daily prophet

La Coupe de Quidditch britanique touche à sa fin. Les Hollyhead Harpies sortent vainqueurs du tournoi et la fête bat son plein. La rebellion, elle, murmure (+).
Les tensions montent alors qu'un nouveau revenant est enfermé à Azkaban pour le meurtre "accidentel" de sa fiancée.
Teatime with the Queen : Buckinghamshire est voté le county préféré des sorciers immigrants.



 


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 l'ombre parmi les autres. | duncan

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Sujet: l'ombre parmi les autres. | duncan   Ven 11 Mai - 1:05

Elle n’aime pas cet endroit.

Ça n’a pas toujours été le cas. Les premiers temps avaient été plutôt agréable, un endroit un peu hors du temps qui lui faisait oublier ce qu’il se passait dehors. Ils avaient eu leur petite clientèle, leurs habitués, ceux qu’ils appelaient par leurs prénoms et qui leur rendaient la pareille. Elle avait aimé donner un coup de main, les soirs les plus chargés ; ç’avait eu un effet un peu grisant de travailler avec lui, de le taquiner, de répondre à leurs clients tout en lui lançant un coup d’œil malicieux. Très vite, leur réputation s’était bâtie sur leur complicité et certains venaient juste pour le plaisir de les voir valser sans avoir besoin de communiquer plus que nécessaire. Un peu comme s’ils avaient été un petit spectacle. Une fois, une dame lui a même confié que leur couple lui avait redonné foi. Ça lui avait fait tout drôle.

Et puis, Alistair est mort.

Le bar s’est vidé comme leur joie de vivre. Elle avait essayé, mais ses efforts n’avaient été qu’un coup d’épée dans l’eau. Une valse ne se dansait pas seul, et elle s’était épuisée à tenter, encore et encore ; mais lui avait décidé de mener la danser avec les bouteilles plutôt qu’avec elle. Des clients l’avaient regardé avec pitié, et elle avait ravalé sa colère, difficilement, pour ne pas aggraver davantage la situation. Les rires sont morts, les conversations se sont tues. Il n’y a désormais plus que des spectres pour pleurer. Et lui, qui peuple les ombres.

Elle a cessé de l’y accompagner au départ de leur fille.

Lorsqu’elle rentre ce soir-là, il n’y a personne. Lui, il est là, assis à son propre comptoir, l’un de ses propres verres à la main, l’une de ses bouteilles à côté de lui. Il n’y a pas de feu dans la cheminée – c’est toujours elle qui l’allume, parce qu’il n’y pense plus. Quelques bougies se sont éteintes parce qu’elles n’ont plus rien à brûler. Il fait encore jour, mais c’est comme si une ombre persistante s’était collée au bar pour le plonger dans une pénombre glaçante. Elle a toujours vu cet endroit comme hors du temps et de l’espace, et c’est encore vrai aujourd’hui : il est juste passé d’un monde lumineux aux ténèbres froides et vides d’un autre. Elle n’aime pas ce monde.

Elle retire sa baguette de ses cheveux et la pointe vers l’âtre, où elle fait jaillir les premières flammes du feu. Le bar est encore ouvert, mais il y a bien longtemps que beaucoup de leurs habitués ne viennent plus les voir. Elle ne veut pas jeter un œil à la comptabilité, de peur d’y voir des chiffres trop redoutés. Elle sait seulement qu’il peut encore s’approvisionner seul – et qu’arrivera-t-il quand il ne le pourra plus ?

Il tourne les yeux vers elle quand elle dépose sa cape sur la patère. Il a les yeux un peu vitreux ; l’habitude lui a appris à reconnaître les stades de l’ivresse rien qu’à son regard, et elle sait qu’il est encore lucide, là, maintenant. Juste un peu. Il ne lui sourit pas, elle non plus. Elle s’approche et l’embrasse sur le front, comme à son habitude, sa main traîne un peu sur son épaule. Elle cache la douleur que lui provoque cette vision derrière ces habitudes – comme toujours. Masquer, dissimuler, cacher, c’est son truc. Sa double vie. Une seconde peau. Une force de la nature, peut-être même, après tout ce qu’elle a bien pu faire.

Mais elle n’arrive jamais à le regarder plus que quelques secondes dans les yeux. Ce qu’elle y lit est trop dur, trop douloureux. C’est la seule chose qu’elle ne parvient plus à faire, et il le sait.

Elle reste immobile, quelques secondes, à observer la salle vide. Puis elle se retourne vers la porte d’entrée et retourne la carte qui indiquait précédemment que l’établissement était ouvert. Revenant vers lui, elle lui prend la main.

« Viens. Tu es glacé. »

Elle le soutient alors qu’elle le mène vers le canapé le plus proche de la cheminée. C’était elle qui avait tenu à ce qu’ils installent des canapés et des fauteuils plutôt qu’uniquement des chaises en bois, afin de donner à l’endroit un côté lounge – à tout le moins, ce qu’elle avait compris du concept des bars moldus. Elle s’installe contre l’accoudoir et le cale contre elle, l’enfermant dans ses bras. Elle a le nez dans ses cheveux. Elle les peigne du bout des doigts, mécaniquement.

Elle a mal, mais elle se tait, comme toujours. Elle a mal, mais elle reste, comme toujours. Elle a mal, mais elle s’occupe de lui ; comme toujours. Le silence de l’endroit est tellement assourdissant. Elle est fatiguée. Tellement fatiguée.

Elle se réveille en sursaut lorsqu’il bouge et se lève. Elle ne s’est pas rendue compte s’être endormie, et sait encore moins combien de temps ; mais il est debout, il n’est plus dans ses bras, et elle a froid, soudainement.

« Mon ange ? Qu’est-ce que tu fais ? »

La réponse est évidente. Mais, une fois encore, elle espère avoir tort. Une fois encore.
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Âge : l'auror déchu est âgé de quarante-six ans.
Sang : depuis quelques générations, son sang fut mêlé à celui des moldus, il est ainsi ce qu'on appelle un sang mêlé.
Profession : ancien auror jusqu'à ce que ces derniers ne soient supprimés au profit des rafleurs, il est aujourd'hui barman au sombral fou, un bar situé à londres.
Situation civile : marié, bien que la flamme semble éteinte.
Allégeance : membre de l'ordre du phénix depuis de longues années, il fait partie des conseillers d'hamish greengrass.
Particularité : animagus depuis une quinzaine d'années, il est capable de se transformer en un loup à la fourrure argentée, une cicatrice barre le côté gauche de sa tête.
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Duncan McGonagall
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Sujet: Re: l'ombre parmi les autres. | duncan   Lun 21 Mai - 20:20


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regarde moi assis dans l'ombre
à la lueur de nos mensonges
- morgana & duncan -

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Tout n’était que ténèbres. Une pièce sombre, nue. Silencieuse. Un silence pensant, lourd comme un ciel d’orage. Oh, comme le pub avait changé au fil des années. Autrefois, il était un lieu de convivialité, résonnant au son des rires et des discussions animées. Un lieu de rencontre des sorciers de tous horizons : Des habitués aux voyageurs de passage, en passant par quelques familles appréciant s'éloigner de l'agitation du chemin de traverse. Pour Duncan, c’était ça, le Sombral. Un lieu d’échange, de joie. Un lieu où l’on pouvait oublier les méandres de cette guerre, l’espace de quelques heures. Mais les choses avaient changé et la mort avait frappé. Chaque jour, alors que le dernier client passait la porte, et que le vieil auror se retrouvait seul avec ses souvenirs. Seul avec ses sentiments. Tel un fantôme qui ne cessait de le hanter. Duncan craignait ce moment où la porte se refermait. Ou il n’avait que ce fantôme comme compagnie.  Et là, le pub qu’il aimait tant ne devenait rien de plus que le théâtre de sa déchéance. Un lieu de ténèbres ou ses démons venaient le hanter.

Duncan poussa un soupir rauque, fermant la porte derrière un dernier habitué quittant le pub avant de se tourner vers le bar. Le vieil auror se saisit d’une bouteille derrière le comptoir avant de s’assoir. Un instant, son regard parcourut la pièce vide. Sombre et froide comme une vieille maison abandonnée. D’un geste de baguette, la bouteille s’éleva dans l’air pour remplir un verre à ras bord, et en avala une longue gorgée. Duncan ferma les yeux un instant, savourant le léger picotement sur son palais. Ouvrant les yeux à nouveau, Duncan ne put qu’observer la pièce, toujours vide. Ou était donc passée l’agitation qui régnait ici, jusqu’aux premières lueurs de l’aube ? Ou était donc passé le visage de son fils, lorsqu’il écoutait avec passion les histoires des sorciers de passages ? Envolés. Disparus, et à qui la faute ?

Duncan avala une nouvelle gorgée. Puis une autre. Attendant avec impatience le moment ou la saveur âpre deviendrait cendre dans sa gorge, et ou ses sens s’engourdiraient pour oublier les démons qui assaillaient ses pensées. Soudain. Un bruit. La porte qui s’ouvre. Des pas. Des lèvres se posant sur son front, une main effleurant son épaule. Doucement, tout doucement. Duncan réagit à peine. Pris dans ses pensées. Les images trop douloureuses. Celles d’un autrefois parti en fumée.  « Viens. Tu es glacé. » La voix le tire de ses pensées. Une voix douce. Morgana. Duncan sent son épouse le saisir par les épaules, et le soutenir. Elle l’emmène vers l’autre bout de pièce, l’obligeant à s’installer sur l’un des canapés trônant près d’une cheminée. Avec un mélange de force et de douceur, Morgana l’enferme de ses bras, se serrant contre lui. Un instant, Duncan ferme les yeux. Bercé par les doigts de son épouse, qui caresse ses cheveux. Bercé par son odeur. Bercé par le souffle régulier de Morgana. Ses yeux se ferment un instant.

Il ouvrit les yeux tout à coup. Duncan observa autour de lui, il n’aurait su dire combien de temps il s’était assoupi. Contre lui, Morgana est endormie. Un instant, il l’observe. Effleurant du bout des doigts les mèches blondes qui balaient son front, avant de se dégager avec douceur. L’ancien auror se lève, titubant. La bouche encore sèche, rendue pâteuse par l’alcool. « Mon ange ? Qu’est-ce que tu fais ? » Duncan ne répont pas tout de suite. D'une démarche hésitante, il se rend vers le bar. Presque machinalement, il se saisit d'un verre qu'il remplit d'une traite. « J'ai soif. » La voix est rauque. Enrouée par la vie. « Je vais bien, Ana. Ne t'en fais pas. » Murmura-il en buvant une gorgée. Son regard braqué vers la cheminée, fuyant les yeux de Morgana.

Shiya - ncw / lux aeterna - diane kruger

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lone wolf ✻ graver l'écorce jusqu'à saigner, clouer les portes, s'emprisonner. vivre des songes à trop veiller, prier des ombres et tant marcher. j'ai beau me dire qu'il faut du temps, j'ai beau l'écrire si noir sur blanc. quoi que je fasse, où que je sois, rien ne t'efface : je pense à toi.
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