les essentiels

N'oubliez pas de recenser votre RP du mois dans le topic dédié.
Vous aimez le forum ? N'hésitez pas à le faire savoir en votant pour Cistem Aperio sur les top-sites ainsi qu'en postant dans les sujets de publicité (Bazzart et PRD).
Envie de vous investir sur le forum ? N'hésitez pas à demander une quête afin de faire avancer l'intrigue (ici).



 

Temporalité du forum
Nous jouons en avril 1996 !

Partagez | 
 

 have a break, bake a cake + maebh

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


Perseus Black
morsmordre - sorcier
avatar


morsmordre - sorcier

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité:
Dés de compétence:
PROFILMessages : 278
Gallions : 294

Âge : Tout juste vingt-six ans.


Message
Sujet: have a break, bake a cake + maebh   Jeu 7 Déc - 1:24

have a break, bake a cake
maebh et perseus



Les revenants, c'est comme ça qu'ils les appellent. Ils marchent, respirent, parlent et mangent, comme tout le monde. Perseus en a vu quelques uns depuis que leur apparition a été annoncée, ceux que les gens connaissaient. On ne les pointe pas du doigt, mais on chuchote, on murmure sur leur passage. On commente, on se questionne. Derrière son comptoir, Perseus les entend, ces murmures. Ces questionnements, ces inquiétudes. Qui sont-ils, pourquoi sont-ils là, qui a permis à une telle aberration de se produire ? Certains parlent de miracle, d'autres de menace. Perseus observe de loin comme la plupart d'entre eux, incertain de ce qu'il devrait en penser. C'est déroutant, gênant. Un peu effrayant. Mais la première de ses pensées lorsqu'il eu vent de la véracité du phénomène, après une minute d'un choc des plus naturels, fut pour lui. Prométhée. Il s'en souvient Perseus, de ce moment où son cœur rata un battement, gonflé d'un espoir aussi vain qu'égoïste. Il ne pouvait pas revenir. Où qu'il puisse être, il devait rester là où il était. Aussi douloureux que cela fusse pour lui, son frère ne devait pas revenir. Mais par Merlin, il ne pouvait s'empêcher d'y penser. De l'espérer. Les semaines s'étaient écoulées sans que la dégaine élancée de son frère ne fasse irruption à la porte du square Grimmaurd ou de l'Andromeda. Mais un autre retour fut annoncé, discrètement. Perseus l'entendit au détour d'une conversation entre sa mère et sa tante, mots échangés en ces messes basses qui n'ont nullement l'intention de rester secrètes. Maebh est revenue.
Maebh, ne put-il s'empêcher de prononcer à mi-voix en entendant ces trois petits mots, cette phrase dont le sens mit quelques secondes à prendre forme dans son esprit. Maebh est revenue. Il se souvient d'avoir eu un sourire, encore sous le choc, laissant sa joie à l'idée de revoir sa cousine s'exprimer l'espace d'un instant. Puis il avait interrompu la conversation de sa mère avec le genre d'impolitesse qu'on ne pardonne qu'aux personnes un peu trop enthousiastes, posant bien trop de questions à la fois et n'ayant au final aucune réponse satisfaisante. Oui, ça va. Non, tu ne pourras pas la voir pour l'instant. Évidemment. C'était plutôt logique, en y réfléchissant un peu, et une fois l'engouement retombé, cette même question revenait : miracle ou malédiction ? Il se souvenait de la douleur, de la tristesse. De la colère. Du rideau noir qui s'était abattu sur sa famille, du visage torturé d'Adrastos. Il se souvenait de leur cousine et des jeux que Pandore et lui lui réclamaient. De sa façon de lever les yeux au ciel quand elle finissait par accepter, de la joie qu'il ressentait alors et de cette esquisse de sourire qui se dessinait sur son visage aux traits maîtrisés. Il se souvenait de sa prestance, de son esprit et de son défi de réussir à la faire sourire. Avec les années, c'était devenu normal. Il se souvenait du temps qu'il avait fallu pour se faire à l'idée qu'elle était partie, elle aussi. Il savait que certains ne s'y étaient jamais faits.

Il finit par la voir brièvement quelques semaines plus tard, aussi belle et jeune qu'elle l'était la dernière fois qu'il l'avait vue. Mais quelque chose manquait, Perseus le ressentait comme tous les autres. Quelque chose clochait. Ils n'échangèrent que quelques mots sans saveur, et Perseus frissonna en prenant congé de sa cousine. Le choc était réel pour tout le monde, et il n'osait imaginer ce que cela devait être pour elle. C'était bien Maebh qu'il avait vue, mais l'énergie qu'elle dégageait, l'atmosphère qui l'entourait – c'était comme si on lui avait enlevé toutes ses couleurs. Et que personne ne voulait prendre un pinceau pour l'aider à les retrouver.
Le temps avait continué sa course immuable, et Perseus eut l'occasion de revoir sa cousine essayer tant bien que mal de reprendre le train en marche. Maebh est revenue. Comme pour tous les autres, on ne la pointe pas du doigt mais on chuchote, on murmure sur son passage. On commente, on se questionne. Son retour ne laisse personne indifférent. Perseus avait vu le monde s'écrouler autour d'elle lorsque Maebh les avait quittés, et il était en train de voir ce même monde essayer de la faire s'effondrer à son tour. Il ne sait pas exactement ce qui se passe chez les Rosier, ne sait pas ce à quoi elle fait face ni ce qu'elle ressent – et que Merlin le garde de lui poser la question. Tout ce qu'il sait, Percy, c'est qu'il a retrouvé sa cousine. Et que, quoi qu'il arrive, son objectif reste le même que lorsqu'ils étaient enfants : réussir à lui tirer un de ces sourires, aussi infime soit-il. C'est ainsi qu'un soir où ils se croisent, une idée vient à Perseus. Idée qu'il partage avec elle le plus naturellement du monde, un grand sourire sur le visage, aussi excité que s'il venait d'inventer un sortilège tout à fait révolutionnaire. « Hé, Mabs. Si jamais tu t'ennuies pendant tes après-midis, pourquoi tu ne passerais pas au restaurant ? On pourrait faire des gâteaux. » Jamais dans sa vie Perseus n'avait-il vu un visage humain prendre une expression aussi effarée.

Et pourtant aujourd'hui la porte d'entrée s'ouvre et un tintement se fait entendre dans la cuisine. Perseus sourit, espérant qu'il s'agisse de Maebh – personne ne vient jamais à cette heure-ci, d'habitude – et se hâte de poser son rouleau sur le plan de travail avant de frotter ses mains enfarinées sur son tablier. Il sort de la pièce en quelques secondes et laisse échapper un « Aha ! » victorieux lorsqu'il voit la silhouette de sa cousine s'avancer entre les tables. Tout sourire et le tablier couvert de farine, il la rejoint à mi-chemin. « Bienvenue ici Madame, est-ce que vous êtes venue pour l'atelier pâtisserie ? » demande-t-il d'un ton faussement officiel, faisant usage de son piètre talent de comédien pour l’accueillir. Il lui montre la porte de la cuisine  « Le chef sera ravi de vous recevoir, et ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de tablier, on en a plein à prêter ! » Il espérait qu'elle vienne, et la voir réellement ici malgré son air dubitatif quand ils en avaient parlé représente déjà une petite victoire. Mais il sait comment cela fonctionne avec Maebh la plupart du temps – ou en tout cas, comment cela fonctionnait. Perseus ne se prenait pas la tête, étant toujours désespéramment lui-même avec sa cousine, se nourrissant du plus infime de ses soupirs exaspérés. Il savait ce que ça voulait dire. En général, ça voulait dire qu'il approchait tout doucement du but.

made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t271-they-said-life-was-toug


Maebh Rosier
knockin' on heaven's door
avatar


knockin' on heaven's door

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité: Oui
Dés de compétence:
PROFILMessages : 1906
Gallions : 713

Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Dim 10 Déc - 12:43

have a break, bake a cake
avec perseus black

Les mois s’étaient écoulés les uns après les autres, mornes et ternes alors que la neige succédait à la pluie. Mais les jours ont beau s’étirer et faire des siennes, Maebh n’arrive toujours pas à se faire au drame. Tout autour d’elle semble s’appliquer à lui rappeler un fait - et un fait seul - elle a tout perdu. Le monde s’est maladroitement relevé après le passage de la faucheuse, et si certaines blessures ne se sont jamais véritablement refermées elles ont le mérite d’avoir arrêté de saigner. Les années avaient transformé son absence en vieux souvenir douloureux, le genre de chimères sur lesquelles on évite de trop longtemps s’attarder. Un souvenir qui vous revient parfois en pleine poitrine à l’évocation d’un lieu ou d’une odeur emblématique, lorsqu’un éclat de rire semble parfois ramener les morts à la vie quelques instants. Elle sait, Maebh. Elle peut le voir au fond de leurs yeux, le sentir là où aurait du se trouver son coeur que tous n’apprécient guère de devoir de nouveau vivre avec leurs souvenirs. Le passé est ce qu’il est et les fantômes sont censés le rester. Elle sait, Maebh. Que pour beaucoup, son retour signifie faire face à des cauchemars. Elle le sait car elle commence tout doucement à réaliser les plaies béantes qu’a laissé ci et là son trépas. Et l’égoïste s’engorge de l’enivrante sensation de savoir que les autres ont souffert autant qu’elle, la satisfaction remplacée par la culpabilité en un battement de coeur. Ce n’est pas que la sorcière leur veut du mal - c’est juste que la mort a rempli sa poitrine de colère et de rancoeur.

Alors, la maladroite trébuche et y perd des morceaux d’orgueil. Le monde a continué de tourner après sa mort et son retour parmi les vivants ne fait pas exception. Maebh court après un train qui ne s’arrête jamais, s’essouffle, abandonne parfois pour quelques jours. Mais quelque chose au fond de ses veines, est ce son sang ou son éducation, la force toujours à se remettre en marche et à reprendre la comédie. Prétendre de ne pas être épuisée, s’efforcer à rallumer ses yeux éteints. Rire, sourire, danser - tenter de donner le change pour ses années d’absence. Comme si elle avait choisi de partir et de ne jamais revenir, comme si elle s’était octroyée des vacances loin du monde. Et toujours la rancoeur qui revient serrer son coeur comme on accueille une vieille amie. Et toujours la colère pour venir garnir ses nuits sans sommeil.

Ci et là il arrivait à la funambule de croiser des âmes encore capables d’esquisser un sourire sincère à la vue de ses traits inchangés. Perseus était l’un d’entre eux, le temps n’ayant pas suffit à éteindre l’étincelle de vie au fond de ses billes noires. La belle avait tenté de maintenir les apparences, avait prié pour qu’il ne voit pas les trop nombreuses fissures déchirant de part et d’autre son masque brisé. Mais Perseus, comme tout les souvenirs d’un hier plus glorieux que demain, ne s’était pas laissé berner par ses bancales tentatives. Il y a des rires auxquels seule la Vie peut rendre justice, la Mort ayant enlevé à Maebh toutes ses couleurs. La comédienne arrivait peut être à feindre juste assez d’enthousiasme que pour tenir les inconnus à l’écart - qu’elle était courageuse la gamine - quiconque ayant connu la princesse avant sa mort pouvait sentir qu’elle manquait à présent d’épices. « Hé, Mabs. Si jamais tu t'ennuies pendant tes après-midis, pourquoi tu ne passerais pas au restaurant ? On pourrait faire des gâteaux. » la proposition avait été accueillie avec effarement et stupéfaction - elle était peut être à présent un monstre aux yeux de beaucoup, mais cela ne faisait pas d’elle un elfe de maison. Morgane en soit-elle louée.

Et pourtant l’idée avait fait son chemin - tirant plusieurs frissons d’effroi à l’interdite dans le processus. Faire la cuisine elle-même. Frisson. Comme une domestique. Nouveau frisson, encore plus prégnant que le premier. Mais petit à petit, une certaine nostalgie avait eu raison de ses convictions fanées. Doucement, la Rosier s’était préparée. Avait rajusté son masque et ses parures de dentelles et de soieries. Sa cape de velours fermement nouée autour de ses épaules frêles - Maebh avait fini par passer la porte de l’Andromeda, sans même vraiment y réfléchir. Certaines choses semblaient ne pas avoir changé tant que ça et l’enthousiasme débordant de Perseus avait une nouvelle fois eu raison de ses barrières. Les lèvres pincées, la princesse ne se défait pas encore de ses atours d’hiver (maigre tentative pour faire croire que le froid mord encore sa chair avec autant de véhémence qu’autrefois), plantée au milieu du restaurant. Maebh semblait aussi à sa place ici qu’un gobelin sur une plage en plein été mais elle était là. Elle s’avance, hésitante, entre les tables alors que le son de ses talons claquant contre le sol résonné au milieu du restaurant vide. Perseus ne tarde pas à la rejoindre, armé de l’un de ses sourires joueurs et - stupeur - couvert de farine. Un bref instant, Maebh pense à faire demi tour mais l’exclamation victorieuse de son cousin suffit à la faire rester. Ses lippes esquissent un sourire vaguement amusé alors qu’elle défait le noeud de sa cape. Si cela suffit à la défaire quelques instants du vide dévorant sa poitrine, tout est bon à prendre.

« Le chef sera ravi de vous recevoir, et ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de tablier, on en a plein à prêter ! » le rire mortifère s’échappe d’entre ses lèvres entrouvertes, rapidement suivi par un soupir résigné. Au fond, tout au fond - derrière l’agacement et les faux grands airs - Maebh aimerait encore avoir le coeur de lui dire merci. Parce que la sincérité de Perseus est aujourd’hui plus salvatrice que jamais. Mais merci n’a jamais fait partie des mots qu’on a appris à la princesse. Alors, Maebh s’avance, pose sa cape dans un coin de la cuisine alors qu’elle lisse sa robe d’une paume blanchâtre. Elle a toujours été tellement guindée, la Rosier. Droite, elle laisse ses yeux balayer la pièce pour la première fois. Sa langue claque contre son palais alors qu’elle se retourne vers Perseus - « Par où on commence ? » complètement perdue dans cet univers encore inconnu pour elle. Elle se pose contre une armoire, ne peut empêcher une banalité de passer ses lippes en attendant les instructions du maître des lieux « Comment vas tu ? » toi qui est en vie, toi qui te souvient de comment rire et respirer.

_________________
SHE'S RAISED
ON THE EDGE OF THE DEVIL'S BACKBONE

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t48-you-built-your-crown-wit


Perseus Black
morsmordre - sorcier
avatar


morsmordre - sorcier

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité:
Dés de compétence:
PROFILMessages : 278
Gallions : 294

Âge : Tout juste vingt-six ans.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Lun 11 Déc - 17:26

have a break, bake a cake
maebh et perseus



Le jour et la nuit, le soleil et la lune. Ils ont toujours été comme ça, Maebh et Perseus, aussi différents qu'on peut l'être. Perseus s'est souvent dit que Maebh ne l'aurait certainement pas supporté s'ils n'avaient pas ces liens du sang, s'ils ne s'étaient pas côtoyés depuis l'enfance. Différents ils l'ont toujours été, mais jamais cela n'avait été si évident qu'aujourd'hui, alors qu'ils se tiennent face à face dans ce restaurant vide de tout client. Elle aussi élégante et apprêtée qu'à son habitude, et lui en tablier, couvert de farine. A les voir ainsi, on n'aurait jamais pensé qu'ils partageaient ce sang pur et cette certitude profonde d'être en haut de l'échelle alimentaire. Un mince sourire se dessine sur son visage, encouragement supplémentaire dont Percy n'avait nullement besoin mais qui valide tout de même ses efforts, et il la précède dans la cuisine, lui tenant la porte ouverte. Il la laisse découvrir la pièce et se dirige vers l'une des étagères, attrapant un tablier rouge bordeaux. Sa baguette est posée là, derrière une pile d'assiettes en ardoise. Il n'y aura pas de magie aujourd'hui ; en tout cas, pas plus que nécessaire. Au fond de la pièce, son elfe de maison Woody s'affaire, ayant repris la préparation du pain que Perseus avait abandonnée à l'arrivée de Maebh. « Par où on commence ? » demande sa cousine, le visage dégageant son habituelle expression que Perseus qualifierait d'ennui, manifeste que rien ne l'impressionne. Il s'avance vers elle et déplie le tablier avant de le lui donner. « Enfile-ça, déjà, » dit-il sans plus de ménagement, sans souligner le fait qu'elle risque de salir sa robe. De toutes manières, ce n'est pas comme si un petit coup de baguette ne pouvait pas rattraper tout ça – mais on a dit pas de magie. Il s'avance vers un repose-plat affublé d'un sortilège réfrigérant et en sort un plateau où trônent trois desserts qui seront servis ce soir. « Ça va, ça va, » répond-il à la question de sa cousine. « Je vais bien, merci. Ce travail me plaît, et j'ai bon espoir pour le restaurant. » Il passe sous silence le fait qu'il ne s'est pas payé depuis un moment, le fait que l'emprunt pour l'emplacement l'a mis sous l'eau, le fait que le peu de ses bénéfices vont remplir des caisses familiales qui se vident presque immédiatement. Cela finira par s'arranger, il suffit qu'il continue de travailler sérieusement comme il le fait. Et puis il n'est pas seul, Pandore et lui se serrent les coudes. Perseus dépose le plateau sur l'îlot de travail au centre de la cuisine, content de son travail. Les desserts ressemblent à des boules de neiges grosses comme un poing, lévitant à quatre centimètres au-dessus du plateau d'aluminium. Elles tournent doucement, comme des petites planètes, et les éclats de chocolat blanc qui les recouvrent scintillent comme des étoiles sous la lumière de la cuisine. « Voilà ce que je te propose de faire. C'est l'un de mes desserts du mois de décembre, l'esprit de noël tu vois. » Il sourit à Maebh, espérant que ces gâteaux l'intriguent. Il en prend un et le dépose sur le plateau, brisant le charme de lévitation par la même occasion. Un couteau en main, il coupe la boule en deux et montre l'intérieur à sa cousine. La sphère est constituée de plusieurs couches de génoise circulaires et d'une ganache au chocolat abritant des morceaux de poire. Il en coupe un quartier et le tend à Maebh pour qu'elle goûte. « Alors, ça te dit ? Tu verras, c'est très marrant à faire, et plus facile qu'il n'y paraît. » Il claque des doigts et l'elfe de maison accourt pour sortir les ingrédients nécessaires sur la table, pendant que Perseus pose deux saladiers devant eux, ainsi qu'un duo de fouets et des cuillères en bois. Il se dirige vers l'évier et se lave les mains, encourageant Maebh à faire de même, puis ils retournent à la table. Il pèse 125 grammes de sucre qu'il verse dans le saladier devant Maebh, et lui demande de sortir quatre œufs. « Alors, ton job ça va être de mélanger quatre jaunes d’œufs avec le sucre. Et moi je vais monter les blancs en neige dans l'autre saladier pendant ce temps là. Ce qui veut dire que tu vas devoir casser les œufs en séparant le blanc du jaune, comme ceci. » Il prend un œuf et le casse dans son saladier pour montrer le processus à Maebh, réservant le jaune dans la coquille avant de le mettre dans le deuxième saladier. Il a hâte de voir sa cousine essayer, car il sent que cela peut être assez comique.
« Et toi, Mabs ? Qu'est-ce que tu racontes depuis la dernière fois ? » Le ton est léger, autant que depuis son arrivée dans le restaurant. Il ne dit pas Comment vas-tu? car il n'est pas sûr qu'elle veuille vraiment répondre à cette question. Il l'a invitée à venir ici dans l'espoir de pouvoir l'aider à se changer les idées, pas pour qu'elle ressasse ses idées noires. Il y beaucoup de choses qu'il voudrait lui demander, beaucoup de questions qui lui brûlent la langue. Ces questions que tout le monde se pose dans le dos de ceux qui sont revenus, ces questions qu'il ne convient pas de formuler. Comment c'était, qu'est-ce que tu as vu. Des questions qui inquiètent, des questions auxquelles ils n'ont sûrement pas de réponses. Pourquoi êtes-vous là ? Une autre qui lui taraude l'esprit, une question maudite à laquelle il se refuse de penser. Est-ce que tu l'as vu ? Est-ce qu'il va revenir, lui aussi ? Mais c'est Maebh qui est là, et qu'importe ce qui ait pu lui arriver, qu'importe ce qu'elle puisse être aujourd'hui elle reste Maebh. Et Maebh a suffisamment souffert comme ça.

made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t271-they-said-life-was-toug


Maebh Rosier
knockin' on heaven's door
avatar


knockin' on heaven's door

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité: Oui
Dés de compétence:
PROFILMessages : 1906
Gallions : 713

Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Ven 22 Déc - 0:05

have a break, bake a cake
avec perseus black

Rien dans leurs attitudes ne crie les liens du sang, de son tablier couvert de farine à sa robe de dentelles. Maebh et Perseus ont toujours été si différents que seule la tendresse commune cachée au fond - tout au fond, dans le cas de l’arrogante - de leurs iris semble parfois dévoiler les alliances passées. Perseus n’aurait pas été son cousin que la sorcière ne lui aurait accordé aucune attention mais les liens du sang ont cela d’irrévocable qu’ils lient destins et personnalités improbables. Et si la Rosier peut se targuer de bon nombre de défauts, elle avait toujours porté en son sein un infaillible respect pour sa famille. Le sang - pourvu qu’il soit pur et qu’il coule également dans ses veines - pour unique religion. S’il y a bien un précepte sur lequel Oreste et Narcisse n’ont jamais hésité il s’agit de celui là. Et en bonne poupée de glaise, la benjamine n’a jamais dévié de la ligne de conduite.

Le fantôme se glisse dans les cuisines, aussi à l’aise derrière un fourneau qu’un né moldu en visite au Ministère. Décidé, son cousin lui tend sans aucun ménagement un tablier qu’elle attrape du bout des doigts. « Enfile-ça, déjà, » Maebh grimace mais ne rechigne, nouant le coton almandin autour de sa taille. Ainsi accoutrée, la princesse aurait presque l’air d’une maitresse de maison (peu fortunée, s’entend) mais la Rosier ne dit rien, garde ses remarques acerbes pour elle. Consciente des efforts déployés par Percy pour la distraire. Alors, la revenante esquisse un sourire alors qu’elle tourne légèrement sur elle-même, vestige d’un autre temps. « Alors, comment ça me va ? » se prend t’elle à plaisanter du bout des lippes, comme si le prononcer trop haut ne pouvait rien apporter de bon. Il serait mal avisé de laisser croire que l’accoutrement lui plaît, elle qui a fait d’un désintérêt (parfois factice) sa marque de fabrique.

« Ça va, ça va, » sur fond de pâtisseries. « Je vais bien, merci. Ce travail me plaît, et j'ai bon espoir pour le restaurant. » Maebh hoche doucement la tête, forte d’un rictus satisfait qu’elle n’a pas eu besoin de forcer. Le premier depuis longtemps. L’enthousiasme et l’optimisme de Perseus sont aussi rassurants qu’ils ne sont nostalgiques. Les desserts auraient pu laisser Maebh de marbre (elle avait toujours préféré le salé au sucré) si ce n’était pour leur délicate beauté. La mort ne l’a pas défaite de son amour des belles choses, esthète à même le coeur. La commissure de ses lèvres se soulève dans un émerveillement passager, presqu’enfantin à sa manière. Perdue dans une contemplation attentive, la belle se permet un murmure. « C’est très joli Percy. »

La découpe d’une des sphères laisse Maebh aussi intriguée que détachée, la Rosier se contentant ci et là d’acquiescer du menton. « Alors, ça te dit ? Tu verras, c'est très marrant à faire, et plus facile qu'il n'y paraît. » sa réponse se perd alors que déjà Perseus claque des doigts, l’elfe de maison s’occupant de préparer les ingrédients nécessaires. Mécaniquement, Maebh imite son cousin sans trop y réfléchir, sort les oeufs sans piper mot supplémentaire. « Alors, ton job ça va être de mélanger quatre jaunes d’œufs avec le sucre. Et moi je vais monter les blancs en neige dans l'autre saladier pendant ce temps là. Ce qui veut dire que tu vas devoir casser les œufs en séparant le blanc du jaune, comme ceci. » La manipulation qu’il lui montre a l’air juste assez simple que pour poser problème et les sourcils de la sorcière se froncent dans une expression concentrée. Car si Maebh n’a aucune affinité avec les arts culinaires, l’absence de sa magie la laisse avec le cuisant besoin de trouver quelque chose d’autre, un autre domaine dans lequel exceller. Drapée d’une assurance toute illusoire, elle s’empare d’un oeuf, le fait tourner délicatement entre ses doigts alors que le couperet tombe.

« Et toi, Mabs ? Qu'est-ce que tu racontes depuis la dernière fois ? » Elle aurait du s’y attendre, Maebh. Perseus ne cherche après tout qu’à lui faire la conversation. Le ton est léger, d’une légèreté presque prudente même. Mais elle ne peut empêcher ses doigts de se resserrer avec force autour de la coquille, la sentant se briser entre ses doigts. Cruelle métaphore que pour représenter ses rêves et ses espoirs, saisis hors de ses paumes et écrasés sous ses semelles. La belle se répand en un sourire d’excuse - « Désolée. » clame t’elle avec peut être un peu trop d’entrain, vaine tentative de masquer son soudain malaise, alors qu’elle se saisit d’un nouveau saladier et d’un nouvel oeuf. Soucieuse de sauver les apparences pouvant encore l’être, Maebh hausse délicatement les épaules, forçant sa voix à se parer de neutralité. « Pas grand chose pour être honnête. en se concentrant sur la tâche confiée par Perseus On pourrait espérer que la vie de revenant soit plus excitante » Revenue d’entre les morts pour s’enliser dans une routine amère, la Rosier se garde pourtant bien d’ouvrir la porte à ses démons. Elle s’applique à les chasser d’un sourire concentré alors qu’elle brise son deuxième oeuf de suite, du jaune se mélangeant au blanc et aux coquilles. Son sourire se transforme en grimace mécontente alors qu’elle relève ses cheveux en un chignon à l’élégance impatiente. Maebh ne supporte pas l’échec, qu’importe soit la forme sous laquelle il se présente. « Je passe beaucoup de temps au manoir dernièrement. J’essaie la plupart du temps d’éviter les grands évènements (parce que tout le monde me regarde comme une bête de foire, parce que je pourrais y croiser Adrastos - se retient elle d’ajouter) sauf quand Père décide que ma présence y est requise. »


_________________
SHE'S RAISED
ON THE EDGE OF THE DEVIL'S BACKBONE

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t48-you-built-your-crown-wit


Perseus Black
morsmordre - sorcier
avatar


morsmordre - sorcier

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité:
Dés de compétence:
PROFILMessages : 278
Gallions : 294

Âge : Tout juste vingt-six ans.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Dim 7 Jan - 1:23

have a break, bake a cake
maebh et perseus



« Alors, comment ça me va ? » Elle tourne un peu sur elle-même, un fantôme de sourire sur son visage qui semble alors retrouver un peu de lumière. Rien qu'un rayon de soleil sur un matin gris. Rien que cela, mais c'est déjà beaucoup. « Magnifique. Tu devrais porter ça plus souvent, » plaisante-t-il à sa suite. Il souffle sur les nuages de toutes ses forces ; quoiqu'ils puissent faire, un jour ils passeront, portés par le vent. C'est ce qu'il faut se dire, ce en quoi il faut encore croire.
Le commentaire de Maebh sur son dessert le touche plus qu'il ne le laisse paraître, se contentant d'un sourire et d'un merci presque murmuré. Maebh est sa cousine, son aînée qu'il a toujours admirée en grandissant, et son approbation lui importe. Il sait que son travail est trop manuel, peu glorieux aux yeux de certains membres de sa famille proche et éloignée, alors ce compliment lui fait plaisir. Non, ce n'est pas du travail d'elfe de maison. C'est plus que ça. C'est presque de l'art à ses yeux, comme ce que fait son père avec ses peintures – peut-être le comprendrait-il, s'il osait lui dire. Ou peut-être lui rirait-il au nez. Il commence à expliquer la préparation à sa cousine qui semble l'écouter avec attention, et la regarde prendre un œuf en main avec un éclair de détermination dans les yeux. Il ne sait s'il s'agit de sa question ou d'une simple maladresse, mais le destin de cet œuf ne met pas longtemps à couper court. « Désolée, » s'excuse-t-elle avec un sourire avant de prendre un nouveau saladier. « T'inquiètes. » Un petit rire, un geste de la main qui dédramatise. Des œufs et des saladiers, c'est pas ce qui manque ici. Elle se concentre de nouveau sur sa tâche tout en répondant. « Pas grand chose pour être honnête. On pourrait espérer que la vie de revenant soit plus excitante. » Le deuxième œuf se brise comme le premier, malgré l'effort et la concentration de sa cousine. Irritée, elle relève ses cheveux, et si elle avait eu des manches, Perseus se doute qu'elle les aurait sûrement remontées d'un geste agacé. Il pourrait lui proposer de le faire à sa place, mais il sait bien que le verbe rater ne fait partie ni de son vocabulaire, ni de son éducation. « Je passe beaucoup de temps au manoir dernièrement, » continue-t-elle. Son ton est neutre, mais Perseus imagine sans peine la frustration qu'il pourrait ressentir s'il était à sa place. Coincée au manoir, sans magie, dans un monde sûrement étranger à ce qu'elle avait connu... il ne sait pas s'il aurait tenu aussi longtemps qu'elle sans péter un plomb. « J’essaie la plupart du temps d’éviter les grands événements, sauf quand Père décide que ma présence y est requise. » Percy lui adresse une petite grimace compatissante. Les grands événements c'est bien, c'est parfois même excitant, sauf quand on n'a pas vraiment envie d'y être... là, ça devient plutôt une corvée insupportable. Il se souvient qu'après la mort de Prom, il lui a fallu du temps avant de pouvoir apprécier de nouveau les repas et les banquets de la haute. Surtout s'il y a des gens qu'on ne désire pas voir... Adrastos, peut-être... « Ah, j'imagine l'angoisse... »  Il ne sait pas trop quoi dire, peu désireux de poser plus de questions qui pourraient remuer le couteau dans la plaie, alors il se contente de la guider pour son troisième essai. « Allez tu vas y arriver. C'est pas simple au début mais tu vas réussir, » l'encourage-t-il comme le ferait un coach sportif. « Concentre toi bien sur l’œuf, donne juste un petit coup bien sec au milieu, comme ça.... et ensuite, voilà, tu les sépare avec les coquilles. » Elle verse le blanc dans un saladier, et le jaune reste confortablement installé dans sa coquille. Percy lève les bras en signe de victoire tandis qu'elle laisse tomber le jaune dans le deuxième récipient. « Ouais ! Bien joué ! Wouhou ! » Il lève un pouce en l'air à son attention et Maebh termine de casser les autres œufs avant de se mettre à mélanger les jaunes et le sucre. Perseus verse une pincée de sel dans ses blancs et s'attelle à les monter en neige façon moldue, à l'huile de coude. « T'es une pro du cassage des œufs maintenant. Je t'en passerai si tu veux, pour les jeter sur les gens pendant les prochaines réceptions. » Il lui adresse un clin d’œil un peu idiot, tout en fouettant la préparation avec entrain. « Hey ! Woody ! Où est la musique ? » L'elfe abandonne son travail pour se précipiter vers la radio. Les notes du dernier tube des Bizarr' Sisters s'élèvent alors dans la pièce, et Perseus chantonne les paroles. « Je ne sais pas si tu as écouté leur dernier album déjà, mais je trouve que leurs chansons sont toujours aussi ridicules ! Le truc c'est que leurs paroles se retiennent tellement facilement qu'au final on finit par les aimer. » Ils finissent par s'en sortir avec leur mélange respectif, et Perseus verse les blancs dans l'appareil de Maebh avant de peser la quantité de farine nécessaire. « On va rajouter la farine, en pluie fine. » Il lui montre comment faire, avec le tamis, puis lui tend l'objet pour qu'elle essaye.

made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t271-they-said-life-was-toug


Maebh Rosier
knockin' on heaven's door
avatar


knockin' on heaven's door

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité: Oui
Dés de compétence:
PROFILMessages : 1906
Gallions : 713

Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Jeu 11 Jan - 11:21

have a break, bake a cake
avec perseus black

Les silences de Maebh ont souvent plus de sens que ses mots. Enfant taiseuse au mépris bien souvent affiché, elle n’en avait pas moins été façonnée à l’image de ses ancêtres: le fantôme n’était pas avare de mensonges. Manipulatrice aux grands yeux, l’un des enseignements d’Oreste (et sûrement le plus simple aux yeux de l’arrogante) s’était très tôt révélé être le suivant: peu importe la vérité tant que tu parviens à tes fins. Comme tout les mots du Saint Père, la sorcière avait bu ses paroles sans jamais les remettre en question. C’est donc dans ses quelques secondes de silence, alors que la coquille brisée colle encore à ses doigts, que la véritable réponse de Maebh est la plus évidente. Là, sur son visage silencieux, se peint brièvement la solitude. Il ne faut pas plus que quelques instants à la Rosier pour recomposer le masque et se reprendre en main, pour offrir à Perseus une réponse - certes sincère - mais pour le moins lissée. Là où elle parle de la vie fade d’un revenant, elle aurait pu lui avouer qu’elle aurait parfois préféré être restée de l’autre côté du voile. Là où elle avoue passer beaucoup de temps au manoir, elle aurait pu assumer le fait d’avoir le coeur rempli de plomb. Mais ces confidences à demi mots sont tout ce que la belle est en mesure d’offrir, elle qui n’a jusque là jamais eu besoin de s’ouvrir aux autres.

Le deuxième oeuf se brise entre ses doigts malhabiles et c’est un feulement agacé qui s’échappe d’entre ses lippes serrées. L’échec ne fait pas partie de ces mots dont on lui a appris la valeur. En tout domaine et en tout lieu, la princesse a toujours visé l’excellence. Aujourd’hui ne fait pas exception, Maebh relevant ses cheveux d’un geste brusque et agacé. Plus jeune, il n’était pas rare de la voir adopter le même réflexe devant un passage particulièrement compliqué en études des runes ou en potions. Hier la magie, aujourd’hui la cuisine. Les mots se font plus faciles. Toujours aussi douloureux mais plus doux à la langue, la carapace de la Rosier laissant entrevoir ci et là quelques fissures. La grimace compatissante de Perseus se perd, les yeux de Maebh résolument fixés ailleurs. Maebh a toujours aimé parler d’elle-même. Mais la mort a gâché ce plaisir de malaise. Que dire après cinq ans ? Que dire lorsque l’on a tout perdu ? Là, dans la cuisine de son cousin, cela s’apparentait presque à une corvée. Perseus, habile maitre de cérémonie, ne s’attarde cependant pas sur le sujet. Si cela avait fait partie de son vocabulaire, Maebh aurait presque pu l’en remercier. Elle se contente de se relancer dans son ouvrage avec détermination. Cela devra suffire pour la gratitude.

Les traits froncés par la concentration, la sorcière s’applique de nouveau - cette fois ci avec succès. Les félicitations de Percy font naître un sourire à la commissure de ses lèvres, font sortir une moitié de rire de sa gorge nouée. Maebh s’adosse au plan de travail pendant que son cousin s’occupe de monter les oeufs en neige, se perd quelques instants dans un sourire distrait. « Hey ! Woody ! Où est la musique ? » La musique vient découper le silence, un sourire en coin faisant son chemin jusqu’aux lèvres de la princesse glaciale. Ses doigts viennent machinalement battre le rythme contre le plan de travail, elle dont les goûts ont toujours été aussi élitistes que ses manières. « Je ne sais pas si tu as écouté leur dernier album déjà, mais je trouve que leurs chansons sont toujours aussi ridicules ! Le truc c'est que leurs paroles se retiennent tellement facilement qu'au final on finit par les aimer. » Maebh fait doucement non de la tête, la musique classique ayant toujours eu sa préférence. « Je n’ai pas encore eu le temps, non. » Avoue t’elle dans un sourire contrit alors qu’elle tente de se rappeler quelle était la dernière chanson du groupe avant sa mort. Le temps. Le mot sonne creux, vide, lointain.

« On va rajouter la farine, en pluie fine. » Les traits toujours tirés par l’effort, s’emparant du tamis, interdite devant l’objet. Tout dans les enseignements de Perseus est étranger à son éducation, elle qui n’a que peu mis les pieds en cuisine. Maebh s’essaie à l’opération, y parvient sans trop de difficultés avant de reposer l’ustensile sur le comptoir. Elle ne peut empêcher une grimace satisfaite de passer par ses traits. L’attention de la Rosier a toujours été volage pour peu que l’activité la lasse. La princesse pose son menton entre ses paumes, s’accoude alors qu’elle risque un sourire en direction de Perseus : « Alors raconte moi rit t’elle du bout des lèvres qu’est ce que j’ai raté ? Il a dû s’en passer des choses en cinq ans. » Pour une fois, la rancoeur qui habite généralement ses mots s’efface, se gomme quelque peu derrière la bonne humeur de son cousin. Un sourire en coin, faussement rieur. Malgré sa bonne humeur, malgré tout les efforts de Perseus, Maebh ne peut s’empêcher - encore et encore - de détourner la conversation de son propos. « Comment va ta famille ? pause Des filles, peut être ? » conclut t’elle dans un claquement de langue amusé.

_________________
SHE'S RAISED
ON THE EDGE OF THE DEVIL'S BACKBONE

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t48-you-built-your-crown-wit


Perseus Black
morsmordre - sorcier
avatar


morsmordre - sorcier

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité:
Dés de compétence:
PROFILMessages : 278
Gallions : 294

Âge : Tout juste vingt-six ans.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Sam 10 Fév - 19:57

have a break, bake a cake
maebh et perseus



Un sourire, un rire qui s’élève malgré tout. Cela pourrait sembler anodin, mais cela sonne comme une petite victoire aux oreilles de Perseus. Maebh n’est évidemment pas ici dans son élément, mais il a l’impression qu’elle est déjà un peu plus relaxée qu’à son entrée dans le restaurant. Plus apaisée qu’elle ne l’était lorsqu’il l’avait croisée la dernière fois à cette réception, quand il lui avait proposé de venir le rejoindre ici dans l’espoir d’échapper pendant quelques heures aux griffes lacérantes de cette haute société qui était jadis son quotidien et qui semblait aujourd’hui l’étouffer. Elle repose le tamis après avoir ajouté la farine, et s’accoude au plan de travail avant de lui adresser un regard tranquille accompagné d’un petit sourire. «  Alors raconte moi. Qu’est ce que j’ai raté ? Il a dû s’en passer des choses en cinq ans.  » Il hausse les sourcils tout en s’emparant d’un fouet pour commencer à mélanger. « Oulah, » s’exclame-t-il, exagérant un peu son expression de réflexion. Cinq ans, c’est long, pour sûr, mais cela passe aussi tellement vite. Ils se font souvent la réflexion avec Pandore, ou avec Antarès : plus on vieillit, et plus le temps semble passer rapidement. Trop peut-être. Rien que l’idée qu’il fêtera bientôt ses vingt-six ans lui semble difficile à appréhender. Il lui semble que sa dernière année à Poudlard était hier, alors qu’en réalité bientôt dix ans se seront passés. « Eh bien, il s’est passé pas mal de trucs en cinq ans c’est sûr… mais pas énormément non plus. Je veux dire, rien n’a complètement révolutionné le monde, tu vois. » Il continue de mélanger la pâte vigoureusement, change de sens de temps à autres. Il a une petite grimace. « Bon à part le fiasco des Lestrange, mais j’imagine que t’as déjà tout entendu à ce sujet… de toutes façons je suis sûr que les gens là-dessous sont liés à cet Ordre de malheur d’une façon ou d’une autre, et je le dis, tant pis si on me traite de parano. » De toutes façons Maebh sait très bien ce qu’il en pense, a déjà entendu ses tirades haineuses face à ces meurtriers de Prométhée qu’il s’imaginait, faute de preuves, faute de coupables. L’Ordre existait toujours, il en était sûr sans savoir pourquoi, s’en était convaincu à ses quinze ans lorsqu’on lui avait expliqué ce qui était arrivé à son frère. Assassiné par des rebelles. Ils étaient encore là ces chacals, ces insectes qui se tapissaient dans l’ombre et rêvaient de chaos, rêvaient de réduire à néant tout ce qu’ils avaient. Cette pensée l’agace, mais il évite de s’énerver sur son fouet et se contente de verser la pâte dans un plat.
« Sinon, que dire… Oh oui, tu te souviens de cet excellent céramiste qui avait sa boutique à côté du Chaudron Baveur ? Hopkins, je crois qu’il s’appelait. » Il attend de voir la réaction de Maebh, se rappelant que sa mère aimait commander sa vaisselle chez lui. « Il a mis la clé sous la porte. Apparemment  il trompait sa femme qui s’est vengée en dilapidant sa fortune avant de s’enfuir avec un sang-impur. Ha ! Drôle d’histoire. Je me souviens que tout le monde en parlait quand c’est sorti. » Il finit son histoire tout en mettant le plat à chauffer dans un tiroir enchanté pour agir comme un four. Il s’adosse au mur, attendant patiemment que le temps fasse son effet. « Comment va ta famille ? Des filles, peut être ? » Il adresse à Mabeh un sourire en coin et un de ces regards appuyés qu’on réserve à sa cousine quand elle cherche à vous soutirer des potins croustillants. « Ça va. Père et Mère n’ont pas vraiment changé, ils ont toujours les mêmes occupations. » Il marque une petite pause, et un sourire attendri se dessine sur son visage. « Et Pandore a été sélectionnée comme rafleuse, » annonce-t-il sans cacher sa grande fierté. Une petite sonnette retentit, et Perseus s’arme d’un gant pour sortir le plat et le poser sur la table. La pâte est bien cuite, donnant un fin biscuit moelleux et malléable à souhait. « Et oui, il y a eu des filles, mais rien de très intéressant à raconter, » répond-il avec un sourire joueur, restant volontairement évasif. En soi c’était complètement vrai. Il n’avait encore jamais vécu d’histoire d’amour comme Maebh avait pu le vivre, et ne l’avait pas non plus cherché, conscient qu’il serait un jour marié pour des raisons autres que les sentiments. « De toutes façons je ne serai plus libre très longtemps. Père est décidé à me trouver une épouse aussi vite que possible. » Et riche, de préférence. « D’ailleurs, si tu as des noms… je crois qu’il accepte les propositions, » ajoute-t-il dans un rire à la fois sincère et quelque peu effrayé par sa propre situation. Concentré sur son travail et ses plans de carrière, il n’avait jamais vraiment réfléchi à ses possibilités de mariage, laissant cette responsabilité dans les mains de son père, puisque c’était à lui de prendre ces décisions. Mais aujourd’hui, devant le fait accompli, l’idée qu’il serait bientôt lié à une femme peut-être inconnue pour la vie le rendait un peu nerveux.
Il farfouille dans un de ses tiroirs, et en sort quelques emporte-pièces en forme de cercles, de différentes tailles, et les pose sur la table. Il en prend un et montre à Maebh comment découper des cercles de pâte, avant d’enchaîner. « Au fait, tu es retournée au cabaret ? Qu’est-ce que tu penses de la nouvelle décoration ? » demande-t-il d’un air nonchalant, n’osant trop lui  poser des questions trop personnelles mais lui tendant une perche, lui laissant l’opportunité de s’exprimer plus si elle le souhaitait.

made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t271-they-said-life-was-toug


Maebh Rosier
knockin' on heaven's door
avatar


knockin' on heaven's door

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité: Oui
Dés de compétence:
PROFILMessages : 1906
Gallions : 713

Âge : VINGT TOIS ANS, le temps s'est arrêté pendant cinq ans pour Maebh. Portrait fantomatique d'un souvenir.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Lun 19 Fév - 21:52

have a break, bake a cake
avec perseus black

Si Maebh est un peu plus à l’aise qu’à son arrivée au restaurant, la princesse se lasse rapidement. Ca a toujours été l’un de ses plus grands défauts (pour peu que l’on laisse de côté l’arrogance) : le temps passe et emporte lui les lambeaux de son intérêt. Poupée trop vite et trop tôt gâtée, Maebh consomme et laisse de côté. Ce n’est alors pas surprenant de la voir s’écarter du plan de travail et de s’accouder un peu plus loin, Maebh est trop bien élevée que pour dire quoi que ce soit, mais tout dans son langage corporel semble indiquer qu’elle en a finit pour aujourd’hui. Pas forcément qu’elle a envie de partir, mais qu’elle en a assez de cuisiner. Elle préfère regarder les gestes précis de Percy avec un léger sourire : ça a l’air tellement facile, à le regarder s’affairer.

La Rosier s’apprête à réponse à son cousin, un petit pincement au coeur (pour elle, tout a changé) lorsque celui-ci reprend la parole. « Bon à part le fiasco des Lestrange, mais j’imagine que t’as déjà tout entendu à ce sujet… de toutes façons je suis sûr que les gens là-dessous sont liés à cet Ordre de malheur d’une façon ou d’une autre, et je le dis, tant pis si on me traite de parano. » L’espace d’un instant, le sol semble se dérober sous ses pieds et ses doigts se resserrent instinctivement autour du plan de travail. Elle s’applique cependant à garder ses tempêtes loin de son visage, forçant ses lèvres à esquisser ce qui lui semble être le sourire le plus approprié : neutre, un peu gêné, un peu inquiet. « J’en ai entendu parler oui. » Son ton est un peu plus sec qu’elle ne le voudrait. Elle se racle la gorge et reprend, plus posée. Comme si de rien n’était. « Ils sont vraiment dans de sales draps. soupire t’elle en levant les yeux au ciel, semble réfléchir quelques secondes. Tu as très probablement raison oui, à propos de l’Ordre. » Qui d’autre ? Un creux de contrariété se creuse entre les sourcils froncés de la sorcière à la magie défaillante. La perspective d’une nouvelle guerre ne l’a jamais vraiment effrayée de son vivant mais tout a changé à présent. Et si Maebh n’a pas peur à proprement parler d’un affrontement ouvert avec l’Ordre (ils se sont fait écraser une fois, pourquoi pas à nouveau), la perspective de se retrouver inutile lui creuse un trou au beau milieu de la poitrine.

Maebh écoute son cousin parler du céramiste avec une attention de façade, l’esprit toujours perdu dans ses considérations macabres. Elle hoche légèrement le menton lorsqu’elle reconnait le nom du céramiste : Narcisse achetait bel et bien ses plus belles pièces du vivant de sa fille et Maebh en a même entre autres reçues plusieurs en guise de cadeau de mariage). Un soupir s’échappe d’entre ses lèvres grenats alors qu’un petit rire se fraie lui aussi un chemin. La Rosier joue avec une mèche de cheveu et enchaîne, taquine, à la suite de Perseus « On aurait dû le prévenir qu’on ne met pas une femme en colère. »

Le regard appuyé du Black ne manque pas de naître un début de sourire sur les lippes de Maebh. La princesse a toujours aimé les ragots et, après cinq ans d’absence, il y a tant de choses à rattraper. La situation est d’un naturel déstabilisant et pendant un bref instant, Maebh semble aussi vivante qu’avant de mourir. « Ça va. Père et Mère n’ont pas vraiment changé, ils ont toujours les mêmes occupations. Et Pandore a été sélectionnée comme rafleuse. » La fierté de Perseus n’échappe pas à Maebh (comment le pourrait-elle). « Oh, il faudra que je lui fasse parvenir mes félicitations. » Ne manque t’elle pas de glisser dans un léger geste de la tête. « Et oui, il y a eu des filles, mais rien de très intéressant à raconter. » Voilà qui intéresse déjà beaucoup plus la Rosier, dont le visage est déjà peint d’un air narquois. Elle se penche légèrement vers lui, des éclats de rire à présent mêlés aux éclairs au fond des yeux. « Pas de nouvelle croustillante ou de grande aventure interdite à raconter le taquine t’elle, joueuse Tu m’en vois déçue. » Même après toutes ces années, Maebh garde la candeur de ceux n’ayant jamais connu la pression d’un mariage arrangé. « De toutes façons je ne serai plus libre très longtemps. Père est décidé à me trouver une épouse aussi vite que possible. D’ailleurs, si tu as des noms… je crois qu’il accepte les propositions. » Evidemment. Les alliances sont chose courante et nécessaire parmi les sorciers au sang-pur. « Je suis sûre que je ne connais personne à qui ton père n’aura pas déjà pensé. » Maebh ne doute pas un seul instant du désir de Dagan de marier Perseus à une fille de bonne famille.

Les doigts de Maebh se serrent autour de l’emporte-pièce, le faisant tourner autour de ses doigts pâles. « Au fait, tu es retournée au cabaret ? Qu’est-ce que tu penses de la nouvelle décoration ? » Son coeur loup un battement mais la Rosier tient bon, le dos un peu trop raide que pour la posture soit tout à fait naturelle. « C’est très joli, Phaedre a toujours eu bon goût. » La réponse a beau être sincère, elle est assenée d’une voix mécanique, comme un discours trop longtemps répété devant le miroir. Maebh soupire et reprend la parole, toujours occupée à jouer du bout des doigts avec l’emporte-pièce, distraite. « J’y retourne de temps en temps (par nostalgie autant que masochisme), c’est une sensation étrange (parce qu’elle ne peut s’empêcher de penser que l’endroit aurait dû lui revenir) mais Phaedre fait un excellent boulot. »

_________________
SHE'S RAISED
ON THE EDGE OF THE DEVIL'S BACKBONE

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t48-you-built-your-crown-wit


Perseus Black
morsmordre - sorcier
avatar


morsmordre - sorcier

INVENTAIRE
Inventaire
Disponibilité:
Dés de compétence:
PROFILMessages : 278
Gallions : 294

Âge : Tout juste vingt-six ans.


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   Mar 10 Avr - 17:13

have a break, bake a cake
maebh et perseus



Celui qui a dit que les potins sont une discipline réservée aux femmes est un sombre idiot – ou en tout cas n’a-t-il jamais mis les pieds dans un dortoir de Poudlard, ou un de ces fumoirs où les hommes de bonnes familles se retrouvent pendant les soirées mondaines. Les ragots, qu’ils soient déguisés en conversations sérieuses ou non, sont le nerf de la guerre en société, et un petit plaisir auquel tout le monde s’adonne. Percy et Maebh n’en font pas exception, et il sait à quel point ces histoires amusent sa cousine. Il rit à sa remarque sur la nécessité de ne pas énerver une femme, et hoche la tête tout en travaillant. « Oh oui, c’est une leçon pour nous tous, » commente-t-il sur un ton léger, avant que la conversation ne dérive sur ses propres histoires d’amour, un autre sujet dont sa cousine est friande – qui n’aime pas déblatérer sur les histoires de cœur des autres après tout ? Elle exprime sa déception quand au manque de nouvelles croustillantes, et Perseus lui adresse un sourire malicieux, haussant les épaules d’un air faussement désolé.  « Je suis sûre que je ne connais personne à qui ton père n’aura pas déjà pensé  » Il soupire un peu, sort un nouveau saladier dans lequel il pourra préparer la ganache au chocolat. « Tu as sûrement raison. Si ça se trouve il a déjà scellé un accord, mais bon tu connais mon père, il n’est pas très communicatif en règle générale. » Cette situation le stresse plus qu’il ne veut se l’avouer, mais bon il a eu toute sa vie pour s’y préparer. « Attends-toi à recevoir un carton d’invitation prochainement, » plaisante-t-il. Percy fait fondre du chocolat dans une casserole, puis il prépare la ganache sous le regard de Maebh. Il est content qu’elle ait participé à son niveau, car il sait que ce n’est pas dans ses habitudes de faire ce genre de choses, mais il ne s’attendait pas non plus à ce qu’elle soit transportée par l’expérience. Quand on est un sorcier habitué à l’art de la magie, la pâtisserie sans baguette n’est pas vraiment une activité transcendante, sauf pour les passionnés. L’important c’est qu’elle soit là, et ça lui fait grandement plaisir.

La ganache est prête, et Perseus prend une poire dans la panière à légumes, qu’il s’attelle à découper en petits cubes. Il observe sa cousine, conscient que parler du cabaret ne doit pas être simple pour elle, mais elle semble prendre la situation avec du recul. « C’est très joli, Phaedre a toujours eu bon goût. » Bon, un peu d’amertume dans sa voix peut-être ? Oui, définitivement. « J’y retourne de temps en temps, c’est une sensation étrange mais Phaedre fait un excellent boulot. » Il lève les yeux de son ouvrage, pose le couteau deux secondes pour lui adresser un sourire un peu compatissant. Elle fait preuve de fair-play en saluant le travail de sa sœur. C’est vrai que Phaedre fait du bon boulot, mais le cabaret n’a pas la même saveur qu’avant ; il n’est pas moins bien, ni mieux, il est différent. On sent juste que ce n’est plus la même personne à la baguette. Perseus réserve une partie des cubes de poire, et mets les restes dans un petit bol qu’il pose sur la table devant Maebh, lui faisant signe de se servir si elle le souhaite. « J’imagine pas ce que ça me ferait si on me prenait l’Andromeda, » commente-t-il tout en montant la génoise et la ganache ensemble distraitement. Malheureusement pour Maebh, la vie en avait décidé ainsi. « Tu as eu du courage d’y aller. Tu penses que tu pourrais te réinvestir dans son fonctionnement ou ça serait trop compliqué ? » demande-t-il, ne sachant pas vraiment si c’est quelque chose qui pourrait se faire. Peut-être que Phaedre pourrait laisser Maebh lui donner un coup de main, il ne sait pas vraiment où en sont les relations entre les deux sœurs. « Ou peut-être que tu pourrais ouvrir autre chose. Il y a un salon de thé qui a fermé pas loin d’ici, vendre du thé ça te dirait pas ? » ajoute-t-il avec un ton un peu plus léger cette fois-ci. Il se dirige vers son armoire réfrigérante et en sort deux coques en chocolat qu’il démoule avec précaution. Les desserts seront bientôt prêts.

made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cistem-aperio.forumactif.com/t271-they-said-life-was-toug


Contenu sponsorisé



INVENTAIRE
PROFIL


Message
Sujet: Re: have a break, bake a cake + maebh   

Revenir en haut Aller en bas
 
have a break, bake a cake + maebh
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» AARON △ are you bake ? Like a cake.
» Le cake au saumon fumé
» cake super facile
» CAKE AU FOIE GRAS ET FRUITS SECS
» Connaissez-vous Prison Break ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CISTEM APERIO ::  :: Le chemin de traverse-
Sauter vers: