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 Wicked Games | Scylla

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Sujet: Wicked Games | Scylla   Mer 22 Nov - 5:24

Wicked Games
EXORDIUM.
Lorsque tu avais quelque chose en tête, rien ne pouvait t’arrêter. Cette histoire de revenants, elle t’obsédait. Tu avais besoin de savoir ce qu’il se passait dans le monde magique. Découvrir la source de cet étrange événement. Mais être en marge de la société n’aidait en rien l’avancée de tes recherches. Peut-être aurais-tu eu de plus amples informations si tu avais été mieux placée sur l’échelle sociale. Mais voilà, tu n’étais pas une grande chercheuse comme tu l’avais toujours rêvé. Tu n’étais qu’une simple archiviste sans avenir. Ta condition de lycan te maintenait vers le bas. Il t’était impossible d’atteindre tes ambitions ou même de l’espérer.

Même si tu ne pouvais espérer publier tes recherches un jour et être récompensée pour tes efforts par la société, tu voyais en ces revenants un moyen de nourrir ta soif de connaissance. Tu te devais de les étudier et de découvrir le mystère qui les entourait. Était-ce là un moyen de trouver un remède contre la mort ? De contrer cette dernière ? Tu l’ignorais, mais tu étais déterminée à le découvrir, peu importe où cela t’emmènerait. Aussi, s’il y avait effectivement un moyen d’y parvenir, de contrer la mort, peut-être il y avait-il de l’espoir pour d’autres grandes découvertes dans l’avenir. Un antidote ou une potion qui te permettrait de tuer le loup qui sommeillait en toi, par exemple. Le champ des possibles semblait s’étendre.

Ainsi, après une journée ennuyeuse passée aux archives, tu t’étais rendue dans l’allée des embrumes. Tu n’appréciais pas particulièrement cet endroit mais tu n’en étais pas effrayée pour autant. Et puis, c’était un bon endroit pour apprendre des rumeurs. Le lieu étant fréquenté par de nombreux adeptes de Voldemort, peut-être réussirais-tu à apprendre quelque chose si les mangemorts étaient derrière tout ça. Bien que tu en doutasses. Mais si cela était effectivement le cas, cela ne présageait rien de bon. Ce serait leur donner trop de pouvoirs. Au contraire, il fallait que le Seigneur des Ténèbres et ses disciples perdent en influence.

Bien entendu, tu cachais tes idées. Tu étais d’autant plus prudente que tu te trouvais dans l’allée des embrumes. Ainsi, adoptant un regard impassible, tu traversais l’allée. Tu avais d’abord essayé de trouver quelque chose auprès de certains de tes contacts. Tes questions n’avaient mené à rien. Alors tu avais consulté certains livres de magie noire, en achetant un par la même occasion. Pourtant, tu te doutais que tu n’y trouverais pas de réponses à tes questions. Ce serait trop facile. Mais peut-être te mènerait-il sur une piste, qu’elle soit fausse ou non. Tu étais prête à passer des heures sur le sujet.

En sortant de la boutique, les pensées tournées vers tes recherches, tu croisais son regard. Scylla. Bien que tu arborasses toujours un regard impassible, ton cœur lui, s’agita. Tu ne l’avais pas revu depuis cette fameuse nuit où tu l’avais griffé, délibérément. Elle avait forcément compris son sort et cela avait été la raison de votre éloignement. Tu mentirais si tu disais ne pas avoir redouté ce moment. Mais, tu le savais, une confrontation était inévitable. Ainsi, tu passas sans un mot à ses côtés, ton bras frôlant le sien, et tu t’engageas dans une rue déserte, à l’abri des regards.




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Sujet: Re: Wicked Games | Scylla   Sam 25 Nov - 7:38

Wicked Games

Tu te détestes, voilà la réflexion qui suit ton réveil, depuis quelques semaines. Encore plus aujourd’hui, alors que tu marches, sans un but précis. En ce jour, en effet, tu traverses l’allée des Embrumes, à la recherche de dieu sait quoi. Tu es perdue, tu traînes dans cet endroit parce que tu te sens à l’abri. A l’abri des regards, à l’abri de ceux qui pourraient découvrir ton secret, à l’abri d’elle. Tu te refuses de la croiser, et en même temps, ton coeur bondit à sa simple pensée. Alors, piteusement, tu te contentes de fuir. Fuir ta cousine qui en sait déjà bien trop. Fuir ton frère qui sait tout et qui souffre assez. Fuir tout ton quotidien, fuir celle que tu redoutes de rencontrer à chaque seconde qui passe. La capuche rabattue sur ton visage, tu espères passer inaperçue au milieu des autres adeptes de magie noire en ce sordide lieu, au milieu de toutes ces autres âmes sombres et ténébreuses qui font écho à la tienne. Il y a bien longtemps que tu t’es adonnée à ce mal qui ronge les Selwyn, à cette pourriture si propre à ta famille. Tu n’es pas une nouvelle dans le milieu, tu as appris à sillonner ces rues noires depuis des années déjà, et tu y trouves ainsi ton refuge. Cet endroit ne te juge pas, il est adapté à tes pulsions, à tes jeux pervers que tu pratiques sans pitié sur des victimes souvent hasardeuses. C’est ici ton terrain de jeu comme ton réconfort, et en ce jour, tu n’as envie d’empoisonner personne. Tu désires seulement t’abandonner dans un coin, maudite que tu es depuis qu’elle a osé lever la main sur toi, quand tu ne pouvais t’en rendre compte. Ta griffure te fait mal, principalement parce que tu y penses, principalement parce que tu as de plus en plus envie de hurler toute ta rage et d’abattre tes poings sur le premier sorcier venu. Mais depuis ton horrible découverte, tu te retiens, tu te contrôles, tu te complais dans cette hantise, aussi bien vouée envers Accalia qu’envers toi-même.

Accalia. Elle est la cause de ça, de tout ce mal qui te ronge. Elle est celle qui t’a ainsi changé, elle est la raison pour laquelle tu reconnais à peine ton reflet dans le miroir. Ton teint blafard ainsi que les cernes que tu ne prends même pas la peine de cacher sont dus à cette femme, source de ton malheur mais également de ton étrange bonheur. Du moins il fut un temps. Tu l’aimes, tu le sais, bien que jamais tu n’as osé l’admettre ouvertement, mais depuis qu’elle t’a marqué, tu te contentes de la haïr, assaillie par cette rancoeur et cette déception qui te broie à chaque instant. Tu sais quelle atrocité tu es devenue, et tu ne peux accepter la malédiction à laquelle celle qui fait battre ton coeur t’a condamnée. Louve, demi-louve. Voilà ce que tu es, demi-monstre à peine reconnu, horreur qui vit dans l’ombre en craignant à chaque instant d’être dévoilée par les siens. Tu redoutes l’instant où tu seras découverte, l’instant où les autres Selwyn apprendront ta condition, la honte que tu représentes désormais pour eux et le monde des Sorciers. Tu redoutes presque ta vie entière, désormais, et tes ongles s’enfoncent dans tes paumes pour contenir ta colère, à mesure que tu penses à tout ce qui pourrait t’échapper.

Tes ongles laissent justement une trace dans tes mains au moment même où un regard familier te transperce, et fait bondir ton coeur dans tous les sens. Tu as l’impression étrange de retenir un feulement alors que tu la reconnais, elle parmi tant d’autres, elle qui ose te frôler comme si vos jeux de provocations s’appliquent encore en l’instant présent. Toi qui cherchais du réconfort quelques minutes plus tôt, te voici en proie à une sourde bataille intérieure, entre fuir ton amante tueuse et oser la confronter, lui montrer tout ce mal qu’elle t’a fait et la forcer à avouer, à s’expliquer. Tu hésites, pendant quelques secondes, avant de tourner les talons et de lui emboîter le pas. Tu sais ce qu’elle fait, tu sais qu’elle tourne dans une rue déserte pour te retrouver, pour te forcer à la rejoindre. Tu es mise devant le fait accompli alors que tu réalises que tu ne peux lutter face à celle qui te fait cet effet, qui te fait tourner la tête. Tu finis donc par la rejoindre, alors qu’elle t’attend, son regard fièrement dressé sur toi, pendant que tu retires ta capuche. « Accalia. » Venin qui sort de ta bouche, sifflement mauvais alors que tu ne prends pas la peine de la surnommer d’un mot plus tendre, comme vous aviez toutes deux pris l’habitude de le faire avant qu’elle ne détruise ton monde. Tu te rapproches, et tu meurs de la coller contre un mur, de l’étrangler sur le champs. A la place, tes ongles s’enfoncent à nouveau dans tes paumes, t’arrachant une grimace douloureuse. Mais rien ne t’empêche de darder ton regard assassin dans ses yeux alors que les mots suivants franchissent tes lèvres fines : « Où devrais-je dire monstre qui a gâché ma vie ? » La question sonne comme une affirmation, alors que tu l’as mauvaise. Tu la hais, tu veux la haïr, et ce de toutes tes forces. « Contente de ton petit effet sur moi, Lycan ? » Tu achèves finalement, crachant presque le dernier mot, ta rancune et ta fureur s’affichant sur ton visage.

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Sujet: Re: Wicked Games | Scylla   Sam 25 Nov - 9:09

Wicked Games
EXORDIUM.
Qu'allaient-être les mots que vous échangeriez? Quelles terribles paroles seraient prononcées? Tu l'ignorais, mais tu savais que cela était inévitable. Meurtrie par ta malédiction, tu avais cédé à l'envie de faire partager ton malheur à autrui. Ton choix s'était porté sur Scylla. Sur le moment, tu n'avais pas bien compris ce que tu allais commettre. Ta main s'était comme dirigée d'elle-même vers sa peau nue et alors tu avais compris. Les émotions avec lesquelles tu n'avais de cesse de te battre depuis ton changement avait pris le dessus. Tu avais planté tes ongles dans sa chair, y laissant une marque qui jamais plus ne disparaîtrait. En avais-tu ressenti de la satisfaction? Encore une question à laquelle tu ignorais comment répondre correctement. Cela avait été comme si deux forces s'étaient battues en toi. Une qui s'accrochait à la vie, et l'autre qui était atrocement meurtrie par cette dernière, n'avançant que difficilement. Tes blessures avaient finalement pris le dessus, comme trop longtemps retenues.

Regrettais-tu? Encore une fois, les deux forces combattaient en toi quant à cette question. Une refusait d'admettre que tu avais blessé quelqu'un délibérément de la pire manière qu'il soit, la mort semblant plus douce à tes yeux qu'une malédiction, et une autre se délectait de voir cet être si cher mais qui t'étais si destructeur connaître un sort similaire au tien. Ce n'était pas tout. Tu en étais venu à craindre pour la société, également. Scylla n'était pas un être douée de bonté. Elle était mauvaise, c'était indéniable. Elle était dangereuse, au delà de son appartenance aux mangemorts. Tu savais qu'elle cachait en elle des secrets bien sombres. Des secrets qu'elle n'avait pas partagé avec toi bien sûr. Mais des secrets que tu avais fini par essayer d'oublier. Peut-être la vérité serait-elle trop difficile à supporter. Cependant, ils s'étaient imposés à ton esprit dés lors que tu avais porté la main sur elle. Cela répondait-il à la question du regret? En partie, probablement.

Tu te devais d'assumer. A présent, plus que jamais. Alors qu'elle venait à ta rencontre, tu confrontais son regard plein de haine. Si tu ne laissais rien paraître, adoptant un regard hautain et impassible, ton cœur, lui, se brisait un peu plus. Peut-être était-ce cela que tu avais le plus redouté. Non pas de devoir donner des explications mais de voir celle qui détenait ton cœur te juger de la sorte. Elle te voyait différemment. Elle te voyait comme ce que tu étais réellement. Un monstre.

- Je ne sais pas. Qu'est-ce que tu penses de ta nouvelle vie, demie-lycan? répondis-tu sur le même ton méprisant, prenant soin de bien appuyer sur les deux derniers mots.

Être confronté à haute voix à ce qu'on était devenu n'était jamais facile. Tu en avais toi-même fait l'expérience. A cette époque là ,pourtant, tu avais tenu à être la première à le dire à haute voix alors que tes parents avaient eux-mêmes peur de confronter cette nouvelle réalité qui était la vôtre. Alors tu avais été la première à t'associer à l'appellation lycan comme pour briser la glace. Mais une partie de toi avait également cherché à ce que tes parents nient l'évidence pour te rassurer. Déjà à cet âge pourtant, tu savais que rien de ce qu'ils ne pourraient dire enlèverait le monstre en toi.

Connaissant Scylla, tu savais que son secret était bien gardé. Il lui était impossible de révéler à qui que ce soit sa nature à moins, peut-être, à une personne en qui elle aurait entièrement confiance. Cependant, les Selwyn n'étaient pas réputés pour leurs nombreuses relations dans la société. Aussi, et surtout, Scylla, comme tous ceux qui composaient sa famille, avait une fierté qui lui avait probablement interdit de se voir comme un monstre, comme une créature. Elle se voyait toujours humaine mais la société ne la verrait plus que comme une créature. Elle apprendrait quel sentiment cela faisait naître en soit d'être ainsi rejeté. De voir son humanité être contestée.

- Peut-être devrais-je parler plus bas? la provoquas-tu. Il ne faudrait pas que l'on apprenne que tu n'es rien de plus qu'une créature.

Tu savais que la provocation n'arrangeait en rien la situation. Elle ne faisait que dégrader votre relation. Peut-être était-ce là l'effet que tu recherchais en fin de compte. Que Scylla te déteste plus que n'importe qui d'autre. Que cet éloignement te blesse, te punisse mais aussi te guérisse. Qu'il te guérisse de cet effet néfaste que la brune avait sur toi. Qu'il mette un terme à ces jeux malsains entre vous.

- J'imagine que tu te demandes pourquoi j'ai fait ce que j'ai fait. Je risque de te décevoir mais le fait est que je n'ai pas de réponse à cela, car je l'ignore.


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Sujet: Re: Wicked Games | Scylla   Mer 29 Nov - 5:20

Wicked Games

Tu as envie de rire, d’un rire mauvais, mesquin. Un de ceux que tu réserves habituellement à tes victimes, quand tu te dévoiles alors que leur dernière heure a sonné. Dans ces moments-là, tu te délectes de l’effet que tu as sur tes proies, de leurs regards surpris et abattus alors qu’elles réalisent ne plus avoir aucune chance. En l’instant, c’est ce rire là qui vient sur tes lèvres, mais que tu tais pourtant. Tes mains se crispent un peu plus, alors que tu imagines ô combien tu pourrais torturer Accalia par tes breuvages forts travaillés. Mais tu sais, au bout du compte, que tu n’iras pas jusque là. Du moins pas pour l’instant. Peut-être Accalia n’avait-elle eu aucun mal à céder à la partie monstrueuse d’elle, et à maudire un autre être humain, mais tu n’es pas, de ton côté, encore prête à franchir le pas. Tu n’es pas comme elle, prête à détruire l’être aimé, sans même comprendre pourquoi. Tu finis donc par te contenter de la toiser, ton regard toujours aussi glacial, tout comme ta voix. Tu ne peux plus t’adresser à elle de la même chaleur que tu avais l’habitude de le faire. Celle que tu aimes, ou aimais, tu ne sais plus vraiment quel temps est le mieux adapté pour vous, te méprise, joue avec toi, et tu es bien décidée à adopter la même attitude. Tu tiens à lui montrer que ta haine est tangible, que tu n’es pas prête de lui pardonner son acte irrémédiable. Et le pire, dans l’histoire, c’est qu’elle semble t’encourager dans cette voie, te perturbant un peu plus. Tu devrais être soulagée de la voir continuer à agir comme une sauvage, mais une partie de ton coeur se brise un peu plus, déçue, peinée de voir cet être cher devenir si ignorant de toi et de ton amour. Tu ignores ses premiers mots, réponse à ta première question, tu soupires même avec dédain. Elle essaie de te faire tourner en bourrique, de te prendre à ton propre jeu, mais tu ne veux pas lui laisser l’occasion de gagner, une nouvelle fois. Elle peut bien se délecter de ta nouvelle condition, mais tu ne comptes pas perdre de temps pour trouver une occasion de te venger.

Bien sûr, Accalia ne le sait pas, et même toi, tu n’es pas certaine de ce que ta vengeance impliquera réellement. Tu sais seulement, depuis que tu as découvert la griffure, que l’affront ne restera pas impuni. Tu as déjà commencé à réfléchir sur la meilleure manière de lui faire regretter son acte, mais tu es loin de savoir comment vraiment t’y prendre. Tu ne peux lui offrir la mort, qui te briserait autant qu’elle pourrait soulager la Lycan en face de toi, mais tu ne peux non plus la laisser ainsi vivre avec cette action sur les bras. Accalia s’affiche si hautaine face à toi, elle ne fait que te convaincre de ne pas la laisser s’en sortir si facilement. D’autant plus qu’elle te provoque encore, te faisant grincer désagréablement des dents. « Peut-être devrais-je achever ta misérable existence de Lycan maintenant ? Au moins il n’y aura plus de risques que tu parles. » Malgré toi, tu rentres dans son jeu, et tu t’en veux. Pourtant, l’envie de lui faire mal est plus forte que toi, et tu n’as pas envie de retenir ton venin. Tu pourrais prononcer l’Avada Kedavra, du moins tu le prétends, en l’instant, que personne ne pleurerait le sort d’Accalia, et tu le sais bien. Tu finis d’ailleurs par ourler un sourire alors que cette réflexion te traverse l’esprit. « Après tout, je doute que tu manquerais à quelqu’un. Qui se soucierait bien d’un loup dans cette société ? » Tu en rajoutes, ton coeur lui-même se pince à l’idée de la perdre. Mais dans le fond, n’êtes-vous pas déjà perdues ? Accalia avait commis l’irréparable, et elle venait définitivement de placer une brèche entre vous. Tu doutes que vous puissiez jamais vous relever de cette situation incongrue et d’une atrocité sans nom, à tes yeux du moins.

Tu vois noir, en tout cas, quand celle qui t’a trahi prend une nouvelle fois la parole. Tu siffles, furieuse de cette phrase qui ne te convient pas. Tu te rapproches soudainement d’elle, vos souffles se mélangeant presque alors que tu dardes ton regard mauvais dans ses yeux, alors que tu la dévisage quelques minutes dans le silence le plus total. Tu n’arrives pas à savoir si c’est une nouvelle moquerie de sa part, ou si elle est réellement sérieuse, et cela ne fait que t’enrager un peu plus. « C’est une blague j’espère ? » La première exclamation t’échappe, et tu as le réflexe de jeter un oeil par-dessus ton épaule, afin d’être assurée que personne ne vous entend et n’a l’intention de venir vous déranger. Tu te détournes et reportes ton attention sur la cause de tous tes maux, et poursuis : « Alors quoi ? Tu t’es dit qu’un beau jour, tu allais me marquer ? Comme ça, sans raison ? » Tu finis par ricaner, résignée et rendue sarcastique par celle qui, il fut un temps, était la seule à te rendre un tant soit peu humaine. Quelle ironie. « C’est faux. Il y a bien eu un moment où tu as voulu partager ton sort, pas vrai ? » Tu t’arrêtes quelques instants, tu secoues la tête. Tu fermes les yeux, ne voulant pas vraiment avoir de réponse à la question qui suit : « Et donc, tu t’es approchée de moi uniquement dans ce but ? » Tu ne serais même pas étonnée au final, tant cette société n’est que faite de manipulation, jeu dans lequel tu excelles habituellement. Et pourtant, tu pourrais t’effondrer si Accalia t’avouait que ce qu’il y avait entre vous n’avait été que du bluff, depuis le début. D’un autre côté, elle ne te retiendrait ainsi plus, et tu ne sais ce que tu pourrais faire, si désormais, plus rien ne te rattacherait à la Louve.

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Sujet: Re: Wicked Games | Scylla   Ven 8 Déc - 6:23

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Qu'avais-tu à perdre de mourir? Voilà la réponse que tu voulais lui donner lorsque Scylla te menaça de mort. Une menace qui ne t'avait pas surprise et qui t'avais laissé de marbre. Quand bien même tu te doutais de ce que Scylla était capable de faire, tu ne l'imaginais pas t'effacer de ce monde. Ce que vous aviez vécu ne pouvait que l'empêcher de commettre l'irréparable. Du moins, tu espérais. Après tout, tu lui avais bien donné un sort pire que la mort. Pourquoi se retiendrait-elle de te délivrer de ce monde dans lequel tu n'avais plus ta place? Un monde qui t'avais privé de ton destin? Tu n'avais plus rien à perdre.

Avant même que tu ne puisses prononcer cette idée, dans l'espoir de répliquer et gagner cet argument, Scylla te devança et te rappela combien tu étais seule. Tu aimerais dire que cela ne te touche pas, que toi-même tu es depuis longtemps consciente que la solitude est ta meilleure amie et que personne ne regretterait un loup dans cette société. Pourtant, ces mots te blessent, parce qu'elles viennent de celle que tu aimes malgré tout le malheur que tu lui as causé. Votre relation est et a toujours été malsaine. Cependant, tes sentiments à son égard n'en sont pas moins forts. Tu aimerais la détester et savoir la repousser définitivement, mais tu en es incapable. Car quoi que tu dises ou fasses, ton corps réclame le sien, ton cœur se languit d'elle dés lors que vous êtes éloignées. Lorsque tu as rencontré Scylla Selwyn, une deuxième malédiction s'était abattue sur toi.

- Tu as raison. Qui se soucierait de moi? Qu'est-ce que j'ai à perdre face à la mort? avais-tu lâché essayant vainement de rependre le contrôle, sachant pertinemment que ces mots n'auraient pas l'effet escompté. Alors tu avais fini par ajouter, plus certaine de toi: A qui manquerais-je, à part toi?

Tu avais pris une pause, vos regards se défiant toujours, cherchant à déchiffrer les pensées de l'autre. Mais l'une comme l'autre, vous étiez douées au jeu des apparences. Vous saviez cacher vos émotions à quiconque essayer de les percer à jour.

- Ne me fais pas croire que tu ne me regretterais pas. Une des seules personnes avec qui tu peux être toi-même.

Tu avais dis ces mots avec assurance car tu penses dire la vérité. Pourtant, tu ne peux nier que tu sens le doute s'installer en toi. Scylla avait-elle seulement jamais eu de vrais sentiments pour toi? Vous n'aviez jamais été du genre à parler de ces choses là, préférant exprimer votre affection par des gestes, par des sous-entendus. Maintenant qu'une barrière indestructible semblait vous séparer, tu ne savais plus quoi penser de votre relation. Tu en venais à douter de tout ce que cela avait été. De tout ce que cela représentait à tes yeux. Et alors qu'elle se rapprocha de toi, furieuse, ses yeux plongés dans les tiens, ton cœur se brisait toujours plus, instaurant en toi une douleur incommensurable.

- Et qu'est-ce qui te fait croire que je t'aurais choisis comme compagnon de malédiction? Que j'ai un jour posé les yeux sur toi et que je me suis dit : Oh, Scylla Selwyn. Pourquoi pas en faire une demi-lycan? Ne sois pas aussi narcissique.

Peut-être aurais-tu dire le contraire et la laisser croire que c'était exactement ce que tu avais fait. Dans un sens, ce n'était pas loin de la vérité puisque ton plan initial était bien de faire du mal à une des familles de mangemorts et possiblement récolter des informations pour ton compte. Alors peut-être aurais-tu du te taire et ne pas continuer. Peut-être aurais-tu du lui cacher la vérité. Mais son regard meurtrie t'en avait empêché alors tu avais dis :

- J'avais bien une idée en tête quand je t'ai approché. Mais jamais ça n'avait été de faire de toi une demie-lycan... Et jamais je n'avais imaginé que notre relation deviendrait ce qu'elle est devenue.

Tu regrettais aussitôt ces paroles. Il te fallait t'éloigner d'elle. Expliquer les choses n'aidait en rien. Tu laissais entrevoir tes sentiments. Mais c'était plus fort que toi alors que vos corps se trouvaient à quelques centimètres l'un de l'autre.

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Sujet: Re: Wicked Games | Scylla   Mer 13 Déc - 7:33

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Un nouveau rire naît sur tes lèvres, mais cette fois-ci, tu ne le retiens pas. Tu prends garde de ne pas t’esclaffer trop bruyamment, peu désireuse qu’un intru se manifeste alors que vous vous confrontez enfin, Lycan et Demi-Lycan. Mais tu ne peux retenir ce rire d’émaner de tes lèvres presque serrées, comme s’il était nerveux, comme si ce n’était qu’une manifestation d’un réflexe quelconque. Pourtant c’est loin d’être le cas. Ce rire se veut être une démonstration de ton coeur brisé, de cet amour absent que tu souhaites partager à Accalia. Après-tout, pourquoi prétendrais-tu une seule seconde tenir à elle, alors qu’elle t’a arraché toute une partie de ta vie, te condamnant à un sort qui est bien pire que la mort en elle-même ? Malgré tout, tu finis vite par éteindre ce son presque forcé, ton regard terni, ton visage blessé, se perdant à nouveau dans les iris que tu juges mensongères de la Louve. Au fond, elle a raison, et ça te broie le coeur de l’admettre, même secrètement. Après ce que vous aviez vécu et partagé, comment pourrais-tu croire ne serait-ce qu’un seul instant qu’elle n’allait pas te manquer, si Accalia venait à quitter ce monde ? Tu ne le peux pas, tout simplement, et cet état te désole, tu te détestes encore plus pour cette faiblesse née de sentiments dérisoires, de ceux que tu n’aurais pas dû te permettre d’avoir. Pourtant, en dépit de ta révélation intérieure, tu souhaites poursuivre votre jeu dangereux, tu souhaites te montrer plus forte, plus insensible qu’elle, quand bien même tu n’y crois pas toi-même : « Pour qui te prends-tu, à décider que tu me manquerais un tant soit peu ? » Tu affiches un sourire moqueur, hautain, si propre aux moues que tu dédies habituellement à n’importe qui dans les rues de ce monde sorcier. Jusque alors, tu n’avais jamais vraiment destiné cette bassesse à Accalia. Mais tu n’es plus la même, grâce à elle, alors tu te dois bien de changer tes habitudes. « Aurais-tu déjà oublié à quel sort tu m’as prédestiné ? Je ne te pardonnerais jamais pour ça, alors ne te permets pas de penser un seul instant que ta disparition me porterait un coup au coeur. » Tu insistes, encore et toujours, mais ton visage triste dément tes propres mots.

Mais tu n’es pas la seule à avoir une idée derrière la tête, à vouloir remporter la partie. Accalia en rajoute, comme si elle sent que tu es prête à craquer, à nier tes propres mensonges. La manière qu’elle a de te défier te confortes pourtant dans ton attitude compromettante, comportement que tu pourrais presque regretter, plus tard dans la journée. Seulement, tu n’en es pas encore à ce stade où tu ressasserais tes mots et les siens, et te voilà qui persiste encore avec tes négations exagérées. « Qui est la narcissique entre nous maintenant ? » Tu fais référence à ses propres paroles, alors que tu poursuis, un rictus arrogant altérant tes traits. « Je ne t’ai jamais dit que tu étais la seule, après tout… » Et pour cause, tu n’as jamais eu à le faire, trop éperdue que tu es, ou étais, d’Accalia pour ne penser, ne serait-ce qu’une seule seconde, à quelqu’un d’autre. Mais tu veux la faire douter, lui faire regretter son geste, bien que, d’un coup, tu te questionnes. Tu n’es pas vraiment certaine d’adopter les bons mots pour que le remord naisse chez celle qui te fait miroiter bonheur comme malheur à ses côtés. Tu es prisonnière de votre jeu, de tes envies singulières, voulant la faire souffrir plus que de raison, mais craignant également d’aller trop loin et de ne pouvoir réparer ce qui a été commis entre vous. « Ce serait bien dommage que tu te sois crue dans un conte de fées à la Belle et la Bête. » Tu fais référence à une vulgaire histoire, appuyant là où ça fait mal alors que tu souffles, dédaigneuse : « Je te laisse deviner qui est la bête, dans ce cas-là. » A nouveau, tu te feins d’un sourire, mais il est faux, tout comme ton être entier alors que tu te perds dans tes désirs de vengeance justifiée.

Mais tu fais moins la maline quand la carapace d’Accalia est trahie par ses mots révélateurs, te faisant avaler ta salive avec difficultés. La proximité de vos corps en rajoute, alors que tu te languis d’elle, et que tu désires plus que tout la tenir dans tes bras, et te perdre dans une étreinte qui serait bienvenue alors que tu trembles de tout ton long. Pourtant, tu es encore furibonde, et tu ne veux pas céder à ton besoin du moment, ne voulant certainement pas faciliter vos retrouvailles bien plus qu’houleuses pour le moment. « Comme c’est charmant. Tu avais quelque chose en tête alors que tu es venue à ma rencontre. Et comme cette chose en question t’a échappé, tu m’as fait don de ta malédiction à la place. Bravo, Wrexhall, ton coup demeure réussi. » Tes paroles fouettent l’air. Tu restes dure, sèche, surtout, alors qu’Accalia admet enfin avoir eu une idée en tête. Au final, tu n’es pas en tort de croire que toute votre relation n’est qu’une vulgaire mascarade. Et ça te fait mal, encore un peu plus, de réaliser tout ça. Que t’étais-t-il donc arrivé, Scylla, pour que tu n’aies rien vu plus tôt ? Encore plus, désormais, tu te hais, pour ton incompétence, trop vive que tu avais été à succomber au charme envoutant de la Louve. « Ce qu’elle est devenue ? Tu parles d’avant ou après que tu m’aies marqué au juste ? » Tu es pince-sans-rire, alors que tu recouvres un visage orgueilleux, te retranchant derrière tes sarcasmes, utile aussi bien en attaque qu’en défense. Néanmoins, ton visage trahit tout de même un chagrin palpable, tout comme tes yeux dont l’éclat ne revêt rien de plus qu’une déception amère. « Je ne pensais pas non plus que je serais à ce point éprise de toi… » Tu ne sais pourquoi ton honnêteté se manifeste soudainement, te faisant mordre tes lèvres jusqu’au sang. « Mais grâce à toi, notre relation ne sera jamais plus ce qu’elle a été. Tu peux en être fière, je suppose. » Que son geste soit expliqué ou pas, Accalia avait dans tous les cas tout détruit. Il n’y avait pas de retour en arrière possible, et tu ne sais pas ce qu’il va advenir de vous, désormais, à mi-chemin entre la haine et l’amour malsain.

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Sujet: Re: Wicked Games | Scylla   Ven 9 Fév - 4:57

Wicked Games
EXORDIUM.
Scylla dément, te dit que tu n'as pas à décider si tu lui manquerais ou non. Que ce que tu lui as fait est impardonnable et met ainsi un terme à votre histoire, définitivement. Elle assure que tu lui ne manqueras pas, que tu ne comptes pas à ses yeux comme tu l'avais toujours cru. Elle le dit avec conviction, mais son regard raconte une toute autre histoire. Une histoire qui te donne un faible sentiment de joie. Elle s'était trahie, tu comptais à ses yeux, tu en étais certaine à présent. Est-ce que cela suffirait à te consoler, pourtant? Te consoler de savoir que jamais plus tu ne te retrouverais dans ses bras? Que jamais plus elle ne t'accorderait un sourire sincère? Quand bien même tu savais que cette femme t'étais toxique? Tu ne le penses pas. Alors tu ne dis rien. Tu gardes le silence pour ne pas ajouter à ce débat qui jamais ne serait totalement sincère.

Tu la provoques en la traitant de narcissique. Tu sais que ça ne lui plait pas, comme à toi ça ne te plairait pas. Et elle le sait. Voilà qu'elle te retourne la critique, achevant son coup en te faisant douter sur sa fidélité lors de votre relation. Cela n'avait jamais été une relation officielle, une relation que vous aviez décidé être exclusive. Peut-être ne mentait-elle donc pas en disant être aller voir ailleurs. Cela te faisait mal. Cela te faisait mal car, si jamais tu avais eu connaissance des mystères entourant la Selwyn, jamais tu n'avais réussi à l'imaginer dans les bras d'une autre lors de votre idylle. Et jamais tu n'avais pu t'imaginer dans les bras d'une autre personne, ou même eu l'envie que cela arrive. Ainsi, ton cœur se brisait un peu plus et tu te retins de faire ou dire la moindre chose qui trahirait ton visage impassible. Et peut-être était-ce mieux comme cela. Tu voulais t'éloigner d'elle. Non, tu le devais.

Cependant, une voix dans ton esprit te disait de ne pas la croire, que tu connaissais la vérité. Non, elle était sincère avec toi. Elle pouvait être celle qu'elle était réellement. Il n'y avait plus de jeu d'apparence... Tu ne savais plus. Au début de cette conversation, tu étais certaine de connaître la belle aux cheveux de jais. Tu étais certaine que rien de ce qu'elle ne pourrait dire te ferait douter. Et pourtant, voilà où vous en étiez. Tu n'étais plus sûre de rien. Toi, qui aimait connaître un sujet sur le bout des doigts.

- C'est faible, de dire ça. dis-tu comme si tu ne la croyais pas, dans un dernier ressort pour lui laisser cette image impassible de toi. La Belle et la Bête? Fais gaffe, je ne suis pas sûre que les autres personnes de ton rang ne voient d'un bon œil ta connaissance des contes pour enfants moldus.

Tu avais sourit dés lors qu'elle avait mentionné ce conte, signe que, finalement, tu avais toujours une certaine connaissance de Scylla. Elle n'était pas celle que tout le monde croyait : la femme au sang-pur, croyant fermement à la supériorité des personnes de son rang et prête à tout pour rappeler aux descendants moldus qui avait le pouvoir dans ce monde. Si elle avait été cette personne, jamais elle ne se serait intéressée, même de loin, au monde des moldus. Non, Scylla avait laissé échappé un détail qui en disait beaucoup.

- Tu penses réellement que mon plan m'a échappé? Non, j'avais simplement décidé de ne pas le faire. Je ne voulais plus te faire du mal... Mais je peux toujours le faire, si tu insistes. Détruire ton monde plus encore.

Tu avais regretté d'avouer ne pas avoir eu envie de lui faire du mal. Alors tu t'étais rattrapé en continuant à votre jeu de celle qui fera le plus de mal à l'autre. Tu avais parlé comme si tu ne ressentais plus rien pour elle, ce qui était faux. Tu savais que tu empirais les choses à ne pas dire ton plan initial, à ne pas le dévoiler. Passant presque pour une menace. Mais tu savais aussi que jamais tu ne le ferais. Dévoiler ta relation avec Scylla pour l'éloigner de sa famille? Maintenant qu'elle était une demie-lycan, tu ne ferais pas un cadeau à cette société. Qui sait jusqu'où cette histoire pourrait aller. Et Accalia se devait de faire profil bas.

- Avant de t'avoir marqué, tu le sais. Quand je ne désirais pas voir ce qu'on avait éclater...

Encore une fois, tu regrettes. Mais il semble alors que Scylla se laisse emporter par ses propres sentiments, dévoilant ce qu'elle ressentait pour toi. Avait-elle toujours ces mêmes sentiments à ton égard? Tu en doutais, mais au fond tu gardais espoir. Garder espoir pour quoi? Tu avais voulu mettre un terme à cette relation, tu ne pouvais plus faire machine arrière. Pas maintenant que tu l'avais griffé. C'était injuste. Alors, tu ne réponds rien à sa dernière phrase. Tu t'éloignes lentement de Scylla, parvenant difficilement à enlever ton regard du sien. Tu pars sans un mot, décidant que, effectivement, rien ne serait plus jamais le même.
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