daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 every breathe you take (eryn&duncan)

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Âge : l'auror déchu est âgé de quarante-six ans.
Sang : depuis quelques générations, son sang fut mêlé à celui des moldus, il est ainsi ce qu'on appelle un sang mêlé.
Profession : ancien auror jusqu'à ce que ces derniers ne soient supprimés au profit des rafleurs, il est aujourd'hui barman au sombral fou, un bar situé à londres.
Situation civile : marié, bien que la flamme semble éteinte.
Allégeance : membre de l'ordre du phénix depuis de longues années, il fait partie des conseillers d'hamish greengrass.
Particularité : animagus depuis une quinzaine d'années, il est capable de se transformer en un loup à la fourrure argentée, une cicatrice barre le côté gauche de sa tête.
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Duncan McGonagall
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Sujet: every breathe you take (eryn&duncan)   Lun 11 Juin - 0:02



Since you've gone I been lost without a trace
I dream at night I can only see your face
I look around but it's you I can't replace
- eryn & duncan -



Les pas de Duncan résonnent avec force dans le couloir vide. Le vieux loup marche vite. Silencieux. Comme une ombre. Ducan avance, vite. Il n'adresse qu'un bref regard à deux sorciers sirotant un café en se racontant leur dernière mission. Il est encore tôt, et seuls de rares badauds errent dans les couloirs du QG, à peine quelques sorciers de passages aimant s'entrainer dans le calme de la matinée ou quelques chercheurs acharnés. Tous semblent surpris de voir leur conseiller traverser le dédale de corridors ainsi, ne leur adressant qu'un bref salut avant de disparaître comme une ombre. Des regards surpris s'échangent, quelques murmures. Mais Duncan les ignore, c'est à peine s'il discerne leur présence. Car une seule personne compte pour lui aujourd'hui.

Une seule.

Le visage du vieux loup est fermé. Aussi immuable qu'une statue de marbre. Pourtant, son coeur bat la chamade alors qu'il avance tandis qu'il sent ses entrailles se nouer, animées d'un sentiment qui semble le prendre à la gorge un peu plus à chaque seconde qui le rapproche de son but. Il y a de ces sentiments, qui nous changent au plus profond de nos êtres. Des sentiments si forts, qu’ils nous prennent les entrailles, s’insinuent dans la moindre de nos pensées. Plus forts que nous. Plus forts que tout. Des sentiments qui prennent le contrôle, nous rendant plus malléables que des pantins. Parmi eux, il en a un que Duncan ne connait que trop bien.

La culpabilité.

Pour Duncan, elle est là. A chaque instant. Comme une ombre, à la fois imperceptible mais tellement présente. Si forte, qu'elle semble avoir imprégné la moindre fibre de son être. Et aujourd'hui, elle semble plus présente que jamais. Le vieil auror traverse encore une couloir, puis, alors qu'il pénètre dans un hall, elle est là. Comme dans un rêve, une lumière dans un océan de noirceur. Un visage. Un regard. Duncan se stoppe soudainement, sentant soudainement son coeur se serrer. Ses lèvres s'animent, mais aucun son n'en sort. Lui, le loup des aurors. Capable de se défaire du plus vil des mages noirs, semble pétrifié. Terrassé par ce sentiment. Durant quelques minutes, il reste là. Immobile. La regardant sans un mot. Hésitant comme un enfant. « Eryn ... » Un mot. Un nom. C'est tout ce qu'il parvient à dire, alors que dans les yeux de sa fille, il ne discerne que le reflet de ses erreurs.

Eryn.



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Eryn McGonagall
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Sujet: Re: every breathe you take (eryn&duncan)   Mar 12 Juin - 20:54


Every breathe you take
Duncan et Eryn

« Since you've gone I been lost without a trace. I dream at night I can only see your face. I look around but it's you I can't replace »
Depuis que j’étais arrivée dans l’Ordre du Phénix, j’avais fait ma place petit à petit, prouvant ce que je valais à tous les autres combattants avec qui je travaillais. Mon voyage en Écosse m’avait permis de réfléchir. J’avais toujours été une Eryn passive, se laissant porter par les événements et qui répugnait les confrontations. Alistair s’était toujours occupé des confrontations et moi je l’avais toujours tempéré. Je trouvais inutile de se casser la tête avec des problèmes qu’il était possible d’éviter. Je laissais mon frère faire et j’allais ramasser les pots cassés à sa suite. Avec le décès de mon jumeau, j’ai dû réfléchir un moment pour savoir ce que je voulais faire de moi. Avant sa mort, j’étais déjà pleine de colère face à mon père qui semblait s’enfoncer dans son travail comme jamais, nous laissant de côté tout le temps. Il nous faisait toujours passer en deuxième dans sa vie et j’avais beaucoup de difficultés à le digérer à l’époque. La différence maintenant, c’est qu’il avait entraîné mon frère dans sa bataille. Si mon père avait réellement tenu à sa famille et était resté avec nous un peu, mon frère n’aurait peut-être pas senti le besoin de suivre notre paternel. Je comprenais l’envie de se battre de Duncan, mais il n’y avait pas de demi-mesure avec lui, c’est toujours tout ou rien. Tout pour l’Ordre et rien pour nous. Mais je vous entends déjà me dire : Oui, mais Eryn tu fais la même chose maintenant? Ouais, effectivement, je suis Alistair et mon père. La seule différence, c’est que je n’ai que deux options. Soit j’explose ou bien je me bas. Un ou l’autre. Je voulais garder encore la vie un peu, alors j’allais me battre. Je pourrais perdre la vie au combat, c’était bien comme ça qu’Alistair avait perdu la vie après tout. Au moins, si j’y laissais ma peau, ce serait pour une bonne cause. Il n’y avait que ma mère à qui je tenais vraiment. À une époque, j’aimais mon père, mais maintenant j’étais trop en colère pour y voir clair. Il était le coupable parfait dans ma tête.

J'avais l'habitude de passer la plupart de mon temps au QG quand je n'étais pas au boulot. Je préférais rester ici que de retourner à mon appartement et d'y rester seule. Le temps pouvait se révéler long en solo. Je finissais par tourner en rond et me prendre la tête. Au QG, au moins, je me sentais utile, je m'entraînais beaucoup et passais beaucoup de temps à la bibliothèque pour en apprendre plus sur des sortilèges défensifs et offensifs. En même temps, je découvrais des sortilèges que je ne connaissais que je pouvais utiliser aussi au travail. J'étais plutôt bien formée et je connaissais bien ce que je faisais. Par contre, j'expérimentais un peu avec des sortilèges que je découvrais dans mes lectures. Je m'étais installée dans le hall près de la bibliothèque à bouquiner un peu sur des sortilèges que j'avais envie d'essayer. Je les connaissais, de nom, mais je ne les avais encore jamais utilisés. Je n'étais pas très ancienne dans l'organisation alors quand je faisais des missions, je suivais et je réagissais selon mon partenaire. Et puis, le terrain n'est pas le meilleur endroit pour utiliser des sorts qui ne sont pas maîtrisés. C'est pourquoi je devais m'entraîner. Et ça, je le faisais énormément, tous les jours. Je me défonçais dans ce travail, y passant toute ma colère en me demandant si un jour j'allais en venir à bout. C'est ce que je comptais faire un peu plus tard durant la soirée. Alors que je relisais un passage, j'ai entendu des pas venir dans ma direction et en levant la tête, mon regard s'est bloqué sur l'arrivant, mon père était devant et il ne semblait pas vouloir bouger. Mon nom est sorti de sa bouche et des frissons me sont passés dans le dos. Il y avait très longtemps que je ne l'avais pas entendu prononcer mon nom.

«Oui ? Tu veux un truc en particulier ? »

J'avais parlé sans élever la voix, mais sans lui faire un grand sourire non plus. Mon regard était resté fixé sur lui froidement alors que j'attendais de voir ce qu'il me voulait. J'essayais de garder notre relation houleuse en dehors de ma vie professionnelle. Pour le faire, je gardais mes distances avec mon paternel.

(c) DΛNDELION

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❝I know it's so wrong but I'm so far gone. Don't need you to tell me I'm so cynical. Quit being so over-skeptical. Don't need a metaphor for you to know I'm miserable❞
 
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Duncan McGonagall
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Sujet: Re: every breathe you take (eryn&duncan)   Dim 24 Juin - 23:32



Since you've gone I been lost without a trace
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« Oui ? Tu veux un truc en particulier ? » Sept mots. Le ton n'est pas particulèrement dur. Pourtant, ils résonnent aussi forts pour Duncan que si elle avait hurlé. Un instant, il ouvre la bouche pour répondre. Puis se tait. Incapable de parler. Incapable de répondre. Que veut-il ? Lui même ne saurait dire. Que dire après des années de silence ? Que dire après des mois d'absence ? Que dire après toutes ces errances ? « Je ... » Les mots meurent dans sa bouche, incapables de sortir des lèvres du vieil auror pétrifié. Si éloigné de la figure de force qu'il était alors.

D'aussi loin qu'on s'en souvienne, Duncan a toujours été un sorcier d'exception. Une figure de force et de droiture, semblant incapable de la moindre faiblesse. Au temps de sa gloire passée, rien ne semblait l'atteindre. Aussi dur que le roc, le coeur muré dans une armure de fierté et d'arrogance. A cette époque, il semblait pouvoir contrôler son être dans les moindres détails. La plus infime des émotions. Le plus violent des sentiments. Rien ne semblait échapper au contrôle de l'intraitable auror. Rien ne lui faisait peur, ni personne. S'il l'avait fallu, il aurait affronté Lord Voldemort à lui seul. II était la main armée du ministère. Une légende. En ce temps, il maniait la baguette avec une adresse qui tenait du prodige. La baguette, oui. Pas les mots. Aujourd'hui, se tient devant lui adversaire le plus insurmontable qu'il n'ai eu à affronter.

Duncan se tient là, immobile. Terrassé. Les yeux fixés sur sa fille. Incapable de parler. Incapable de bouger. Son regard l'observe, doucement. Devant  ses yeux pâles, s'entrechoquent les souvenirs. Une petite fille aux yeux rieurs, rêveuse. Des rires qui résonnent. Des regards partagés. Souvenirs ardents d'un autrefois envolé, parti en fumée. Brisé. Les poings de Duncan se serrent. Ces instants, rares, fugaces. Marqués par ses absences et ses errances. Duncan pousse un bref soupir, il ferme un bref instant les yeux. Se calmer. Respirer. Lorsqu'il ouvre les yeux, toute trace d'émotion ayant deserté ses prunelles azurées. A nouveau, le loup porte son masque. Impénétrable.

« Cela fait peu de temps que tu as rejoins l'Ordre je venais m'assurer que tout allait bien. » Duncan fait quelques pas dans la pièce, observant distraitement les murs. « c'est ce que font les conseillers quand un nouveau membre se joint à nous. » En parlant, Duncan sent la force revenir dans ses intonations. Il redevient maitre de lui, son visage arborant à nouveau le masque. Pourtant, ses yeux évitent ostensiblement de croiser ceux d'Eryn. Comme s'il craignait ce qu'il pourrait y lire.  « Comment se passe ton intégration ? » Encore des mots.  Des paroles banales, vides de sens. Vides d'émotion. Des mots pour combler le vide. 



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Eryn McGonagall
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Sujet: Re: every breathe you take (eryn&duncan)   Ven 29 Juin - 17:07


Every breathe you take
Duncan et Eryn

« Since you've gone I been lost without a trace. I dream at night I can only see your face. I look around but it's you I can't replace »
Je ne me laissais pas le choix, je devais rester froide et calme avec mon père sinon je risquais de m’emporter et je ne voulais pas faire de scène ici. Et puis, je ne considérais pas qu’il méritait que je gaspille mon temps en me prenant la tête avec lui. Il ne semblait ne s’être jamais pris la tête en pensant à moi alors pour est-ce que je le ferais? Il était toujours si posé, si réfléchi et froid. Depuis que j’étais petite, il semblait tout compartimenter et les émotions étaient enfouies au plus profond de lui, à moins qu’il n’en ait plus du tout. Avec lui, je ne savais jamais, je le voyais concentré, vif et enthousiaste au sein de l’Ordre, mais quand il arrivait avec moi ou bien ma mère, il n’y avait plus rien, seulement une enveloppe de chair animée par de l’alcool seulement peut-être. Tant qu’à le voir dépérir comme ça, je préférais ne pas le voir du tout. C’est pourquoi j’étais parti de chez lui, c’est pourquoi je l’évitais. Mais là, voilà des mois que je l’évitais au sein de sa propre organisation, je ne pouvais plus me cacher de lui. J’allais devoir faire face et c’est pourquoi j’ai posé le bouquin que j’avais entre les mains sur une table à proximité et que je me suis adossée bien confortablement dans le fauteuil que j’occupais dans la bibliothèque. Cette rencontre ne serait probablement pas des plus agréable alors autant éviter les inconforts inutiles.

J'ai regardé mon père qui semblait vouloir parler, mais sans que plus d'un mot ne passe le cape de ses lèvres. Je. Oui bien sûr il voulait quelque chose. Mais quoi ? Il ne faisait que me fixer et ça m'inquiétais plus que de raison. Est-ce qu'il s'était passé quelque chose ? J'ai tout de suite pensé à ma mère. À être lié à mon père, elle avait toujours été une cible. Tout le monde connaissait les allégeances de mon père, notre nom était marqué. Alors un mangemort qui faisait du zèle pouvait très bien s'en prendre à elle. Si tel était le cas je crois que je me serais brisée sur place. J'avais eu énormément de difficultés à accepter la mort d'Alistair. En fait je ne l'avais pas encore accepté, je me pouvais digérer son départ. Alors celle de ma mère aurait franchement été la goutte de trop. Mon père en aurait bavé. Il n'avait pas su protéger mon frère et il ne s'occupait plus de ma mère, j'aurais voulu le faire payer pour ce qu'il avait imposé à sa famille. La vie que nous avions, personne ne l'avait demandée, mais nous faisions quand même ce que nous pouvions en jonglant avec elle.  Je jonglais comme je le pouvais et ma mère aussi, mais nous étions toutes les deux nulles en jongleries. Nos vies ne ressemblaient plus à grand chose.

Mon père se tenait devant moi et semblait presque perturbé. Ne le voyant que très rarement réagir à quoi que ce soit, j’étais plutôt surprise de le voir comme ça et mon inquiétude augmentait. Mes yeux ont dû le montrer, surtout que je me suis redressée sur ma chaise en pensant recevoir une mauvaise nouvelle. Duncan ne bougeait pas, mis à part ses poings qui se sont serrés. Un soupir, ses yeux se ferment et puis plus rien. Les émotions que j’avais cru voir passer dans les yeux de mon père sont parties, laissant place à l’implacable loup que je redoutais par sa froideur. Ce n’était pas une crainte de peur pour ma vie, mais je n’appréciais pas sa présence. Ce manque d’émotions me faisait froid dans le dos. Un humain devait ressentir quelque chose, n’importe quoi. Mais lui, il ne semblait être qu’une enveloppe de glace. Cette enveloppe se mit à parler et je me suis adossée à nouveau dans mon fauteuil. Ce n’était pas mon père qui me parlait, mais le loup, le conseiller de l’Ordre. Il ne faisait que son devoir. Son ton était plus fort, plus assuré.

« Ah, oui je vois. Ça va merci. J'ai de bons équipiers. On m'a même dit que je maniais la baguette comme mon père. »

Je piquais mon père par exprès. C'était la première fois qu'il me parlait vraiment depuis la mort d'Alistair et c'est tout ce qu'il trouvait à me dire. Le loup était entré dans la pièce en regardant à peu près tout sauf moi. Me méprisait-il à ce point ? Je ne méritais rien de mieux.

« Tu pourrais me regarder quand tu me parles !? Je sais que t'es là pour le travail, mais tu pourrais quand même faire un effort. Si c'est tout ce que tu veux savoir, t'as tes réponses.  »

J'avais levé le ton d'un cran, ayant de la difficulté à gérer ma colère.
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Duncan McGonagall
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Sujet: Re: every breathe you take (eryn&duncan)   Lun 2 Juil - 22:53



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Il n'a jamais été un grand bavard, Duncan. Le visage fermé, le regard aiguisé. Il observe, apprend. Analyse. Ses mots sont brefs. Durs parfois. Et pourtant, depuis ces derniers mois, les mots se font rares. Noyés dans les vapeurs d'alcool bon marché. Noyés dans la noirceur. Silence. Et même lorsque son épouse est présente à ses côtés, il est là. Le silence, fruit d'une solitude toujours présente. Comme une ombre. Une solitude, qui le tue à petit feu. Une solitude qui ne cesse de croitre depuis le départ d'Eryn. Une solitude qu'il tente de noyer, chaque soir. Oublier. Un silence qui a toujours été présent entre lui et sa fille. Pudeur ? Peur ? Arrogance ? Il ne saurait l'expliquer. Mais aujourd'hui, Duncan ne peut que se rendre compte du poids de ce silence. Lourd, comme un ciel aux nuages gris attendant de voir tomber l'orage.

« Ah, oui je vois. Ça va merci. J'ai de bons équipiers. On m'a même dit que je maniais la baguette comme mon père. » Comme mon père. Trois mots. Trois lames. Des mots. Mépris. Rancoeur. Douleur. Emotions entrelacées entre les lettres, résonnant entre les syllabes. « Tu pourrais me regarder quand tu me parles !? Je sais que t'es là pour le travail, mais tu pourrais quand même faire un effort. Si c'est tout ce que tu veux savoir, t'as tes réponses. » Encore des mots. Encore des lames. Plus aiguisées. Plus ajustées. Des lames chauffées à blanc, enfoncées droit dans le coeur du vieux loup. Des lames qui font mal, très mal.

Les poings de Duncan se serrent, si fort que ses phalanges deviennent livides. Hésitant, Duncan tourne enfin le regard vers sa fille. Ses yeux balayent la jeune fille du regard. Elle lui ressemble, quelque part. Certes, la même volonté marquent leurs trait. Et pourtant, c'est au delà de  la ressemblance physique. Deux âmes esseulées, brisées. Liées par la douleur. Liées par la rancoeur. Une rancoeur flamboyante, luisant comme une flamme dans le brun des yeux de sa fille. « Pour le travail, oui. » Pour le travail. Une excuse, bien sur.  « Bien. Tant mieux si tout va bien. Quoi qu'il en soit, n'hésite pas à venir me voir, ou même Xolani si tu as besoin de quoi que ce soit. » Duncan marque une légère pause, avant de plonger à nouveau ses yeux dans ceux de sa fille.  « Tu es partie longtemps. Pourquoi revenir ? Pourquoi rejoindre l'ordre alors que tu avais juré ne plus jamais vouloir me voir ? »  



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Eryn McGonagall
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Sujet: Re: every breathe you take (eryn&duncan)   Mar 10 Juil - 2:20


Every breathe you take
Duncan et Eryn

« Since you've gone I been lost without a trace. I dream at night I can only see your face. I look around but it's you I can't replace »
Je regardais mon père alors que j’attendais de voir comment il allait réagir à mes mots. Je les voulais tranchants pour provoquer une réaction chez lui, peu importe laquelle elle était. Je voulais seulement voir qu’il était encore en vie à l’intérieur. Depuis des mois, il me semblait seulement être une coquille vide qui ne ressentait plus rien. Il n’avait qu’un objectif, une chose en tête; l’Ordre. Elle emportait tout sur son passage pour qu’à la fin, il n’y ait plus qu’elle qui importe. Je ne comprenais pas comment il faisait pour rester tout impassible, ne réagissant à rien et contenant tout en lui. Depuis la mort d’Alistair, je n’étais plus que rage et frustration mal contenue. Je voulais blesser, je voulais me battre et que le sang de mes adversaires coule. Mon père, lui, semblait toujours rester de glace. Par contre, en mission, mes partenaires me disaient parfois que j’avais la fougue de mon père, sa force brute, sa rage...je ne comprenais pas. Le sorcier qu’ils voyaient et celui que j’avais généralement devant moi n’étaient pas les mêmes. Je n’y croyais pas. Je connaissais les histoires sur mon père. Le loup qui rôdait, celui qui attrapait les mangemorts comme personne. Ces histoires remontaient par contre. J’avais l’impression que les gens se reposaient sur le sorcier qu’il était dans le passé. Celui que je voyais maintenant, c’était un sorcier ivrogne qui détruisait sa famille à petit feu. Mon géniteur se promenait devant moi, droit et digne comme s’il était dans son royaume. C’est toujours comme ça que je le voyais dans le QG, protégeant son image pour que les autres n’y voient que du feu. Il faisait l’employé modèle devant moi. C’était à en pleurer.

Toujours assise à ma place, j’attendais de voir comment il allait réagir. Allait-il seulement me regarder? Les yeux de mon père se sont tournés vers moi et je n’y voyais rien. Pas de colère, pas de regret, pas d’émotion. Rien du tout. Toujours sur le même ton neutre, il me répondit qu’il était effectivement là pour le travail. La déception est atterrie de force sur mes épaules. Même quand je lui demandais de réagir, il ne faisait rien. Qui était le sorcier devant moi? Je ne voulais pas de ses conseils d’usage, je n’étais pas la nouvelle arrivée inconnue, j’étais sa fille. J’ai passé une main dans mes cheveux et je me suis mordu la lèvre inférieure, déprimée, essayant de comprendre ce qui se passait. S’il voulait que j’aille voir Xolani, il aurait pu me le faire savoir autrement.

« Ouais, c’est ça j’irai voir Xolani, je voudrais pas ruiner ta routine. »

Un feu me dévorait de l’intérieur. Voir mon père ne pas me considérer comme ça me déchirait et l’incompréhension m’emplissait la tête. J’avais beau avoir 26 ans, je me sentais comme une enfant dans cette situation. Je ne savais plus quoi faire ni quoi dire pour en ressortir en un morceau. Je ne savais pas ce que mon le vieux loup avait en tête à ce moment-là, mais s’il voulait réparer les ponts que j’avais brûlés, il allait devoir s’y prendre autrement. Le regard de mon père finit par venir chercher mien et je crut y voir un petit éclat de vie. Rien de bien impressionnant, juste assez pour me dire qu’il y avait encore un peu de mon père dans cette enveloppe de chaire. La question qu’il me posa en me regardant ainsi me désarçonna. Il évitait le sujet depuis si longtemps que je ne croyais pas qu’il aborderait la question. Je me suis adossée à ma chaise et j’ai croisé mes bras sur ma poitrine pour lui répondre, reprenant un ton plus calme et posé. Autant montrer que j’étais effectivement la fille de mon père. Il voulait parler? Parfait, nous allions parler.

« Je suis revenue parce que je me suis dit que tu ne pourrais pas venger Alistair dans ton état. La meilleure façon de le faire c’était de rejoindre l’Ordre, même si ça impliquait de te revoir dans les couloirs. Il est plus important que nous deux. Il méritait mieux que ce qu’il a eu. »

Ma voix s’est mise à trembler un peu alors que je terminais de parler. J’avais toujours de la difficulté à parler de mon frère. L’émotion me prenait à la gorge, m’étouffant et emplissant mes yeux de colère. J’en voulais tellement à mon père de n’avoir rien fait.
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