan - 23:36

ROMYCHOU : C'est toi la plus belle et la plus classe miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1020972589 KEUR miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3826086300 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3826086300


SUSAN :  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3190236530  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3104475824  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 441402109  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2712938207 Quel accueil  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2976721377 I know il provoque une forte gérontophilie ce perfect cinnamon roll  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2330338179 Merci, et on se trouvera un lien entre rebelles de la forêt   miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 462209679  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3826086300


MAEBH : Merciiii  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1020972589 On y est bien à la maison  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3826086300 J'espère que mon papy vous plaira  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 4002819895
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 11 Jan - 2:58

Je vois Mark, et tout de suite je t'aime.

C'est tout ce que j'ai à dire. Je t'aime.
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 11 Jan - 3:09

*lui tend un sabre laser*

Mark Hamill miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1339949078 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3660909184 Je suis tellement contente de le voir être joué sur forum  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3337810390
Rebienvenue sur le forum miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3826086300
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Âge : 34 ans
Sang : Mêlé. Ma mère était une née moldue et les Borgin ne sont pas aussi « irréprochables » qu’ils le souhaiteraient, enfin, c’est surtout pour se faire bien voir. Ce n’est pas tellement un mal de mon point du vue, même si ce n’est clairement pas mon genre de m’étendre sur le sujet. Trop de consanguinité, on sait tous que c’est très mauvais. Il n’y a pas à chercher très loin pour avoir un aperçu du concept de déliquescence inhérent au manque de sang neuf Mon petit adage personnel : « Tous cousins germains, tous crétins, par Merlin. »
Profession : Je suis une fidèle employée de Borgin & Burkes depuis la moitié de ma vie. Mes deux oncles sont officiellement les patrons, néanmoins, les clients récurants savent très bien qu’il vaut mieux s’adresser à moi directement si on veut en avoir pour son argent. Ce qu’en revanche on ne devine pas, c’est que les comptes sont gérés par mes soins exclusivement, et que l’accès au coffre ne peut se faire sans mon approbation, ma clé, ma présence. Il faut bien ça pour que ça tourne dans cette baraque.
Situation civile : Je ne suis pas une femme à marier. Si on exclus mon sang et mon nom qui n’ont rien de très glorieux à première vue, j’ai déjà des boulets accroché aux pieds. Ils commencent à avoir conscience que si je décide de les quitter pour faire ma vie ailleurs, ils ne feront que s’enfoncer d’avantage dans l’auto destruction. Je tiens la bride fermement et cela me convient très bien. Soyons franc, même si je peux me montrer charmante à mes heures, je ne suis pas quelqu’un de très sentimental. Proposez-moi mieux que ce que j’ai et peux-être que j’envisagerais de vous suivre.
Allégeance : Pour ce qui est du contexte global, je fais avec ce qu’il a sous la main. Je ne suis ni une rebelle, ni convaincue par l’idéologie de cette société. Mon allégeance va surtout à la logique, aux arts sombres, au travail, à ma famille d’imbéciles, et mon grand père, Belarphon Borgin.
Particularité : Rien de spécial si ce n'est un nom à coucher dehors et des yeux vairons.
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 11 Jan - 7:59

Hey ! Rebienvenue ! Comment que t’es beau, toi.  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1576576712

Cet épouvantard là... mais je plussoie tellement.  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 624132449
Je sais que l’histoire va être top, et j’ai troooooooooooooooop hâte de lire ça.  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1339949078  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1339949078
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 11 Jan - 18:31

Un papy dans chaque camp, le compte est bon. Maintenant j'attends le choc des titans. miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2732708772
J'ai hâte d'en apprendre plus et de lire la suite de ta fiche. miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 623258623
Rebienvenue, si t'as la moindre question (mais bon tu connais déjà la maison miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2976721377) hésites pas à nous mp. miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2027094418
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Âge : 28 ANS, qu'il vit, 3 ans qu'il survit. Ses jours sont limités, et il s'assure de ne pas perdre le compte. (24.03.1968)
Sang : PUR, il ne pourrait en être autrement. C'est la pureté qui se doit de reigner, la pureté qui se doit de vaincre.
Profession : BRISEUR DE SORTS, perdu au sein du commerce familial, il se laisse porter par le danger, par les découvertes, par la magie. BOURREAU, on se rend utile, on aide le Seigneur, on part à la recherche de nouveaux moyen de tuer, souriant.
Situation civile : FIANCÉ, promis à sa meilleure amie, promis à celle qui lui a sauvé la vie. Relation silencieusement ouverte, relation silencieusement libre. Ils vont aimer autrui avant de revenir s'aimer l'un l'autre.
Allégeance : VOLDEMORT, le grand. Et pourtant, le serpent marqué doute. Il doute parce que le Lord ne veut plus de lui. Il doute parce qu'autrui s'est appliqué à laisser des doutres naître au sein de l'esprit brisé. Il doute parce qu'il est presque AVERY.
Particularité : SÉROPOSITIF, il sait que la mort l'attend, patiente.

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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 11 Jan - 21:37

Tu prends Mark en scred easy toi, t'es comme ca miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 4054761153
Comment j'approuve trop adieu miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3730965717

Rebienvenue par ici avec un autre perso bg miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2152018307
Tu sais c'est comment faire pour nous trouver si jamais tu as la moindre question miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1317130907

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Sang : mêlé
Profession : chercheur en pathologie des sortilèges
Situation civile : veuf
Allégeance : l'ordre du phénix, quoi qu'il en coûte
Particularité : occlumens, papy poule et ronchon de service
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Ven 19 Jan - 1:18

dcifdoifjofhqzjfzpjoeihfoeibforijfowijf

C'est vous qui êtes beaux là miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3826086300

C'est vous que j'aime oh miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 970027081 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 970027081 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 970027081 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 970027081

Et oui, le duel des papys, ça promet miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2330338179 Va y avoir du grabuge à la maison de retraite. Préparez les cartes seniors miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 879378322


J'peux vous demander un p'tit délai ? miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1790758501 L'IRL m'a sauté à la figure en mode "eh, viens on dit je bousille tes plans cette semaine miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 879378322" miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2330338179
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Sang : PUR, ichor royal qui ouvre les portes et sucre le monde. Gouttes cristallines qu'elle ne peut s'imaginer souiller.
Profession : SANS EMPLOI, toutes ses heures consacrées à tenter de voir revenir le contrôle de sa magie. Jour après jour, l'échec est aussi cuisant que la rancoeur.
Situation civile : SOLITUDE d'une illusion que tous regardent de loin sans toucher. Dans ses souvenirs, Maebh est encore mariée à l'amour de sa vie.
Allégeance : VOLDEMORT, c'est bien la seule chose que la mort n'a pas réussi à changer.
Particularité : REVENANTE, ni vraiment morte ni tout à fait vivante à nouveau.

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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Ven 19 Jan - 1:30

Aucun problème pour le délai, je te l'ajoute tout de suite miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 582719158 L'IRL fait ce genre de choses, parfois miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2330338179

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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 1 Fév - 14:35

Félicitations !
Bienvenu.e sur CM !


Ce qu'on a pensé de ta fiche
Ce personnage, ces feels miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 1317130907 Genre sérieux j'étais à fond dans la lecture, Miroslav est un personnage super attachant, il a pas eu la vie facile le pauvre genre miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3893942807 Enfin voilà, c'est encore un personnage de bg que tu nous sors là, j'ai hâte de le voir en jeu sur le forum !
Oh du coup je profite de la validation pour faire d'une pierre deux coups : c'est ok pour le don !  miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 582719158
Et maintenant ?
Maintenant que ton personnage est officiellement validé, il ne te reste plus que quelques petites étapes avant de pouvoir commencer le jeu sur le forum ! Tout d'abord, il faut venir recenser ton personnage dans les registres (+). Tu peux également ensuite créer ta fiche de liens afin de pouvoir trouver toutes sortes de relations toutes plus dingues les unes que les autres à ton personnage (+).

Une fois que tu commence à RP, n'oublie pas recenser ton premier RP de chaque mois (+). Au fil de ton temps sur le forum, n'oublie pas de garder en tête le système de gallions (+) qui te permettra d'obtenir des récompenses et d'offrir un avantage à ton camp.

Si tu fondes l'une des familles de sang-purs libres à la création il est obligatoire de créer ta fiche de famille (+). Tu peux également le faire si tu désires fonder ta propre famille de sang-mêlé, mais cette étape n'est obligatoire que dans le cas des 5 familles de sang-pur dont l'histoire est laissée libre.

Quelques petites étapes toutes simples donc ! Et la dernière, la plus importante de toutes : HAVE FUN.

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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   Jeu 1 Fév - 18:30

Merci beaucoup Mabs miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 3660909184 Contente que le drama t'aie plu miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 2330338179 miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01) 462209679
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Sujet: Re: miroslav - they'll take away our homes (Délai: 26/01)   

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